Resultats par mot-clé : 'gestion de la douleur'


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Cette méta-analyse de faible ampleur montre des résultats contradictoires quant à l’efficacité de la stimulation médullaire à haute fréquence dans la douleur chronique. Cette procédure reste une procédure de troisième intention (après prise en charge en première et deuxième ligne de soin) et est à réserver à des indications précises. Cette synthèse méthodique ne permet malheureusement pas de préciser quel profil de patient douloureux chronique pourrait répondre le mieux à cette procédure invasive et ne fait aucune mention des effets indésirables rares mais graves liées à l’intervention chirurgicale.

Cette RCT pragmatique montre qu’une formation en ligne à la pleine conscience, que ce soit en groupe ou supervisée individuellement (à son propre rythme), peut améliorer la fonction liée à la douleur et les symptômes comorbides (tels que la dépression) chez les vétérans souffrant de douleur chronique. L’étude repose sur une méthodologie solide. L’extrapolation des résultats à d’autres populations (par exemple, les vétérans n’ayant pas accès à Internet et à un GSM) n’est pas évidente. Par conséquent, et en raison de résultats contradictoires dans la littérature scientifique, il est nécessaire de poursuivre les recherches sur l’efficacité de la pleine conscience sur la douleur et les symptômes comorbides.

Efficacité des interventions physiques pour prévenir les douleurs cervicales

Jacqmin J.

Minerva 2025 Vol 24 numéro 1 pages 15 - 18


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses présente une méthodologie correcte et montre des résultats qui appuient les interventions d’exercice physique visant à réduire le risque d’épisode de cervicalgie au cours des 12 prochains mois chez des employés de bureau (niveau de confiance modéré). Le peu d'essais cliniques randomisés (RCTs) disponibles sont plus critiquables, ce qui peut modifier notablement les résultats selon l'hypothèse choisie des valeurs manquantes. Si bien que la signification clinique de cet effet n’est cependant pas claire.

Cette revue systématique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre une efficacité faible à modérée d’une série d’interventions différentes chez les patients adultes souffrant de fasciite plantaire en termes de douleur à court terme (1 - 6 semaines) ; à moyen et long terme (7 à > 12 semaines), seules les ondes de choc extra corporelles ont montré une efficacité sur la douleur

Cette méta-analyse en réseau montre que pour les patients souffrant de lombalgies chroniques non spécifiques, les interventions psychologiques combinées à la kinésithérapie sont plus efficaces que la kinésithérapie seule. Les programmes de formation à la douleur et les thérapies (cognitivo-) comportementales montrent les résultats les plus durables (au moins jusqu’à 12 mois post intervention) sur le fonctionnement physique et l’intensité de la douleur. Même si les données manquent quant à la compliance des patients par rapport à ce type d’intervention, en pratique l’accessibilité et la standardisation de ces thérapies en combinaison avec la kinésithérapie devrait être encouragée pour tous les patients lombalgiques à risque de chronicisation. Cette synthèse méthodique a cependant inclus quasi en totalité des essais avec des limites méthodologiques jugées préoccupantes. Cette méta-analyse en réseau n’échappe pas aux limites liées à sa conception.

Cette synthèse méthodique, qui a inclus des études originales de qualité méthodologique indéterminée, suggère que le comportement désinhibé chez les personnes atteintes de démence est amélioré avec certaines approches pharmacologiques et qu’il l’est encore plus avec certaines approches non pharmacologiques. Ces résultats doivent être interprétés avec une grande prudence étant donné l’importante hétérogénéité entre les différentes études s’expliquant pas des différences cliniques, le manque d’études contrôlées contre placebo, le fait que la désinhibition n’a pas été examinée en tant que principal critère de jugement ou que des instruments moins adaptés ont été utilisés pour évaluer la désinhibition.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau souffre des limites méthodologiques inhérentes à ce type d’exercice. Les résultats semblent montrer qu’un usage topique d’AINS (diclofénac 70-81 mg/j) est efficace sur les douleurs arthrosiques du genou et de la hanche, sans présenter d’effets indésirables trop importants, tout en étant associé à une adhérence optimale. Les AINS oraux (diclofénac 150 mg/j) et les coxibs (étoricoxib 60mg/j) semblent présenter les meilleurs résultats en termes d’efficacité sur la douleur et les fonctions. Leur usage à long terme est à proscrire et les comorbidités restreignent leurs usages. Les opioïdes n’ont aucune place dans cette prise en charge, ni en termes d’efficacité clinique, ni en termes de sécurité.

La racine de gingembre est-elle efficace contre la migraine ?

Laekeman G. , Poelman T.

Minerva 18 03 2022


Cette revue systématique avec méta-analyse de seulement trois études, cliniquement hétérogènes, de petite taille et de qualité méthodologique incertaine, montre que, chez les patients souffrant d’une crise de migraine, le gingembre, comparé à un placebo, réduit la douleur de manière statistiquement significative dans les deux heures. Cependant, on ne sait pas quelle est la pertinence clinique de cette différence. Il n’y a pas de différence statistiquement significative entre le gingembre et le placebo quant à la fréquence des crises de migraine. Les préparations au gingembre ne sont pas non plus définies concrètement, ce qui rend difficile l’extrapolation dans la pratique.

Cette vaste synthèse méthodique et méta-analyse, de bonne qualité méthodologique, montre que les IRSN en cas de dorsalgie ou de gonarthrose soulagent la douleur et améliorent les capacités fonctionnelles, mais le niveau de preuve est modéré à faible. Un effet cliniquement pertinent n’est pas exclu uniquement pour le soulagement de la douleur dans la gonarthrose. Un effet bénéfique cliniquement pertinent sur la douleur sciatique peut être démontré pour les IRSN et les ATC, mais, ici aussi, le niveau de preuve est faible à très faible. L’effet incertain des IRSN et des ATC sur la douleur et les capacités fonctionnelles doit certainement être mis en balance avec l’acceptabilité, la tolérance et la sécurité d’emploi de ces molécules.

Cette étude randomisée, unicentrique, indique que chez des hommes et femmes avec addictions, une intervention de gestion comportementale de la douleur, généralement pas incluse dans le traitement de la toxicomanie, était associée à de meilleurs résultats liés au contrôle de la douleur, en termes de tolérance chez les hommes et d’intensité chez les femmes. Aucune amélioration des résultats liés à l'usage de substances addictives au-delà de ceux obtenus par le traitement habituel n'a été observée. Pour les auteurs, les programmes de traitement devraient envisager de fournir des services de gestion de la douleur psychosociale pour améliorer le traitement standard de la toxicomanie.

Cette étude randomisée contrôlée pragmatique, correctement conçue d’un point de vue méthodologique, a montré que, dans une population de patients d’âge moyen atteints d’arthrose du genou, l’amélioration des symptômes, après un an, était plus importante, et ce de manière statistiquement significative (mais pas cliniquement relevante), avec 12 séances de kinésithérapie axée sur des exercices qu’avec deux ou trois infiltrations de corticoïdes.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration, de bonne qualité méthodologique, montre que la gabapentine à la dose quotidienne d’au moins 1200 mg/jour peut soulager quelques patients supplémentaires versus placebo souffrant de douleur neuropathique chronique (principalement post herpétique ou diabétique) mais au prix d’effets indésirables pouvant mener à l’arrêt du traitement. Pour les autres types de douleurs neuropathiques, les preuves manquent. Il reste nécessaire de bien informer le patient et d’intégrer ce traitement dans une prise en charge plus globale.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que le programme d’exercices supervisés, après 3 mois, apporte une plus-value importante sur le plan de la distance de marche (sans apparition de douleur), versus un programme d’exercices à domicile et versus le conseil de se promener (GRADE modéré à élevé). Une recherche plus poussée est nécessaire pour chercher à connaître l’effet à long terme, l’effet sur la qualité de vie en rapport avec la maladie et l’effet sur les autres paramètres fonctionnels, comme l’habitude de se promener et l’exercice physique.

Cette RCT de bonne qualité méthodologique montre, chez des patients âgés d’au moins 50 ans avec une sténose du canal vertébral lombaire symptomatique, l’absence d’efficacité à 12 mois de l’ajout d’un corticostéroïde à un anesthésique pour une infiltration épidurale et l’absence d’intérêt de répéter les infiltrations (identiques ou modifiées dans leur composition) en cas de non-réponse dans les 6 semaines après l’infiltration initiale.

Quel type de kinésithérapie dans la gonarthrose ?

Henrard G.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 7 pages 84 - 85


Cette synthèse méthodique apporte des éléments de faible niveau de preuve, et difficilement extrapolables, qui semblent souligner un effet positif limité des exercices en aérobie, de renforcement et proprioceptifs, ainsi que des ultrasons, parmi les différentes options de kinésithérapie ambulatoire dans la gonarthrose douloureuse de l'adulte.