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Thérapie manuelle et exercices pour les épicondylites.

Pelletier A.

Minerva 2025 Vol 24 numéro 3 pages 57 - 62


Cette revue systématique de RCTs montre que, chez les patients souffrant d’épicondylite latérale, la thérapie manuelle et/ou les exercices offrent une amélioration modérée de la douleur et de l’incapacité fonctionnelle à court terme (4 à 12 semaines) par rapport à une intervention minimale ou un placebo. Ces 2 interventions améliorent les résultats par rapport à une ou injection de glucocorticoïdes seule. Les évènements indésirables sont plus nombreux mais légers et transitoires. Cette revue est de bonne qualité méthodologique mais est basée sur des études présentant de nombreuses limites méthodologiques, dont l’hétérogénéité des protocoles d’intervention en termes de durée et d’intensité des traitements, ce qui limite la comparabilité des résultats.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse d’études principalement de petite taille présentant un risque souvent accru de diverses formes de biais ne montre pas d’effet des interventions pharmacologiques dans la dyspnée chez les patients atteints d’un cancer (du poumon) avancé. Étant donné que le niveau de certitude est modéré à faible et que la population palliative est également un groupe très hétérogène, ces résultats ne permettent pas de conclure avec certitude sur la place des opioïdes et des anxiolytiques dans la prise en charge de la dyspnée liée au cancer.

Cette revue systématique avec méta-analyses montre une efficacité supérieure à court terme de l’injection de corticoïde sur certaines autres thérapies, comme les semelles orthopédiques et l’injection de sang autologue. Aucune différence significative n’est observée à moyen terme. A long terme, l’injection de corticoïde est moins efficace que l’aiguilletage à sec et l’injection de plasma enrichi en plaquettes. (Presque) tous les résultats sont associés à un faible ou très faible niveau de qualité des preuves selon GRADE. De façon remarquable, la comparaison avec l’injection de placebo ne montre aucun bénéfice à court et moyen terme. Lorsque les essais à haut risque de biais sont exclus, aucun résultat significatif n’apparaît. Les risques et effets secondaires des injections de corticoïde ont très probablement été sous-rapportés.

Ces 2 méta-analyses qui montrent, en milieu hospitalier chez des enfants avec croup, un intérêt de l’administration de différents glucocorticoïdes (doses et voies d’administration diverses) et d’adrénaline en nébulisation en termes de soulagement plus rapide, n’apportent pas de renseignement pratique utile et précis pour le médecin généraliste.