Resultats par mot-clé : 'thérapie comportementale'


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Cette RCT de phase 3 menée en ouvert montre qu’un programme d’exercice structuré d’une durée de trois ans destiné à des personnes en bonne santé physique (ECOG 0-1) après un traitement chirurgical du cancer du côlon et une chimiothérapie adjuvante est associé à une survie sans maladie plus longue (NNT d’environ 16 d’une survie sans maladie sur 5 ans) et statistiquement significative et à une augmentation de la survie globale, bien qu’au prix d’une légère augmentation des effets indésirables musculo-squelettiques. Cependant, les limitations méthodologiques, la conception « en ouvert », une période d’inclusion prolongée sans que le nombre d’évènements prévu n’ait été atteint et le biais de sélection des participants en faveur des patients en meilleure condition physique limitent la possibilité d’extrapoler pour la pratique clinique.

Cette RCT montre qu’une intervention numérique basée sur l’activation comportementale peut réduire significativement les symptômes dépressifs et favoriser la rémission, même en l’absence d’accompagnement direct par un professionnel de santé. Les résultats sont prometteurs et suggèrent que de telles applications pourraient compléter l’offre de soins et contribuer à réduire les délais d’attente en santé mentale. Cependant, les limites méthodologiques de l’étude appellent à la prudence quant à la généralisation des résultats à la population belge car la population étudiée était principalement composée de femmes anglophones ayant un niveau d'éducation élevé et disposées à utiliser une intervention numérique, alors que l'offre d'applications en Belgique varie considérablement en termes de langue, de qualité et de fondement scientifique.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse par paires et méta-analyse en réseau montre que les interventions à plusieurs composantes ciblant le mode de vie, par comparaison avec la prise en charge habituelle, est efficace pour améliorer la composition corporelle des enfants âgés de 4 à 12 ans. Les composantes individuelles centrées sur la nutrition, sur l’exercice physique ou sur le changement de comportement ne semblent pas être efficaces individuellement, par comparaison avec la prise en charge habituelle. Les effets sont les plus marqués chez les enfants dont le BMI et l’indice de masse grasse sont élevés lors de l’instauration du traitement. Cette méta-analyse présente toutefois d’importantes lacunes sur le plan de la méthodologie, comme une hétérogénéité statistique et clinique significative et une description incomplète des interventions et des participants inclus.

Cette étude randomisée contrôlée pragmatique démontre qu’après neuf mois, une intervention en ligne de maintien du poids perdu plus intensive avec des cours en ligne, une autosurveillance et des retours d’information, par comparaison à des newsletters seules, est plus susceptible de maintenir la perte de poids obtenue à partir d’un programme de traitement comportemental automatisé en ligne d’une durée de trois mois chez les adultes en surpoids et obèses. Il faut tenir compte d’un taux élevé d’abandons de l’étude et aussi du fait qu’un biais dans les mesures du poids au cours du suivi ne peut être exclu.

Cette méta-analyse, bien conduite sur le plan méthodologique, repose toutefois sur des études de qualité insuffisante. Elle met en évidence l’intérêt d’une activité physique régulière comme option thérapeutique dans la dépression, avec des variations d’efficacité selon les caractéristiques des populations concernées. Des recherches supplémentaires mieux conçues sont néanmoins indispensables pour renforcer la robustesse des conclusions.

Cette actualisation d’une revue systématique avec méta-analyses, présentant certaines limites sur le plan méthodologique, montre que, malgré l’augmentation considérable des études évaluant l’efficacité des interventions auprès des enfants de moins de 8 ans avec trouble du spectre de l’autisme (TSA) les données probantes restent rares ou de faible qualité. Actuellement, il n’est pas possible pour les professionnels de santé de recommander l’une ou l’autre intervention sur base de ce seul critère, bien que des effets positifs soient observés. L'une des conclusions prometteuses de l’étude est l'augmentation de la fréquence de la description des procédures de suivi des événements indésirables.

Cette synthèse méthodique Cochrane avec méta-analyse montre que la psychothérapie à court terme et à long terme réduit les symptômes dépressifs chez les personnes âgées qui résident dans des établissements de soins de longue durée. Cependant, l’étude présente de nombreuses limites, notamment une hétérogénéité clinique importante entre les interventions incluses, entre les groupes témoins et entre les contextes étudiés. En outre, le degré de certitude des données probantes est très faible. Ainsi, la conclusion que nous pouvons tirer de la présente synthèse méthodique se limite à constater la nécessité de mener davantage d’études correctement conduites, ainsi que des études comparant l’efficacité de la psychothérapie à celle de la pharmacothérapie.

Cette revue systématique avec méta-analyse de RCTs montre que les interventions relatives au mode de vie qui sont proposées dans la pratique de première ligne peuvent conduire à une perte de poids à un an, limitée mais statistiquement significative. L’intervention doit être intensive, avec au moins 12 contacts, et les patients doivent être motivés pour effectivement suivre le programme. L’effet diminue avec le temps, mais reste statistiquement significatif pendant deux ans. Cette synthèse méthodique est de qualité modérée ; ses résultats sont similaires à ceux des précédentes méta-analyses portant sur cette question.

Il ressort de cette synthèse méthodique et méta-analyse, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, d’études principalement de petite taille avec souvent un risque élevé de biais, qu’aucune intervention n’a d’effet à long terme sur la prise de poids après l’arrêt du tabagisme. Il est certainement utile de poursuivre la recherche sur le ralentissement de la prise de poids et sur le taux d’arrêt du tabagisme avec un programme personnalisé de soutien pour le contrôle du poids chez les personnes qui souhaitent arrêter de fumer. L’effet à long terme sur la prise de poids des substituts nicotiniques, de la varénicline, du bupropion, de la fluoxétine et des cigarettes à la nicotine en tant qu’aide à l’arrêt du tabagisme devrait également faire encore l’objet d’études.

Cette vaste synthèse méthodique de 33 synthèses méthodiques Cochrane, dont 5 montrent au moins une faiblesse méthodologique, et complétée par une méta-analyse en réseau de 312 études randomisées contrôlées avec un risque de biais généralement élevé ou incertain, montre un gain global des interventions comportementales sur l’arrêt du tabagisme chez les fumeurs de la population générale. Il existe de solides preuves de l’effet des composantes de conseil et d’incitation financière qui font souvent partie de ces interventions comportementales. Étant donné que les preuves de l’effet des autres composantes sur le sevrage tabagique sont modérées à faibles et qu’il existe encore une incertitude quant aux interactions possibles entre les diverses composantes, on ne connaît pas encore l’effet additif réel des diverses composantes sur le sevrage tabagique. L’intensité des interventions comportementales et l’utilisation concomitante de produits pharmaceutiques semblent exercer une influence limitée sur le taux d’abstinence. Il n’existe aucun argument montrant que l’utilisation d’un soutien comportemental pourrait avoir des effets indésirables.

Cette RCT ouverte, multicentrique, randomisée avec un ratio de 1 :1 :1 , contrôlée versus référence et entre les groupes eux-mêmes, en 2 phases, présente quelques limites méthodologiques rendant l’interprétation des résultats délicate. Les résultats montrent que chez des hommes de plus de 40 ans souffrant de vessie hyperactive, la combinaison de la thérapie comportementale et médicamenteuse permet une meilleure amélioration des symptômes de vessie hyperactive comparée à la thérapie médicamenteuse seule mais pas d’amélioration versus la thérapie comportementale seule.

Cette étude randomisée contrôlée menée en ouvert montre que la cigarette électronique conduit à un arrêt du tabagisme après un an jusqu’à deux fois plus souvent que l’utilisation des produits de substitution nicotinique. Dans cette étude, il s’agissait toutefois de patients motivés qui bénéficiaient également d’un soutien comportemental. De plus, après un an, 80% des participants utilisaient toujours la cigarette électronique. Il faut rappeler que la sécurité de leur utilisation sur le long terme n’a pas encore été suffisamment démontrée.

Cette synthèse méthodique, qui a été correctement menée, de cinq études randomisées contrôlées avec, dans l’ensemble, un faible risque de biais, montre que l’utilisation préventive d’omalizumab après les vacances d’été réduit le nombre d’exacerbations d’asthme en automne chez les enfants atteints d’asthme allergique modéré à sévère. On ne connaît pas bien l’effet des antagonistes des leucotriènes. L’effet de l’exhortation à une meilleure observance au moyen d’un courrier adressé aux parents demande une étude plus poussée.

Que penser de la desmopressine comme traitement de la nycturie chez l’homme ?

Vanneste M.

Minerva 2019 Vol 18 numéro 2 pages 18 - 23


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que la desmopressine, versus placebo à moyen terme, mais pas à court terme, réduit le nombre de mictions nocturnes sans augmentation des effets indésirables chez les hommes atteints de nycturie. La qualité de la preuve est toutefois faible à très faible, et on ignore quelle est la pertinence clinique de l’effet.

Cette étude randomisée contrôlée, de bonne qualité méthodologique, montre qu’une approche comportementale familiale conduit à une perte de poids statistiquement significative chez les enfants présentant de l’obésité.

Cette étude contrôlée, randomisée, correctement menée sur le plan méthodologique, montre qu’une stratégie d’auto-régulation orientée sur une perte de poids rapide à court terme est plus efficace pour la prévention de la prise de poids et de l’obésité que les adaptations plus modestes du mode de vie. La pertinence clinique de ce gain n’est toutefois pas certaine et l’efficacité à long terme n’a pas été suffisamment montrée. En outre, les données sur le risque de troubles alimentaires ou d’autres difficultés psychiques sont manquantes.

Cette RCT réalisée en Chine montre l’intérêt d’une intervention comportementale par une équipe de soins (médecin de première ligne, assistant et infirmière) durant 2 ans, sans traitement médicamenteux, chez des sujets présentant une BPCO, pour l’arrêt du tabagisme. Cette intervention pourrait être plus efficace qu’un traitement médicamenteux (non évalué dans cette étude).

Cette RCT incluant un nombre important de femmes enceintes mais avec une très faible observance ne permet pas de montrer ni l’efficacité ni la sécurité de l’ajout d’une substitution nicotinique (patchs) à une aide comportementale chez des femmes enceintes de 12 à 24 semaines en termes d’arrêt du tabac jusqu’à l’accouchement. Une aide comportementale reste le premier choix pour un arrêt du tabac très important et bénéfique en cas de grossesse.

Douleur en cas de cancer : efficacité d’interventions psychosociales ?

Jacqmin N.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 8 pages 95 - 96


Cette méta-analyse de bonne qualité montre les effets positifs des interventions psychosociales sur la douleur des patients adultes souffrant d’un cancer sans pouvoir montrer de résultats statistiquement significatifs pour un type d’intervention, peut-être par manque de puissance.

Cette étude montre, à 10 mois, chez des adultes souffrant de crises migraineuses fréquentes, l'efficacité d'une thérapie comportementale de migraine en association à un bèta-bloquant, versus bèta-bloquant seul, versus thérapie comportementale de migraine seule et versus placebo, en présence d'un traitement optimal des crises.

Nourrissons présentant des problèmes de sommeil : une intervention efficace ?

Van Hoecke E.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 80 - 81


Cette étude conclut que les interventions comportementales pour troubles du sommeil chez les enfants de huit mois sont efficaces à court et long termes et présentent également des effets positifs sur les sentiments dépressifs de la mère.

Counselling et infections sexuellement transmissibles

Semaille P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 5 pages 62 - 63


Cette synthèse qualitative des études évaluant l’efficacité des interventions de type comportemental pour diminuer l’incidence des IST ne permet pas une extrapolation des résultats dans notre contexte médical belge. Les recommandations internationales mettant en exergue un counselling de qualité respectant la confidentialité et le consentement éclairé du patient restent cependant d’application.

Traitement comportemental et incontinence par impériosité

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 3 pages 32 - 34


Cette étude, en protocole ouvert, concerne des femmes de 56-58 ans d’âge moyen, présentant une incontinence mixte (avec prépondérance d’incontinence liée à une instabilité vésicale). Elle présente de nombreuses limites méthodologiques. Elle ne montre pas l’intérêt d’associer un traitement comportemental (exercices du plancher pelvien et vésicaux avec modifications des habitudes de miction et d’ingestion de liquides) avec un médicament (toltérodine) pour maintenir, après l’arrêt du traitement médicamenteux, le bénéfice initialement observé.

Quel est l’effet à moyen terme d’un traitement médicamenteux du SDAH

Declercq T. , Poelman T.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 9 pages 138 - 139


Dans la littérature, un traitement médicamenteux est considéré comme un élément important dans la prise en charge des enfants présentant un Syndrome de Déficit de l’Attention avec Hyperactivité (SDAH), particulièrement pour ses formes sévères. Cette étude d’observation conclut que la plus-value d’un traitement médicamenteux versus autres traitements observée après 14 mois disparaît lors d’un suivi à 36 mois. En l’absence de groupe placebo et en fonction des limites méthodologiques de cette étude, une conclusion formelle n’est pas possible. Si un bénéfice à court terme est montré, un bénéfice et une sécurité à moyen et à long termes restent à prouver.

Electro-stimulation du plancher pelvien dans l'incontinence d'effort

Lagro-Janssen T.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 6 pages 95 - 97


Cette étude montre qu'une électro-stimulation du plancher pelvien (ESPP) ajoutée à un training comportemental (avec biofeedback) n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport à ce training seul pour le traitement de (principalement) l’incontinence de stress chez la femme en bonne santé. Un guide de self help améliore également l’incontinence et la qualité de la vie de ces patientes. Une prise en charge progressive, débutant par des exercices musculaires du plancher pelvien avec l'aide d'un guide de self help ou d'instructions précises, suivis d’un programme avec accompagnement par des professionnels est à recommander.