Resultats par mot-clé : 'troubles mentaux'


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Cette synthèse méthodique d’études randomisées contrôlées examinant l’effet de la prescription verte sur divers aspects de la santé ne permet pas de tirer de conclusions d’une grande valeur probante. La présentation narrative des résultats de différentes études suggère que la prescription verte peut contribuer à diverses améliorations de la santé psychologique et physique et du bien-être. D’autres études randomisées contrôlées avec des populations spécifiques, des interventions bien définies et des instruments de mesure valides sont nécessaires pour prouver la valeur ajoutée de la prescription verte.

Cette revue systématique met en évidence plusieurs prédicteurs clés des résultats des traitements psychologiques chez les personnes âgées souffrant de troubles mentaux courants. La gravité des symptômes de départ, l'accomplissement des devoirs thérapeutiques et l'alliance thérapeutique se sont révélés être des prédicteurs constants des résultats positifs, tandis que des facteurs comme la fonction cognitive ont montré des résultats plus mitigés. Ces résultats soulignent l'importance de personnaliser les traitements pour les personnes âgées, en tenant compte de ces prédicteurs pour optimiser les chances de succès thérapeutique. Cette étude présente de nombreux biais méthodologiques qui en limitent la robustesse. Néanmoins, l’importance du sujet justifie pleinement la réalisation de recherches supplémentaires afin d’obtenir des résultats plus fiables et généralisable via l’application de critères uniformisés pour les méthodes d'évaluation des résultats, ce qui faciliterait la synthèse des données et améliorerait la fiabilité des recommandations cliniques.

Cette étude randomisée contrôlée menée en double aveugle montre que le passage à des cigarettes à faible taux de nicotine (0,4 mg/g et 2,4 mg/g) chez les personnes atteintes de maladie psychiatrique et chez les femmes issues de classes socio-économiques fragilisées, qui ne sont pas réellement motivées à arrêter de fumer, entraîne une diminution du nombre de cigarettes fumées sans tabagisme compensatoire. Les compensations financières élevées dans cette étude et l’écart entre les teneurs en nicotine affichées et mesurées dans les cigarettes commerciales empêchent l’extrapolation au monde réel. Des recherches supplémentaires sont nécessaires avant que cette stratégie de réduction des méfaits du tabac puisse être recommandée pour les groupes vulnérables de fumeurs qui n’ont pas actuellement l’intention d’arrêter de fumer.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de huit études randomisées contrôlées, de qualité méthodologique diverse, montre que des exercices supervisés améliorent de manière statistiquement significative la qualité subjective du sommeil chez des personnes présentant un trouble psychiatrique. L’effet sur les paramètres objectifs du sommeil et sur la qualité de vie n’a pas été examiné. En outre, il faudra poursuivre la recherche pour déterminer quels exercices spécifiques ont le plus d’effet, à quelle fréquence, à quelle intensité et pour quels troubles mentaux.

Cette étude clinique randomisée, contrôlée, menée en double aveugle auprès d’un grand nombre de fumeurs motivés, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que l’utilisation de la varénicline ou du bupropion n’entraîne pas un plus grand risque de symptômes neuropsychiatriques modérés à sévères qu’un placebo ou un patch de nicotine tant pour les fumeurs avec que sans trouble psychiatrique stabilisé. Dans les deux cohortes, il est en outre apparu que le taux d’abstinence était plus élevé avec la varénicline qu’avec le bupropion ou le patch de nicotine.

Planification de soins personnalisés en cas de maladie chronique ?

Boeckxstaens P.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 10 pages 124 - 125


Cette synthèse méthodique, d’une excellente qualité sur le plan méthodologique, montre, sur la base d’un nombre limité d’études hétérogènes, que la planification de soins personnalisés, versus la prise en charge habituelle, conduit à une petite amélioration des critères de jugement physiques et psychiques chez les patients atteints d’une affection chronique, principalement de diabète sucré. L’effet sur l’état de santé subjectif et sur les capacités d’autonomie n’est pas clairement démontré. Etant donné le petit nombre d’études, il est impossible de déterminer quelles interventions sont les plus efficaces pour quels patients.

Cette synthèse méthodique montre que les neuroleptiques administrés pour des troubles du comportement chez les personnes âgées atteintes de démence peuvent être arrêtés dans la plupart des cas sans inconvénient majeur. Cependant, pour certains patients (avec agitation importante, psychose..), la poursuite du traitement peut être favorable. Il convient néanmoins de mettre en balance cet avantage et les inconvénients possibles dans chaque cas individuel.