Revue Minerva volume 5 numéro 2 février 2006
Editorial: Antidépresseurs cinq ans plus tard: leur efficacité également en question?
Page 17 - 17
De Meyere M.
ISRS et suicide
Page 18 - 21
Pieters G.
Ces deux synthèses méthodiques montrent une possible relation entre le risque majoré de tentative de suicide chez des adultes et un traitement par ISRS pour quelqu’indication que ce soit. Il est donc recommandé de préciser avec soin l’indication de prescription d’un ISRS et de suivre de près les patients traités avec ce médicament.
Le millepertuis moins efficace que la paroxétine pour la dépression modérée à sévère?
Page 21 - 23
De Meyere M.
Les auteurs de cette étude comparative effectuée chez des patients présentant une dépression modérée à sévère concluent que le millepertuis n’est pas moins efficace que la paroxétine, et provoque moins d’effets indésirables que celle-ci. Cette étude de non infériorité ne remplit cependant pas toutes les conditions nécessaires au point de vue méthodologie. Nous en concluons donc qu’il n’y a actuellement pas de place pour le millepertuis dans le traitement des formes modérées à sévères de la dépression majeure.
Traitement médicamenteux des symptômes neuropsychiatriques de la démence
Page 23 - 26
De Paepe P., Petrovic M.
La revue Minerva a précédemment conclu à une insuffisance de preuves pour préférer les neuroleptiques atypiques aux neuroleptiques typiques dans le traitement des troubles du comportement des patients déments. Cette synthèse ajoute la question de l'efficacité d’un traitement médicamenteux sur les symptômes neuropsychiatriques chez des patients atteints de démence.
Ximélagatran dans le traitement de la TVP et de la FA
Page 26 - 29
Chevalier P.
L’étude chez des patients présentant une TVP montre une absence d'infériorité d'un traitement par ximélagatran, versus warfarine/énoxaparine, dans la prévention de thromboses veineuses profondes. L’étude auprès de patients présentant une fibrillation auriculaire avec d’autres facteurs de risque ne peut, pour des raisons d’erreurs méthodologiques, montrer qu’un traitement par ximélagatran n’est pas inférieur à un traitement par warfarine en termes de prévention des complications thromboemboliques. En l’absence d’une plus value thérapeutique et de notifications d’une toxicité hépatique et possiblement aussi cardiaque, nous concluons à l’absence d’une place pour le ximélagatran à l’heure actuelle dans le traitement de la thrombose veineuse profonde et certainement de la fibrillation auriculaire.
Réhabilitation vestibulaire en cas de déséquilibre
Page 30 - 32
De Cort P.
Cette étude montre un bénéfice d’une réhabilitation vestibulaire chez des patients se plaignant de déséquilibre chronique. Cette réhabilitation combine des exercices classiques de réhabilitation vestibulaire avec des éléments issus des thérapies comportementales cognitives.