Resultats par mot-clé : 'ézétimibe'


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Cette revue systématique et méta-analyse, qui s'appuie sur les données individuelles de patients issues de seulement deux études chinoises, montre qu'il n'existe pas de différence statistiquement significative dans la prévention d'un critère d'évaluation composite comprenant la mortalité totale, d'infarctus du myocarde, d’AVC et de revascularisation coronarienne entre, d'une part, un traitement fixe par statines à haute intensité et, d'autre part, des stratégies alternatives telles que l'ajustement posologique des statines à haute intensité en fonction des valeurs cibles de cholestérol LDL et le traitement combiné avec l'ézétimibe. Le chevauchement partiel entre les deux stratégies complique l'interprétation des résultats. Les stratégies alternatives ont toutefois permis de réduire le nombre de cas de diabète et d'arrêts de traitement pour cause d'intolérance. En raison de l'hétérogénéité clinique, cette étude ne permet pas encore de déterminer clairement quelle combinaison de quelle statine (à faible, moyenne ou forte intensité) et à quelle dose avec 10 mg d'ézétimibe est optimale, ni comment le titrage d'une statine doit être effectué de manière optimale.

Sur base des résultats de cette revue méthodique et méta-analyse de bonne qualité méthodologique, on peut conclure que tout médicament hypolipémiant est efficace et sûr pour prévenir les événements cardiovasculaires majeurs, indépendamment du niveau initial de LDL, du risque cardiovasculaire et de la présence ou non d'un diabète ou d'une maladie rénale chronique. La variation de la taille de l'effet en fonction du risque cardiovasculaire et de l'âge doit faire l'objet d'une étude plus approfondie.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de la Cochrane, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre qu’il existe des preuves solides pour recommander les inhibiteurs de la PCSK9 (évolocumab et alirocumab) à des personnes qui ne peuvent pas atteindre leurs objectifs lipidiques malgré une thérapie hypolipidémiante bien menée à dose maximale tolérée ; la pertinence clinique du bénéfice cardiovasculaire est toutefois à relativiser car limitée en termes absolus. Les preuves d’efficacité pour utiliser les inhibiteurs de la PCSK9 à la place des autres hypocholestérolémiants manquent, ce qui empêche la formulation des lignes de conduites claires à ce sujet. Enfin, il y a très peu de données probantes sur les problèmes d’innocuité potentiels.

Associer de l’ézétimibe à la simvastatine post syndrome coronarien aigu ?

Chevalier P.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 5 pages 110 - 113


Cette étude qui inclut un nombre important de patients en post syndrome coronarien aigu (angor instable, infarctus du myocarde avec ou sans dénivellation ST), patients à haut risque, avec 70% d’angioplastie percutanée pour l’évènement index et avec un LDL-cholestérol de maximum 100 mg/dl sous statine, montre un bénéfice statistique de l’ajout d’ézétimibe (10 mg/j) à la simvastatine (40 mg/j) pour un critère composite, sans bénéfice prouvé pour les composants de ce critère, et avec une pertinence clinique à mettre en question.