Resultats par mot-clé : 'soins palliatifs'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que les interventions destinées à soutenir les aidants proches de patients au stade palliatif peuvent avoir un impact positif sur la dépression et la qualité de vie. Elle est de bonne qualité méthodologique, mais se base néanmoins sur des études originales qui présentent de nombreux problèmes méthodologiques. L’hétérogénéité clinique des interventions étudiées et la surreprésentation des études chinoises compliquent l’extrapolation à notre contexte de santé. Par conséquent, on ne peut en déduire aucun conseil pratique concret.

Cette étude randomisée contrôlée (RCT) multicentrique conclut que la téléconsultation et le présentiel sont équivalents en termes d’amélioration de la qualité de vie des patients en soins palliatifs. L’étude présente une bonne qualité méthodologique pour l’évaluation de son critère principal, avec une conception rigoureuse et des analyses statistiques adaptées garantissant la robustesse des résultats. Cependant, plusieurs limites méthodologiques restreignent l’interprétation du critère secondaire relatif à la participation des aidants. En particulier, l’absence de données sur le profil socio-économique et numérique des aidants, ainsi que la différence structurelle entre le présentiel (où certains patients nécessitaient un accompagnement pour se déplacer) et la téléconsultation, pourraient avoir introduit des biais non pris en compte dans l’analyse.

Cette étude qualitative exploratoire révèle que, pour les patients atteints de cancer avancé avec une durée de survie estimée à moins de trois mois, la préservation de la normalité à domicile dépend de leur bien-être physique, du soutien des aidants et d’une communication compatissante avec les professionnels de santé, essentielle pour maintenir leur autonomie et aborder les défis liés à la qualité de vie. Toutefois, les limites méthodologiques de cette étude limitent la portée des conclusions, ne rendant pas possible une interprétation valable des résultats et leur généralisation à des contextes similaires. Ainsi, bien que les impressions recueillies puissent être pertinentes à titre exploratoire, ils ne permettent pas une compréhension approfondie des nuances ou une identification fiable de toutes les thématiques émergentes possibles.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse d’études principalement de petite taille présentant un risque souvent accru de diverses formes de biais ne montre pas d’effet des interventions pharmacologiques dans la dyspnée chez les patients atteints d’un cancer (du poumon) avancé. Étant donné que le niveau de certitude est modéré à faible et que la population palliative est également un groupe très hétérogène, ces résultats ne permettent pas de conclure avec certitude sur la place des opioïdes et des anxiolytiques dans la prise en charge de la dyspnée liée au cancer.

Cette étude internationale, randomisée en grappe, contrôlée, de bonne qualité sur le plan méthodologique, n’a pas pu montrer d’amélioration du confort durant la dernière semaine de vie des résidents séjournant en maison de repos et de soins après une intégration progressive des soins palliatifs.

Cette étude randomisée contrôlée, publiée en 2017, montre que le passage précoce aux soins palliatifs sous la forme d’une consultation mensuelle avec un médecin spécialiste en soins palliatifs améliore la qualité de vie et l’humeur après 24 semaines chez les patients chez qui un cancer a été nouvellement diagnostiqué. D’après une analyse secondaire, il semble que l’ampleur de l’effet dépende du type de cancer.

Cette RCT concernant des personnes fort âgées présentant une démence avancée, institutionnalisées depuis environ 2 ans, bénéficiant du soutien d’un représentant légal, montre un intérêt limité d’une intervention comportant un outil d’information (vidéo) du représentant légal accompagné d’une concertation avec les soignants en termes d’amélioration de la communication concernant les soins de fin de vie et de réduction des hospitalisations.

Cette étude randomisée, contrôlée, menée en double aveugle montre que l’ajout de neuroleptiques au traitement du délire léger à modéré dans le cadre des soins palliatifs est à déconseiller. Il est essentiel que la prise en charge du délire commence par la recherche et le traitement des causes sous-jacentes.

Cette étude randomisée contrôlée montre que l’intégration précoce de soins palliatifs dans le cadre d’une prise en charge oncologique standard n’offre pas d’avantages par rapport à une intégration tardive, en ce qui concerne le retentissement des symptômes et le recours aux services hospitaliers.

Impact de l’intervention des soins palliatifs à domicile

Pype P.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 4 pages 40 - 41


Cette revue de la littérature, présentée sous forme narrative, relève sur la base des conclusions des études sélectionnées, que, chez les personnes âgées, l’arrêt des médicaments avec effet anticholinergique et des psychotropes diminue le risque de chute et est favorable pour les capacités cognitives. L’intérêt de la diminution ou de l’arrêt de médicaments en fin de vie a été peu évalué et une conclusion fondée est difficile à émettre.

La sédation palliative, raccourcit-elle la durée de vie ?

Pype P.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 10 pages 119 - 120


Sur la base des études observationnelles hétérogènes incluses dans cette synthèse méthodique, qui présente des limitations sur le plan méthodologique, il n’est pas possible de conclure que la sédation palliative correctement appliquée raccourcit la durée de vie des patients cancéreux.

Utilité d’une oxygénothérapie palliative en cas de dyspnée

Clement P.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 8 pages 99 - 100


Cette étude montre l’absence d’une supériorité d’une oxygénothérapie versus administration d’air ambiant (tous deux administrés via un concentrateur soit actif dans le premier cas soit inactif dans le second, et canule nasale) pour le traitement de la dyspnée chez des patients en phase terminale palliative avec saturation suffisante en oxygène. Les deux procédés améliorent légèrement la dyspnée et la qualité de vie.

Soins de fin de vie : besoin de preuves aussi ?

Chevalier P. , Soenen K. , Sturtewagen J.P. , Van Halewyn M.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 10 pages 145 - 145

Soins palliatifs en fin de vie : des preuves ?

Chevalier P. , Sturtewagen J.P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 10 pages 148 - 151


Cette synthèse méthodique montre des preuves fortes d’efficacité de différents traitements dans la douleur liée au cancer, dans le traitement de la dyspnée en cas de BPCO avec certains médicaments et avec une réhabilitation pulmonaire, dans la dépression (liée à un cancer) au moyen d’une intervention d’aide psychosociale. Pour l’organisation de soins programmés en fonction de l’évolution, la continuité des soins et la charge de travail avec la satisfaction enregistrée pour les soignants, les preuves d’efficacité des interventions sont au mieux modérées. Pour les praticiens comme pour les patients et leur entourage, un moindre niveau de preuve et une ampleur d’effet plus faible (mais statistiquement significative) de certains traitements ou interventions doivent être pris en considération même si des preuves plus fortes pour des traitements médicamenteux (souvent en fonction de fréquence beaucoup plus importante des études (sponsorisées) avec ces médicaments) existent, l’un n’étant pas opposable à l’autre.