Resultats par mot-clé : 'risque cardiovasculaire'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, permet de tirer comme conclusion que les glucides accessibles au microbiote (Microbiota Accessible Carbohydrates, MAC) entraînent une amélioration statistiquement significative de la glycémie et d’autres facteurs de risque cardiovasculaire chez les patients atteints de diabète de type 2. Cependant, on ne sait pas bien quelle est la pertinence clinique de l’effet sur ces critères de jugement intermédiaires. De plus, les résultats sont souvent très hétérogènes, et les analyses de sous-groupes indiquent que, pour pouvoir tirer des conclusions pertinentes, d’autres recherches à plus long terme sont nécessaires dans des populations spécifiques. La revue parapluie montre également la nécessité d’autres recherches qualitatives méthodologiques sur les interventions nutritionnelles chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau, de bonne qualité méthodologique, montre que chez le patient présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire ou cérébrovasculaire (ce risque incluant la maladie coronarienne, le syndrome coronarien aigu, l’AIT, l’AVC et l’artériopathie périphérique), le ticagrélor associé à l’aspirine présente un avantage par rapport à l’aspirine utilisée en monothérapie en termes de prévention des AVC ischémiques, mais ce bénéfice va de pair avec une augmentation importante du risque de saignement, notamment intracrânien. La balance bénéfice-risque ne penche actuellement pas en faveur d’une utilisation systématique du ticagrélor en association à l’aspirine.

Cette étude de cohorte japonaise, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, comptant plus de 6000 personnes, dont les trois quarts prenaient des antihypertenseurs à l’inclusion, montre, après correction pour tenir compte de nombreux paramètres démographiques et cliniques pertinents et de la pression artérielle systolique conventionnelle, qu’une pression artérielle systolique nocturne plus élevée mesurée avec une méthode standardisée de mesure de la pression artérielle ambulatoire sur 24 heures est associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires. Par comparaison avec une diminution de 10 à 20% de la pression artérielle nocturne par rapport à la pression artérielle diurne (dippers), une augmentation de la pression artérielle nocturne par rapport à la pression artérielle diurne (risers) semble être associée à une augmentation statistiquement significative des événements cardiovasculaires. On ignore encore quelle est la valeur ajoutée de ces résultats d’un point de vue clinique pour la première ligne de soins. Il est donc conseillé d'attendre que des études randomisées contrôlées disposant d’un bon plan expérimental apportent des preuves suffisantes de tout bénéfice thérapeutique dans les différents sous-groupes de patients.

Cette étude de cohorte à grande échelle, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre qu’une détermination des lipides non à jeun du cholestérol total et du cholestérol HDL (avec un calcul sans frais du cholestérol non HDL) chez des sujets à faible profil de risque, dont l’absence d’antécédents de maladie cardiovasculaire, est suffisamment précise pour évaluer le risque d’événements cardiovasculaires mortels et non mortels. L’ajout du taux d’apolipoprotéines et du taux de cholestérol LDL, mesuré ou calculé, ne présente aucune plus-value chez la majorité des personnes. Il peut y avoir un sous-groupe de patients présentant plusieurs facteurs de risque cardiométabolique tels que l’obésité et le diabète, où les lipoprotéines apo B peuvent être utiles pour identifier plus précisément le risque cardiovasculaire athéroscléreux mais cela nécessite des recherches supplémentaires.

Cette étude de non-infériorité randomisée, contrôlée, en double aveugle, multicentrique, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que le traitement par linagliptine (un inhibiteur de la DPP4) à la dose habituelle n’est pas inférieur, en termes de sécurité cardiovasculaire, à une dose élevée de glimépiride (une sulfonylurée) chez les patients atteints de diabète de type 2 à un stade relativement précoce qui présentent un risque cardiovasculaire accru.

Que penser de la prise d’au moins un antihypertenseur au coucher ?

Van der Linden L.

Minerva 2020 Vol 19 numéro 8 pages 94 - 97


Cette étude randomisée contrôlée menée en ouvert nous permet de conclure que, chez les patients chez qui un monitoring de la pression artérielle en ambulatoire a permis de constater une hypertension artérielle, l’administration d’au moins un antihypertenseur au coucher réduit le risque d’événements cardiovasculaires majeurs par rapport à la prise de tous les antihypertenseurs dès le réveil. Outre le fait que l’intervention n’a pas été menée en aveugle, cette étude présente encore d’autres problèmes méthodologiques importants, tels que le manque de clarté dans le recrutement, dans la randomisation et dans le protocole de traitement, la correction des résultats en fonction des différences post-hoc des caractéristiques de base et l’absence de correction pour tenir compte de la multiplicité des tests. Les réductions exceptionnellement fortes des événements cardiovasculaires doivent donc être remises en question.

Cette étude de cohorte rétrospective illustre l’intérêt de discuter l’initiation d’un traitement antihypertenseur pour chaque patient en fonction de son risque cardiovasculaire global. Les auteurs concluent qu’une stratégie basée sur le risque cardiovasculaire (QRISK2 ≥ 10%) pourrait prévenir plus d'un tiers de plus de maladies cardiovasculaires que la directive NICE 2011 et un cinquième de plus que la directive NICE 2019, avec une efficacité similaire concernant le nombre de patients traités par événement évité.

Cette étude cas-témoins sur échantillon, montre chez les patients BPCO, durant les 30 premiers jours de l’initiation d’un traitement par bronchodilatateurs de longue durée d’action, une association statistique avec des événements cardiovasculaires graves. L’association ne se retrouve pas pour les utilisateurs de plus longue durée.

Ces trois synthèses méthodiques et méta-analyses Cochrane montrent qu’une augmentation de la consommation d’acides gras polyinsaturés (avec l’alimentation ou en supplément) n’a pas d’influence sur la mortalité globale et sur la mortalité cardiovasculaire, ni sur les événements cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Ces études étaient très hétérogènes sur le plan de la population d’étude et sur le plan de la conception de l’étude.

Une analyse post-hoc de 11 études randomisées contrôlées nous permet de conclure qu’un traitement hypotenseur s’appuyant sur le profil de risque cardiovasculaire global est probablement plus efficace pour la prévention des événements cardiovasculaires qu’un traitement guidé par la pression artérielle systolique.

Cette étude est cohérente avec les résultats de l’étude EMPA-REG précédemment analysée dans Minerva. Elle met en évidence un effet favorable de la canagliflozine versus placebo sur le plan cardiovasculaire chez les patients diabétiques de type 2 à haut risque cardiovasculaire. Elle permet d’exclure raisonnablement un effet défavorable de ce médicament sur la fonction rénale. L’excès d’amputations distales avec la canagliflozine par rapport au groupe placebo est toutefois préoccupant. Cette donnée n’était pas disponible pour l’étude EMPA-REG, ce qui ne permet pas d’exclure un effet de classe.

Calcium et risque cardiovasculaire ?

Chevalier P.

Minerva 15 11 2017


Une synthèse de bonne qualité de l’ensemble des publications (RCTs et études d’observation) évaluant la sécurité de l’administration de calcium (alimentaire et suppléments) à une dose quotidienne maximale de 2000 à 2500 mg ne montre pas d’association avec un risque de pathologie cardiovasculaire accru, chez des adultes généralement en bonne santé.

QRISK3, la seconde mise à jour de l’instrument britannique pour le calcul du risque cardiovasculaire primaire à 10 ans chez les personnes ayant entre 25 et 84 ans, définit les nouvelles variables qui sont corrélées de manière indépendante et positive avec la maladie cardiovasculaire (à savoir l’insuffisance rénale chronique de stade 3, 4 ou 5, la migraine, l’utilisation de corticostéroïdes, le LED, l’utilisation de neuroleptiques atypiques, la maladie mentale sévère, la dysfonction érectile et la variabilité de la pression artérielle systolique). Cependant, elles apportent peu de contribution supplémentaire à la détermination du risque cardiovasculaire global.

Les données rapportées sont intéressantes d’un point de vue physiopathologique, apportant des arguments sur le LDL-C comme facteur de risque cardiovasculaire avec un effet similaire des différents traitements (statines, inhibiteurs de la CETP, fibrates, inhibiteurs de l’enzyme PCSK9). Il faut cependant garder à l’esprit que ce type de méta-analyse ne prend pas en considération les modalités du traitement (dose, durée, etc.) et les effets indésirables. Elle suggère cependant l’intérêt à mener des essais pragmatiques comparant, à la prise en charge usuelle, des traitements à la carte ciblant un taux précis de diminution du LDL-C pour introduire cette approche dans la pratique quotidienne.

Pour le prescripteur, s’il semble raisonnable d’affirmer que le liraglutide ne présente pas une augmentation du risque cardiovasculaire, il n’est cependant pas possible de conclure actuellement sereinement à un avantage de la prescription de liraglutide en termes de risque cardiovasculaire chez les patients atteints de diabète de type 2 à haut risque cardiovasculaire. Son effet hypoglycémiant et son action sur le poids ne pouvant être mis en doute, la décision de prescription doit évidemment également prendre en compte le coût de cette molécule.

Cette réanalyse post-hoc d’une étude évaluant l’intérêt de l’apixaban versus placebo en post syndrome coronarien aigu confirme son manque d’efficacité en termes de prévention d’évènements cardiovasculaires majeurs et son risque accru d’incidents hémorragiques tant en association avec l’aspirine seule qu’en ajout au traitement aspirine + clopidogrel. Les NAOs semblent augmenter autant le risque d’hémorragie que les AVK lors de leur association avec un (ou deux) antiagrégant(s) plaquettaire(s).

Cette méta-analyse montre l’intérêt d’une association aspirine plus autre antiagrégant plaquettaire (ticagrélor, clopidogrel ou prasugrel) versus aspirine seule en traitement prolongé post infarctus du myocarde, traitement qui peut être envisagé chez de tels patients stabilisés et sans risque hémorragique accru.

Cette étude présentant de réelles limites méthodologiques n’apporte pas d’élément neuf renforçant l’indication ou la prescription banalisée d’une insuline glargine, ni d’argument nous aidant à mieux impliquer le pharmacien dans notre contexte de soins. La difficulté de trouver, au-delà d’interventions ponctuelles, des modèles de soins capables de maintenir des résultats à long terme avec des bénéfices cliniques réels pour les patients (critères de jugement forts), dans le traitement de maladies chroniques comme le diabète de type 2 reste considérable.

Cette étude clinique randomisée de bonne qualité méthodologique montre qu’après un suivi médian de 3 ans sous empagliflozine ou placebo, une réduction statistiquement significative du critère de jugement cardiovasculaire combinant la mortalité cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et l’AVC non fatal, chez des patients atteints de diabète de type 2 présentant un risque cardiovasculaire élevé, est observée. Pour déterminer la place de cette molécule, il faudrait toutefois comparer l’empagliflozine aux autres antidiabétiques chez tous les patients atteints de diabète de type 2.

Cette méta-analyse en réseau avec des comparaisons tant directes qu’indirectes ne montre pas d’effets cardiovasculaires graves, que ce soit avec le traitement de substitution nicotinique, le bupropion ou la varénicline. Le traitement de substitution nicotinique provoquerait toutefois plus de tachycardies. Ces résultats concernent les fumeurs atteints ou non d’une comorbidité (maladie cardiovasculaire, BPCO ou en péri-opératoire).

Cette méta-analyse montre un risque cardiovasculaire accru avec les différents COXIBs et avec le diclofénac, un risque d’insuffisance cardiaque avec tous les AINS (non sélectifs ou COXIBs), un risque de complications gastro-intestinales supérieures moindre avec les COXIBs et avec le diclofénac qu’avec l’ibuprofène ou avec la naproxène.

Il ressort de cette étude contrôlée avec randomisation en grappes que, par rapport au calcul du risque cardiovasculaire classique sur la base des données du dossier, s’enquérir de manière systématique et par écrit des antécédents familiaux cardiovasculaires et les intégrer dans le calcul du risque cardiovasculaire, permet de détecter un nombre significativement plus important de personnes à risque, sans que l’anxiété des participants s’en trouve augmentée. Cette étude ne permet pas de savoir si une meilleure identification des patients présentant un risque élevé conduit aussi à un meilleur résultat clinique.

Cette RCT avec randomisation en grappes conclut qu’après 5 ans, un traitement précoce, intensif, de patients âgés de 40 à 69 ans avec diabète de type 2 découvert lors d’un dépistage, est associé à une faible diminution non significative de l’incidence d’événements cardiovasculaires et de décès. Cette étude ne permet pas de conclusion quant à l’intérêt d’un dépistage du diabète de type 2.

Aucun intérêt de l’aspirine en prévention primaire ?

Chevalier P.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 3 pages 28 - 29


Cette méta-analyse de bonne qualité concernant la prévention primaire (absence d’antécédent ischémique coronarien ou d’AVC) confirme un intérêt limité de l’aspirine sur 6 ans en moyenne pour la prévention de l’infarctus du myocarde, sans différence entre les sexes, mais pas pour tous les autres critères dont la mortalité cardiovasculaire et la mortalité par cancer. Par contre, le risque d’hémorragie est augmenté.

Prise d’au moins un antihypertenseur le soir ?

Laekeman G.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 1 pages 6 - 7


Cette étude montre, chez des patients présentant un diabète de type 2 bien contrôlé et une hypertension, sans antécédent cardiovasculaire, que la prise vespérale d’au moins un des antihypertenseurs diminue le nombre d’événements cardiovasculaires sévères. Elle ne permet pas de préciser les antihypertenseurs à prendre en considération pour cette modification.

L’arrêt du tabac est l’intervention la plus efficace pour faire diminuer le risque cardiovasculaire. La varénicline a prouvé son efficacité pour l’aide au sevrage tabagique. Cette méta-analyse-ci, de bonne qualité méthodologique, montre qu’il faut tenir compte lors de la prescription de ce médicament, non seulement des risques bien connus de nausées, troubles du sommeil et augmentation de pathologies surtout psychiatriques, mais aussi d’un risque de pathologies cardiovasculaires, même s’il est faible en chiffres absolus.

Trop de calcium = danger pour le cœur ?

Chevalier P.

Minerva 28 11 2011


Le risque cardiovasculaire de l’administration de suppléments calciques chez des femmes âgées reste mal établi, que ce soit en monothérapie ou en association avec de la vitamine D. D’autre part, ces études ne tiennent pas compte du bénéfice potentiel de l’administration de calcium et de vitamine D en termes de fractures prévenues, fractures pouvant entraîner des décès (cardiovasculaires ou autres). Cette administration reste recommandée chez les personnes présentant un déficit avéré ainsi que chez les personnes très âgées et les personnes âgées vivant en institution chez lesquelles un déficit est fréquent, de même avec les médicaments contre l’ostéoporose (p.ex. des bisphosphonates).

Un programme associant des exercices aérobies avec des exercices de résistance permet, versus absence de programme d’exercices, de faire diminuer (légèrement) le taux d’HbA1c chez des patients présentant un diabète de type 2, diminution significative relative non obtenue avec des programmes pour un seul des 2 types d’exercices.

Cette RCT de qualité méthodologique modérée, en protocole ouvert, confirme les résultats de publications plus anciennes : une vaccination anti-influenza chez des patients souffrant d’atteintes coronaires est efficace en termes de prévention secondaire d’événements cardiovasculaires sévères.

Effet des vitamines B sur la progression de la néphropathie diabétique

Hellemans R. , Poelman T. , Verpooten G.A.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 6 pages 71 - 72


Cette RCT montre que, versus placebo, l’administration d’une association de vitamines B à fortes doses chez des patients présentant une néphropathie diabétique augmente l’aggravation du débit de filtration glomérulaire et augmente la survenue d’événements vasculaires.

Cette méta-analyse sur données individuelles ne montre pas d’intérêt de l’administration pendant 5 ans de doses importantes d’acide folique (généralement avec de la vitamine B6 et B12) chez des patients à risque cardiovasculaire (fort) augmenté, même s’ils présentent une homocystéinémie élevée (et que celle-ci diminue sous traitement).

Cette étude confirme à plus long terme le bénéfice potentiel d’une endartériectomie carotidienne chez des patients de moins de 75 ans asymptomatiques, avec une sténose > 60%, en termes d’AVC ischémiques pour autant que leur risque de développer un AVC (qui peut être diminué par des traitements médicamenteux) soit plus important que le risque opératoire et leur espérance de vie supérieure à 10 ans. Le bénéfice du dépistage des sténoses asymptomatiques reste à déterminer.

Cette étude montre qu’une observance thérapeutique plus faible pour les médicaments antihypertenseurs a un impact négatif sur les résultats cliniques de ce traitement. Elle suggère que l’observance est moindre pour les femmes et les personnes âgées. Des stratégies complexes pour améliorer l’observance n’ont pas d’utilité bien prouvée.

HbA1c chez des non diabétiques : risque cardiovasculaire et de diabète

Van Crombrugge P.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 1 pages 8 - 9


Cette étude montre qu'un taux d'HbA1c > ou = 5,5% chez des patients non diabétiques de type 2 à l'inclusion, est un meillieur facteur prédictif d'ischémie coronarienne, d'AVC ischémique et de mortalité globale qu'une glycémie à jeun située entre 100 et <126 mg/dl. Cette étude ne permet pas de se prononcer sur la valeur de l'HbA1c pour le diagnostic du diabète.

Cette méta-analyse de Jun M et col clôt sans doute 40 ans de recherches. Elle montre un bénéfice des fibrates à la limite de la signification statistique pour un critère composite d’événements cardiovasculaires et significatif pour les événements coronariens. Elle ne tient pas compte de la qualité méthodologique des études (en prévention primaire et secondaire) dans ses sommations. En prévention secondaire, l’efficacité des statines en termes de mortalité globale et cardiovasculaire est par contre montrée.

Bêta-bloquants bénéfiques en cas de BPCO

Chevalier P.

Minerva 22 10 2010


Cette étude d’observation en médecine générale montre un bénéfice probable, en termes de moindre mortalité et de moins d’exacerbations, de l’administration d’un ß-bloquant (cardiosélectif dans 2/3 des cas) chez des patients avec diagnostic clinique (non spirométrique) de BPCO et ayant en moyenne (très) peu d’exacerbations (moins d’un sujet sur deux en présente au moins une sur 7,2 ans de suivi).

HTA : inhibiteur calcique plutôt qu’un thiazide en ajout à un IEC ?

De Cort P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 9 pages 104 - 105


Cette étude chez des patients âgés présentant une hypertension artérielle systolique isolée et un risque cardiovasculaire accru montre un bénéfice de l’association d’amlodipine plutôt que d’hydrochlorothiazide à du bénazépril en termes de prévention d’événements cardiovasculaires. Ses limites méthodologiques et la différence observée entre les deux bras d’étude pour les chiffres de pression artérielle n’autorisent cependant pas de conclusion pour la pratique.

AVC ou AIT : AAS + dipyridamole (suite) ?

Chevalier P.

Minerva 27 09 2010


Cette RCT ne montre pas de bénéfice en termes de capacités fonctionnelles post AVC d’une administration précoce d’une association dipyridamole + aspirine versus aspirine seule pendant 7 jours, suivie d’une administration de l’association à tous les patients. En l’absence de groupe recevant de l’aspirine seule (à plus de 50 mg par jour) après les 7 jours, il est toujours aussi difficile de préciser un avantage certain de l’association versus aspirine seule.

Les facteurs de risque cardiovasculaire sont-ils identiques chez les personnes âgées ?

Boland B. , Chevalier P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 8 pages 89 - 89

CRP élevé : rosuvastatine en prévention de l'AVC ?

Lemiengre M.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 8 pages 98 - 99


Cette étude montre que 20 mg quotidiens de rosuvastatine administrés à des patients sans antécédent cardiovasculaire (mais 40% de syndrome métabolique, 20% avec antécédents familiaux, 16% de fumeurs, 50% avec un score de Framingham >10%), sans LDL-hypercholestérolémie mais avec une CRP ultrasensible augmentée diminuent l'incidence d'AVC de moitié. La pertinence clinique du bénéfice observé reste en question.

Cette étude confirme qu’en l’absence d’événement cardiovasculaire avéré, l’administration préventive d’aspirine n’est pas prouvée efficace mais peut augmenter le risque d’hémorragie majeure chez des patients avec athérosclérose établie par un index cheville-bras < ou = 0,95.

IEC ou sartan pour l’ischémie myocardique

Chevalier P.

Minerva 27 05 2010


En cas de prescription d’un médicament agissant sur le système rénine-angiotensine pour la prévention cardiovasculaire chez des patients avec ischémie myocardique, un IEC reste un premier choix, mais il faut encore évaluer plus solidement le bénéfice incrémentiel de ces médicaments en ajout à ceux qui ont fait de plus amples preuves dans cette indication (antiagrégants plaquettaires, statines e.a.).

Diabète de type 2 et risque vasculaire (suite)

Chevalier P.

Minerva 27 05 2010


Cette nouvelle analyse des données de l’étude ADVANCE chez des patients diabétiques de type 2 montre l’intérêt de non seulement contrôler le diabète mais aussi de réduire les autres facteurs de risque cardiovasculaire, ici des chiffres de pression artérielle trop élevés.

La table de risque SCORE est, dans cette étude sur une petite cohorte aux Pays-Bas, celle qui est la plus précise chez les sujets à tolérance glucidique normale et la table UKPDS chez ceux avec hyperglycémie intermédiaire. L’évaluation précise du risque chez des patients diabétiques (hors dépistage positif récent) reste plus difficile.

BPCO : insécurité vasculaire de l’ipratropium

Chevalier P.

Minerva 27 05 2010


Cette étude prospective de cohorte confirme un risque accru d’incidence d’événement cardiovasculaire dans des études d’observation (avec leurs limites) lors de l’utilisation récente prolongée d’ipratropium.

Sécurité cardiovasculaire du tiotropium

Chevalier P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 5 pages 60 - 61


Cette méta-analyse sur données individuelles des patients atteints de BPCO inclus dans les RCTs de la firme fabriquant le tiotropium, montre que ce médicament n’augmente pas le risque de décès global et pourrait réduire la survenue d’événements cardiovasculaires.

Cette étude effectuée en Chine montre qu’une intervention sur l’hygiène de vie (régime, exercices physiques ou les deux) chez des personnes avec intolérance glucidique permet un report d’apparition d’un diabète de type 2 déterminé sur des critères d’importance clinique variable. Une efficacité en termes de prévention de critères forts (événements cliniques cardiovasculaires, décès) n’est cependant pas encore prouvée.

Etude ADVANCE chez les patients diabétiques en FA

Chevalier P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 2 pages 26 - 26


Le bénéfice d’un traitement antihypertenseur plus strict (versus moins strict) chez des patients diabétiques était connu ; s’ils présentent en plus une FA, ce qui augmente le risque d’incident cardiovasculaire, le bénéfice est probablement (analyse post-hoc) plus élevé encore en valeur absolue que s’ils ne présentent pas de FA.

Metformine en ajout à l’insuline : efficacité à long terme

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 10 pages 147 - 147


Cette RCT ne montre pas de bénéfice de l’ajout de metformine à un traitement par insuline d’un diabète de type 2 pour un critère primaire composite (micro- et macrovasculaire). Un bénéfice pour la prévention macrovasculaire (critère secondaire) est possible mais à confirmer.

Clopidogrel et aspirine pour la fibrillation auriculaire

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 10 pages 144 - 145


Cette étude montre, chez des patients en fibrillation auriculaire et à risque accru de faire un accident vasculaire cérébral et avec contre-indication à la prise d’antagonistes de la vitamine K, un bénéfice d’un traitement clopidogrel-aspirine versus aspirine seule en prévention de la survenue d’un événement vasculaire majeur (AVC principalement), bénéfice peut-être légèrement supérieur au risque accru d’hémorragie, mais ceci demande confirmation dans la pratique.

Dégénérescence maculaire chez la femme : traitement antioxydant efficace ?

Chevalier P. , Laekeman G.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 9 pages 120 - 121


Cette étude montre que, dans un groupe de femmes à haut risque cardiovasculaire, la prise régulière d’un supplément en acide folique, pyridoxine et cyanocobalamine diminue l’incidence de la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Angor stable : traitement médicamenteux ou angioplastie ?

Schröder E.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 8 pages 104 - 105


Cette méta-analyse des études comparant une approche invasive (angioplastie) versus traitement médical en cas d’angor stable, montre un avantage hypothétique de l’angioplastie ; cette hypothèse demande confirmation dans des RCTs (en cours).

Diabète de type 2: suivi à long terme du contrôle de la pression artérielle

De Cort P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 7 pages 88 - 89


Cette étude d’observation post RCT initiale montre que la plus-value initiale d’un contrôle intensif de la pression artérielle versus traitement conventionnel disparaît dans le suivi de 8,6 ans post arrêt de la RCT. En tenant compte des résultats d’une autre étude (Steno-2), nous pouvons conclure que seule la poursuite d’un bon contrôle de la pression artérielle peut apporter un bénéfice cardiovasculaire à long terme.

Cette étude d’observation sur 10 nouvelles années après la fin de la RCT UKPDS montre qu’un traitement intensif de l’équilibre glycémique (valeur cible de glycémie à jeun < 110 mg/dl) versus traitement conventionnel durant la RCT (10 ans) a un effet favorable persistant en termes de prévention d’événements microvasculaires, bénéfice auquel s’ajoute à long terme une moindre incidence d’infarctus du myocarde et de la mortalité globale.

Contrôle intensif du diabète de type 2 et prévention cardiovasculaire

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 7 pages 96 - 97


Cette méta-analyse des principales RCTs analysant la plus-value d’un contrôle plus intensif de la glycémie chez des patients présentant un diabète de type 2 versus traitement de référence montre un bénéfice pour certains critères cardiovasculaires mais non pour la mortalité globale. Elle n’apporte cependant aucun élément précis pour la pratique (type d’antidiabétique, cibles en fonction des caractéristiques du patient) et soulève les mêmes questions que les études qu’elle inclut (traitement intensif aggravant le risque chez des personnes à diabète de longue évolution et donc à risque cardiovasculaire d’autant accru).

Bénéfice cardiovasculaire d’un contrôle glycémique strict ?

Chevalier P. , Jandrain B.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 7 pages 94 - 95


Cette nouvelle RCT montre l’absence d’intérêt d’un traitement intensif visant une HbA1c plus basse chez des patients diabétiques de type 2 à risque cardiovasculaire (fort) augmenté en termes de prévention des événements cardiovasculaires. La prise en charge des autres facteurs de risque cardiovasculaire reste l’objectif premier par rapport à un taux d’HbA1c plus bas que 7%.

Clopidogrel ou aspirine + dipyridamole post AVC ?

Bogaert M. , Kaufman L.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 72 - 73


Cette étude ne peut montrer une non infériorité de l’association de 25 mg d’aspirine avec 200 mg de dipyridamole à libération modifiée BID versus 75 mg de clopidogrel QD en prévention de la récidive d’un AVC. Il n’y a pas de comparaison versus aspirine seule dont le bénéfice est bien évalué et certifié.

Analogues de la vitamine D dans l''insuffisance rénale chronique

Verpooten G.A.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 78 - 79


Cette méta-analyse souligne que l'usage systématique de stérols et des nouveaux analogues de la vitamine D en cas d'insuffisance rénale chronique n'apporte pas de bénéfice en termes de mortalité et s'accompagne d'un risque majoré d'hypercalcémie.

Bénéfice d’un régime méditerranéen en prévention primaire ?

Poelman T.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 5 pages 60 - 61


Cette étude montre que le suivi d’un régime de type méditerranéen apporte, en prévention primaire, un bénéfice important en termes de mortalité globale et cardiovasculaire, de cancer, de maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Outre les recommandations aux patients de faire plus d’exercices et d’arrêter de fumer, celles concernant leur alimentation ont un rôle prépondérant en prévention primaire de maladies chroniques.

Score d’évaluation du risque cardiovasculaire

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 23 - 23


L’évaluation favorable du score de risque QRISK2 versus score de Framingham souligne l’importance de la prise en compte d’autres facteurs de risque, dont l’origine ethnique et un score de déprivation, dans l’estimation du risque cardiovasculaire.

Efficacité des statines chez la femme

Lemiengre M.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 23 - 23


Cette étude souligne la pauvreté de données sur des critères de jugement forts quant à un traitement par statines chez des femmes aussi bien en prévention primaire qu’en prévention secondaire.

Sartan ou IEC chez des patients à haut risque vasculaire ?

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 9 pages 132 - 133


Chez des patients à haut risque cardiovasculaire, cette étude ONTARGET montre que le telmisartan n’est pas inférieur au ramipril en termes de prévention d’événements cardiovasculaires. L’efficacité (proportionnelle au risque initial) du ramipril est prouvée versus placebo dans cette indication, celle du telmisartan indirectement. Pour l’association des deux médicaments, aucun bénéfice n’est montré versus ramipril mais davantage d’effets indésirables sont présents.

Cette étude confirme, pour des patients diabétiques de type 2 à risque cardiovasculaire élevé (microalbuminurie constante), l’intérêt d’une prise en charge globale du diabète de type 2 incluant strictement tous les facteurs de risque cardiovasculaire. L’effet protecteur d’une telle prise en charge multifactorielle en termes de prévention d’événements cardiovasculaires observés après 7,8 ans se prolonge ensuite, avec, en outre, une diminution de la mortalité sur les 13,3 ans d’observation totale.

Traitement médicamenteux de l’obésité et du surpoids

Donders J. , Poelman T.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 120 - 121


Cette méta-analyse montre que la sibutramine, l’orlistat ou le rimonabant permet d’obtenir une perte de poids chez des patients obèses avec un IMC moyen de 35 kg/m² après échec du seul régime. Cette perte de poids est cependant minime, non persistante, et doit être mise en balance avec les effets indésirables, tels qu’une augmentation des chiffres tensionnels sous sibutramine ou des troubles psychiatriques sous rimonabant. L’effet sur l’incidence d’un diabète de type 2 est insuffisamment évalué. L’effet sur la morbimortalité cardiovasculaire n’est pas connu.

Intensité du contrôle glycémique et risque cardio-(micro et macro)vasculaire

Chevalier P. , Wens J.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 124 - 125


Cette étude montre l’intérêt d’un traitement intensif du diabète de type 2 avec une forme à libération modifiée de gliclazide associée à d’autres antidiabétiques en visant une HbA1c = 6,5% en termes de prévention de la néphropathie, sans preuve d’un intérêt au point de vue macrovasculaire. Une autre étude au protocole semblable a été prématurément arrêtée en raison d’un risque de décès accru sous traitement intensif. Les recommandations demeurent donc identiques pour les patients présentant un diabète de type 2 : arrêt du tabac, alimentation adaptée et exercices physiques, contrôle de la pression artérielle, antiagrégant plaquettaire et statine si indiqué, équilibre glycémique visant une HbA1c < 7%.

Rosiglitazone : risque cardiovasculaire confirmé

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 4 pages 64 - 64


La conclusion de Minerva est confirmée : le praticien est invité à la plus grande prudence dans l’utilisation de la rosiglitazone qui n’a pas fait la preuve de sa supériorité par rapport à d’autres antidiabétiques oraux et présente un risque accru d’infarctus du myocarde et d’insuffisance cardiaque. La metformine reste le premier choix du traitement du diabète de type 2 avec un bénéfice cardiovasculaire montré.

Mortalité 7-10 ans après chirurgie bariatrique

Michiels B.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 4 pages 64 - 64


En cas d’obésité sévère (IMC >40 ou >35 avec comorbidité), la chirurgie bariatrique semble influencer favorablement la mortalité et représenter donc un traitement utile en cas d’échec d’une prise en charge classique. Afin de mieux prévenir un risque de suicide, une évaluation psychologique lors de la prise de décision de l’intervention et un accompagnement psychologique après celle-ci restent cependant indispensables.

Statines et diabète : du neuf ?

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 4 pages 58 - 59


Cette méta-analyse conforte l’intérêt de l’administration d’une statine chez les patients diabétiques en termes de prévention d’événements cardiovasculaires. Le bénéfice potentiel est d’autant plus grand que le risque est plus grand. En l’absence d’anamnèse d’incident cardiovasculaire, la détermination des facteurs de risque cardiovasculaires reste importante chez le patient diabétique, également pour évaluer le bénéfice potentiel d’une statine.

Vitamines en prévention cardiovasculaire chez la femme ?

Laekeman G.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 3 pages 46 - 47


Cette étude ne montre aucun effet versus placebo de l’administration de bêta-carotène, de vitamine C ou E, seules ou en associations variées, chez des femmes ayant fait un incident cardiovasculaire ou avec un risque élevé (plus de trois facteurs de risque), en termes de survenue d’événement cardiovasculaire.

Cette méta-analyse chez des diabétiques de type 2, incluant uniquement les études de la firme produisant la pioglitazone, montre un bénéfice en termes de prévention de décès, d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral pour la pioglitazone versus tout comparateur (dont la rosiglitazone ou d’autres associations d’antidiabétiques oraux qui peuvent augmenter le risque) ou versus placebo. Le risque d’insuffisance cardiaque est accru. L’extrapolation des résultats n’est pas possible : patients mal décrits, exclusion des sujets « trop à risque ». Cette méta-analyse ne peut donc apporter des preuves suffisantes pour garantir la sécurité de la pioglitazone, dont l’efficacité est par ailleurs moins intéressante que celle d’autres antidiabétiques oraux (sulfonylurées de seconde génération, metformine). En ajout à la metformine, la pioglitazone semble moins efficace qu’une sulfonylurée.

Statines et artérite périphérique

Lemiengre M.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 2 pages 20 - 21


Cette nouvelle analyse d’une ancienne étude montre que chez des patients présentant un risque cardiovasculaire initial élevé, avec ou sans artérite périphérique, l’ajout de 40 mg par jour de simvastatine au traitement permet de diminuer de 24% le risque de survenue d’un événement cardiovasculaire. La présence d’une artérite périphérique place le sujet dans le groupe des patients à risque cardiovasculaire élevé.

Cette grande étude randomisée montre qu'en présence de plaintes angineuses stables, le recours systématique à l'angioplastie coronaire immédiate en sus d'une prise en charge médicamenteuse et hygiéno-diététique optimale ne permet pas d'améliorer le pronostic (décès et/ou infarctus) sur une période de suivi d'environ 5 ans. Elle confirme une précédente méta-analyse sur ce sujet.

Association d’un IEC et d’un diurétique pour tous les diabétiques ?

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 10 pages 150 - 151


Cette étude montre un bénéfice de l’administration d’une association d’antihypertenseurs en matière de prévention macrovasculaire chez des patients atteints de diabète de type 2 présentant également d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire et dont la majorité ont des chiffres tensionnels supérieurs à ceux qui sont recommandés comme cible pour les patients diabétiques (130/85 mmHg). Elle confirme donc de précédentes études quant à l’importance du contrôle tensionnel chez les patients diabétiques et également à la place d’un diurétique thiazidique (apparenté) dans le traitement d’une hypertension chez un sujet diabétique. La prise en charge de l’ensemble des facteurs de risque cardio-vasculaire du diabétique reste fondamentale.

Les risques cardio-vasculaires de la rosiglitazone

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 9 pages 136 - 137


Cette méta-analyse montre un risque accru de survenue d’infarctus du myocarde et probablement de décès cardio-vasculaire chez des patients diabétiques de type 2 quand ils sont traités par rosiglitazone versus placebo ou autre antidiabétique oral. Même si cette étude comporte des faiblesses méthodologiques, elle doit inciter le praticien à la plus grande prudence dans l’utilisation de ce médicament qui n’a pas fait la preuve de sa supériorité par rapport à d’autres antidiabétiques oraux. La metformine reste le premier choix avec un bénéfice cardio-vasculaire montré.

Diminuer l’homocystéinémie pour réduire le risque de thromboembolie veineuse ?

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 8 pages 122 - 123


Cette publication secondaire de l’étude HOPE montre qu’une supplémentation en acide folique, vitamines B6 et B12, tout en diminuant l’homocystéinémie chez un échantillon de patients chez lesquels elle est mesurée, ne réduit pas le risque de survenue d’une thromboembolie veineuse chez des sujets à risque cardio-vasculaire élevé. D’autres études et méta-analyses confirment l’absence de bénéfice cardio-vasculaire apporté par ce traitement.

Etoricoxib et diclofénac : sécurité gastro-intestinale comparable

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 5 pages 72 - 74


Cette étude montre, chez des patients âgés d’au moins 50 ans, atteints d’arthrite rhumatoïde ou d’arthrose, que l’administration d’étoricoxib versus diclofénac diminue l’incidence d’événements gastro-intestinaux supérieurs mais uniquement pour les formes non compliquées de ceux-ci. Les limites méthodologiques et statistiques de cette publication sont cependant nombreuses : critère de jugement secondaire, doses variables d’étoricoxib pour une dose fixe, élevée, de diclofénac, administration fréquente d’un IPP même sous étoricoxib. Le bénéfice annoncé pour l’étoricoxib, de faible ampleur et sans précision donnée (NST 244 sans intervalle de confiance mentionné), semble donc cliniquement peu pertinent. Un éventuel bénéfice doit être mis en balance avec les risques cardio-vasculaires (et autres) connus pour les COXIBS et certains autres AINS non sélectifs.

Etoricoxib et diclofénac : risque cardio-vasculaire identique

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 2 pages 28 - 30


Cette étude montre, chez des patients souffrant d’arthrose ou d’arthrite rhumatoïde, un risque de survenue d’événement cardio-vasculaire thrombotique équivalent sous étoricoxib et diclofénac. Le choix du diclofénac comme comparateur, par rapport à d’autres AINS non sélectifs n’est pas idéal, d’autres AINS présentant probablement moins ce risque. Une extrapolation aux autres AINS non sélectifs n’est donc pas justifiée.

Plaintes de claudication : facteur prédictif d’artérite périphérique ?

Bruyninckx R.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 1 pages 6 - 8


Cette étude diagnostique montre qu’aucun type de douleur liée à l’effort n’est suffisamment sensible ou spécifique pour confirmer ou exclure une artérite périphérique. De nombreux patients avec artérite périphérique ne sont pas diagnostiqués en raison de l’absence de plaintes de claudication « classiques ». Le diagnostic d’une artérite périphérique peut être posé par un médecin généraliste au moyen d’un index cheville-bras (ICB). Un ICB normal se situe entre 1,00 et 1,39. La mesure de l’ICB est utile chez des patients présentant une douleur dans les membres inférieurs survenant à l’effort. Les facteurs de risque cardio-vasculaire tels que le tabagisme, l’hypertension, le diabète et les dyslipidémies doivent être pris en charge. Un dépistage général par cet ICB, ne peut être recommandé sur base des preuves dont nous disposons actuellement.

Bénéfice cardio-vasculaire d’une prise en charge intensive du diabète de type 1

Van Crombrugge P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 10 pages 153 - 156


Cette étude montre qu’un traitement intensif du diabète chez des patients présentant un diabète de type 1, peut réduire, à long terme, l’incidence des événements cardio-vasculaires. Outre les effets favorables déjà montrés sur les complications microvasculaires et la neuropathie, ces données constituent un argument supplémentaire pour réaliser une prise en charge intensive aussi tôt que possible chez les patients présentant un diabète de type 1.

Rimonabant : le nouveau médicament contre l’obésité ?

Christiaens T.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 10 pages 146 - 148


Ces deux études montrent qu’un traitement par 20 mg quotidiens de rimonabant permet d’obtenir, dans un cadre contrôlé (avec un suivi intensif), une diminution de poids limitée à environ 4 kg après un an, versus placebo. Ce bénéfice s’évanouit à l’arrêt du traitement. La poursuite du traitement durant une deuxième année, permet d’obtenir une perte de poids supplémentaire de 1,1 kg seulement. L’importance du bénéfice sur les facteurs de risque cardio-vasculaire est difficile à évaluer après deux ans ; ce bénéfice disparaît également à l’arrêt du traitement. Le taux de sortie d’étude est élevé (jusqu’à 49% durant la première année) et 80% des sujets rapportent des effets indésirables. La survenue d’effets indésirables psychiques (angoisse et dépression) invite à la poursuite de l’observation. Le rimonabant n’est pas «une révélation dans le traitement de l’obésité» et ne peut prétendre, tout comme l’orlistat et la sibutramine, qu’à une place limitée dans la prise en charge de l’obésité.

Associer du dipyridamole à l’aspirine post événement ischémique cérébral?

Chevalier P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 8 pages 114 - 116


Cette étude montre que l’ajout de dipyridamole à libération prolongée à l’aspirine pourrait apporter un bénéfice complémentaire à un nombre probablement restreint de patients ayant présenté un AVC mineur ou un AIT, en termes de morbidité cardiovasculaire mais pas en termes de mortalité cardiovasculaire ni de mortalité totale. Le fait que l’étude soit en protocole ouvert et l’absence de prise en compte des traitements associés rendent cependant ses conclusions plus fragiles. La prévention cardiovasculaire secondaire, après AVC ou AIT, doit comporter mesures hygiéno-diététiques, arrêt du tabagisme, prise en charge des autres facteurs de risque et administration d’aspirine dont le bénéfice est bien établi.

Warfarine plus aspirine après un syndrome coronarien aigu

Van Cleemput J.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 8 pages 116 - 118


Cette méta-analyse montre, chez des patients âgés de moins de 70 ans ayant présenté un syndrome coronarien aigu et n’ayant majoritairement pas bénéficié d’un traitement interventionnel, que l’ajout de warfarine à un traitement par aspirine réduit le risque d’infarctus du myocarde, d’AVC et de revascularisation mais augmente le risque de saignements mineurs ou majeurs. La balance bénéfice cardiovasculaire potentiel versus risque de saignement dépend du risque cardiovasculaire et de saignement initial. Nous ne disposons pas, à l’heure actuelle, d’un score validé permettant d’évaluer le risque cardiovasculaire après un syndrome coronarien aigu, ce qui ne permet pas d’évaluer facilement, dans la pratique, l’intérêt potentiel d’un tel traitement associé.

Les fibrates comme alternative en cas de diabète de type 2?

Lemiengre M.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 8 pages 122 - 124


L’étude FIELD ne montre pas d’efficacité préventive du fénofibrate sur le nombre total d’événements coronariens chez des diabétiques avec un risque cardiovasculaire augmenté. De précédentes études avec d’autres fibrates apportaient des résultats contradictoires. L’efficacité des statines chez de tels patients est par contre bien démontrée.

Antihypertenseurs chez des patients normotendus mais avec une ischémie coronarienne

De Cort P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 6 pages 91 - 94


Cette étude montre, chez des patients présentant une ischémie coronarienne et une pression artérielle normale (ou normalisée) que l’ajout d’amlodipine à un traitement existant diminue le nombre de revascularisations coronariennes et le nombre d’hospitalisations pour angor. Des résultats semblables ont été observés dans l’étude Europa avec l’IEC ramipril. Ces critères ne sont pas des critères forts, leur valeur scientifique étant discutable. D’autres études sont nécessaires pour évaluer une efficacité sur des critères forts (mortalité). En pratique, ces personnes à haut risque sont traitées par polythérapie, comportant le plus souvent un IEC et un inhibiteur calcique.

Pioglitazone pour le diabète: espoirs déçus

Christiaens T. , van Driel M.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 6 pages 86 - 88


Cette étude effectuée chez des patients diabétiques de type 2 présentant un risque cardiovasculaire élevé ne montre pas d’efficacité significative de la pioglitazone pour le critère de jugement primaire prédéfini (mortalité totale et morbidité cardiovasculaire). La conclusion des auteurs repose sur des résultats statistiquement significatifs pour un critère secondaire; cette conclusion n’est cependant pas étayée. Des hospitalisations pour insuffisance cardiaque sont plus fréquentes en cas d’administration de pioglitazone. A ce jour, nous ne connaissons pas la place exacte d’un traitement par pioglitazone en ajout au traitement par régime avec ou sans antidiabétique oral (avec ou sans insuline) chez des patients à haut risque et certainement pas chez des diabétiques «moyens».

Statines: bénéfice proportionnel à la dose?

Lemiengre M.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 6 pages 82 - 85


L’étude TNT montre une diminution des incidents cardiovasculaires lors d’une administration de 80 mg quotidiens d’atorvastatine comparée à celle de 10 mg chez des patients présentant une ischémie coronarienne stable. Des limites importantes sont cependant à souligner. En considérant l’ensemble des études évaluant de hautes doses de statines, les arguments sont insuffisants pour recommander une haute dose comme une référence. Les recommandations chez les patients avec risque cardiovasculaire élevé post infarctus du myocarde restent inchangées: arrêt du tabagisme, alimentation saine, contrôle du poids et davantage d’exercices physiques, dose de référence de statine avec dose basse d’aspirine, traitement médicamenteux des autres facteurs de risque (hypertension, diabète), &#946;-bloquant et IEC si altération de la fraction d’éjection ventriculaire ou insuffisance cardiaque.

Les ß-bloquants toujours un premier choix en cas d’hypertension primaire?

De Cort P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 5 pages 66 - 68


Cette méta-analyse évaluant l’utilisation de &#946;-bloquants chez des patients présentant une hypertension primaire non compliquée présente des lacunes méthodologiques importantes. Principalement, l’hétérogénéité très importante des populations évaluées et l’absence de correction des résultats en fonction des chiffres tensionnels obtenus ne permettent pas d’en tirer des conclusions valides. Il semble donc indiqué de s’en tenir aux résultats de précédentes méta-analyses bien élaborées. Les diurétiques thiazidiques et les &#946;-bloquants restent un bon premier choix pour traiter une hypertension primaire non compliquée. Chez les personnes âgées, la prudence est recommandée avec l’hydrophile aténolol.

Valsartan versus amlodipine pour l’hypertension

De Cort P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 1 pages 6 - 8


L’étude VALUE ne montre aucune différence entre valsartan et amlodipine en termes de prévention de la morbidité et de la mortalité cardiaques. L’amlodipine y permet d’atteindre un meilleur contrôle tensionnel et les deux molécules ont autant d’effets indésirables. Ces résultats confortent la recommandation de bonne pratique de la WVVH: de faibles doses de diurétiques thiazidés (et les &#946;-bloquants) restent le premier choix pour le traitement de l’hypertension artérielle non compliquée (et compliquée). Les IEC et les inhibiteurs calciques sont un deuxième choix. Les sartans ne sont indiqués qu’en cas de contre-indication ou d’intolérance aux autres molécules.

Chirurgie de l’obésité: dix ans de suivi

Michiels B.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 10 pages 150 - 152


Cette étude montre que les différentes formes de chirurgie de l'obésité, après un suivi de dix ans et versus traitement conventionnel, ont un effet positif sur la réduction du poids et de la comorbidité. Une réduction de poids, un effet positif sur les facteurs de risque et sur l'amélioration de la comorbidité (surtout du diabète) sont montrés de façon significative après dix ans de suivi, quoique moindres qu'après deux ans de suivi. Comme les données concernant le critère de jugement primaire, la mortalité, et les effets indésirables à long terme font défaut, des recommandations pour la pratique ne peuvent pas encore être formulées. Les recherches doivent être poursuivies pour définir les critères précis de sélection pour la chirurgie de l'obésité, afin d'optimiser l'obtention de résultats durables après cette chirurgie.

L'activité physique peut-elle améliorer la survie en cas d'insuffisance cardiaque?

Fagard R.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 7 pages 106 - 108


Cette méta-analyse montre qu’un entraînement physique supervisé pour des patients présentant une insuffisance cardiaque stable sur dysfonction systolique améliore leur survie.

Des statines pour tous les patients diabétiques?

Christiaens T. , Feyen L. , Sunaert P.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 7 pages 100 - 102


Cette étude montre que l’administration de 10 mg d’atorvastatine réduit le nombre de premiers évènements cardiovasculaires chez des diabétiques de type 2 présentant au moins un facteur de risque cardiovasculaire supplémentaire.La réduction est indépendante des valeurs initiales du LDL-cholestérol. Alors que certaines directives recommandent, sur base de ces résultats, d’instaurer un traitement par statine chez tout patient diabétique de type 2, il reste important de calculer, pour chaque patient individuellement, le profil de risque global et de décider, sur base de cette évaluation, de prescrire ou non une statine. Les arguments sont encore insuffisants pour prescrire systématiquement une statine chez les patients diabétiques de type 2 sans risque additionnel.

Carvédilol versus métoprolol dans l'insuffisance cardiaque chronique

Lemiengre M. , Lemiengre M.B.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 6 pages 84 - 86


Cette étude montre que, chez des patients présentant une insuffisance cardiaque chronique (classe NYHA II et III), le carvédilol à la dose étudiée (2 x 25 mg/jour) procure une plus grande réduction de mortalité que le tartrate de métoprolol pour la dose étudiée (2 x 50 mg/jour). La forme galénique étudiée (à action rapide) de tartrate de métoprolol n’est pas disponible en Belgique. Cette étude confirme ce que nous savions déjà à propos des ß-bloquants dans le traitement de l’insuffisance cardiaque: le métoprolol, le bisoprolol et le carvédilol prolongent la survie de patients présentant une décompensation cardiaque chronique.

Sténose carotidienne symptomatique et endartériectomie

Chevalier P. , Van Damme H.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 6 pages 92 - 94


Cette méta-analyse confirme l’intérêt d’une endartériectomie chez les patients présentant une sténose carotidienne symptomatique d’au moins 50%: bénéfice marginal en cas de sténose de 50-69%, bénéfice important en cas de sténose >&#61472;70%. Pas de bénéfice en cas de sténose subocclusive (quasi complète). Ce bénéfice de la thrombo-endartériectomie carotidienne n’est obtenu qu’en cas de mortalité péri opératoire inférieure à 1,1% et de morbidité neurologique (mineure et majeure) inférieure à 6% à 30 jours.

Sténose carotidienne asymptomatique et endartériectomie

Chevalier P. , Van Damme H.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 6 pages 89 - 91


Cette étude montre un bénéfice d’une endartériectomie carotidienne chez des patients âgés de moins de 75 ans asymptomatiques et présentant une sténose estimée par écho Duplex à plus de 70% (sans différence notable de bénéfice suivant le degré de sténose dans l’intervalle de 70 à 99%).Ce bénéfice n’apparaît qu’après un certain délai (suivi moyen de 3,4 ans dans l’étude), en raison du risque opératoire, dépendant, entre autres, de l’expérience du chirurgien dans le domaine. La décision d’un dépistage systématique et d’un traitement individuel reste cependant difficile, cette étude apportant trop peu de précision sur la population concernée et sur l’importance relative éventuelle des différents facteurs de risque cardiovasculaire.

De faibles doses de ramipril pour la néphropathie diabétique

Verpooten G.A.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 5 pages 72 - 74


Cette étude montre qu’une faible dose de ramipril (1,25 mg par jour) n’est pas efficace en termes de prévention cardiovasculaire (et rénale) chez des diabétiques de type 2 présentant une albuminurie. Une dose forte d’un IEC, c’est-à-dire 10 mg de ramipril par jour, reste le traitement recommandé pour ce type de patients.

La nitroglycérine pour prédire l'angor?

De Cort P.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 3 pages 41 - 43


Cette étude montre de nombreuses limites, mais nous apprend quand même que la valeur diagnostique et pronostique de l’administration de nitrés (et son effet sur la douleur) chez un patient qui présente une douleur précordiale est insuffisante. Dans l’attente d’un test diagnostique meilleur pour des patients présentant une douleur précordiale en première ligne, nous abondons dans le sens de la recommandation du NHG qui stipule que le médecin généraliste doit référer, le jour même, pour une mise au point cardiologique, un patient chez lequel il suspecte un syndrome coronarien aigu, même si les plaintes diminuent avec (le repos et/ou) les nitrés.

Valeur pronostique de la mesure ambulatoire de la pression artérielle

Matthys J.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 7 pages 107 - 109


Cette étude montre que, chez des patients hypertendus traités, une pression artérielle élevée (systolique aussi bien que diastolique), mesurée de manière ambulatoire, peut pronostiquer les complications cardiovasculaires.

Editorial: Sciences et tendances

De Cort P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 6 pages 87 - 87

Régime sans sel: efficace à long terme?

De Cort P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 5 pages 82 - 84


A court terme, une restriction sodée alimentaire réduit la pression artérielle, ce qui peut amener une réduction du traitement médicamenteux. Cette synthèse apporte trop peu de données sur l’efficacité à long terme pour pouvoir formuler des conclusions fondées pour la pratique. Il n’existe également pas de données suffisantes concernant l’efficacité d’une restriction sodée sur les incidents cardiovasculaires et la mortalité.

Irbesartan versus amlodipine pour la néphropathie diabétique

Van Wilder P. , Verpooten G.A.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 5 pages 84 - 85


Cette analyse post-hoc d'une RCT ne montre pas de bénéfice de l'irbesartan par rapport à l'amlodipine pour la prévention des événements cardiovasculaires chez les diabétiques de type 2 présentant une macroprotéinurie. Les IEC restent donc un choix préférentiel par rapport aux sartans chez ces patients.

Numéro à thème 'Cholestérol et risque cardiovasculaire

La rédaction Minerva

Minerva 2004 Vol 3 numéro 4 pages 53 - 53

Evaluation du risque cardiovasculaire: tour d'horizon des différentes tables de risque

Chevalier P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 4 pages 54 - 58

Traitement hypocholestérolémiant en 2004

Lemiengre M.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 4 pages 58 - 68


La recommandation de bonne pratique de la WVVH «Hypertension» place les diurétiques (thiazidés) à faible dose et les ß-bloquants comme premiers choix pour le traitement de l’hypertension artérielle non compliquée. Cette méta-analyse souligne cette position pour les diurétiques à faible dose mais ne permet pas de conclure quant à la place des ß-bloquants.

Bêta-bloquants cardiosélectifs en cas d'asthme et de BPCO

De Cort P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 3 pages 50 - 51


Cette méta-analyse montre que l’administration unique d’une faible dose d’un ß-bloquant cardiosélectif provoque une faible diminution, cliniquement peu pertinente, de la fonction respiratoire chez des patients présentant des formes non sévères de BPCO et d’asthme. L’effet est pratiquement totalement réversible après l’administration d’un ß-2 -mimétique. Aucune conclusion ne peut être tirée de cette étude quant à la sécurité de l’administration unique d’une dose élevée ou de l’utilisation prolongée de doses thérapeutiques.

L'étude Steno-2: prise en charge multifactorielle du diabète de type 2

Feyen L. , Sunaert P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 2 pages 29 - 32


Cette étude montre qu’une prise en charge intensive, multifactorielle, de différents facteurs de risque cardiovasculaire chez des patients diabétiques avec microalbuminurie diminue de moitié le risque d’événement cardiovasculaire comparée à un traitement conventionnel. D’autres études doivent montrer la faisabilité de l’implantation de ces observations dans la pratique.

Efficacité de l'exercice aérobique sur la pression artérielle

Fagard R.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 1 pages 10 - 11


Cette méta-analyse montre qu’un entraînement physique dynamique aérobique (marche, ging, rouler à vélo, nager) peut réduire la pression artérielle aussi bien chez des sujets hyper-tendus que normotendus. Une incitation à pratiquer une activité physique est un élément important des conseils à donner dans la pratique médicale en matière de style de vie.

La prescription d'exercices physiques est-elle efficace?

De Cort P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 1 pages 11 - 13


L’activité physique réduit le risque cardiovasculaire et le risque de diabète, d’obésité, d’ostéoporose et de dépression. De précédentes études ont démontré qu’une incitation, en première ligne de soins, entraîne une amélioration de l’activité physique.

L'obésité réduit l'espérance de vie

De Backer G.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 1 pages 7 - 9


Cette étude montre qu’une obésité à l’âge de 30 à 49 ans entraîne une réduction importante de l’espérance de vie, indépendamment du sexe, du tabagisme ou de la co-morbidité. Une attention particulière pour la prévention et une prise en charge de l’obésité est, pour ce motif, une importante priorité dans la pratique quotidienne.

Traitements antiagrégants et prévention cardiovasculaire

Boland B.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 7 pages 110 - 114


L’aspirine à dose modérée (75 à 150 mg) reste le traitement antiagrégant de premier choix en prévention primaire et secondaire des accidents cardiovasculaires chez tous les patients à haut risque ischémique, particulièrement en phase aiguë d’un accident coronarien et à distance d’un accident cérébral, mais aussi après un infarctus du myocarde, en cas de haut risque artériel (angor stable, artérite des membres inférieurs, diabète) et, dans une moindre mesure, en phase aiguë de l’accident vasculaire cérébral. Les autres antiagrégants n’apportent pas de bénéfice significatif.

Le médecin généraliste essaiera de faire descendre la pression artérielle de son patient hypertendu au plus près des valeurscibles. Pour ce faire, en cas d’hypertension essentielle non compliquée, les diurétiques et les ß bloquants sont les premiers choix.

Régime sans graisses en prévention des maladies cardiovasculaires

De Cort P.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 2 pages 31 - 32


Bien que l’efficacité d’une telle mesure ne soit pas prouvée en première ligne, la prescription d’une alimentation pauvre en graisse pour la prévention des événements et des décès cardiovasculaires est probablement une mesure utile. Celle-ci doit cependant être maintenue suffisamment longtemps (plus de 2 ans).

Éditorial: La prise en charge du risque cardiovasculaire en 1re ligne

De Cort P.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 2 pages 18 - 19

Courrier des lecteurs

Minerva 2003 Vol 2 numéro 2 pages 33 - 35