Resultats par mot-clé : 'inhibiteur de la neuraminidase'


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Cette nouvelle synthèse de la Cochrane Collaboration sur l’effet des inhibiteurs de la neuraminidase sur l’influenza dans tous les groupes d’âge montre qu’il est difficile de collecter des preuves précises et complètes pour pouvoir arriver à une conclusion utile. La réticence formulée antérieurement concernant l’usage de ces médicaments est maintenue. La vaccination ainsi que des mesures d’hygiène restent la stratégie optimale de prévention.

Cette synthèse méthodique montre que la résistance aux inhibiteurs de la neuraminidase est en moyenne moins élevée qu’attendue, mais nous maintenons notre avis pour une utilisation réservée de ces médicaments en raison du bénéfice faible et d’une variation de résistance d’une région à l’autre et d’une souche virale à une autre.

Cette RCT montre un effet favorable de l’oseltamivir en prévention de l’OMA dans un petit sous-groupe d’enfants âgés d’1 à 3 ans avec influenza documenté lors de l’instauration dans les 12 heures du début des symptômes d’un traitement par inhibiteurs de la neuraminidase. Cette utilisation reste cependant contre-indiquée en raison de l’incertitude d’un diagnostic d’influenza, du risque de survenue d’une résistance et d’effets indésirables sérieux.

En cas d’influenza chez des adultes sains, les inhibiteurs de la neuraminidase (oseltamivir et zanamivir) ont une efficacité limitée sur la sévérité et la durée des symptômes (un jour en moins) s’ils sont initiés dans les 48 heures de début des symptômes, sans preuve d’une prévention des complications, avec des effets indésirables possibles pour l’oseltamivir. Il n’est pas utile de les utiliser à grande échelle (prophylactique et thérapeutique) en cas de grippe saisonnière.

Cette synthèse méthodique montre que chez des enfants de moins de 12 ans, les inhibiteurs des neuraminidases (oseltamivir et zanamivir) raccourcissent la durée des symptômes d’infection à influenza et diminuent la transmission dans la maisonnée, s’ils sont initiés rapidement (dans les 48 heures après le début des symptômes). Cette synthèse ne permet pas de conclusion pour les enfants avec comorbidité.

Médicaments contre l’influenza chez les adultes en bonne santé

Michiels B.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 2 pages 18 - 20


Cette synthèse méthodique d’études incluant des adultes (âgés de 16 à 65 ans), en bonne santé, montre que l’amantadine et la rimantadine n’ont plus aucune place dans la prophylaxie et le traitement de l’influenza. Les, plus récents, inhibiteurs de la neuraminidase (oseltamivir et zanamivir) sont efficaces sur la sévérité et la durée des symptômes, s’ils sont administrés très rapidement (dans les 48 heures après l’apparition des premiers symptômes). Ils ne préviennent cependant qu’insuffisamment l’extension du virus. Il n’est pas utile d’employer (pour la prophylaxie et pour le traitement) les inhibiteurs de la neuraminidase à grande échelle en cas d’influenza saisonnier, au vu du risque de sur traitement, d’apparition de résistance, d’un coût élevé et d’effets indésirables. La place des inhibiteurs de la neuraminidase en cas de pandémie reste à déterminer. Cette synthèse ne permet aucune conclusion concernant l’intérêt de médicaments antiviraux chez des personnes à haut risque en cas d’influenza. La vaccination et les mesures hygiéniques demeurent la stratégie préventive principale.

Inhibiteurs de la neuraminidase dans la prévention et le traitement de l'influenza

De Meyere M. , Govaerts F.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 2 pages 23 - 26


Cette méta-analyse conclut à l’efficacité thérapeutique et préventive de l’oseltamivir et du zanamivir pour l’influenza. Ces conclusions ne sont cependant pas valides pour des raisons de méthodologie. Une autre étude, fiable, montre une efficacité probable du zanamivir et de l’oseltamivir chez des patients adultes à risque et de l’oseltamivir chez de jeunes patients à risque, à condition cependant que le traitement soit initié dans les 48 premières heures après le début des symptômes. D’autres facteurs doivent être pris en compte: le risque d’un surtraitement (faux positifs), les effets indésirables possibles, la survenue possible d’une résistance et, enfin, le prix très élevé. La vaccination contre l’influenza des personnes âgées et des sujets à risque reste la mesure la plus importante.