Resultats par mot-clé : 'complication postopératoire'


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Les auteurs concluent qu’ à long terme, un traitement conservateur entraîne, par rapport aux soins habituels, une réduction significative mais minime du nombre d'interventions sans augmentation des complications biliaires et chirurgicales. Indépendamment du choix de la stratégie thérapeutique, seuls deux tiers des patients étaient indolores. Afin d'améliorer les résultats rapportés par les patients, il est nécessaire d'établir des critères de sélection des patients atteints de calculs biliaires non compliqués pour la cholécystectomie et de réexaminer la cholécystectomie laparoscopique en tant que traitement.

Cette étude randomisée, contrôlée, en ouvert, multicentrique, avec évaluation de l’effet effectuée en aveugle, a montré que, chez les patients chez qui a été posé un stent coronaire actif après un infarctus du myocarde en moyenne 5 ans plus tôt et qui doivent subir une intervention chirurgicale non cardiaque avec un risque hémorragique faible à modéré, l’interruption périopératoire de l’aspirine n’a pas montré de différence statistiquement significative dans l’incidence des évènements ischémiques, cardiovasculaires et d’hémorragies majeures entre l'arrêt périopératoire de l'aspirine et la poursuite périopératoire de la prise d'aspirine. Une diminution cliniquement pertinente de l'incidence des hémorragies mineures a été observée lors de l’interruption périopératoire de l'aspirine. Cependant, la population incluse présentait un risque faible à intermédiaire de complications cardiovasculaires, et il est possible que la puissance soit insuffisante pour démontrer une différence en termes d’évènements cardiovasculaires ischémiques.

Cette étude observationnelle rétrospective avec des facteurs de confusion inconnus suggère que la mortalité après fracture de la hanche diminue avec un programme de soins ortho-gériatriques dirigé par un membre du personnel infirmier, par comparaison avec la prise en charge standard. De plus, le programme de soins a une influence positive sur la durée de l’hospitalisation et sur le retour à la maison. L’extrapolation n’est pas possible, mais les résultats de cette étude pourraient inciter à poursuivre les recherches.

La revue systématique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique analysée ci-dessus met en évidence l’intérêt potentiel de l’aspirine dans la thromboprophylaxie en postopératoire du placement d’une prothèse totale de la hanche ou du genou. Elle devra être considérée, vu sa bonne tolérance et son faible coût, à la place certainement des anticoagulants oraux et probablement des HBPM. De nouvelles études semblent incontournables.

Cette étude randomisée, en double aveugle, compare l’enoxaparine au rivaroxaban en cas d’intervention orthopédique non majeure d’un membre inférieur chez des patients relativement jeunes. Les résultats montrent une diminution du risque de 75% dans le groupe traité par rivaroxaban par rapport au groupe traité par enoxaparine sur la survenue d’événements thromboemboliques majeurs. Les résultats de cette étude semblent prometteurs mais le nombre absolu très faible d’événements et de nombreuses limitations méthodologiques doivent rendre les cliniciens prudents.

Après un suivi de 24 mois, la chirurgie bariatrique s’est avérée plus efficace que le meilleur traitement médical pour obtenir une rémission de l'albuminurie et de l'IRC de stade G1 à G3 et A2 à A3 chez les patients atteints de diabète de type 2 avec obésité modérée.

Les auteurs concluent que, parmi les patients traités initialement par antibiothérapie pour une appendicite non compliquée, le taux de récidive à 5 ans est de 39,1%. Ce suivi à long terme encourage la possibilité du traitement uniquement par antibiothérapie comme alternative à la chirurgie pour l’appendicite aiguë non compliquée de l’adulte.

Cette synthèse méthodique d’études randomisées contrôlées, le plus souvent de petite taille et de qualité méthodologiquement incertaine, qui comporte d’importantes limitations sur le plan méthodologique, nous permet de conclure que les bandelettes mi-urétrales sont au moins aussi efficaces et sûres que la colposuspension selon Burch et que la suspension pubovaginale classique. Il n’y a pas non plus de différence quant à l’efficacité entre une bandelette mi-urétrale transobturatrice et une bandelette mi-urétrale rétropubienne. Cette étude ne nous permet pas de tirer de conclusions à propos de la place des différentes techniques chirurgicales après l’échec d’un traitement conservateur chez les femmes présentant une incontinence urinaire à l’effort.

L’analyse à long terme conforte les conclusions précédentes. En cas de cancer de la prostate localisé à faible risque chez l’homme de moins de 75 ans, la prostatectomie radicale ne conduit pas à une diminution significative des mortalités totale et spécifique du cancer de la prostate. Elle est par contre associée à plus d’incontinence urinaire et de troubles sexuels.

Cette large étude cas-témoin sur un échantillon, aux limites méthodologiques propres à ce type d’études ne facilitant pas l’interprétation des résultats, montre que les patients qui ont recours à la chirurgie bariatrique ont un risque fracturaire supérieur aux patients non obèses déjà avant la chirurgie, et, en termes d’incidence, ce risque reste significativement augmenté pour les interventions par dérivation bilio-pancréatique (qui provoquent une malabsorption) tandis que les résultats sont non concluants pour les autres méthodes de chirurgie bariatrique. La chirurgie semble cependant modifier le pattern de fractures, les fractures au niveau distal des membres inférieurs diminuent, les fractures de type ostéoporotiques (hanche, bassin, fémur, membre supérieur) augmentent.

Cette RCT concernant l’interruption d’un AVK en cas de FA à l’approche d’une intervention à risque montre qu’une absence de relais par HBPM est non inférieure à un relais en termes de prévention d’une thromboembolie artérielle et présente un risque significativement diminué d’hémorragie majeure. Les personnes et les interventions particulièrement à risque ne figuraient pas dans cette étude.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration montre, que les interventions comportementales intensives pour le sevrage tabagique, débutées 4 à 8 semaines avant l’opération, complétées par un traitement de substitution nicotinique favorisent l’arrêt du tabagisme à court terme et diminuent l’incidence des complications postopératoires.

Cholécystite aiguë : cholécystectomie laparoscopique précoce ou retardée ?

Lerut J.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 9 pages 110 - 111


Cette étude correcte d’un point de vue méthodologique montre qu’une intervention laparoscopique précoce (endéans des 24 heures post hospitalisation) est médicalement et économiquement justifiée en cas de cholécystite aiguë non compliquée chez l’adulte en absence de comorbidité majeure (ASA 1 et 2). Ces résultats renforcent les conclusions d’études antérieures. Postposer l’intervention augmente le taux de complications et les coûts.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que la chirurgie bariatrique est efficace pour le traitement de l’obésité sévère (IMC > 40 ou > 35 avec comorbidités) tant pour la diminution du poids que pour la rémission de comorbidités. La mortalité postopératoire légèrement augmentée, le nombre de complications postopératoires (y compris psychiques) et le nombre de réinterventions invitent cependant à bien en informer les patients, et à assurer une préparation et un suivi post opératoire adéquats.

Cancer prostatique localisé : effets indésirables à long terme de la prostatectomie et de la radiothérapie externe

Claessens F. , Haustermans K. , Laurent M. , Van Poppel H.

Minerva 28 06 2013


Cette étude d’observation montre que, lors du traitement du cancer prostatique localisé, les différences, en termes d’issues fonctionnelles spécifiques, entre la prostatectomie radicale et la radiothérapie externe s’estompent progressivement et disparaissent à long terme. Il est important, en pratique, d’informer le patient des effets indésirables de la prostatectomie et de la radiothérapie. La disponibilité de techniques plus récentes pourrait jouer un rôle important lors d’un avis multidisciplinaire individualisé tout en tenant compte des preuves limitées.

L’arrêt ou la diminution du tabagisme avant une arthroplastie du genou ou de la hanche diminue les complications post-opératoires. Une étude précédente en chirurgie cardiaque donnait des résultats semblables. Une extension de ces résultats à toute intervention chirurgicale doit encore être étudiée, en tenant compte du fait que l’intérêt, pour la santé en général, d’arrêter le tabagisme est actuellement prouvé. Ce type d’intervention serait donc à recommander, mais sa faisabilité et son acceptabilité dans la situation belge restent à démontrer.