Resultats par mot-clé : 'paroxétine'


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Cette étude pragmatique randomisée contrôlée montre qu’il n’y a pas de différence entre les ISRS et la thérapie d’exposition par l’écriture pour le soulagement des symptômes du trouble de stress post-traumatique après 4 mois. Bien que la non-infériorité n’ait pas à proprement parler été démontrée par cette étude, le choix d’un traitement initial pourrait être davantage fondé sur les préférences du patient et sur la disponibilité et l’accessibilité du traitement. Chez les personnes ne répondant pas suffisamment au traitement initial par ISRS, cette étude montre que le passage aux IRSN est plus efficace que l’ajout ultérieur d’une thérapie d’exposition par l’écriture au traitement par ISRS.

Cette méta-analyse en réseau montre que la plupart des traitements évalués sont efficaces dans la prise en charge des troubles paniques, avec une plus grande efficacité pour le diazépam, l’alprazolam, et le clonazépam. Cette méta-analyse est de bonne qualité méthodologique mais est basée sur des études originales présentant des risques de biais incertains ou élevés. De plus, la sélection des participants dans les études incluses rend l’utilisation des résultats dans une population clinique classique incertaine, et le manque d’évaluation des traitements à long terme limite l’implication de ces résultats.

Cette revue systématique avec méta-analyse directe et méta-analyse en réseau montre que le traitement pharmacologique du trouble panique par les ISRS est associé à un taux élevé de rémission et à un faible risque d’effets indésirables par rapport aux autres psychotropes. Parmi les ISRS, la sertraline et l’escitalopram ont le meilleur profil en termes de rémission et d’effets indésirables. La synthèse méthodique et les méta-analyses sont de bonne qualité méthodologique, mais les études randomisées contrôlées incluses présentent un risque de biais modéré à élevé.

Que penser de la pharmacothérapie contre la phobie sociale ?

Sabbe B. , Verhoeven V.

Minerva 2019 Vol 18 numéro 8 pages 89 - 93


Les résultats de cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, permettent de conclure à la démonstration de la plus-value clinique des SSRIs, des IMAOs, IRMAOs, des benzodiazépines et des analogues du GABA pour le traitement de la phobie sociale. Malgré le fait que la plupart des études portaient sur les SSRIs, l’effet de ces derniers se voit attribuer un niveau GRADE très faible. Outre le signalement d’un biais de publication et d’un biais de sélection, une importante hétérogénéité statistique a été montrée. Cette hétérogénéité reflète peut-être tant les différences réelles en termes d’efficacité entre les différents médicaments que les différences en termes de méthodologie des études et des caractéristiques cliniques des patients.

Cette méta-analyse en réseau confirme les précédentes données : l’intérêt des antidépresseurs dans le traitement du trouble dépressif majeur chez l’enfant et l’adolescent est mal prouvé, le risque (d’idéation) suicidaire est (très) mal rapporté pour la majorité de ces médicaments (mais avéré pour la venlafaxine), dans l’ensemble de la littérature disponible.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration confirme que les ISRS n’ont pas d’effet favorable sur les principaux symptômes de la fibromyalgie et qu’ils ne doivent être envisagés que dans le cadre du soulagement des symptômes dépressifs de ces patients.

Duloxétine : intérêt versus autres antidépresseurs ?

La rédaction Minerva

Minerva 15 09 2013


Cette méta-analyse de bonne qualité confirme que la duloxétine ne possède pas d’efficacité antidépressive différente de celles des autres antidépresseurs (sans comparaison effectuée versus antidépresseurs tricycliques), mais que le bilan en termes d’effets indésirables n’est pas en sa faveur. Il n’existe donc pas d’argument pour en faire un choix de traitement de la dépression.

Nouveaux antidépresseurs : choix préférentiel ?

Chevalier P.

Minerva 28 06 2012


Contrairement à une précédente méta-analyse, celle-ci, de bonne qualité méthodologique, n’apporte pas de preuve d’une plus-value d’un antidépresseur de deuxième génération versus un autre en termes d’efficacité et de sécurité.

Céphalées de tension : traitement prophylactique utile ?

Vanwelde C.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 10 pages 123 - 124


Cette synthèse méthodique qui n’apporte aucun résultat chiffré et qui est basée sur l’opinion d’experts, n’apporte pas de preuve de l’intérêt d’un traitement médicamenteux préventif des céphalées de tension chroniques chez l’adulte.

Dépression mineure : antidépresseurs et benzodiazépines efficaces ?

Declercq T. , Poelman T.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 7 pages 84 - 85


Cette étude ne montre pas un bénéfice cliniquement pertinent des antidépresseurs versus placebo pour la prise en charge de patients présentant une dépression mineure, entité clinique par ailleurs mal définie dans cette recherche. Pour l’intérêt des benzodiazépines dans cette indication, aucune conclusion n’est possible, par manque d’études.

Médicaments et fatigue liée au cancer

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 4 pages 51 - 51


Cette synthèse méthodique apporte des preuves d’une efficacité limitée pour le méthylphénidate, l’érythropoïétine et la darbépoétine (en cas d’anémie pour ces 2 derniers médicaments), mais sans conclusion actuellement possible quant au rapport bénéfices/risques, sans comparaison avec des prises en charge non médicamenteuses et avec les questions éthiques qui demeurent.

Cette méta-analyse incluant des études publiées comme non publiées montre que le seuil de pertinence clinique de l’efficacité des antidépresseurs versus placebo n’est atteint que pour les formes sévères de dépression majeure. Cette conclusion est dépendante du seuil d’efficacité choisi, en référence au guide de pratique élaboré par NICE, mais est concordante avec les recommandations de bonne pratique élaborées en Belgique et récemment publiées.

Sertraline : non efficace pour les bouffées de chaleur

De Meyere M.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 6 pages 96 - 96


Les preuves d’un intérêt de la prescription d’un ISRS pour traiter des bouffées de chaleur liées à la ménopause sont insuffisantes.

Les auteurs de cette étude arrivent à la constatation qu’il est sensé de poursuivre le traitement par paroxétine durant deux ans chez les personnes âgées présentant une dépression majeure pour réduire le risque de rechute. Des insuffisances méthodologiques fondamentales mettent cependant ces résultats en doute. Nous de disposons pas de preuves suffisantes pour une prise en charge de la dépression majeure récidivante chez les personnes âgées. Les guides de pratique reposent donc sur des consensus d’experts. Ils diffèrent dans le choix du traitement optimal mais concordent pour une durée minimale de traitement de deux ans.

Les auteurs de cette étude comparative effectuée chez des patients présentant une dépression modérée à sévère concluent que le millepertuis n’est pas moins efficace que la paroxétine, et provoque moins d’effets indésirables que celle-ci. Cette étude de non infériorité ne remplit cependant pas toutes les conditions nécessaires au point de vue méthodologie. Nous en concluons donc qu’il n’y a actuellement pas de place pour le millepertuis dans le traitement des formes modérées à sévères de la dépression majeure.

Les antidépresseurs également efficaces pour les bouffées de chaleur ménopausiques?

De Meyere M.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 3 pages 43 - 45


Cette étude semble montrer qu’une dose quotidienne de 12,5 mg de paroxétine est efficace et bien tolérée dans le traitement des bouffées de chaleur de la femme ménopausée. Vu la durée de cette étude, limitée à six semaines d’observation, il n’existe pas de preuve de la justification d’une administration plus longue de paroxétine. D’autres études sont nécessaires, à long terme, non seulement à propos de l’efficacité des ISRS, mais également de celle d’autres médicaments.