Resultats par mot-clé : 'agent antiviral'


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L’intérêt de cette revue systématique réside surtout dans son inventaire descriptif, détaillé et critique, des données disponibles sur l’effet de l’hydroxychloroquine chez les patients covid-19, dans la mise en évidence du peu d’études randomisées de qualité à ce sujet et dans la discussion approfondie sur les effets arythmogènes de l’HCQ (les auteurs sont intensivistes). Mais elle est d’un intérêt limité pour la pratique clinique : elle suggère prudemment que l’HCQ pourrait ne pas être efficace dans le traitement des patients covid-19 hospitalisés ni dans celui des cas-contact et conclut à la nécessité de ne continuer à traiter ces patients que dans le cadre de nouvelles études randomisées de bonne qualité. Elle n’apporte pas non plus de données sur l’efficacité de l’administration précoce d’HCQ aux patients non hospitalisés qui représentent la grande majorité des patients covid-19 suivis en première ligne de soins. La saga de l’hydroxychloroquine semble donc enfin se terminer et il faut se demander s’il n’est pas temps d’arrêter de mobiliser encore des ressources dans de nouvelles études évaluant son efficacité dans le traitement du covid-19. Il est interpellant de constater l’abondance de méta-analyses (une trentaine !) publiées en moins d’un an à ce sujet en contraste avec le nombre modeste de RCTs qui les alimentent. Beaucoup d’entre elles sont redondantes ou de faible qualité méthodologique et biaisées, au risque de semer la confusion chez les cliniciens plutôt que de les éclairer sur les décisions à prendre dans leur pratique.

Traitement antiviral en prévention de la névralgie post-herpétique ?

De Deken L.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 10 pages 127 - 128


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses, menée correctement d’un point de vue méthodologique, n’a pas montré d’effet statistiquement significatif de l’aciclovir versus placebo dans la prévention de la névralgie post-herpétique après un zona. L’effet des autres traitements antiviraux n’a pas encore été suffisamment étudié pour pouvoir se prononcer.

Cette synthèse méthodique d’études publiées et non publiées montre que l’oséltamivir réduit la durée des symptômes de la grippe de moins d’un jour. Dans la population en intention de traiter (chez laquelle une grippe est suspectée), il n’y avait pas d’effet favorable sur l’incidence des pneumonies, des hospitalisations, des bronchites, des sinusites et des otites. Cette étude ne concerne pas non plus l’utilité de l’administration d’oséltamivir dans les populations à risque.