Resultats par mot-clé : 'ibuprofène'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyses en réseau de bonne qualité méthodologique apporte des éléments intéressants sur l’efficacité relative des monothérapies et bithérapies antipyrétiques. Elle suggère que les schémas combinés ou alternés permettent une réduction plus rapide et plus durable de la fièvre que le paracétamol seul, avec un profil de tolérance comparable à court terme. Toutefois, elle est basée sur des études originales présentant des risques de biais importants, des définitions de la fièvre variables et parfois éloignées de la pratique clinique, des mesures de température non uniformes ainsi que la présence de co-interventions pouvant introduire des biais de confusion. Contrairement aux recommandations actuelles, les critères d’évaluation reposaient principalement sur la température corporelle plutôt que sur l’inconfort ressenti par l’enfant. En outre, l’évaluation s’arrêtait généralement à 4 ou 6 heures, sans réelle donnée sur la sécurité lors d’un usage répété. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour évaluer la sécurité des schémas combinés ou alternés lors d’un usage répété, et pour déterminer leur impact sur l’inconfort lié à la fièvre.

Les médicaments pour la crise de migraine chez l’enfant et l’adolescent

Chevalier P.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 3 pages 57 - 60


Pour le traitement médicamenteux de la crise de migraine chez l’enfant (moins de 12 ans) et l’adolescent (12 à 17 ans), cette synthèse méthodique de bonne qualité souligne l’absence de preuves (faute d’études) du paracétamol, les preuves faibles pour l’ibuprofène, les preuves modérées (nombreuses études sponsorisées) pour l’intérêt des triptans (sumatriptan surtout) mais cet intérêt reste limité en considérant le pourcentage de patients libres de douleur dans les deux heures post traitement.

L’ibuprofène comme alternative aux antibiotiques en cas d’infection urinaire non compliquée ?

Heytens S. , Christiaens T.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 10 pages 258 - 261


Cette étude pragmatique randomisée contrôlée en double aveugle montre que l’ibuprofène permet de limiter l’utilisation des antibiotiques chez les femmes adultes présentant des symptômes légers à modérés d’infection urinaire non compliquée. Cet avantage doit être mis en balance avec la plus grande charge des symptômes. La différence quant à la durée moyenne des symptômes est néanmoins limitée à un jour. Il faut cependant poursuivre la recherche quant à la sécurité de cette approche.

Ulcères veineux : quel effet antalgique des agents topiques et des pansements ?

Belche J.L.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 7 pages 86 - 87


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse partielle conclut que pour les ulcères veineux des membres inférieurs, l’association lidocaïne-prilocaïne à 5% semble être efficace en utilisation antalgique lors du débridement et que les pansements à base de mousse à libération lente d’ibuprofène pourraient apporter un soulagement des douleurs persistantes. Elle ne permet pas d’évaluer l’efficacité de ces traitements en termes de guérison de l’ulcère ni la tolérance à long terme pour ces traitements.

Chez les patients présentant une infection des voies respiratoires, l’utilisation d’ibuprofène ou l’association d’ibuprofène et de paracétamol ne se montre pas supérieure à la prise de paracétamol en monothérapie en terme de soulagement des symptômes. Les inhalations de vapeur et l’utilisation régulière plutôt que symptomatique des analgésiques n’apportent pas non plus d’avantage clinique.

Cette méta-analyse montre un risque cardiovasculaire accru avec les différents COXIBs et avec le diclofénac, un risque d’insuffisance cardiaque avec tous les AINS (non sélectifs ou COXIBs), un risque de complications gastro-intestinales supérieures moindre avec les COXIBs et avec le diclofénac qu’avec l’ibuprofène ou avec la naproxène.

Cette étude, menée chez un groupe de patients sélectionnés atteints de thrombophlébite superficielle, montre que le traitement d'une thrombophlébite superficielle (confirmée par échographie) à une dose journalière sous-cutanée de daltéparine de 10 000 unités pendant une à deux semaines réduit le nombre d'extensions du thrombus pendant la courte durée du traitement. Il n'est pas possible de se prononcer quant à une réduction du nombre de TVP. Vu le manque de puissance statistique, nous ne pouvons également pas tirer de conclusion sur la sécurité de ce traitement.

Cette étude montre, à 10 mois, chez des adultes souffrant de crises migraineuses fréquentes, l'efficacité d'une thérapie comportementale de migraine en association à un bèta-bloquant, versus bèta-bloquant seul, versus thérapie comportementale de migraine seule et versus placebo, en présence d'un traitement optimal des crises.

Fièvre chez l’enfant : paracétamol et/ou ibuprofène ?

Vanwelde C.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 4 pages 49 - 50


Cette synthèse méthodique réalisée par un seul auteur n’a isolé que peu d’études avec de faibles populations, et n’apporte pas de preuves suffisantes d’une plus grande efficacité d’une association (simultanée ou alternative) de paracétamol et d’ibuprofène versus monothérapie sur le critère fièvre chez l’enfant ; les données sont insuffisantes pour la sécurité de cette association.

Céphalées de tension : traitement prophylactique utile ?

Vanwelde C.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 10 pages 123 - 124


Cette synthèse méthodique qui n’apporte aucun résultat chiffré et qui est basée sur l’opinion d’experts, n’apporte pas de preuve de l’intérêt d’un traitement médicamenteux préventif des céphalées de tension chroniques chez l’adulte.

Risque d’AVC accru : avec les COXIBs ou avec tous les AINS?

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 1 pages 10 - 10

Ibuprofène local ou oral : la préférence du patient

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 6 pages 96 - 96


La prise en compte des croyances, préoccupations et attentes des patients à propos de leur traitement est essentielle pour la décision du traitement, entre autres pour la perception d’efficacité de ce traitement par le patient. La tolérance des patients et/ou leur acceptation/banalisation d’effets indésirables pour un traitement qu’ils jugent leur être bénéfique doivent nous inciter à plus de vigilance à ce propos.

Ibuprofène local ou oral pour une gonarthrose douloureuse ?

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 5 pages 78 - 79


Cette étude aux nombreuses limites méthodologiques montre, pour une population sélectionnée de patients présentant une gonalgie et non à risque de complications sous AINS, l’absence de différence d’efficacité entre un traitement oral et un traitement local par AINS. Elle montre aussi l’absence de bénéfice pour le résultat de la moyenne du score WOMAC (douleur, ankylose, capacités fonctionnelles et évaluation globale) pour les deux traitements au terme d’un an, par rapport aux données initiales.

Paracétamol et ibuprofène en alternance chez les enfants fébriles ?

Christiaens T. , Van Winckel M.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 1 pages 11 - 13


Cette étude montre que l’administration alternée de paracétamol (12,5 mg/kg/dose) et d’ibuprofène (5 mg/kg/dose) toutes les quatre heures durant trois jours entraîne une chute plus rapide de la température chez les enfants fébriles. Elle présente cependant des limites méthodologiques et d’autres études donnent des résultats contradictoires. Il est important d’apprendre aux parents/soignants que la température d’origine infectieuse n’est pas dangereuse. Le but de l’administration d’antipyrétiques est en premier lieu le confort, l’obtention ou non d’une chute de la température étant d’importance secondaire7. Les preuves sont insuffisantes pour recommander la prescription d’une administration alternée de paracétamol et d’ibuprofène chez des enfants fébriles. En raison d’un meilleur profil de sécurité, le paracétamol reste le premier choix.