Resultats par mot-clé : 'lombalgie'


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Cette étude randomisée contrôlée en ouvert démontre, chez les personnes souffrant de lombalgie non spécifique, qu’une ceinture lombaire ajustable et non rigide, par rapport aux soins habituels, apporte un bénéfice statistiquement significatif en termes d’indice composite de douleur et de fonctionnement (l’indice d’invalidité d’Oswestry). Toutefois, en raison de sa conception en ouvert, le risque de biais de performance et de détection est élevé. Il est également très douteux que ce bénéfice soit cliniquement pertinent. Nous remettons par ailleurs en question certains choix méthodologiques des auteurs, qui entretenaient des liens étroits avec le fabricant du corset dorsal étudié : la pertinence clinique d’une différence présupposée de l’indice ODI n’est pas étayée, l’analyse primaire n’a pas été réalisée selon le principe de l’intention de traiter et les auteurs ont choisi d’étudier la réduction de la douleur, le fonctionnement et la qualité de vie comme critères d’évaluation secondaires sans correction pour les tests multiples.

Cette étude randomisée contrôlée suggère qu’un programme individualisé de course-marche pourrait constituer une intervention acceptable et modérément efficace à court terme pour réduire la douleur et l’incapacité liées à la lombalgie chronique, bien que la généralisation des résultats soit limitée par la méthode de recrutement, l’absence de suivi à long terme et l’absence de rapport de certains critères cliniques prévus. De plus, les scores seuils minimaux cliniquement significatifs prédéfinis n’ont pas été atteints.

Cette revue systématique d’essais contrôlés randomisés ne met pas en évidence de bénéfice clinique de la thérapie par l’exercice (TE) chez les patients souffrant de lombalgie aiguë non spécifique en termes de réduction de la douleur ou d’amélioration du statut fonctionnel, par rapport au placebo, à l’absence de traitement ou à d’autres approches conservatrices. Compte tenu de l’incertitude importante des preuves et de l’évolution souvent spontanément favorable de la lombalgie aiguë, la nécessité de recourir à la TE pour cette population pourrait être remise en question.

Cet essai clinique randomisé de très bonne qualité méthodologique montre qu’un programme personnalisé de remise à la marche associé à une formation spécifique permet de retarder significativement l’incidence de récidive de la lombalgie commune chez des patients adultes, sur un suivi de 1 à 3 ans. Cette intervention a également montré sa sécurité et sa rentabilité économique calculée en QALY (pour l’Australie). Cet essai permet de recommander une reprise progressive et personnalisée de la marche avec éducation. De plus, la mache est une activité physique très accessible et sûre.

Cette étude randomisée contrôlée multicentrique montre que chez des patients présentant une lombalgie chronique invalidante la thérapie cognitivo-fonctionnelle, avec ou sans biofeedback, est plus efficace que la prise en charge classique, dans la douleur et la limitation des activités, jusqu’à un an après l’intervention. Elle n’a pas montré de plus-value de l’adjonction du biofeedback via des capteurs à la thérapie cognitivo-fonctionnelle. Les nombreux conflits d’intérêt des auteurs, l’importante hétérogénéité du groupe témoin, une confiance initiale plus élevée dans le traitement parmi les participants des groupes intervention et un éventuel biais dû à des réponses socialement souhaitables pour le critère de jugement peuvent avoir influencé les résultats.

Cette revue de la littérature avec méta-analyse, correctement menée sur le plan méthodologique, ne montre pas de bénéfice sur la douleur ou les capacités fonctionnelles ou d'effets indésirables de la thérapie manuelle ciblée ou non sur le niveau vertébral le plus symptomatique chez des patients atteints de lombalgie non spécifique avec ou sans irradiation dans le membre inférieur.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane montre que quelques signaux d’alarme sont prometteurs. En soins primaires, « âge avancé » est informatif pour « fracture vertébrale non précisée » et « traumatisme » et « utilisation de corticostéroïdes » sont tous deux informatifs pour « fracture vertébrale non précisée » et « fracture vertébrale ostéoporotique ». En soins secondaires, « âge avancé » est informatif pour une « fracture vertébrale ostéoporotique » et « traumatisme » est informatif pour une « fracture vertébrale non précisée ». En soins tertiaires, la « présence d'une contusion/abrasion » est informative pour une « fracture vertébrale par compression ». Les combinaisons de signaux d'alarme sont également informatives et pourraient être plus utiles pour aider les cliniciens à prendre des décisions que les tests individuels seuls. Pour Minerva, par manque de données ad hoc dans la littérature, cette revue de la Cochrane ne change pas la pratique et doit inciter à plus de recherche.

Que penser des opioïdes pour les douleurs aiguës dans le bas du dos et dans le cou ?

Van Cauwenbergh S.

Minerva 2024 Vol 23 numéro 2 pages 34 - 37


Cette étude multicentrique randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, correctement conçue, montre que les opioïdes ne sont pas plus efficaces qu’un placebo dans le traitement des douleurs lombaires et cervicales aiguës. En outre, un risque accru d’abus à long terme a été observé dans le groupe auquel des opioïdes ont été prescrits.

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau des médicaments proposés pour la douleur et la fonction dans la lombalgie aiguë chez le patient adulte montre un degré énorme d’incertitude quant à leur efficacité comparative. Le fait que certains médicaments, comparés au placebo, pourraient avoir un effet important sur la douleur et que certains médicaments pourraient être plus efficaces que d’autres était associé à un niveau de preuve faible à très faible. Par ailleurs plusieurs médicaments sont associés à un risque accru d’effets indésirables par rapport au placebo.

Cette méta-analyse en réseau montre que pour les patients souffrant de lombalgies chroniques non spécifiques, les interventions psychologiques combinées à la kinésithérapie sont plus efficaces que la kinésithérapie seule. Les programmes de formation à la douleur et les thérapies (cognitivo-) comportementales montrent les résultats les plus durables (au moins jusqu’à 12 mois post intervention) sur le fonctionnement physique et l’intensité de la douleur. Même si les données manquent quant à la compliance des patients par rapport à ce type d’intervention, en pratique l’accessibilité et la standardisation de ces thérapies en combinaison avec la kinésithérapie devrait être encouragée pour tous les patients lombalgiques à risque de chronicisation. Cette synthèse méthodique a cependant inclus quasi en totalité des essais avec des limites méthodologiques jugées préoccupantes. Cette méta-analyse en réseau n’échappe pas aux limites liées à sa conception.

Cette étude randomisée contrôlée, menée en simple aveugle avec une mesure de l’effet du critère de jugement principal qui n’a pas été effectuée en aveugle, montre que, chez les patients souffrant de lombalgie et de sciatique cliniquement prouvée depuis 36 jours en moyenne, après la première consultation chez le médecin généraliste l’orientation vers le kinésithérapeute pour de la gymnastique médicale spécifique basée sur les principes de Mc Kenzie (diagnostic mécanique et thérapie ajustée) et de la thérapie manuelle entraîne après 4 semaines et 6 mois une amélioration statistiquement significative de la douleur et des capacités fonctionnelles quotidiennes par rapport à la prise en charge classique. Contrairement à la différence après 4 semaines (critère de jugement secondaire), la différence après 6 mois (critère de jugement primaire) n'était pas cliniquement pertinente. Il n’y avait pas de différence quant à la qualité de vie à 6 mois et à 1 an, ni quant au recours aux structures de soins, ni quant aux jours de travail manqués à 1 an de suivi.

Les résultats de cette revue systématique avec méta-analyse réalisée de façon rigoureuse ne permettent pas de montrer une efficacité cliniquement significative des médicaments myorelaxants supérieure au placebo ou au contrôle dans l’indication de la lombalgie. Les médicaments à action myorelaxante incluent une série assez hétéroclite de molécules ayant chacune des effets indésirables non négligeables, dont somnolence et vertige. Aucun argument statistique ou clinique ne plaide pour une balance bénéfice-risque favorable à cette classe thérapeutique.

Cette revue systématique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre que l’utilisation de l’outil de dépistage STarT Back Tool est utile pour proposer aux patients lombalgiques une prise en charge adaptée, de façon précoce, selon le niveau de risque de chronicisation et diminuer ainsi douleur et degré d’incapacité à court terme (3 à 6 mois). D’autres recherches sont nécessaires par rapport aux bénéfices à long terme.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, dont la qualité méthodologique est bonne, montre qu’en cas de lombalgies chroniques, la manipulation et la mobilisation, comparées à d’autres traitements actifs, réduisent la douleur et améliorent les capacités fonctionnelles à court terme, et ce de manière statistiquement significative, mais dans une mesure limitée. L’effet de la manipulation semble plus important que celui de la mobilisation.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse basée sur des études de (très) faible qualité méthodologique montre une balance bénéfice risque clairement défavorable pour la gabapentine et la prégabaline dans l’indication lombalgie chronique aspécifique, avec des preuves d’efficacité clinique très limitées voire nulles, des effets indésirables fréquents et un coût non négligeable.

La dénervation par radiofréquence comme traitement des lombalgies chroniques

La rédaction Minerva

Minerva 2018 Vol 17 numéro 4 pages 52 - 55


Ces études pragmatiques randomisées contrôlées, de méthodologie correcte, montrent que l’association d’une dénervation par radiofréquence et de la gymnastique médicale active ne conduit pas à une amélioration cliniquement pertinente de la lombalgie chronique, par comparaison avec la gymnastique médicale seule. L’extrapolation des résultats est rendue compliquée de par la possibilité d’un biais de sélection des patients et du manque de technique standardisée de traitement.

Chez les patients avec une lombalgie aiguë, non traumatique et sans radiculopathie, cette RCT de bonne qualité méthodologique montre que le diazépam associé au naproxène, versus placebo associé au naproxène, n’améliore ni les résultats fonctionnels ni la douleur, ni à 1 semaine, ni à 3 mois.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de la Cochrane Collaboration montre, chez des patients avec des lombalgies chroniques, sur base d’un faible niveau de preuve secondaire aux limites méthodologiques des études incluses, des résultats statistiquement significatifs des AINS versus placebo en termes d’amélioration des douleurs et, dans une moindre mesure, sur l’invalidité. La pertinence clinique de ces résultats n’est cependant pas établie. L’utilisation des AINS nécessite de mettre en balance les bénéfices et les risques de ce type de traitement.

Cette RCT de bonne qualité méthodologique, à visée pragmatique, montre que chez les patients adultes qui présentent une lombalgie aiguë (< 16 jours) sans irradiation de la douleur en dessous du genou, sans signe clinique de compression radiculaire et avec une incapacité fonctionnelle modérée, la kinésithérapie initiée précocement n’améliore pas, versus soins usuels et éducation, les capacités fonctionnelles évaluées à 3 mois après la survenue de la douleur.

Pour des patients présentant des lombalgies chroniques non spécifiques et adhérant à un programme d’exercices spécifiques du tronc (Pilates) versus un programme d’exercices sur cyclo-ergomètre, avec participation à au moins 2/3 des séances, l’analyse statistique montre une amélioration statistique plus importante à 8 semaines mais pas à 6 mois. La pertinence clinique de ce résultat ne peut être clairement précisée dans cette étude.

La thérapie manuelle en cas de lombalgies chroniques ?

Devroey D.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 4 pages 45 - 46


Cette étude, de bonne qualité méthodologique, montre un bénéfice clinique limité pour une thérapie manuelle par rapport à une thérapie manuelle factice chez des patients souffrant depuis au moins trois mois de lombalgies. Du fait d’un recrutement subjectif, la possibilité d’extrapoler ces résultats est cependant limitée. Une thérapie par ultrasons ne montre pas de meilleur résultat qu’une thérapie par ultrasons factice.

Sciatique sévère : un traitement actif conservateur efficace ?

La rédaction Minerva

Minerva 15 09 2013


Cette RCT montre, chez des patients présentant une sciatique, souvent avec des critères généralement admis pour justifier une intervention chirurgicale, qu’un traitement conservateur actif est efficace à court terme (8 semaines) et à long terme (1 an) sans pouvoir déterminer la part revenant à une évolution naturelle favorable. L’intérêt d’un traitement conservateur « actif » versus intervention chirurgicale reste à mieux préciser.

Yoga ou stretching pour les lombalgies chroniques ?

Chevalier P.

Minerva 28 04 2012


Cette petite étude montre que des séances spécifiques de yoga ou de stretching peuvent être utiles pour diminuer les limites imposées par les lombalgies dans les activités de la vie quotidienne et pour diminuer le recours à des médicaments, sur 26 semaines de suivi.

Cette RCT ne montre pas de plus-value ni à 3 mois ni à 1 an en termes de douleur ressentie (critère primaire) par des patients adultes avec lombalgies chroniques mécaniques pour un des 3 programmes de prise en charge thérapeutiques proposés sur une durée de 3 mois (exercices supervisés par un kinésithérapeute et individualisés, manipulations vertébrales, exercices à domicile).

Cette synthèse de synthèses méthodiques évaluant l’efficacité et la sécurité de l’acupuncture dans le traitement de la douleur montre que les résultats de celles-ci sont non concordants et les études originales souvent de faible qualité. En l’absence de données chiffrées, aucune conclusion n’est possible.

Exercices, lombalgies et travail

Chevalier P.

Minerva 27 09 2010


Versus soins courants, une intervention incluant des aspects ergonomiques, des activités croissantes et des aspects comportementaux cognitifs, sans viser à calmer la douleur, permet à des patients avec lombalgies chroniques de reprendre plus rapidement le travail et d’avoir un meilleur status fonctionnel à 12 mois.

En prévention des récidives de lombalgies, nous ne disposons pas de preuve de l’intérêt d’exercices initiés lors de l’épisode aigu, et de preuves limitées de l’intérêt d’exercices initiés post épisode aigu.

Ceinture lombaire et lombalgie subaiguë

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 9 pages 132 - 132


Le port d’une ceinture élastique en cas de lombalgie subaiguë est intéressant au point de vue résultat statistique, mais la pertinence clinique du gain observé reste à montrer.

Efficacité des corsets en cas de lombalgies (bis)

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 22 - 22


Cette synthèse méthodique confirme l’absence de recommandation possible, au vu surtout du manque d’évaluation correcte et suffisante, pour le port d’un corset en prévention ou en traitement de lombalgies aiguës, subaiguës ou chroniques.

Efficacité des corsets en cas de lombalgies récidivantes

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 127 - 127


Dans le désert des évaluations de bonne qualité portant sur l’intérêt du port d’un corset dans les lombalgies récidivantes, cette étude concernant le personnel de santé travaillant au domicile des patients montre des résultats favorables mais qui demandent précision et confirmation dans des études avec une méthodologie appropriée et une population suffisante.

Education individuelle des patients lombalgiques

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 7 pages 102 - 103


Cette synthèse méthodique ne montre que peu de plus-value d’interventions éducatives pour des patients lombalgiques : un bénéfice pertinent n’est montré que pour des interventions intenses (dans la durée) en dehors du cadre de la médecine générale et pour des lombalgies aiguës et subaiguës. Sa méthodologie ne permet pas de tirer de conclusions valides pour la pratique et ne peut remettre les guidelines actuels en doute.

Des antidépresseurs pour soulager les patients avec lombalgies non spécifiques ?

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 7 pages 100 - 101


Cette méta-analyse, au contraire de précédentes, ne montre pas de preuves de l’intérêt d’un traitement par médicament antidépresseur chez des adultes présentant des lombalgies non spécifiques (sans cause établie) en forte majorité chroniques. Les effets indésirables potentiels de ces antidépresseurs sont mal évalués dans des études incluant un faible nombre de patients. Aucune conclusion n’est possible pour des patients présentant des lombalgies chroniques et une dépression majeure.

Diclofénac et/ou manipulations vertébrales pour les lombalgies aiguës

Van Wambeke P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 7 pages 104 - 105


Cette étude montre que l’ajout de diclofénac et/ou de manipulations vertébrales au traitement de première intention recommandé (avis d’hygiène de vie, réassurance quant au pronostic, paracétamol) n’apporte aucun bénéfice versus placebo pour raccourcir le délai de guérison de lombalgies aiguës.

AINS pour les lombalgies

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 5 pages 72 - 73


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre, chez des patients souffrant de lombalgies aiguës ou chroniques, l’efficacité des AINS versus placebo. Cette efficacité est cependant de faible ampleur, non observée en cas de présence d’une sciatique, non supérieure à celle d’autres médicaments calmant la douleur et mal évaluée versus traitements non médicamenteux. Le risque d’effets indésirables des AINS doit être mis en balance avec ce bénéfice limité.

Opioïdes et lombalgies chroniques : efficacité et sécurité

Chevalier P. , Le Polain B.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 7 pages 98 - 99


Cette méta-analyse conclut à une efficacité probable (statistiquement non significative), à court terme, des opioïdes dans le traitement des lombalgies chroniques mais à une absence de preuve de bénéfice à long terme, avec des usages inadéquats ou aberrants fréquents. Elle montre que les études ont en majorité des protocoles inappropriés. Le clinicien gardera ces éléments en mémoire au moment d’une éventuelle prescription d’opioïdes, au coût variable, avec risque d’addiction, dans le cadre d’une prise en charge structurée et multidisciplinaire des lombalgies chroniques.

Manipulations en cas de lombalgies aiguës avec douleur sciatique sur protrusion discale

Peers K. , Van Wambeke P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 5 pages 70 - 72


Cette étude montre que les manipulations vertébrales peuvent constituer une thérapie rationnelle des patients souffrant de lombalgies aiguës avec douleur sciatique pour soulager leur douleur. Une vaste étude incluant des critères cliniques pertinents (qualité de vie, capacités fonctionnelles physiques, reprise des activités) avec mention fidèle des effets indésirables, reste nécessaire pour déterminer la place des manipulations vertébrales en cas de lombalgies aiguës avec douleur sciatique liée à une protrusion discale.

Exercices physiques et manipulations pour les lombalgies

Vermeire E.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 4 pages 52 - 54


Cette étude chez des personnes âgées de 18 à 65 ans présentant des lombalgies sans irradiation radiculaire et sans pathologie sous-jacente montre l’absence d’une différence cliniquement pertinente dans l’amélioration des lombalgies après douze mois, que ce soit par des «best care», des exercices thérapeutiques ou des manipulations vertébrales.

Acupuncture pour les lombalgies

Aertgeerts B.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 4 pages 54 - 55


Cette méta-analyse conclut que l’acupuncture est plus efficace, à court terme (<6 semaines) qu’un traitement placebo ou qu’une absence de traitement sur la douleur ressentie par des patients présentant des lombalgies chroniques (plus de trois mois de durée). Aucune efficacité n’est montrée sur les capacités fonctionnelles. L’acupuncture n’est pas plus efficace que les autres traitements actifs (médicaments, massages, manipulation vertébrale ou TENS) ni à court terme ni à long terme.

Cette étude montre une efficacité semblable d’un programme d’exercices intensifs associé à un accompagnement psychologique par rapport à une arthrodèse vertébrale chez certains patients lombalgiques chroniques. La population d’étude est cependant mal caractérisée, ce qui ne permet pas de déterminer, au vu des résultats de cette étude, quels patients pourraient bénéficier d’une intervention chirurgicale.

Fermeté du matelas et lombalgies chroniques

Thibaut K.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 2 pages 22 - 23


Cette étude montre que, chez des patients présentant des lombalgies chroniques non spécifiques, l’utilisation d’un matelas avec un degré de fermeté moyen, par rapport à l’utilisation de matelas avec un degré de fermeté élevé, permet d’obtenir une amélioration significative de la douleur (en coucher uniquement) et de l’incapacité physique. L’efficacité de ce type de matelas n’est cependant pas évaluée par rapport à ni en complément d’autres interventions à efficacité démontrée.

RMN

De Wachter J.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 8 pages 128 - 130


Cette étude semble montrer, dans un groupe hétérogène de patients présentant une lombalgie, une absence d'avantage d'un examen par RMN "rapide" par rapport à une radiographie. Elle ne permet aucune conclusion quant à l'utilité d'une imagerie chez des patients lombalgiques.

Faut-il demander une radiographie en cas de lombalgie?

De Wachter J.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 3 pages 50 - 51


Cette étude, en pratique générale, montre qu’une radiographie pratiquée chez des patients lombalgiques (depuis au moins 6 semaines) ne conduit pas à un meilleur fonctionnement, à une diminution la douleur ou à une amélioration de l’état général de santé du patient. Le praticien doit tenir compte de l’effet somatisant d’un examen technique “banal” comme la radiographie. Une conduite adéquate de la consultation et une expérience des méthodes de communication sont préférables pour une augmentation de la satisfaction du patient (lombalgique) à un recours à un examen technique complémentaire tel que la radiographie.