Resultats par mot-clé : 'trouble de l'endormissement et du maintien du sommeil'


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Interventions autogérées par les patients pour réduire l'utilisation de sédatifs et améliorer le sommeil ?

Garcia Dos Santos C. , Mbairaroua J. , Szczepanski L. , De Jonghe M.

Minerva 08 05 2026


Cette étude contrôlée randomisée, ouverte, pragmatique, monocentrique et à trois bras montre qu'une intervention fondée sur des outils éducatifs et comportementaux est plus efficace que la distribution de brochures et les soins habituels pour réduire la consommation de benzodiazépines et de « Z-drugs » et améliorer le sommeil chez les personnes âgées. L'arrêt des benzodiazépines ou des médicaments de la classe Z n'était pas associé à une détérioration du sommeil ou à d'autres effets sur la santé, et les symptômes de sevrage étaient généralement absents ou légers. Cette étude est de bonne qualité méthodologique, avec une randomisation bien conduite, un contrôle des biais et une collecte de données objective. Malgré un rapport bénéfice/risque jugé positif, la pertinence clinique des résultats doit être étudiée plus en détail dans une population plus large.

Cette RCT montre qu’une activité physique zéro temps intégrée aux activités quotidiennes diminue la sévérité de l’insomnie (ISI) et (possiblement) ses conséquences chez les adultes sédentaires. Ce résultat consistant, mais l'ampleur de l'effet est modérée et n'atteint toutefois pas une pertinence clinique. Cette RCT réalisée à Hong Kong durant la pandémie de covid-19 suit les recommandations CONSORT, mais présente quelques risques de biais modérés. Les résultats sont difficilement transposables aux patients belges, car l'intervention exige un effort important de la part des professionnels de santé, ce qui limite l'extrapolabilité.

Cette étude revue systématique avec méta-analyse montre que la thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie présente une efficacité et une acceptabilité élevées chez les populations atteintes de maladies chroniques, avec des tailles d’effet modérées à importantes qui semblent comparables à celles observées dans les populations sans maladie chronique. Cette méta-analyse est de bonne qualité méthodologique mais est basée sur des études originales présentant certaines limites méthodologiques qui doivent être prises en compte, notamment une hétérogénéité statistique élevée ainsi qu’un possible effet de petites études pouvant conduire à une surestimation des tailles d’effet.

Cet essai contrôlé randomisé de bonne qualité méthodologique démontre que la TCC-I autodirigée par une infirmière est efficace pour traiter l'insomnie chez les vétérans d'âge moyen et conduit à une amélioration significative et durable des symptômes du sommeil, de la dépression et de la fatigue. Cependant, en raison de l'inclusion limitée d'adolescents, de femmes et de personnes sans comorbidités, les résultats ne sont pas extrapolables à une population plus large.

Cette méta-analyse en réseau par composantes a montré que la restructuration cognitive, la pleine conscience et la thérapie d’acceptation et d’engagement, la restriction de sommeil, le contrôle des stimuli et les modalités de traitement en face à face étaient les composantes les plus efficaces de la thérapie cognitivo-comportementale pour le traitement de l’insomnie chronique chez l’adulte. Malgré l’inclusion d’un grand nombre d’études, la prudence est de rigueur pour l’interprétation des résultats. Les composantes du traitement qui ont fait l’objet de l’étude sont souvent peu nombreuses, ne sont pas toujours clairement définies et se chevauchent fréquemment.

Cette étude randomisée contrôlée pragmatique de bonne qualité méthodologique montre que chez des patients présentant des troubles du sommeil, la thérapie de restriction du sommeil dispensée par une infirmière en soins primaires ayant bénéficié d’une formation de 4 heures, versus des conseils concernant l'hygiène du sommeil plus les soins usuels, s'avère efficace dans le traitement du trouble de l'insomnie et l'amélioration d'autres aspects de la santé mentale et du fonctionnement à 3, 6 et 12 mois. Il est probable qu'elle soit rentable et offre une approche pratique pour les cliniciens souhaitant suivre les directives pour les patients atteints de troubles de l'insomnie. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour pouvoir généraliser ces résultats à l’ensemble des patients.

Prise en charge de l’insomnie chez l’adulte : quelle approche pharmacologique ?

Evrard P.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 1 pages 18 - 22


Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau, de bonne qualité méthodologique mais affectée par les limites de choix méthodologiques, présente l’eszopiclone et le lemborexant comme les traitements présentant la meilleure efficacité dans la prise en charge de l’insomnie chez l’adulte, particulièrement à long terme. Ces résultats sont présentés comme ayant un niveau de certitude globalement faible, et ne permettent pas de modifier les pratiques actuelles en Belgique, où l’eszopiclone et le lemborexant ne sont pas disponibles. Il est également à rappeler que seules les approches non pharmacologiques sont actuellement recommandées dans une prise en charge de l’insomnie à long terme.

Cette étude clinique randomisée, conçue correctement d’un point de vue méthodologique, montre qu’une forme simplifiée de thérapie comportementale cognitive appliquant la restriction de sommeil en première ligne de soins montre, après 6 mois, une amélioration plus importante, et ce de manière statistiquement significative, de la qualité du sommeil versus des recommandations relatives à l’hygiène du sommeil seules. Cependant ni la pertinence clinique de l’effet, ni la durabilité, ni la possibilité de généraliser les conclusions ne sont correctement évaluables actuellement.