Resultats par mot-clé : 'survie sans rechute'


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Cette RCT de phase 3 menée en ouvert montre qu’un programme d’exercice structuré d’une durée de trois ans destiné à des personnes en bonne santé physique (ECOG 0-1) après un traitement chirurgical du cancer du côlon et une chimiothérapie adjuvante est associé à une survie sans maladie plus longue (NNT d’environ 16 d’une survie sans maladie sur 5 ans) et statistiquement significative et à une augmentation de la survie globale, bien qu’au prix d’une légère augmentation des effets indésirables musculo-squelettiques. Cependant, les limitations méthodologiques, la conception « en ouvert », une période d’inclusion prolongée sans que le nombre d’évènements prévu n’ait été atteint et le biais de sélection des participants en faveur des patients en meilleure condition physique limitent la possibilité d’extrapoler pour la pratique clinique.

Chez les femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein à récepteurs hormonaux positifs qui reçoivent 5 ans d'hormonothérapie adjuvante, un supplément de 5 ans d'hormonothérapie par un inhibiteur de l’aromatase n'apporte aucun bénéfice par rapport à un supplément de 2 ans mais est associé à un risque plus élevé de fracture osseuse.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de petites études randomisées contrôlées hétérogènes montre que des anti-inflammatoires comme les AINS, les acides gras insaturés oméga-3, les statines et la minocycline, versus placebo, réduisent les symptômes dépressifs de manière statistiquement significative chez les adultes atteints de dépression majeure. On ne sait pas encore dans quelle mesure le résultat est également pertinent sur le plan clinique et s’il se maintiendra sur le long terme.

Cette synthèse méthodique de 10 études randomisées contrôlées, dont la qualité sur le plan méthodologique est incertaine et dont la proportion d’abandons est généralement importante, montre qu’un traitement par association d’un antidépresseur et d’une benzodiazépine chez des patients en dépression majeure réduit la gravité de la dépression et entraîne une réponse et une rémission dans des proportions plus importantes qu’une monothérapie avec un antidépresseur dans les quatre première semaines après l’instauration du traitement. Il est néanmoins nécessaire de mener des études randomisées contrôlées pragmatiques de longue durée, correctement menées sur le plan méthodologique, pour mieux déterminer le rapport bénéfices-risques.

Cette étude randomisée contrôlée menée en deuxième ligne montre qu’une approche intensive de soins individualisés chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique n’apporte pas d’avantage supplémentaire sur le plan des coûts des soins de santé et d’autres paramètres en matière de santé. Les résultats de cette étude d’efficience au regard du coût ne peuvent toutefois pas être extrapolés à notre contexte de soins car le groupe témoin a aussi bénéficié d’un suivi multidisciplinaire après l’hospitalisation.

Les résultats intermédiaires de cette étude randomisée multicentrique, en double aveugle, contrôlée par placebo montrent qu’un traitement par enzalutamide allonge de manière statistiquement significative la survie sans métastases chez les patients ayant un cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration et présentant une récidive du PSA évoluant rapidement. Il est nécessaire de poursuivre la recherche sur le gain en termes de mortalité globale et de qualité de vie ainsi que sur les effets indésirables associés à l’enzalutamide.

Cette étude de cohorte correctement menée suggère un effet favorable des fibres provenant des céréales (céréales pour petit-déjeuner, pain, pâtes, riz) sur la mortalité totale et sur la mortalité due au cancer du côlon après un diagnostic de carcinome colorectal non métastasé.

Quel suivi après traitement chirurgical d’un cancer colorectal non métastatique ?

Sculier J.P.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 7 pages 180 - 183


Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration avec méta-analyse suggère qu’un suivi plus intensif après traitement chirurgical à visée curative d’un cancer colorectal non métastatique ne change pas les résultats de survie globale. Elle infirme les méta-analyses antérieures sur le sujet qui, comme la présente, ont toutes de sérieuses limites méthodologiques à cause de l’ancienneté de nombreuses études randomisées ne correspondant plus au contexte diagnostique et thérapeutique actuel et à cause de la grande hétérogénéité des stratégies comparées, empêchant toute agrégation capable de répondre aux questions de pratique clinique.

Cette étude de suivi randomisée, contrôlée par placebo montre une survie sans maladie significativement meilleure après un traitement par inhibiteur de l’aromatase pendant une durée prolongée à 10 ans chez les femmes ménopausées atteintes d’un cancer du sein primaire avec récepteurs hormonaux positifs. On n’a cependant pas constaté de différence en termes de survie. Par ailleurs, le létrozole est associé à un plus grand nombre d’effets indésirables osseux (ostéoporose et fractures). La prolongation du traitement hormonal par inhibiteur de l’aromatase peut donc être envisagée, mais, à ce jour, les données concernant la balance risque-bénéfice sont insuffisantes pour le considérer comme le traitement standard.

5-aminosalicylates oraux pour la maladie de Crohn

Van de Casteele M.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 9 pages 112 - 113


Cette étude conclut à une incertitude persistante de l’efficacité des 5-aminosalicylates en termes de rémission d’une poussée inflammatoire ou en termes de prévention des récidives en cas de maladie latente de Crohn.