Resultats par mot-clé : 'perte de poids'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau suggère que différentes formes de jeûne intermittent, seul ou combiné à différentes formes d’exercice, peuvent favoriser la perte de poids et de masse grasse chez l’adulte. Selon cette étude, la combinaison d’un jeûne alterné et d’un entraînement continu d’intensité modérée permet d’obtenir la plus forte diminution du poids et de la masse grasse. Cependant, il convient de tenir compte de certaines lacunes méthodologiques importantes, et, de plus, les études incluses sont très hétérogènes en termes de populations étudiées. Cela complique la transposition des résultats à la pratique clinique.

Cette étude randomisée contrôlée pragmatique démontre qu’après neuf mois, une intervention en ligne de maintien du poids perdu plus intensive avec des cours en ligne, une autosurveillance et des retours d’information, par comparaison à des newsletters seules, est plus susceptible de maintenir la perte de poids obtenue à partir d’un programme de traitement comportemental automatisé en ligne d’une durée de trois mois chez les adultes en surpoids et obèses. Il faut tenir compte d’un taux élevé d’abandons de l’étude et aussi du fait qu’un biais dans les mesures du poids au cours du suivi ne peut être exclu.

Cet essai clinique contrôlé randomisé monocentrique montre qu’une intervention sur le mode de vie délivrée par des patients (intervention de mentors plus soutien entre pairs) a donné des résultats significativement meilleurs pour le maintien de la perte de poids et les facteurs de risque cardiovasculaire comparée au traitement standard de référence délivré par des professionnels. Cette étude présente une qualité méthodologique satisfaisante et suggère un potentiel de réduction substantielle des coûts pour le système de santé, ainsi qu’un gain de temps pour les professionnels de santé grâce au transfert partiel des activités de suivi vers des mentors patients formés. Toutefois, avant d’envisager une mise en œuvre à large échelle, des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats dans une population élargie et sur des critères de jugement cliniquement forts ainsi qu’en évaluer l’impact économique et organisationnel dans différents contextes de soins.

Cette revue systématique avec méta-analyse montre que les interventions qui visent la perte de poids sont associées à des améliorations sur les symptômes et des marqueurs biologiques chez les femmes avec un SOPK, mais quand des analyses de sensibilité excluant les études à haut risque de biais ont été réalisées, les différences dans HOMA-IR, l’insuline à jeun et la fréquence menstruelle n’étaient plus statistiquement significatives. Les limites méthodologiques relevées telles qu’une proportion substantielle des études incluses présentant un risque de biais élevé ou incertain et certaines sources d'hétérogénéité demeurant inexpliquées suggèrent que les effets des interventions analysées varient considérablement. La majorité des études incluses dans la revue ont une durée inférieure à six mois ce qui restreint la capacité à évaluer les effets à long terme.

Cette étude randomisée contrôlée menée en double aveugle, de bonne qualité méthodologique, montre que l’utilisation quotidienne de 3 mg de liraglutide par voie sous-cutanée permet de réduire le poids de 8% de plus que le placebo après 24 semaines chez les patients dont la perte de poids est insuffisante et dont la réponse au GLP-1 est sous-optimale après une chirurgie bariatrique. La détermination de la réponse postprandiale au GLP-1 ne pouvant pas encore être effectuée en routine, nous ne pouvons pas extrapoler les résultats à la pratique clinique. Il n’existe pas non plus de données relatives à la durée appropriée de la prise du liraglutide, au risque de rechute après l’arrêt et aux effets indésirables à long terme. Il est donc tout à fait indiqué de poursuivre les recherches.

Cette MA en réseau de grande qualité factuelle confirme globalement l’efficacité des gliflozines et des incrétinomimétiques, avec un rapport bénéfices-risques favorable surtout chez les patients à haut risque CV. La finérénone est efficace chez les patients en insuffisance rénale, le tirzépatide est très efficace pour la perte de poids. En supposant optimal le traitement hypoglycémiant, une approche multifactorielle préventive reste la clé de voûte. Pour les patients à haut risque cardiovasculaire, il faut privilégier la prescription de gliflozines, avec un rapport bénéfices – risques plus favorable que les incrétinomimétiques. Si le poids est au centre de la problématique clinique, les incrétinomimétiques seront envisagés. La finérénone peut être envisagée en cas de maladie rénale. Il est trop tôt pour positionner le tirzépatide.

Cette RCT en double aveugle versus placebo, menée auprès de patients avec insuffisance cardiaque avec fraction d'éjection préservée (HFpEF) et obèses, montre que le sémaglutide à la posologie de 2,4 mg, administré une fois par semaine en sous-cutané, réduit significativement les symptômes cardiaques, les limitations physiques et la perte de poids à 52 semaines. Ces résultats suggèrent que le sémaglutide pourrait être une option thérapeutique importante pour cette population. Cependant, il est associé à plus d'interruptions de traitement liées principalement à des effets gastro-intestinaux. Les auteurs soulignent, par ailleurs, certaines limites de l'étude, notamment la durée de suivi limitée à un an, le faible nombre de participants non blancs et le manque d’évaluation des hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

Cette étude randomisée contrôlée, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre qu’après six mois, un jeûne intermittent (période d’alimentation de 8 heures), contrairement à un régime hypocalorique, entraîne une perte de poids statistiquement significative par rapport à un groupe témoin. Par comparaison avec le groupe témoin, une évolution favorable de l’HbA1c a été observée tant dans le groupe « jeûne intermittent » que dans le groupe « régime hypocalorique ». Une étude avec un nombre beaucoup plus important de participants s’étalant sur plusieurs années est cependant certainement recommandée pour déterminer l’effet du jeûne intermittent sur la perte de poids et les facteurs cardiovasculaires chez les diabétiques.

Cette revue systématique avec méta-analyse de RCTs montre que les interventions relatives au mode de vie qui sont proposées dans la pratique de première ligne peuvent conduire à une perte de poids à un an, limitée mais statistiquement significative. L’intervention doit être intensive, avec au moins 12 contacts, et les patients doivent être motivés pour effectivement suivre le programme. L’effet diminue avec le temps, mais reste statistiquement significatif pendant deux ans. Cette synthèse méthodique est de qualité modérée ; ses résultats sont similaires à ceux des précédentes méta-analyses portant sur cette question.

Cette RCT d’excellente qualité méthodologique montre une perte de poids significative chez la majorité d’un petit groupe d’adolescents obèses traités par sémaglutide, avec modifications concomitantes du mode de vie, en comparaison à un placebo et modifications concomitantes du mode de vie seules. Au vu de la trop grande incertitude actuelle sur le maintien de l’effet après un an, vu la grande variabilité de la réponse individuelle, et en absence d’une balance bénéfice-risque bien évaluable, il faut réserver l’utilisation du sémaglutide chez l’adolescent à des patients pris en charge par des groupes multidisciplinaires structurés et expérimentés et inclure ces patients dans des études bien conduites, et donc approuvées par des comités d’éthique, ou à tout le moins dans des registres.

Cette étude en grappes, randomisée, en simple aveugle, multicentrique, qui présente d’importantes limites sur le plan méthodologique, montre qu’une alimentation en pleine conscience associée à un traitement standard réduit les comportements alimentaires émotionnels et externes. On ignore cependant quelle est la pertinence clinique de l’effet car la taille d’effet, à la fois après le traitement et après une année de suivi, était faible à modérée. Il n’y a pas eu de perte de poids, mais l’étude n’était pas conçue pour démontrer ce point.

Intérêt du jeûne intermittent avec restriction calorique chez les adultes obèses ?

Van Den Broecke N.

Minerva 2022 Vol 21 numéro 10 pages 254 - 256


Cette étude randomisée contrôlée menée en ouvert montre que le jeûne intermittent n’apporte aucune valeur ajoutée par rapport à un régime avec restriction calorique chez des adultes obèses. C’est la limitation de l’apport énergétique en soi qui est déterminante pour la perte de poids, et non le fait de manger pendant une fenêtre temporelle limitée de 8 heures par jour. Cette étude de bonne qualité méthodologique a été réalisée auprès d’une population chinoise qui a très bien observé le traitement. Il est donc peu probable qu’une autre étude donne un résultat positif.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse conclut que, chez les adultes en surpoids et obèses, la phentermine-topiramate et les agonistes des récepteurs GLP-1 se sont avérés les meilleurs médicaments pour réduire le poids ; des agonistes du GLP-1, le sémaglutide pourrait être le plus efficace. Pour Minerva, elle est trop biaisée pour avoir des implications pratiques. Focalisée sur la FDA, elle ignore l’EMA et un pan de la littérature européenne très important en matière de toxicité médicamenteuse.

Maintien d’une perte de poids volontaire par l’exercice, le liraglutide ou les deux combinés

Vanhaeverbeek M.

Minerva 2022 Vol 21 numéro 5 pages 108 - 111


Cette étude montre que chez des patients très sélectionnés en bonne santé, l’adjonction de liraglutide (3 mg/jour) à l’exercice physique structuré apporte un (petit) bénéfice au maintien d’une perte de poids acquise par un régime hypoglycémiant sévère de 8 semaines, cela sur une période de 52 semaines. La généralisation n’est cependant pas possible ; de plus, rien ne peut étayer l’idée que le gain potentiel en termes individuel ou de santé publique puisse contrebalancer les effets indésirables fréquents observés. La balance bénéfices-risques reste donc douteuse. Enfin, le coût mensuel est important.

Cette étude clinique randomisée en double-aveugle dans un rapport de 2 : 1, de bonne qualité méthodologique, montre que le sémaglutide, un agoniste de la GLP-1, permet d’obtenir, en association avec des mesures diététiques et de l’exercice une réduction significative du poids après 68 semaines de traitement chez les adultes en surpoids avec comorbidités liées au poids ou obèses et sans diabète sucré. Les effets à long terme – maintien de la perte de poids, nécessité d’un traitement d’entretien, impact sur les comorbidités et la mortalité, effets secondaires tardifs – doivent être évalués pour introduire pleinement le médicament dans la pratique quotidienne.

Cette étude diagnostique, qui a été correctement menée d'un point de vue méthodologique, montre qu'une perte de poids inexpliquée associée à certains signes cliniques en combinaison avec des données anamnestiques et des analyses sanguines, se manifestant pendant la période allant de trois mois avant à un mois après le diagnostic de perte de poids inexpliquée est suffisamment alarmante pour justifier une mise au point diagnostique d'une suspicion de cancer. Aucune donnée anamnestique, aucun signe clinique, ni aucun résultat d'analyse biologique ne permettent d'exclure le cancer dans le contexte d'une perte de poids inexpliquée.

Après un suivi de 24 mois, la chirurgie bariatrique s’est avérée plus efficace que le meilleur traitement médical pour obtenir une rémission de l'albuminurie et de l'IRC de stade G1 à G3 et A2 à A3 chez les patients atteints de diabète de type 2 avec obésité modérée.

Les auteurs concluent que, à 24 mois, plus d’un tiers des patients diabétiques de type 2 ayant bénéficié d’un suivi diététique strict présentent une rémission d’un diabète de type 2 et qu’une rémission maintenue du diabète de type 2 est liée à une perte de poids également maintenue. Précisons que les patients inclus étaient obèses et volontaires, que le diabète était diagnostiqué depuis 3 ans en moyenne et que les moyens médicaux mis en œuvre étaient très importants.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse d’études de petite taille et très hétérogènes sur le plan clinique montre que tant l’entraînement continu que l’entraînement par intervalles entraînent une diminution limitée du pourcentage de graisse corporelle et de la masse grasse totale. L’entraînement par intervalles entraîne une diminution plus importante, et ce de manière statistiquement significative, de la masse grasse totale, mais la pertinence clinique de ce résultat n’est pas claire.

Cette RCT DiRECT montre, sur 12 mois de suivi, l’intérêt d’un programme, en première ligne de soins, bénéficiant d’une infirmière ou d’une diététicienne formée, programme visant une perte de poids significative et maintenue, en termes de rémission d’un diabète de type 2, malgré l’arrêt des antidiabétiques oraux, chez des personnes obèses présentant initialement les critères diagnostiques requis de diabète de type 2, depuis 6 ans maximum.

Cette étude randomisée contrôlée, de bonne qualité méthodologique, montre qu’une approche comportementale familiale conduit à une perte de poids statistiquement significative chez les enfants présentant de l’obésité.

Prévention du diabète type 2 chez le patient prédiabétique par le liraglutide ?

Vanhaeverbeek M.

Minerva 2018 Vol 17 numéro 5 pages 60 - 64


Cette RCT, qui évalue le liraglutide en prévention du diabète type 2 chez le patient prédiabétique obèse ou en excès pondéral avec au moins un facteur de risque, montre qu’un traitement de 3 ans par 3 mg de liraglutide, associé à une augmentation de l’activité physique et à une restriction calorique, diminue le risque d’apparition d’un diabète de type 2. Le retard d’incidence observé peut être attribué à l’effet immédiat sur la glycémie à jeun et aucun argument fort liant la diminution observée du poids au critère de jugement primaire n’est apporté. Les effets indésirables sont nombreux et le nombre de cancers du sein observés interpelle.

Cette étude en double aveugle, contrôlée versus placebo montre que l’ajout de liraglutide au traitement insulinique chez des patients atteints de diabète de type 1 entraîne une diminution statistiquement significative de l’HbA1c, une perte de poids et une baisse de l’utilisation d’insuline prandiale. Des études sont encore nécessaires pour déterminer la pertinence clinique de cette diminution de l’HbA1c ainsi que la signification clinique de l’incidence plus élevée de l’hypoglycémie avec 1,2 mg de liraglutide et de l’hyperglycémie avec 1,8 mg de liraglutide.

Cette étude contrôlée, randomisée, correctement menée sur le plan méthodologique, montre qu’une stratégie d’auto-régulation orientée sur une perte de poids rapide à court terme est plus efficace pour la prévention de la prise de poids et de l’obésité que les adaptations plus modestes du mode de vie. La pertinence clinique de ce gain n’est toutefois pas certaine et l’efficacité à long terme n’a pas été suffisamment montrée. En outre, les données sur le risque de troubles alimentaires ou d’autres difficultés psychiques sont manquantes.

Cette étude clinique contrôlée, randomisée, menée en simple aveugle, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, permet de conclure qu’il n’y a pas de raisons de conseiller spécifiquement une solution de réhydratation orale préventive chez les enfants en bonne santé âgés de 6 mois à 5 ans qui pèsent plus de 8 kg et qui sont amenés aux urgences pour une gastroentérite aiguë avec peu ou pas de signes de déshydratation. Encourager à prendre suffisamment de liquides, avec du jus de pomme dilué puis et une boisson appréciée, n’était pas inférieur à une solution de réhydratation orale pour prévenir la nécessité d’une réhydratation intraveineuse.

Pour le prescripteur, s’il semble raisonnable d’affirmer que le liraglutide ne présente pas une augmentation du risque cardiovasculaire, il n’est cependant pas possible de conclure actuellement sereinement à un avantage de la prescription de liraglutide en termes de risque cardiovasculaire chez les patients atteints de diabète de type 2 à haut risque cardiovasculaire. Son effet hypoglycémiant et son action sur le poids ne pouvant être mis en doute, la décision de prescription doit évidemment également prendre en compte le coût de cette molécule.

Cette RCT placebo-contrôlée montre que, chez des patients dont la régulation de la glycémie est insuffisante avec des injections quotidiennes multiples d’insuline, l’ajout de liraglutide améliore l’HbA1c de manière statistiquement significative sans accroître le risque d’hypoglycémie. Une diminution de la dose d’insuline et une perte de poids ont également été constatées. Une recherche plus approfondie est nécessaire pour savoir dans quelle mesure ce résultat se traduira en un avantage cliniquement pertinent basé sur des critères de jugement forts et si cette association sera sans danger à long terme également.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que la chirurgie bariatrique est efficace pour le traitement de l’obésité sévère (IMC > 40 ou > 35 avec comorbidités) tant pour la diminution du poids que pour la rémission de comorbidités. La mortalité postopératoire légèrement augmentée, le nombre de complications postopératoires (y compris psychiques) et le nombre de réinterventions invitent cependant à bien en informer les patients, et à assurer une préparation et un suivi post opératoire adéquats.

Cette étude contrôlée randomisée multicentrique américaine menée chez des personnes en surcharge pondérale ou obèses et présentant un diabète de type 2 n’a pas pu montrer d’effet à long terme d’un changement intensif du mode de vie quant aux événements cardiovasculaires.

Cette étude montre l’efficacité de certains programmes commerciaux de perte de poids comme Weight Watchers (via des séances en groupe visant un changement de comportement axé sur un régime équilibré hypocalorique, des exercices physiques et la motivation). La place de tels programmes versus des programmes non commerciaux également intensifs et en première ligne de soins, avec accompagnement intensif par le médecin généraliste ou accompagnement intensif par une diététicienne reste à évaluer.

Efficacité des interventions pour le contrôle du poids chez l’enfant

Chevalier P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 10 pages 116 - 117


Cette synthèse de la littérature concerne des études récentes, relativement hétérogènes, montrant globalement un intérêt surtout d’interventions comportementales modérément (26 à 75 heures) à fort (> 75 heures) intensives en termes de réduction de l’IMC chez des enfants et adolescents en surpoids ou obèses. Ces interventions nécessitent la collaboration d’équipes multidisciplinaires formées.

Une perte de poids d’au moins 10 kg sur un an apporte une diminution significative du nombre d’épisodes d’apnées obstructives du sommeil chez des patients obèses souffrant de diabète de type 2 et de ce SAOS.

Perte de poids pour traiter l’incontinence

Michiels B.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 9 pages 130 - 130


Cette RCT montre qu’une réduction de poids en cas de surpoids et d’obésité acquise par un programme d’accompagnement associant régime, activités physiques accrues et modifications du style de vie diminue aussi les épisodes d’incontinence urinaire.

Programme éducatif structuré pour le diabète de type 2 récemment diagnostiqué ?

Goderis G.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 10 pages 152 - 153


Cette étude n’apporte pas de preuve de l’efficacité d’un programme éducatif en groupe, versus prise en charge conventionnelle améliorée, pour des patients diabétiques de type 2 récemment diagnostiqués, en termes de différence de réduction de l’ HbA1c. Un bénéfice (faible) sur d’autres critères reste hypothétique pour cette étude. Des synthèses de la littérature ont cependant montré un bénéfice de programmes éducatifs bien encadrés.

Traitement médicamenteux de l’obésité et du surpoids

Donders J. , Poelman T.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 120 - 121


Cette méta-analyse montre que la sibutramine, l’orlistat ou le rimonabant permet d’obtenir une perte de poids chez des patients obèses avec un IMC moyen de 35 kg/m² après échec du seul régime. Cette perte de poids est cependant minime, non persistante, et doit être mise en balance avec les effets indésirables, tels qu’une augmentation des chiffres tensionnels sous sibutramine ou des troubles psychiatriques sous rimonabant. L’effet sur l’incidence d’un diabète de type 2 est insuffisamment évalué. L’effet sur la morbimortalité cardiovasculaire n’est pas connu.

Perte de poids et gonarthrose : réduction de la douleur et amélioration fonctionnelle

Van Royen P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 4 pages 60 - 61


Cette méta-analyse montre qu’une perte pondérale chez des personnes obèses souffrant de gonarthrose peut réduire leur handicap fonctionnel. La réduction de la douleur observée lors d’une sommation des résultats n’est cependant pas cliniquement pertinente et il n’y a pas d’amélioration générale des plaintes (index de Lequesne). D’autres études sont nécessaires pour évaluer l’effet (à long terme) d’une perte pondérale chez des patients obèses présentant une gonarthrose.

Exénatide en ajout à un antidiabétique oral ?

Ruige J.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 3 pages 38 - 39


Cette étude montre que l’administration de deux doses sous-cutanées quotidiennes d’exénatide à des patients présentant un diabète de type 2 non contrôlé par un traitement par glitazone associée ou non à de la metformine se révèle plus efficace qu’un placebo en termes de diminution de l’HbA1C et du poids. Nous ne disposons d’aucune donnée au point de vue morbimortalité avec ce nouveau médicament et les données concernant les effets indésirables sont limitées très majoritairement à du court terme. Comme le conclut une récente méta-analyse concernant les médicaments agissant par la voie de l’incrétine, la place de ce médicament dans la stratégie médicamenteuse reste à déterminer. En cas d’échec des antidiabétiques oraux pour équilibrer un diabète de type 2, l’ajout d’insuline est un traitement mieux éprouvé et recommandé, par la même voie d’administration que l’exénatide.

Sibutramine et changement de mode de vie dans l’obésité

Van Royen P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 10 pages 149 - 151


Cette étude montre qu’une association de changement de mode de vie (régime, activité physique et thérapie comportementale) avec la sibutramine chez des patients obèses (IMC 30-45) permet d’obtenir une perte de poids plus importante que celle atteinte avec les interventions séparées. La perte de poids atteinte est cependant limitée. La médication n’a qu’une place adjuvante et ne remplace jamais la prise en charge de base. Les études visant à déterminer chez quels patients obèses et dans quelle phase du traitement la combinaison apporte le plus de bénéfice pour un minimum de coût doivent être poursuivies.

Rimonabant : le nouveau médicament contre l’obésité ?

Christiaens T.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 10 pages 146 - 148


Ces deux études montrent qu’un traitement par 20 mg quotidiens de rimonabant permet d’obtenir, dans un cadre contrôlé (avec un suivi intensif), une diminution de poids limitée à environ 4 kg après un an, versus placebo. Ce bénéfice s’évanouit à l’arrêt du traitement. La poursuite du traitement durant une deuxième année, permet d’obtenir une perte de poids supplémentaire de 1,1 kg seulement. L’importance du bénéfice sur les facteurs de risque cardio-vasculaire est difficile à évaluer après deux ans ; ce bénéfice disparaît également à l’arrêt du traitement. Le taux de sortie d’étude est élevé (jusqu’à 49% durant la première année) et 80% des sujets rapportent des effets indésirables. La survenue d’effets indésirables psychiques (angoisse et dépression) invite à la poursuite de l’observation. Le rimonabant n’est pas «une révélation dans le traitement de l’obésité» et ne peut prétendre, tout comme l’orlistat et la sibutramine, qu’à une place limitée dans la prise en charge de l’obésité.

Weight Watchers versus efforts personnels

Van Royen P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 8 pages 122 - 124


Cette étude montre qu'un programme commercial d'amaigrissement (Weight Watchers) possède une efficacité supérieure à celle d'un programme limité d'efforts personnels. Ce programme "Weight Watchers" suit les sujets régulièrement et comporte les trois piliers sur lesquels doit reposer la prise en charge de l'obésité: un suivi d'un régime équilibré, une modification de comportement et davantage d'exercices physiques. Des participants motivés pour un tel programme spécifique atteignaient une réduction moyenne de poids de 5% et maintenaient cette réduction après deux ans. Aucune comparaison n'est faite entre ce programme et un traitement actif couplé à un suivi en médecine générale.

Chirurgie de l'obésité

Michiels B. , Peeters M. , Vermeire E.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 7 pages 109 - 112


Ces deux études montrent, chez des patients obèses motivés, présentant un BMI >40 ou >35 avec comorbidité (telle que diabète, hypertension ou affections articulaires), une réduction de poids par une mise en place chirurgicale d'un anneau gastrique en cas d'échec de la prise en charge conventionnelle. Une amélioration de la qualité de vie et une diminution de la comorbidité sont enregistrées. Des études comportant un suivi de plus longue durée (> 5 ans) sont nécessaires pour évaluer le maintien, à long terme, de l'efficacité et les effets indésirables liés à l'intervention.

Effet de la perte de poids sur la pression artérielle

De Cort P.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 4 pages 65 - 66


La recherche d’un poids corporel idéal est et reste la première et la plus importante des mesures, dans le traitement de l’hypertension en 1re ligne.Ceci est complexe et demande un travail intense qui ne peut être réalisé dans l’organisation actuelle des soins de santé.