Resultats par mot-clé : 'thrombolytique'


Nombre de resultats : 3 article(s) - 3 analyse(s) brève(s) - 0 Synthèse(s)


Cette étude de synthèse avec méta-analyses sur données individuelles montre que chez les patients victimes d’un accident vasculaire cérébral ischémique aigu dans le territoire antérieur se présentant dans des centres neurovasculaires capables de réaliser une thrombectomie, le bénéfice associé à la thrombolyse intraveineuse (TIV) plus thrombectomie vs thrombectomie seule est dépendant du délai et statistiquement significatif uniquement si le temps entre le début des symptômes à l'administration prévue de la TIV est court. Ces résultats permettent de mieux préciser les analyses publiées il y a plus de dix ans dans Minerva qui ne voyait pas encore la place de la thrombectomie mécanique et recommandait la TIV dans un délai court. Cette attitude peut être revue en regard des nouvelles études randomisées et des progrès techniques.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre que le traitement antiplaquettaire avec l’acide acétylsalicylique pour la prévention primaire chez les patients ayant une PA élevée ne modifie pas la mortalité et augmente le risque d'hémorragie majeure. Le traitement antiplaquettaire par l’AAS chez les patients ayant une PA élevée en prévention secondaire réduit probablement le risque d'événements non mortels et de tous les événements cardiovasculaires par rapport au clopidogrel qui augmente le risque d'événements hémorragiques majeurs. Il n'y a aucune preuve que l'anticoagulation orale avec la warfarine modifie la mortalité chez les patients ayant une PA élevée pour la prévention secondaire. En résumé, l’AAS n’a pas de place en prévention primaire chez le patient hypertendu. Il ne risque que d’exposer à des saignements majeurs.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses aux réelles limites méthodologiques, montre un résultat statistiquement significatif en termes de réduction de TVP et de TEV mais pas en termes d’EP ni de mortalité spécifique d’une thromboprophylaxie prolongée avec l’énoxaparine, l’apixaban, le rivaroxaban ou le betrixaban, après un séjour hospitalier secondaire à un épisode aigu. Ce bénéfice doit être mis en balance avec le risque augmenté de façon statistiquement significative de développer une hémorragie majeure.

Thrombolyse jusqu’à 6 heures après le début d’un AVC aigu

La rédaction Minerva

Minerva 15 04 2014


Cette étude montre l’intérêt potentiel d’une thrombolyse intraveineuse réalisée rapidement (dans les 6 heures) dans une population pour la moitié fort âgée (> 80 ans) : bénéfice potentiel en termes de moindre handicap résiduel, bénéfice non concordant pour les différents tests d’évaluation de la qualité de vie mais absence de bénéfice prouvé en termes de mortalité à 18 mois post thrombolyse.

Les études IMS III, SYNTHESIS et MR-RESCUE n’ont pas montré de supériorité du traitement endovasculaire par rapport au traitement standard (thrombolyse par administration intraveineuse d’altéplase). Ces conclusions n’étayent pas l’intime conviction de beaucoup de cliniciens de la supériorité du traitement IA. Celle-ci est basée sur des « surrogate endpoints », comme un taux de recanalisation supérieur. Ces études n’ont pas suffisamment évalué la dernière génération de cathéters de thrombectomie, les stent-retrievers. Ceux-ci devraient être évalués dans des essais randomisés contrôlés, en minimisant le plus possible le délai d’intervention.

Cette RCT montre qu’après la période conventionnelle d’anticoagulation de 6 à 12 mois suite à un évènement thromboembolique, l’administration d’apixaban (2 x 2,5 ou 2 x 5 mg/j) prévient mieux les récidives de thromboembolie veineuse qu’un placebo, dans une population dont environ 1/5ème était à risque accru de récidive. Le risque hémorragique reste à préciser dans la pratique et versus antagoniste de la vitamine K.