Resultats par mot-clé : 'arthrite rhumatoïde'


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Cette RCT présentant à la fois des forces et des faiblesses méthodologiques montre que la thérapie avec des exercices supervisés et individualisés, sur une longue durée, est plus efficace que les soins habituels chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et présentant des limitations fonctionnelles sévères. Déjà recommandée chez les patients souffrant de PR avec une maladie stable et peu ou pas de comorbidités, la thérapie par exercices supervisés peut être étendue aux patients atteints de PR avec limitations fonctionnelles sévères en fonction des besoins et des demandes des patients.

Cette étude de cohorte montre que l’utilisation d’une faible dose de corticostéroïdes au stade précoce de la polyarthrite rhumatoïde n’est pas associée à une augmentation du critère de jugement composite associant décès, événements cardiovasculaires, infections graves et fractures. Bien qu’une correction ait été appliquée pour tenir compte d’un biais éventuel, ce résultat doit encore être confirmé à l’aide d’une étude randomisée.

Stratégie thérapeutique ciblée pour la polyarthrite rhumatoïde

Westhovens R.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 2 pages 39 - 42


Cette étude contrôlée, randomisée, en protocole ouvert, montre que, chez les patients récemment atteints d’une polyarthrite rhumatoïde, un traitement ciblé entraîne, après 10 ans, une diminution de l’activité de la maladie tout en évitant la perte des capacités fonctionnelles et les lésions radiographiques articulaires. Ce résultat est indépendant du traitement (combiné) instauré initialement.

Cette étude CONDOR semble montrer un avantage du célécoxib versus diclofénac + oméprazole en termes de prévention gastro-intestinale. Le bénéfice repose cependant essentiellement sur un critère intermédiaire (chute du taux d’Hb ou diminution de l’hématocrite) et non sur des événements cliniques. L’indispensabilité d’un traitement AINS (sélectif ou non) au long cours reste à bien évaluer versus risques potentiels.

Etoricoxib et diclofénac : sécurité gastro-intestinale comparable

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 5 pages 72 - 74


Cette étude montre, chez des patients âgés d’au moins 50 ans, atteints d’arthrite rhumatoïde ou d’arthrose, que l’administration d’étoricoxib versus diclofénac diminue l’incidence d’événements gastro-intestinaux supérieurs mais uniquement pour les formes non compliquées de ceux-ci. Les limites méthodologiques et statistiques de cette publication sont cependant nombreuses : critère de jugement secondaire, doses variables d’étoricoxib pour une dose fixe, élevée, de diclofénac, administration fréquente d’un IPP même sous étoricoxib. Le bénéfice annoncé pour l’étoricoxib, de faible ampleur et sans précision donnée (NST 244 sans intervalle de confiance mentionné), semble donc cliniquement peu pertinent. Un éventuel bénéfice doit être mis en balance avec les risques cardio-vasculaires (et autres) connus pour les COXIBS et certains autres AINS non sélectifs.

Etoricoxib et diclofénac : risque cardio-vasculaire identique

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 2 pages 28 - 30


Cette étude montre, chez des patients souffrant d’arthrose ou d’arthrite rhumatoïde, un risque de survenue d’événement cardio-vasculaire thrombotique équivalent sous étoricoxib et diclofénac. Le choix du diclofénac comme comparateur, par rapport à d’autres AINS non sélectifs n’est pas idéal, d’autres AINS présentant probablement moins ce risque. Une extrapolation aux autres AINS non sélectifs n’est donc pas justifiée.

Ajouter de faibles doses de prednisolone au traitement de l’arthrite rhumatoïde

Westhovens R.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 9 pages 135 - 137


Cette étude montre qu’une faible dose de prednisolone (7,5 mg/jour), ajoutée à un traitement avec un DMARD, donne, après deux ans, chez des patients atteints d’arthrite rhumatoïde une progression radiologique ralentie, davantage de rémissions et peu d’effets indésirables. Cette étude est conçue en ouvert, de sorte qu’un biais des résultats est possible, mais cette méthodologie pragmatique se prête bien à la pratique quotidienne. Au vu des preuves disponibles actuellement dans la littérature, cette stratégie d’usage de faibles doses de corticostéroïdes et d’un suivi plus intensif de l’activité de la maladie mériterait une implantation plus solide dans la pratique. D’autres études devront préciser les conditions et le moment opportun pour interrompre le traitement corticostéroïde additif.

Etanercept en association avec le méthotrexate pour l'arthrite rhumatoïde

Ravelingien I. , Van Wilder P. , Verschueren P. , Westhovens R.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 2 pages 19 - 21


Cette étude confirme la plus-value d’un traitement par association d’étanercept et de méthotrexate versus méthotrexate ou étanercept en monothérapies chez les patients présentant une arthrite rhumatoïde ne répondant pas suffisamment à un DMARD (autre que le méthotrexate). Un traitement précoce et intensif est recommandé. Le méthotrexate reste le traitement de base, les preuves étant insuffisantes pour un traitement initial par une association de DMARDs conventionnels. Une place pour les traitements anti-TNF doit momentanément être réservée, au vu du coût de traitement élevé, des modalités actuelles de remboursement et des effets indésirables non connus à long terme, aux patients résistants au traitement.