Resultats par mot-clé : 'tumeur maligne colorectale'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse présentant différentes limitations méthodologiques, conclut qu’il n’y a pas de preuve que les dépistages du cancer couramment utilisés, à l’exception de la sigmoïdoscopie, permettraient de sauver des vies ou de prolonger la durée de vie. Ainsi, les résultats d’une revue systématique antérieure sont confirmés par l’inclusion d’études plus récentes.

Les auteurs concluent que dans cette étude de cohorte, l'utilisation régulière d'aspirine a été associée à une réduction absolue plus importante de l'incidence du cancer colorectal chez les participants ayant un mode de vie moins sain. Ce résultat a été principalement associé à des différences dans la réduction du risque absolu avec l'utilisation d'aspirine chez les participants ayant un BMI plus élevé et un taux de tabagisme plus élevé. Ces résultats soutiennent l'utilisation des facteurs de risque liés au mode de vie pour identifier les personnes qui pourraient avoir un profil risque-bénéfice plus favorable pour la prévention du cancer par l'aspirine. Il faudra cependant des données de meilleur niveau de preuve comme des études randomisées pour proposer aux sujets à risque l’aspirine à titre prophylactique de développer un CCR.

Le dépistage du cancer colorectal est une indication établie pour la recherche de sang occulte dans les selles. Pour d’autres indications, la littérature rapporte des études concernant la recherche de la cause d’une anémie ferriprive, l’activité de la rectocolite ulcéro-hémorragique et la nature infectieuse d’une diarrhée aiguë. Les autres situations cliniques n’ont pas fait l’objet d’études identifiées dans la revue systématique. La recherche de sang occulte dans les selles n’a pas de rôle démontré dans la mise au point de routine d’une affection digestive responsable de saignement potentiel hormis le dépistage du cancer colorectal. Cette conclusion sera à revoir si de nouvelles études de meilleure qualité apparaissaient dans la littérature.

Cette étude de suivi après traitement à visée curative d’un adénocarcinome colorectal de stade II/III n’a pas mis en évidence de bénéfice en cas de suivi par tomodensitométrie thoraco-abdominale plus intense que la réalisation des examens à 1 an et 3 ans après l’opération. Ces résultats vont dans la même direction que la dernière revue Cochrane sur le sujet et analysée dans Minerva et que les résultats d’une étude randomisée britannique publiée en 2017, dénommée FACS (Follow-up After Colorectal Surgery), qui comprend cependant beaucoup moins de patients.

Cette étude de cohorte correctement menée suggère un effet favorable des fibres provenant des céréales (céréales pour petit-déjeuner, pain, pâtes, riz) sur la mortalité totale et sur la mortalité due au cancer du côlon après un diagnostic de carcinome colorectal non métastasé.

Cette méta-analyse en réseau de méthodologie correcte suggère une certaine efficacité pour les AINS, notamment autre que l’aspirine, dans la prévention secondaire en cas de première tumeur colique traitée curativement. Ces résultats doivent être confirmés. Dans l’état actuel de nos connaissances, il convient de continuer l’aspirine à faible dose chez ce type de patients si elle a été prescrite en prévention cardiovasculaire secondaire.

Quel suivi après traitement chirurgical d’un cancer colorectal non métastatique ?

Sculier J.P.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 7 pages 180 - 183


Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration avec méta-analyse suggère qu’un suivi plus intensif après traitement chirurgical à visée curative d’un cancer colorectal non métastatique ne change pas les résultats de survie globale. Elle infirme les méta-analyses antérieures sur le sujet qui, comme la présente, ont toutes de sérieuses limites méthodologiques à cause de l’ancienneté de nombreuses études randomisées ne correspondant plus au contexte diagnostique et thérapeutique actuel et à cause de la grande hétérogénéité des stratégies comparées, empêchant toute agrégation capable de répondre aux questions de pratique clinique.

Cette étude d’observation écologique suggère une efficacité du dépistage du cancer colorectal par iFOBT réalisé dans la population des 50 à 69 ans. Par définition, l’interprétation de ces résultats doit être réalisée avec prudence, aucun lien de causalité ne pouvant être affirmé. Ces données ne peuvent pas être extrapolées tel quel au contexte belge.

Plus de fibres, moins de cancers du côlon

Laekeman G.

Minerva 28 09 2012


Cette étude montre que la prise de fibres diminue le risque de cancer du côlon. L'effet n'était statistiquement significatif que pour les fibres sous forme de produits céréaliers. La recommandation aux patients de manger quotidiennement suffisamment de fibres a été étayée dans cette étude : chaque portion supplémentaire de 10 g de fibres (de préférence des fibres de céréales) par jour diminue le risque de cancer du côlon d’environ 10%.

Le gFOBT est un moyen de dépistage du cancer colorectal avec preuves suffisantes de haute qualité en termes de réduction de la mortalité liée au cancer colorectal ; il est mieux accepté que la coloscopie qui reste cependant l’examen à recommander en cas de haut risque.