Resultats par mot-clé : 'trouble anxieux'


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Cette étude contrôlée randomisée menée de méthodologiquement correcte, montre que la thérapie cognitivo-comportementale digitale auto-guidée est statistiquement significativement supérieure à un programme actif de psychoéducation pour induire la rémission et réduire les symptômes du trouble d’anxiété généralisée, ainsi que les symptômes dépressifs et les troubles du sommeil, avec des effets maintenus à 24 semaines. La transférabilité de ces résultats au contexte belge reste limitée par le manque de diversité de l’échantillon et l’indisponibilité actuelle de l’application en Belgique, ni donc en français ou en néerlandais.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été menée correctement, montre que les régimes cétogènes sont associés à une légère amélioration des symptômes de dépression dans une population diversifiée souffrant de troubles psychiatriques, métaboliques ou neurologiques. Cet effet est particulièrement évident à cet égard lors de la confirmation objective de la présence de cétones dans le sang ou l’urine. En ce qui concerne les symptômes d’anxiété, l’effet n’est pas concluant. En raison des limitations méthodologiques (populations diverses, importante hétérogénéité des régimes interventions et contrôles, suivi court, observance variable) et de la validité externe limitée qui en découle, des RCTs plus vastes et mieux contrôlées menées auprès de populations psychiatriques et avec un suivi plus long sont nécessaires avant qu’un régime cétogène ne puisse être systématiquement recommandé.

Cette étude observationnelle de suivi de deux études randomisées contrôlées d’implémentation suggère que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour le traitement du trouble anxieux généralisé (TAG) est efficace à long terme (2 à 8 ans) avec un taux de guérison de 53%. Différentes stratégies d’implémentation ont abouti à des résultats similaires après le suivi. En d’autres termes, cela favorise la flexibilité clinique dans l’orientation du traitement. L’étude présente d’importantes limitations méthodologiques, notamment l’absence d’un groupe témoin sans traitement et une hétérogénéité significative entre les études initiales, ainsi qu’une généralisation limitée des résultats.

Les antidépresseurs diminuent le risque de rechute, mais un sevrage réussi est possible

Van Leeuwen E. , Christiaens T.

Minerva 2022 Vol 21 numéro 6 pages 132 - 135


Il ressort de cette étude randomisée, contrôlée par placebo, en double aveugle, chez des patients en première ligne, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, que, parmi les patients souffrant de dépression récurrente, une récidive de la dépression dans l’année a été observée chez 56% des patients qui ont arrêté leur antidépresseur contre 39% des patients qui ont continué leur antidépresseur (ce qui revient à un NNH de 6 pour l’arrêt). Les résultats de l’étude ne peuvent pas être entièrement extrapolés à la médecine générale car, la plupart des utilisateurs à long terme d’antidépresseurs en première ligne, n’ont connu qu’un seule ou aucune dépression antérieure, ce qui contraste avec le taux élevé de récidive dans la population étudiée. Des études sont nécessaires sur l’arrêt des antidépresseurs chez les patients présentant des symptômes dépressifs plus légers, ainsi que sur l’effet de schémas de diminution progressive plus lents.

Cette synthèse méthodique et méta-analyse montre que, dans l’année qui suit l’arrêt des antidépresseurs chez les patients atteints de trouble anxieux, la récidive est plus fréquente et plus rapide.

Efficacité de la psychothérapie brève et longue versus psychanalyse

Pieters G. , Poelman T.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 2 pages 15 - 16


Cette étude quasi-randomisée, qui présente des limites importantes sur le plan méthodologique, ne permet pas de tirer de conclusions fiables sur l’effet des différentes formes de psychothérapie brève et longue par rapport à la psychanalyse chez les personnes présentant un trouble dépressif ou un trouble anxieux.

Efficacité et utilité comparées des antipsychotiques utilisés off label chez des adultes

Azermai M. , Bourgeois J. , Petrovic M.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 6 pages 75 - 76


Cette étude montre des résultats favorables pour une efficacité de certains antipsychotiques dits atypiques versus placebo dans les troubles de comportement liés à la démence (aripiprazole, olanzapine, rispéridone), dans les troubles d’anxiété généralisée (quétiapine), dans les troubles obsessionnels compulsifs (rispéridone). La pertinence clinique de l’efficacité significative observée est cependant incertaine, une supériorité versus autres médicaments ou traitements non médicamenteux n’est pas prouvée et ce bénéfice potentiel doit être mis en balance avec le risque d’effets indésirables.

Prévention des troubles anxieux et de la dépression chez les personnes âgées

Declercq T. , Poelman T.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 10 pages 142 - 143


Cette étude conclut que l’offre d’un modèle d’intervention d’intensité progressive est efficace en prévention d’un passage à une dépression majeure chez des personnes âgées présentant des troubles dépressifs sans atteindre les critères diagnostiques de dépression majeure. Elle ne permet pas de déterminer si certaines étapes de cette intervention complexe sont plus efficaces que les autres, ni si les effets favorables se maintiennent à long terme, ni si cette intervention est coût-efficace.

Rimonabant : risques confirmés

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 127 - 127


L’efficacité du rimonabant pour la perte de poids est limitée et une synthèse de la littérature confirme les craintes quant à sa sécurité surtout neuropsychiatrique.

L’usage de cannabis cause-t-il psychose et dépression ?

Avonts D.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 116 - 117


Les auteurs de cette méta-analyse concluent que l’usage de cannabis augmente le risque de survenue de symptômes psychotiques, indépendamment d’un effet toxique momentané, plus tard dans la vie. D’autres études d’observation restent nécessaires pour conforter ce lien direct, actuellement suggéré, entre consommation de cannabis et troubles psychotiques. Cette étude ne montre, par contre, pas d’augmentation des troubles affectifs sous cannabis.

Antidépresseurs chez les enfants et les adolescents

Pieters G.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 1 pages 10 - 11


Cette étude montre que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ont une efficacité limitée dans le trouble dépressif majeur, modérée dans le trouble obsessionnel compulsif et importante dans les autres troubles anxieux chez les enfants et les adolescents. D’autre part, cette étude confirme un risque accru de suicide avec les ISRS dans ces indications pour ces groupes d’âge. Ces observations doivent inciter les psychiatres qui suivent des enfants ou des adolescents à informer correctement ceux-ci et leurs parents, à poser l’indication avec rigueur et à assurer un suivi strict.

Thérapie comportementale cognitive en cas de trouble panique : 2 ans de suivi

Luyten P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 5 pages 74 - 76


Les auteurs de cette étude concluent qu’une thérapie comportementale cognitive (TCC) en cas de troubles de panique est plus efficace à long terme qu’un traitement de référence. Cette conclusion doit être nuancée. Une modification clinique significative n’est observée que pour un groupe limité de patients et uniquement en ce qui concerne les troubles paniques. En raison de limites méthodologiques et d’un contexte d’étude particulier, les résultats sont difficilement transférables à la pratique belge.