Resultats par mot-clé : 'idéation suicidaire'


Nombre de resultats : 2 article(s) - 5 analyse(s) brève(s) - 0 Synthèse(s)


Cette étude randomisée contrôlée, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, avec des analyses statistiques approfondies, compare un traitement de six mois par thérapie comportementale dialectique avec les ISRS pour la prise en charge des tendances suicidaires chez des personnes atteintes de trouble de la personnalité limite (principalement des femmes). Les résultats montrent que la thérapie comportementale dialectique est plus efficace que les ISRS en ce qui concerne les évènements en rapport avec le suicide (tentatives de suicide interrompues ou arrêtées ou pensées suicidaires conduisant à une admission aux urgences et/ou à une hospitalisation en psychiatrie), les tentatives de suicide, les comportements d’automutilation, l’impulsivité et la dysrégulation émotionnelle. Cependant, bon nombre de ces effets ne se sont pas maintenus au-delà de 3 et 6 mois après le traitement. Pour l’extrapolation à la pratique clinique, il faut tenir compte du fait qu’il s’agissait d’une population relativement jeune (18-55 ans) et principalement composée de femmes (92%). Il convient également de noter que les personnes atteintes de trouble de la personnalité limite reçoivent souvent des traitements combinés, ce qui n’était pas le cas des patients inclus dans le groupe d’intervention et dans le groupe témoin de cette étude. Enfin, il est difficile d’évaluer précisément le rapport bénéfice-risque du fait que les effets indésirables n’ont pas été signalés de manière systématique.

Cette étude clinique randomisée multicentrique, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, l’évaluation de l’effet étant effectuée en aveugle, suggère que la thérapie cognitivo-comportementale spécifique pour le deuil prolongé et un traitement de contrôle actif avec une thérapie cognitivo-comportementale et des éléments axés sur les solutions sont efficaces pour traiter le deuil prolongé et qu’aucune différence cliniquement pertinente ne peut être démontrée après un an de suivi. La thérapie cognitivo-comportementale s’est avérée supérieure pour les symptômes dépressifs et psychopathologiques généraux. Cependant, les traitements se chevauchent dans une large mesure (thérapeutes formés à la TCC, groupe témoin actif avec éléments de TCC), ce qui signifie que la différence réelle n’est pas claire et qu’une amélioration spontanée ne peut être exclue. Les critères d’exclusion utilisés et la population étudiée finale, principalement des femmes ayant suivi des études pendant un grand nombre d’années, non issues de l’immigration, limitent la possibilité de généraliser à des populations plus diverses présentant des comorbidités.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, de 17 études hétérogènes qui présentent souvent un risque élevé de biais montre, avec un niveau de preuve élevé, que la thérapie comportementale dialectique pendant les 12 premiers mois, par rapport à la prise en charge habituelle (améliorée), réduit le risque de récurrence d’automutilation chez les enfants et les adolescents. Aucun effet de la thérapie familiale n’a pu être montré par rapport à la prise en charge habituelle (améliorée), et ce avec un niveau de preuve modéré. D’autres interventions psychologiques spécifiques, y compris la thérapie comportementale individuelle, n’étaient pas meilleures que la prise en charge habituelle (améliorée), mais, en raison d’un manque d’études et du risque élevé de biais dans plusieurs études, nous ne pouvons pas tirer de conclusions définitives à ce sujet.

Cette méta-analyse en réseau confirme les précédentes données : l’intérêt des antidépresseurs dans le traitement du trouble dépressif majeur chez l’enfant et l’adolescent est mal prouvé, le risque (d’idéation) suicidaire est (très) mal rapporté pour la majorité de ces médicaments (mais avéré pour la venlafaxine), dans l’ensemble de la littérature disponible.

Cette étude clinique randomisée, contrôlée, menée en double aveugle auprès d’un grand nombre de fumeurs motivés, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que l’utilisation de la varénicline ou du bupropion n’entraîne pas un plus grand risque de symptômes neuropsychiatriques modérés à sévères qu’un placebo ou un patch de nicotine tant pour les fumeurs avec que sans trouble psychiatrique stabilisé. Dans les deux cohortes, il est en outre apparu que le taux d’abstinence était plus élevé avec la varénicline qu’avec le bupropion ou le patch de nicotine.

Ajouter de l’aripiprazol en cas de dépression majeure réfractaire chez les personnes de plus de 60 ans ?

De Winter F.L. , Van Buggenhout R.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 6 pages 147 - 150


Cette étude randomisée placebo contrôlée menée chez des patients âgés de plus de 60 ans présentant une dépression modérément sévère et réfractaire après un traitement par venlafaxine à forte dose, montre que, sur le court terme, l’ajout d’aripiprazol à faible dose augmente les chances de rémission, mais au prix d’une augmentation des effets indésirables extrapyramidaux, tels que l’acathisie et le parkinsonisme.

Cette méta-analyse n’apporte pas d’élément réellement neuf : en cas de troubles dépressifs chez l’enfant ou l’adolescent, l’efficacité d’un traitement par antidépresseur, psychothérapie ou association des deux n’est pas suffisamment prouvée, et les antidépresseurs semblent comporter un risque accru d’idées suicidaires.