Resultats par mot-clé : 'alcoolisme'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyses, de bonne qualité méthodologique, montre que le nalméfène n’a pas d’effet sur le plan de la mortalité, de la morbidité et de la qualité de vie dans le traitement de la dépendance à l’alcool. Le faible gain en termes de consommation d’alcool n’est pas cliniquement pertinent. Cette étude ne peut donc pas prouver la place du nalméfène dans le traitement de la dépendance à l’alcool. Les interventions psychosociales conservent donc une importance primordiale dans la prise en charge de ce problème.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses suggère que, chez des patients présentant une dépendance à l’alcool et une période d’abstinence de 3 jours, certains médicaments, à savoir l’acamprosate, la naltrexone, le topiramate et le nalméfène, associés à des interventions psychothérapeutiques, favorisent la prévention de la récidive de la consommation d’alcool et ont une influence positive sur le mode de consommation. Seules quelques études ont été menées en première ligne. On ne dispose pas de preuves permettant de dire si un ou plusieurs médicaments sont supérieurs aux autres.

Gabapentine pour le traitement de la dépendance à l’alcool : des résultats à confirmer

De Jonghe M. , Lamy D.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 9 pages 112 - 113


Cette étude unicentrique, randomisée, en double aveugle, de 150 patients (ambulants, volontaires et récemment abstinents) montre un intérêt de la gabapentine versus placebo dans le traitement de la dépendance à l'alcool, particulièrement à la dose de 1800 mg (probable effet dose-réponse). Au vu des limites relevées dans cette étude, et bien que les résultats observés soient encourageants dans la mesure où l’approche thérapeutique médicamenteuse est limitée actuellement, l’utilisation de la gabapentine en pratique ne peut être recommandée. L'accompagnement psycho-social reste primordial.

Quelle intervention pour limiter la consommation d’alcool chez des adolescents ?

Aertgeerts B.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 1 pages 4 - 5


Cette étude qui présente des limites méthodologiques importantes montre que des interventions ciblant une moindre consommation d’alcool sont efficaces chez des adolescents. Des interventions courtes sont les plus facilement réalisables pour le médecin généraliste dans la prise en charge des problèmes liés à l’alcool. D’autres études sont en cours dans ce domaine.

Dépistage et thérapie brève d'une consommation abusive d'alcool

Aertgeerts B.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 8 pages 132 - 134


Cette méta-analyse conclut qu'un dépistage systématique, en pratique de médecine générale, d'un usage excessif d'alcool n'est guère efficace pour identifier les patients à prendre en considération pour une courte intervention. D'autres recherches sont nécessaires pour pouvoir recommander une stratégie faisable et efficiente en première ligne dans l'identification et la prise en charge de la problématique de la consommation d'alcool.