Resultats par mot-clé : 'douleur neuropathique'


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Cette étude clinique randomisée multicentrique fournit une première preuve que des entraînements spécifiques, stimulant le système neuromusculaire (entraînement sensorimoteur et entraînement par vibration du corps entier), réduisent l’apparition de la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie de 50% à 70%. Cette étude, de bonne qualité méthodologique, présente des résultats prometteurs qui soutiennent l’intérêt de mener des recherches complémentaires, idéalement avec des échantillons plus importants, afin de confirmer l’hypothèse formulée et de l’affiner, notamment par des analyses stratifiées selon l’âge des patients.

Cette RCT, de bonne qualité méthodologique, montre que chez des patientes présentant un cancer du sein devant être opéré et à risque de développer des complications post-opératoires, un programme structuré d’exercices permet d’améliorer après 1 an, versus soins usuels, la fonction du membre supérieur sans occasionner plus de risques. Ce programme n’a été pratiqué que par des kinésithérapeutes spécialisés et sur des patientes motivées.

Cette mise à jour, de bonne qualité méthodologique, de la Cochrane Collaboration nuance les conclusions de la version précédente en constatant la (très) faible qualité des preuves étayant l’effet du tramadol dans les douleurs neuropathiques. Nous devons donc en conclure que la place du tramadol dans les différentes formes de douleur neuropathique reste insuffisamment établie.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration, de bonne qualité méthodologique, montre que la gabapentine à la dose quotidienne d’au moins 1200 mg/jour peut soulager quelques patients supplémentaires versus placebo souffrant de douleur neuropathique chronique (principalement post herpétique ou diabétique) mais au prix d’effets indésirables pouvant mener à l’arrêt du traitement. Pour les autres types de douleurs neuropathiques, les preuves manquent. Il reste nécessaire de bien informer le patient et d’intégrer ce traitement dans une prise en charge plus globale.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration n’a trouvé que des preuves de faible qualité concernant l’efficacité de l’amitriptyline versus placebo pour le traitement de la douleur neuropathique. La place de l’amitriptyline parmi les autres traitements actifs dans cette indication n’est pas claire.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses (trop) ambitieuse centrée non pas sur un problème clinique mais sur une molécule (la duloxétine) montre une efficacité statistiquement significative de la duloxétine dans le traitement à court terme (12 semaines) des douleurs neuropathiques diabétiques et des douleurs liées à la fibromyalgie versus placebo. La dose de 60 mg par jour semble être la plus adaptée. Les effets indésirables de la duloxétine relevés sont fréquents, mais rarement graves et la balance bénéfice-risque de la molécule est difficile à évaluer.

Douleur neuropathique : un patch de capsaïcine à forte concentration ?

Devulder J.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 6 pages 73 - 74


Cette méta-analyse montre que l’application d’un patch de capsaïcine à concentration élevée (8 %) sur la zone cutanée douloureuse chez les patients présentant une névralgie post-herpétique ou associée au VIH apporte un meilleur soulagement de la douleur qu’un patch de capsaïcine à faible concentration (0,04 %) et s’accompagne d’une légère augmentation des effets indésirables mineurs (comme irritation de la peau). Cette étude ne nous permet pas de situer ce traitement par rapport à d’autres traitements locaux, ni par rapport à des traitements oraux.

Cette étude montre que la prégabaline n’est pas plus efficace qu’un placebo pour soulager la neuropathie centrale pouvant être présente post AVC. L’amitriptyline (maximum 150 mg/j) reste le traitement de premier choix.

Nortriptyline et gabapentine pour la douleur neuropathique

Hans G.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 10 pages 118 - 119


Les résultats de cette étude avec des limites méthodologiques montrent une efficacité supérieure d’une association de nortriptyline et de gabapentine versus monothérapies pour le traitement de la polyneuropathie diabétique. Cette différence semble cependant cliniquement peu pertinente. Aucun bénéfice significatif n’est montré dans la faible population de neuropathie post herpétique.

Tramadol pour la douleur neuropathique

Hans G.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 7 pages 100 - 101


Cette méta-analyse montre que le tramadol est efficace dans le traitement d’une douleur neuropathique, uniquement par rapport à un placebo et sans comparaison avec d’autres analgésiques. La qualité méthodologique des études est faible ainsi que le nombre de patients qui y sont inclus. Le tramadol présente des effets indésirables importants ainsi que des interactions médicamenteuses. Nous devons donc en conclure que la place du tramadol dans les différentes formes de douleur neuropathique est insuffisamment établie. Les antiépileptiques et les antidépresseurs (tricycliques) restent donc un premier choix.

L'oxycodone efficace pour traiter la neuropathie diabétique

Devulder J.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 8 pages 124 - 125


Pour le traitement de la douleur neuropathique, dont la neuropathie diabétique, les antidépresseurs tricycliques et les anticonvulsivants restent le premier choix. Cette seule étude montre que l'oxycodone pourrait être un deuxième choix efficace. D'autres études sont nécessaires pour le confirmer.