Resultats par mot-clé : 'corticostéroïde'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse sur données individuelles montre que, chez les enfants de 12 à 71 mois présentant un wheezing aigu modéré à sévère, les corticostéroïdes oraux entraînent une amélioration du score de sévérité à 4 heures et une réduction de la durée d’hospitalisation, en particulier chez ceux ayant des antécédents de wheezing ou d’asthme. Toutefois, l’ampleur de l’amélioration du score (-0,31 point sur une échelle de 1 à 12) reste très inférieure aux Minimal Clinically Important Difference établie par consensus, suggérant un effet limité en termes de pertinence clinique. L’usage de corticostéroïdes oraux dans ce contexte doit donc être interprété avec prudence, d’autant que les effets à long terme d’expositions répétées ne sont pas documentés. De nouvelles études sont nécessaires pour préciser la balance bénéfice risque et déterminer la posologie optimale.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que les traitements administrés par voie intranasale (corticoïdes ou antihistaminiques) sont plus efficaces que les antihistaminiques oraux ou les antagonistes des récepteurs des leucotriènes pour réduire les symptômes et améliorer la qualité de vie des patients souffrant de rhinite allergique saisonnière. Cette synthèse méthodique avec méta-analyse est de bonne qualité méthodologique, mais se base sur des études originales qui présentent souvent un risque de biais élevé ou indéterminé, une uniformité limitée dans la mesure des résultats et une représentation limitée de la rhinite chronique. De plus, la pertinence clinique de la valeur ajoutée des traitements administrés par voie intranasale n’est pas claire.

Cette synthèse méthodique Cochrane avec méta-analyse montre que l’utilisation de corticoïdes topiques pendant 4 à 8 semaines peut accroître la probabilité d’obtenir une résolution partielle ou complète du phimosis, par comparaison avec un placebo ou avec l’absence de traitement. Cette revue systématique avec méta-analyse est de bonne qualité méthodologique, mais elle se base sur des études originales présentant une hétérogénéité clinique et de nombreuses limitations méthodologiques, ce qui réduit considérablement la fiabilité des résultats rapportés.

Cette étude randomisée contrôlée en ouvert montre que le traitement par un corticostéroïde à usage nasal (mométasone) améliore la qualité de vie des enfants (4 à 8 ans) atteints de rhinosinusite chronique et a un effet significatif sur l’augmentation de la biodiversité naso-sinusienne. En raison de la petite taille d’échantillon et du protocole de l’étude réalisée en ouvert, les résultats de cette étude sont à interpréter avec prudence. D’autres résultats sont donc attendus afin d’appuyer ces conclusions.

Comment soigner les tendinites d’Achille ?

Rombouts J.J.

Minerva 18 04 2023


Cette étude randomisée et contrôlée par placebo et en triple aveugle des patients, des médecins et des évaluateurs et donc rigoureuse mais souffrant d’un manque de puissance vient apporter un support à la pratique prudente d’injection de corticostéroïdes dans le traitement de la tendinite hypertrophiante chronique du tendon d’Achille. Cette intervention doit se faire en para tendineux et non en intratendineux et doit être combinée avec un traitement de revalidation et une restriction de la pratique sportive. Le patient doit être informé du risque de rupture en cas de surcharge du tendon.

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau, de bonne qualité méthodologique, conclut que le système d’administration par expiration, le spray et le stent sont les modes d’administration de corticostéroïdes les plus bénéfiques dans la prise en charge de la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux. Toutefois, ces résultats reposent sur des études présentant des risques de biais élevés, et le niveau de certitude des évidences est globalement faible.

Cette étude randomisée contrôlée, en ouvert, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre que l’infiltration de corticoïdes suivie de kinésithérapie, la manipulation sous anesthésie (généralement suivie d’une infiltration de corticoïdes) et la libération capsulaire arthroscopique (généralement non suivie d’une infiltration de corticoïdes) entraînent une amélioration cliniquement pertinente de la douleur de l’épaule et des capacités fonctionnelles de l’épaule chez les patients qui sont adressés en deuxième ligne pour symptômes persistants de l’épaule. Il n’y avait pas de différence cliniquement significative quant à l’effet entre les trois traitements étudiés. La libération capsulaire arthroscopique était associée à un plus grand nombre d’effets indésirables, et la manipulation sous anesthésie était la plus rentable.

Cette synthèse méthodique, qui a été correctement menée, de cinq études randomisées contrôlées avec, dans l’ensemble, un faible risque de biais, montre que l’utilisation préventive d’omalizumab après les vacances d’été réduit le nombre d’exacerbations d’asthme en automne chez les enfants atteints d’asthme allergique modéré à sévère. On ne connaît pas bien l’effet des antagonistes des leucotriènes. L’effet de l’exhortation à une meilleure observance au moyen d’un courrier adressé aux parents demande une étude plus poussée.

Urticaire aiguë : corticostéroïdes utiles ?

Coussens E. , Lapeere H.

Minerva 2018 Vol 17 numéro 8 pages 107 - 109


Cette étude randomisée contrôlée, correctement menée sur le plan méthodologique, nous permet de conclure qu’il n’est pas recommandé d’associer des corticostéroïdes oraux aux antihistaminiques anti-H1 dans le traitement de première ligne de l’urticaire aiguë sans angio-œdème.

Crèmes hydratantes et eczéma

Lapeere H.

Minerva 15 05 2018


Cette synthèse méthodique montre que l’application de crèmes hydratantes est efficace pour le traitement de l’eczéma atopique, tant en monothérapie qu’en association avec des traitements topiques actifs.

Cette étude de cohorte montre que l’utilisation d’une faible dose de corticostéroïdes au stade précoce de la polyarthrite rhumatoïde n’est pas associée à une augmentation du critère de jugement composite associant décès, événements cardiovasculaires, infections graves et fractures. Bien qu’une correction ait été appliquée pour tenir compte d’un biais éventuel, ce résultat doit encore être confirmé à l’aide d’une étude randomisée.

Cette RCT de bonne qualité méthodologique montre, chez des patients âgés d’au moins 50 ans avec une sténose du canal vertébral lombaire symptomatique, l’absence d’efficacité à 12 mois de l’ajout d’un corticostéroïde à un anesthésique pour une infiltration épidurale et l’absence d’intérêt de répéter les infiltrations (identiques ou modifiées dans leur composition) en cas de non-réponse dans les 6 semaines après l’infiltration initiale.

Place des antibiotiques dans le traitement de la rhinosinusite chronique ?

Sculier J.P.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 3 pages 61 - 64


Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration bien conçue d’un point de vue méthodologique mais incluant des études de faible qualité, voire de qualité médiocre, et très hétérogènes, ne permet pas d’établir un rôle thérapeutique efficace des antibiotiques dans le traitement de la rhinosinusite chronique avec ou sans polype nasal.

Cette étude n’a pas pu montrer que l’ajout de probiotiques à des femmes enceintes à partir de 36 semaines de grossesse, puis aux nourrissons jusqu’à l’âge de 6 mois avait une influence sur le développement de l’eczéma jusqu’à l’âge de 2 ans. Cette intervention pourrait avoir un effet préventif sur le développement d’une hypersensibilité alimentaire et sur l’eczéma atopique.

Traitements topiques du psoriasis du cuir chevelu

Lambert J.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 10 pages 254 - 257


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses, correcte sur le plan méthodologique mais incluant des études de qualité méthodologique faible, montre que l’utilisation de corticostéroïdes (très) puissants est plus efficace et plus sûre que les analogues de la vitamine D pour le traitement topique du psoriasis du cuir chevelu. L’association de corticostéroïdes et d’analogues de la vitamine D n’apporte pas de net avantage cliniquement pertinent. Pour les autres traitements topiques, il n’existe que peu de faits probants. Des études cliniques randomisées bien conçues et menées sur le long terme sont nécessaires pour examiner l’effet sur la prévention des récidives, sur la qualité de vie et sur la sécurité des corticostéroïdes de différents niveaux de puissance avec divers types de vecteurs pharmacologiques.

Les recommandations d’EBMPracticeNet proposent d’identifier les patients présentant une sinusite chronique et de sélectionner ceux nécessitant un traitement par un ORL, sans plus de précision. Au vu des résultats présentés dans l’étude analysée ici, il semble important de diagnostiquer la présence ou non d’une polypose nasale chez les patients souffrant de sinusite chronique. Pour la première ligne de soins, les corticostéroïdes nasaux et les irrigations d’eau saline (0,9%) sont recommandés dans la sinusite chronique avec ou sans polypose nasale (haut niveau de preuve et de recommandation). Les traitements de seconde ligne comme les antagonistes des récepteurs des leucotriènes, les corticostéroïdes oraux ou les macrolides ne seront proposés souvent qu’après un diagnostic précis, et/ou un avis ORL. Dans tous les cas, la balance bénéfice-risque de chaque molécule doit être discutée avec les patients, tous ces traitements présentant également des effets indésirables.

Cette étude présentant des limites méthodologiques importantes n’apporte pas la preuve d’une supériorité des infiltrations épidurales de corticostéroïdes, seules ou en association au traitement conservateur par antalgiques et kinésithérapie, versus un traitement conservateur dans les cervico-brachialgies non aiguës. D’autres études seront nécessaires pour évaluer avec plus de précision l’efficacité des injections de corticostéroïdes et leur place dans la prise en charge de la douleur radiculaire cervicale de l’adulte. La balance bénéfice-risque doit toujours être discutée.

Dans la gonarthrose, une infiltration de corticostéroïdes deux semaines avant le début d’exercices physiques n’en améliore pas l’efficacité sur la douleur et les capacités fonctionnelles. Cette étude confirme l’utilité des exercices physiques.

Des corticostéroïdes pour traiter la douleur cancéreuse ?

Pype P.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 2 pages 43 - 46


Cette synthèse méthodique, de bonne qualité méthodologique et basée sur un nombre restreint d’études cliniques randomisées avec le plus souvent un risque élevé de biais, conclut qu’il existe peu de preuves en faveur de l’utilisation de corticostéroïdes dans le traitement de la douleur cancéreuse pendant une courte période d’une semaine seulement. Une appréciation correcte de la balance bénéfices-risques de l’utilisation des corticostéroïdes, tant en termes de soulagement de la douleur qu’en termes d’effets indésirables, ne peut être formulée.

Dermatite atopique chez les nourrissons et les jeunes enfants : pimécrolimus topique ?

Morren M.A.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 10 pages 120 - 121


Cette étude clinique randomisée menée en ouvert montre que le pimécrolimus topique est aussi sûr et probablement aussi efficace que les corticostéroïdes topiques peu à moyennement puissants chez les nourrissons et les jeunes enfants atteints de dermatite atopique légère à modérée.

Corticostéroïdes systémiques en cas d’exacerbation aiguë de BPCO

Elinck K.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 6 pages 74 - 75


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que, versus placebo, les corticostéroïdes systémiques (administrés par voie orale ou parentérale) préviennent l’échec du traitement en cas d’exacerbation aiguë de BPCO, mais qu’un effet sur les rechutes et sur la mortalité n’a pas été observé. Une augmentation de l’hyperglycémie a par contre été relevée. Il n’y avait pas de différence quant à l’efficacité entre les corticostéroïdes oraux et les corticostéroïdes administrés par voie parentérale.

Exacerbation de BPCO : des corticostéroïdes pendant combien de temps ?

Chevalier P.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 5 pages 55 - 56


Cette synthèse avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique ne montre pas une moindre efficacité ni de différences au point de vue des effets indésirables entre une cure courte (3 à 7 jours) de corticostéroïdes systémiques et une cure plus longue (10 à 15 jours) en cas d’exacerbation d’une BPCO de grade sévère ou très sévère.

Des corticostéroïdes à usage intranasal en cas de rhinosinusite aiguë ?

De Sutter A. , De Meyere M.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 4 pages 44 - 45


Cette méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre un effet statistiquement significatif mais cliniquement très limité des corticostéroïdes à usage intranasal chez les personnes atteintes de rhinosinusite aiguë. La population étudiée dans cette méta-analyse n’est toutefois pas représentative de la population qui consulte en médecine générale. Nous ne pouvons donc pas extrapoler les résultats à la première ligne.

Méthylprednisolone et patients cancéreux en fin de vie

Mathonet J.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 3 pages 33 - 34


Cette RCT de bonne qualité méthodologique, mais dont les résultats sont difficilement extrapolables aux patients cancéreux pris en charge exclusivement en ambulatoire, souligne l’absence d’effet cliniquement significatif de la méthylprednisolone à la posologie de 32 mg par jour en addition aux opioïdes sur la douleur chez des adultes cancéreux en fin de vie. Par contre, un effet bénéfique sur la fatigue et la perte d’appétit, au moins à court terme, est possible. D’autres études sont cependant indispensables.

Rhinosinusite chronique + polypes nasaux : corticostéroïdes nasaux ?

Duyver C.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 3 pages 30 - 31


Cette méta-analyse méthodologiquement correcte, conclut qu’une corticothérapie topique est efficace versus placebo chez les patients souffrant de rhinosinusite chronique avec des polypes, améliorant la symptomatologie (obstruction nasale), diminuant la taille des polypes et prévenant leur réapparition après chirurgie. Cette méta-analyse ne permet pas de définir ni les dosages les plus adéquats, ni les modes de pulvérisation les plus efficaces, au vu d’un nombre insuffisant d’études.

Épicondylite : infiltration de corticostéroïdes et/ou kinésithérapie ?

Van De Vijver E.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 8 pages 101 - 102


Cette étude de bonne qualité méthodologique nous permet de conclure qu’il n’existe pas de preuve de résultats favorables à long terme des infiltrations de corticostéroïdes et/ou de la kinésithérapie dans le traitement de l’épicondylite.

Un corticostéroïde pour soulager le mal de gorge ?

Chevalier P. , Delobelle L. , Tuerlinckx D.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 5 pages 62 - 63


Cette synthèse méthodique de bonne qualité montre, en sommant les résultats de peu d’études sur de petites populations, un intérêt de l’ajout d’un corticostéroïde à un antibiotique pour soulager plus rapidement la douleur d’un mal de gorge chez l’enfant de plus de 3 ans ou chez l’adulte. Le bénéfice statistiquement significatif est cependant de pertinence clinique douteuse pour un traitement dont la sécurité est mal évaluée.

Dexaméthasone en pommade contre les aphtes récidivants

De Weirdt S. , Poelman T.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 2 pages 23 - 24


Cette étude de bonne qualité méthodologique conclut que, chez les patients adultes présentant des aphtes récidivants, un traitement topique de courte durée (5 jours) avec de la dexaméthasone en pommade est plus efficace qu’un placebo pour diminuer la taille des aphtes et en diminuer la douleur. Ce traitement local semble sans danger à court terme.

Cette méta-analyse montre l’absence de preuve d’un intérêt à plus d’un mois de suivi d’un traitement corticostéroïde oral ou local, seul ou en association avec un antibiotique, pour la perte d’audition et d’autres symptômes liés à une OME.

Crise d’asthme chez l’enfant : prednisolone orale administrée par les parents ?

Chevalier P. , Laekeman G.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 9 pages 110 - 111


Cette étude montre un intérêt limité possible de l’initiation par les parents d’enfants âgés de 5 à 12 ans et présentant une crise d’asthme ne cédant pas aux bêta2-mimétiques, d’un traitement par prednisolone orale pendant 3 à 5 jours. Ce bénéfice potentiel est à mettre en balance avec les risques d’un tel traitement s’il est répété fréquemment.

L’efficacité d’un traitement par corticostéroïdes oraux en termes de guérison d’une paralysie de Bell est bien montrée. Il n’y a actuellement pas de preuve que l’ajout d’un médicament antiviral (aciclovir, valaciclovir, famciclovir) améliore le score de guérison.

La dexaméthasone pour prévenir les récidives migraineuses ?

Vanwelde C.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 1 pages 8 - 9


Cette méta-analyse d’un nombre limité d’études montre, en termes de prévention des récidives migraineuses à 24-72h chez des adultes, une efficacité modérée de la dexaméthasone administrée par voie parentérale versus placebo en ajout au traitement classique de la crise de migraine sévère. Ces résultats ne modifient pas les recommandations actuelles pour le traitement de la crise de migraine sévère.

Prednisolone et/ou aciclovir pour la paralysie de Bell ?

Poelman T.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 9 pages 142 - 143


Cette étude randomisée, en double aveugle et versus placebo montre une guérison plus fréquente d’une paralysie de Bell après administration de prednisolone 2 x 25 mg par jour pendant 10 jours en cas d’initiation du traitement dans les 72 heures de début des symptômes. Aucun bénéfice n’est observé pour l’administration de l’aciclovir administré seul ou en ajout à la prednisolone.

Antibiotique per os et corticostéroïdes intranasaux pour la rhinosinusite aiguë ?

De Sutter A.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 114 - 115


Cette étude effectuée en pratique de médecine générale montre que pour des patients se plaignant de rhinosinusite aiguë, l’amoxicilline, le budésonide intranasal ou l’association des deux n’est pas plus efficace qu’un placebo. Les recommandations actuelles restent donc valides : traitement symptomatique par paracétamol, spray nasal décongestionnant et inhalation de vapeurs humides, sans antibiotique à ce stade.

Ajouter de faibles doses de prednisolone au traitement de l’arthrite rhumatoïde

Westhovens R.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 9 pages 135 - 137


Cette étude montre qu’une faible dose de prednisolone (7,5 mg/jour), ajoutée à un traitement avec un DMARD, donne, après deux ans, chez des patients atteints d’arthrite rhumatoïde une progression radiologique ralentie, davantage de rémissions et peu d’effets indésirables. Cette étude est conçue en ouvert, de sorte qu’un biais des résultats est possible, mais cette méthodologie pragmatique se prête bien à la pratique quotidienne. Au vu des preuves disponibles actuellement dans la littérature, cette stratégie d’usage de faibles doses de corticostéroïdes et d’un suivi plus intensif de l’activité de la maladie mériterait une implantation plus solide dans la pratique. D’autres études devront préciser les conditions et le moment opportun pour interrompre le traitement corticostéroïde additif.

Dose unique de dexaméthasone chez des enfants présentant un croup bénin

De Sutter A.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 10 pages 152 - 154


Cette étude montre qu'après une administration unique de dexaméthasone (0,6 mg/kg) à des enfants présentant un faux croup léger, moins d'enfants reconsultent les services médicaux. Les symptômes disparaissent plus rapidement, mais après trois jours, 75% des enfants sont asymptomatiques. Comme le faux croup est une affection auto-limitante et qu'un traitement avec des corticostéroïdes n'offre que peu d'avantages, il n'est pas indiqué de traiter tous les enfants qui présentent des symptômes légers de faux croup. Si une décision de traiter avec un corticostéroïde est malgré tout prise, ceci devrait se faire en concertation avec les parents.

Traitement de l'épicondylite

De Wachter J.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 3 pages 41 - 43


D’après cette étude, il semble que dans le traitement de l’épicondylite, à long terme (après 52 semaines), une temporisation ou la physiothérapie montrent un meilleur résultat que les infiltrations avec un corticostéroïde. Les infiltrations ont un effet bénéfique uniquement à court terme (après 6 semaines). Cette étude conforte donc le NHG-standaard qui préconise une temporisation avec, si nécessaire, des avis ergonomiques et des anti-douleurs.Une infiltration avec des corticoïdes ne sera faite qu’en cas de douleur prononcée et inconfort. Cette attitude sera toujours adoptée en concertation avec le patient.