Resultats par mot-clé : 'benzodiazépine'


Nombre de resultats : 10 article(s) - 10 analyse(s) brève(s) - 0 Synthèse(s)

Interventions autogérées par les patients pour réduire l'utilisation de sédatifs et améliorer le sommeil ?

Garcia Dos Santos C. , Mbairaroua J. , Szczepanski L. , De Jonghe M.

Minerva 08 05 2026


Cette étude contrôlée randomisée, ouverte, pragmatique, monocentrique et à trois bras montre qu'une intervention fondée sur des outils éducatifs et comportementaux est plus efficace que la distribution de brochures et les soins habituels pour réduire la consommation de benzodiazépines et de « Z-drugs » et améliorer le sommeil chez les personnes âgées. L'arrêt des benzodiazépines ou des médicaments de la classe Z n'était pas associé à une détérioration du sommeil ou à d'autres effets sur la santé, et les symptômes de sevrage étaient généralement absents ou légers. Cette étude est de bonne qualité méthodologique, avec une randomisation bien conduite, un contrôle des biais et une collecte de données objective. Malgré un rapport bénéfice/risque jugé positif, la pertinence clinique des résultats doit être étudiée plus en détail dans une population plus large.

Cette méta-analyse en réseau montre que la plupart des traitements évalués sont efficaces dans la prise en charge des troubles paniques, avec une plus grande efficacité pour le diazépam, l’alprazolam, et le clonazépam. Cette méta-analyse est de bonne qualité méthodologique mais est basée sur des études originales présentant des risques de biais incertains ou élevés. De plus, la sélection des participants dans les études incluses rend l’utilisation des résultats dans une population clinique classique incertaine, et le manque d’évaluation des traitements à long terme limite l’implication de ces résultats.

Les suppresseurs vestibulaires sont-ils efficaces en cas de vertige positionnel paroxystique bénin ?

Dhooge I. , Acke F.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 6 pages 109 - 112


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que les suppresseurs vestibulaires n’ont aucun effet positif sur les symptômes du vertige paroxystique positionnel bénin (VPPB). Les manœuvres thérapeutiques ont montré une valeur ajoutée par rapport aux suppresseurs vestibulaires, mais cette étude ne permet pas de savoir clairement quelle est la pertinence clinique du résultat. La synthèse méthodique est de bonne qualité méthodologique mais basée sur un nombre limité d’études randomisées contrôlées avec un faible nombre de patients et un risque élevé de biais, de sorte que la certitude des preuves pour tous les résultats est faible à très faible. De plus, il existe également une hétérogénéité clinique importante, ce qui rend difficile l’extrapolation des résultats.

Cette revue systématique correctement menée d’un point de vue méthodologique se base sur des études réalisées sur de faibles échantillons de patients. Les résultats suggèrent que l'utilisation d'antihistaminiques en dose unique pourrait être efficace dans le traitement des vertiges aigus pour un soulagement rapide dans les 2 heures suivant l’apparition du vertige, et cette efficacité serait supérieure à celle des benzodiazépines en dose unique. En revanche, ils ne sont pas plus efficaces que d’autres comparateurs actifs (ondansétron, métoclopramide, dropéridol). L’usage quotidien d’antihistaminiques ne semble pas démontrer d’efficacité supérieure au placebo ou à l’absence de traitement sur le soulagement des vertiges après 1 semaine et 1 mois.

Cette revue systématique avec méta-analyse directe et méta-analyse en réseau montre que le traitement pharmacologique du trouble panique par les ISRS est associé à un taux élevé de rémission et à un faible risque d’effets indésirables par rapport aux autres psychotropes. Parmi les ISRS, la sertraline et l’escitalopram ont le meilleur profil en termes de rémission et d’effets indésirables. La synthèse méthodique et les méta-analyses sont de bonne qualité méthodologique, mais les études randomisées contrôlées incluses présentent un risque de biais modéré à élevé.

Prise en charge de l’insomnie chez l’adulte : quelle approche pharmacologique ?

Evrard P.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 1 pages 18 - 22


Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau, de bonne qualité méthodologique mais affectée par les limites de choix méthodologiques, présente l’eszopiclone et le lemborexant comme les traitements présentant la meilleure efficacité dans la prise en charge de l’insomnie chez l’adulte, particulièrement à long terme. Ces résultats sont présentés comme ayant un niveau de certitude globalement faible, et ne permettent pas de modifier les pratiques actuelles en Belgique, où l’eszopiclone et le lemborexant ne sont pas disponibles. Il est également à rappeler que seules les approches non pharmacologiques sont actuellement recommandées dans une prise en charge de l’insomnie à long terme.

Cette étude de cohorte à grande échelle avec étude cas-témoins sur échantillon, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que les benzodiazépines ne sont pas associées au développement de la démence.

Cette synthèse méthodique de 10 études randomisées contrôlées, dont la qualité sur le plan méthodologique est incertaine et dont la proportion d’abandons est généralement importante, montre qu’un traitement par association d’un antidépresseur et d’une benzodiazépine chez des patients en dépression majeure réduit la gravité de la dépression et entraîne une réponse et une rémission dans des proportions plus importantes qu’une monothérapie avec un antidépresseur dans les quatre première semaines après l’instauration du traitement. Il est néanmoins nécessaire de mener des études randomisées contrôlées pragmatiques de longue durée, correctement menées sur le plan méthodologique, pour mieux déterminer le rapport bénéfices-risques.

Que penser de la pharmacothérapie contre la phobie sociale ?

Sabbe B. , Verhoeven V.

Minerva 2019 Vol 18 numéro 8 pages 89 - 93


Les résultats de cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, permettent de conclure à la démonstration de la plus-value clinique des SSRIs, des IMAOs, IRMAOs, des benzodiazépines et des analogues du GABA pour le traitement de la phobie sociale. Malgré le fait que la plupart des études portaient sur les SSRIs, l’effet de ces derniers se voit attribuer un niveau GRADE très faible. Outre le signalement d’un biais de publication et d’un biais de sélection, une importante hétérogénéité statistique a été montrée. Cette hétérogénéité reflète peut-être tant les différences réelles en termes d’efficacité entre les différents médicaments que les différences en termes de méthodologie des études et des caractéristiques cliniques des patients.

Chez les patients avec une lombalgie aiguë, non traumatique et sans radiculopathie, cette RCT de bonne qualité méthodologique montre que le diazépam associé au naproxène, versus placebo associé au naproxène, n’améliore ni les résultats fonctionnels ni la douleur, ni à 1 semaine, ni à 3 mois.

Interventions pour réduire la consommation de benzodiazépines chez les personnes âgées

De Jonghe M. , Fraipont B.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 1 pages 2 - 3


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de bonne qualité méthodologique mais réalisée sur base d’une question de recherche très large ne permet pas de tirer de conclusion pratique pour le clinicien dans un contexte de soins particulier. Parmi les interventions étudiées, une intervention multifacettes incluant de la psychothérapie dans le but d’arrêter des BZD chez la personne âgée semble être la plus efficace.

Il ressort de cette étude clinique pragmatique sur la réduction de l’utilisation chronique des benzodiazépines chez les personnes âgées que le pharmacien, après sélection rigoureuse, ne doit envoyer par la poste un livret d’information proposant un schéma de diminution progressive de la prise de benzodiazépines qu’à 4 personnes âgées, pour qu’après 6 mois, un patient arrête de prendre des benzodiazépines. Chez 13% des personnes âgées la prescription de benzodiazépines a été remplacée par une prescription d’antidépresseurs, ce qui n’est pas recommandé.

Cette étude avec randomisation par grappes montre l’efficacité et la sécurité de conseils individualisés associés soit à la délivrance d’instructions écrites, soit à un suivi en consultation toutes les 2 semaines par des médecins généralistes pour promouvoir et renforcer l’arrêt progressif des benzodiazépines chez les patients qui en consomment depuis plus de 6 mois.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre qu’une intervention minimale et en particulier une lettre invitant à l’arrêt peut réduire la consommation de benzodiazépines versus soins courants chez des patients utilisant ces médicaments de manière chronique.

Céphalées de tension : traitement prophylactique utile ?

Vanwelde C.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 10 pages 123 - 124


Cette synthèse méthodique qui n’apporte aucun résultat chiffré et qui est basée sur l’opinion d’experts, n’apporte pas de preuve de l’intérêt d’un traitement médicamenteux préventif des céphalées de tension chroniques chez l’adulte.

Dépression mineure : antidépresseurs et benzodiazépines efficaces ?

Declercq T. , Poelman T.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 7 pages 84 - 85


Cette étude ne montre pas un bénéfice cliniquement pertinent des antidépresseurs versus placebo pour la prise en charge de patients présentant une dépression mineure, entité clinique par ailleurs mal définie dans cette recherche. Pour l’intérêt des benzodiazépines dans cette indication, aucune conclusion n’est possible, par manque d’études.

Comme pour l’administration orale de midazolam, son administration intranasale (dispositif de nébulisation non disponible actuellement en Belgique) est peut-être intéressante versus diazépam intrarectal en cas de crise épileptique se prolongeant plus de 5 minutes (efficacité semblable mais satisfaction plus grande des parents pour une administration intranasale) chez un enfant mais l’évaluation (efficacité et sécurité) est encore insuffisante.

Benzodiazépines lors du sevrage alcoolique

Lamy D.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 11 pages 130 - 131


Cette méta-analyse montre l’efficacité des benzodiazépines pour diminuer le risque de survenue de crises convulsives lors d’un sevrage alcoolique ; elle n’apporte aucune preuve d’un bénéfice d’un médicament (ou de leur association) versus un autre.

Midazolam buccal versus diazépam rectal pour traiter les convulsions chez les enfants

De Jaeger A. , Poelman T.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 1 pages 15 - 16


Cette étude montre qu’une administration de midazolam « buccal » dans un service d’urgence est une alternative efficace et sûre par rapport à celle de diazépam rectal, pour une crise tonico-clonique persistante chez un enfant. Des insuffisances méthodologiques peuvent certes influencer ces résultats. De plus, les enfants inclus ne sont pas représentatifs d’une population de première ligne (la médiane de durée des convulsions est de 30 à 40 minutes et un tiers des enfants a déjà été traité par diazépam intrarectal en dehors de l’hôpital). Les données concernant la sécurité sont encore insuffisantes. De plus grandes études réalisées en dehors de l’hôpital sont nécessaires pour déterminer la place de l’administration du midazolam « buccal » dans le traitement de l’état de mal épileptique en première ligne de soins.

Sédatifs chez les personnes âgées insomniaques

Declercq T. , Habraken H.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 8 pages 124 - 126


Cette méta-analyse montre qu’une utilisation à court terme d’un somnifère chez des personnes âgées apporte un bénéfice statistiquement significatif pour leur sommeil, mais que la pertinence clinique de ce gain est douteuse. L’effet limité ne contrebalance pas le risque d’effets indésirables. Chez les personnes âgées de plus de soixante ans, une prudence particulière est de mise en raison du risque accru de chutes et de troubles cognitifs.