Revue Minerva volume 15 numéro 8 octobre 2016
Que penser d’une éventuelle prescription de médicaments par le pharmacien ?
Page 188 - 190
Haems M., Claus B.
Quelles sont l’efficacité et la sécurité du prucalopride dans le traitement de la constipation chronique chez les hommes ?
Page 191 - 194
Bisschops R.
Cette étude randomisée multicentrique, en double aveugle, contrôlée par placebo, montre que le prucalopride, à la dose d’1 à 2 mg par jour, améliore de manière statistiquement significative la fréquence des selles après 3 mois chez un groupe sélectionné d’hommes souffrant de constipation chronique sévère. Cependant, la pertinence clinique et la durée de cet effet sont encore à déterminer. Par ailleurs, une étude portant sur la sécurité du prucalopride à long terme est encore nécessaire.
Quel est l’effet à long terme de la bétahistine pour traiter un syndrome de Ménière ?
Page 195 - 198
Dhooge I., Weegerink N.
Cette étude multicentrique, randomisée, placebo-contrôlée, chez des patients atteints d’un syndrome de Ménière actif et correctement diagnostiqué, conclut qu’après 9 mois, l’efficacité d’une dose élevée ou faible de bétahistine ne diffère pas de celle d’un placebo sur le nombre et la gravité des crises de vertiges signalées par le patient, ni sur la fonction vestibulaire et audiologique, ni sur la qualité de vie.
Début précoce ou tardif des soins palliatifs pour les patients atteints de cancer ?
Page 199 - 202
Pype P.
Cette étude randomisée contrôlée montre que l’intégration précoce de soins palliatifs dans le cadre d’une prise en charge oncologique standard n’offre pas d’avantages par rapport à une intégration tardive, en ce qui concerne le retentissement des symptômes et le recours aux services hospitaliers.
Acides gras (in)saturés et mortalité
Page 203 - 206
Mullie P.
Cette synthèse méthodique avec méta-analyse d’études randomisées contrôlées montre que le remplacement d’une partie des acides gras saturés par de l’acide linoléique réduit le taux de cholestérol total sans effet sur la mortalité coronaire.
De l’oxybutynine contre la sudation excessive ?
Page 207 - 209
Hoorens I., Ongenae K.
Cette étude randomisée en double aveugle, placebo-contrôlée, multicentrique, montre une amélioration subjective, statistiquement significative, de l’hyperhidrose primaire avec de l’oxybutynine à raison d’une dose de 7,5 mg par jour. Cependant, la pertinence clinique de cet effet n’est pas bien définie. Comme effet indésirable, la sécheresse buccale a été signalée le plus fréquemment, mais il convient d’évaluer la tolérance et la sécurité d’emploi de l’oxybutynine sur le long terme.