Resultats par mot-clé : 'antiarythmique'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse basée sur des études randomisées ouvertes présentant des limites méthodologiques, montre que l’ablation par cathéter, comme traitement initial dans la FA paroxystique, comparée aux antiarythmiques, est associée à une réduction de la récurrence des arythmies auriculaires et des hospitalisations, sans différence pour les effets indésirables majeurs. La recherche sur ce sujet doit être poursuivie.

Cette étude randomisée contrôlée avec quelques limites méthodologiques et d’interprétation difficile, montre, chez des patients avec une fibrillation auriculaire symptomatique, un bénéfice statistiquement significatif mais non cliniquement pertinent en termes de qualité de vie de l’ablation par cathéter versus traitement médicamenteux.

Cette étude randomisée, pragmatique, caractérisée par un recrutement électronique direct des participants et une réalisation complètement numérique sans site clinique, montre que le dépistage par voie électronique d’accès de FA est possible mais la signification clinique de ces résultats n’est pas connue. Ces arythmies sont souvent observées par exemple en réanimation et il n’y a pas de consensus sur l’attitude à avoir. Le design de l’étude ne permet pas de l’évaluer. Elle vise surtout à valider une technique de diagnostic précoce étudiée par des spécialistes des technologies médicale et de l’intelligence artificielle travaillant dans des sociétés spécialisées. Le but de ces sociétés est également de réaliser des études cliniques sur base de banque de données de santé en contactant le patient sélectionné, ce qui permet de se passer des investigateurs médicaux. De plus, le secret médical est largement violé ainsi que les droits du patient sur le contrôle de ses données.

Cette RCT, en protocole ouvert et aux limites méthodologiques et d’indépendance soulignées, montre un bénéfice d’une ablation par cathéter versus traitement médical chez des patients en insuffisance cardiaque présentant une fibrillation auriculaire (résistante à un traitement par médicaments antiarythmiques) en termes de cas de décès (principalement cardiovasculaires) et d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque épargnés.

Amiodarone en prévention de la mort subite ?

Van Heuverswyn F.

Minerva 15 03 2017


Cette synthèse méthodique et méta-analyse de la Cochrane Collaboration montre, avec un niveau de preuves faible à modéré, que l’amiodarone, versus placebo et autres antiarythmiques, diminue le risque de mort subite cardiaque, de mortalité cardiaque et de mortalité globale en prévention primaire. Selon les éléments de preuve actuels, on ignore si, en prévention secondaire, l’amiodarone diminue ou augmente le risque de mort subite cardiaque ou de mortalité globale.

Dans cette étude de bonne qualité méthodologique, l’ablation par radiofréquence s’est montrée plus efficace que les médicaments antiarythmiques comme traitement initial de la fibrillation auriculaire paroxystique. Cette efficacité est cependant modeste (plus de la moitié des participants ont tout de même présenté une récidive dans le groupe ablation) et se fait au prix d’un risque accru d’effets indésirables potentiellement graves.

Deux analyses post hoc de l’étude AFFIRM réalisées pour évaluer si la digoxine augmente la mortalité chez les patients atteints de FA donnent des résultats divergents. La recommandation des guides de pratique clinique de limiter la place de la digoxine dans la FA reste donc valable.

Diminution des erreurs médicamenteuses grâce aux pharmaciens

Laekeman G.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 4 pages 43 - 44


Cette étude met en lumière le rôle des pharmaciens dans l’accompagnement des patients lors de l’instauration d’un traitement. Ils peuvent utilement agir de manière préventive en signalant, par feed-back électronique complété par une concertation orale, les complications possibles dues aux prescriptions médicales ou à une surveillance insuffisante des traitements par les médecins. Cette étude montre également que cette approche entraîne un coût supplémentaire.

Amiodarone ou défibrillateur interne en cas d’insuffisance cardiaque chronique?

Van Cleemput J.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 1 pages 3 - 6


Cette étude montre que l’administration d’amiodarone n’améliore pas la survie de patients présentant une insuffisance cardiaque de classe II ou III et une fraction d’éjection ventriculaire ≤35%. L’amiodarone n’a donc plus sa place dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique légère à modérée. Les défibrillateurs internes à synchronisation automatiques (DISAs) peuvent réduire la mortalité pour cette catégorie de patients mais la détermination du type de patient tirant un intérêt maximal de ce traitement par rapport à son coût le plus favorable doit encore faire l’objet d’études.

Fibrillation auriculaire: contrôler la fréquence ou le rythme

Duytschaever M. , Tavernier R.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 1 pages 4 - 6


Chez des patients âgés présentant une fibrillation auriculaire, le contrôle du rythme ne pré-sente aucun avantage par rapport au contrôle de la fréquence ventriculaire, ni en terme de morbidité, ni en terme de mortalité. Le contrôle de la fréquence occasionne moins d’effets indésirables. Une anticoagulation doit toujours être instaurée chez ces patients à haut risque.