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Faut-il prescrire deux antidépresseurs dans la dépression de l’adulte ?

Diehl J.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 5 pages 104 - 107


Cette revue systématique et méta-analyse de bonne qualité méthodologique met en évidence une efficacité supérieure de la combinaison de 2 anti-dépresseurs dans le traitement de la dépression sévère de l’adulte, que ce soit en première intention ou en traitement de seconde ligne chez les non-répondeurs. Les abandons de traitement, y compris du fait d’effet indésirables, ont été peu détaillés. Les raisons spécifiques de ces arrêts ne sont pas spécifiées et les interactions peuvent également ne pas avoir conduit à des arrêts, notamment sur la durée de l’étude.

Cette méta-analyse en réseau montre que l’association de traitements médicamenteux et non médicamenteux conduit à un taux d’abstinence plus important chez les patients BPCO fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer. Cette analyse ne nous permet toutefois pas de déterminer quelle combinaison est la plus efficace.

Cette étude clinique randomisée, contrôlée, menée en double aveugle auprès d’un grand nombre de fumeurs motivés, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que l’utilisation de la varénicline ou du bupropion n’entraîne pas un plus grand risque de symptômes neuropsychiatriques modérés à sévères qu’un placebo ou un patch de nicotine tant pour les fumeurs avec que sans trouble psychiatrique stabilisé. Dans les deux cohortes, il est en outre apparu que le taux d’abstinence était plus élevé avec la varénicline qu’avec le bupropion ou le patch de nicotine.

Cette méta-analyse en réseau avec des comparaisons tant directes qu’indirectes ne montre pas d’effets cardiovasculaires graves, que ce soit avec le traitement de substitution nicotinique, le bupropion ou la varénicline. Le traitement de substitution nicotinique provoquerait toutefois plus de tachycardies. Ces résultats concernent les fumeurs atteints ou non d’une comorbidité (maladie cardiovasculaire, BPCO ou en péri-opératoire).

Cette synthèse des études concernant les nouveaux antidépresseurs (ISRS, duloxétine, bupropione) chez les personnes âgées d’au moins 60 ans montre que leur efficacité n’est prouvée que chez les personnes souffrant de troubles dépressifs modérés à sévères (score de Hamilton ≥ 21) évoluant depuis plus de 10 ans. Dans les autres cas, une efficacité versus placebo n’est pas prouvée.

Nouveaux antidépresseurs : choix préférentiel ?

Chevalier P.

Minerva 28 06 2012


Contrairement à une précédente méta-analyse, celle-ci, de bonne qualité méthodologique, n’apporte pas de preuve d’une plus-value d’un antidépresseur de deuxième génération versus un autre en termes d’efficacité et de sécurité.

Cette méta-analyse de bonne qualité ne nous apporte pas de preuve de l’intérêt de médicaments (bupropion, substituts nicotiniques) chez des adolescents.

Cette étude aux nombreuses limites méthodologiques montre l’intérêt d’une association (bupropion + nicotine comprimés à sucer ou nicotine patch + comprimés à sucer) versus chacune des 3 monothérapies. Les substituts nicotiniques restent, dans le cadre d’un counselling nécessaire, le traitement médicamenteux de premier choix pour le sevrage tabagique.

Efficacité d’un counselling téléphonique pour l’arrêt du tabac

Boudrez H.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 1 pages 12 - 13


Les auteurs de cette étude montrent que l’association d’un médicament pour aider au sevrage tabagique avec un counselling téléphonique non effectué par le médecin généraliste favorise l’arrêt du tabac chez des fumeurs qui ne manifestent pas spontanément l’envie d’arrêter de fumer. Il n’y a cependant pas de preuve d’une plus-value d’un counselling versus médicament seul dans ce contexte précis.

Sevrage tabagique avec le bupropion et la nortriptyline en cas de BPCO

De Sutter A.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 4 pages 63 - 64


Cette étude montre que le bupropion est une aide efficace pour le sevrage tabagique chez les patients BPCO. Néanmoins, le suivi est de court terme, ce qui ne permet pas de préciser l’efficacité à long terme. Chez les patients à risque de BPCO, les antidépresseurs n’ont pas de plus-value par rapport à une motivation ou un counseling.

Les auteurs de ces deux études concluent que, dans les dépressions majeures résistantes au citalopram, un passage au bupropion, à la sertraline ou à la venlafaxine est efficace chez un patient sur quatre et que l’ajout de bupropion ou de buspirone est également efficace chez un patient sur quatre. Nous ne pouvons cependant tirer aucune conclusion pour la pratique, entre autres en raison de l’absence d’un groupe contrôle. Il n’existe donc que des recommandations basées sur des consensus pour la prise en charge de la dépression majeure résistante au traitement : l’instauration d’une thérapie cognitivo-comportementale ou le transfert vers la deuxième ligne apparaissent être actuellement les alternatives justifiées.

Traitement prolongé avec du bupropion après arrêt du tabagisme?

De Sutter A.

Minerva 2002 Vol 1 numéro 9 pages 26 - 27


Bien que cette étude montre que la reprise du tabagisme soit différée, nous devons conclure que la prolongation d’un traitement avec du bupropion pendant 1 an n’aide pas à prévenir une rechute. Arrêter de fumer est et reste très difficile. Dans ce groupe de personnes motivées, après deux ans, moins de 30 % des personnes n’ont pas recommencé à fumer. C’est un défi permanent pour le médecin généraliste de chercher d’autres stratégies pour motiver ses patients à arrêter de fumer.