Resultats par mot-clé : 'choix du patient'


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Cette étude qualitative, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, dans laquelle des médecins généralistes ont été interrogés sur l’importance qu’ils accordaient à la discussion et à l’intégration des objectifs des patients dans leur politique en matière de médicaments chez les patients atteints de multimorbidités a révélé trois styles de médecins généralistes : le style « directif » qui tient peu compte des préférences du patient, le style « tacite » qui prend en compte les objectifs généraux du patient sans vérification préalable auprès du patient, et le style « axé sur les objectifs » dans lequel les médecins généralistes osent s’écarter des guides de pratique clinique existants lors de la prise de décision conjointe en fonction des objectifs et des préférences spécifiques du patient. Ce dernier style est le plus proche des principes des soins axés sur les objectifs du patient.

Cette enquête réalisée en ligne grâce à un outil utilisé pour l'échantillonnage de l'expérience des patients dans le cadre de l’utilisation de la télémédecine en médecine générale favorisée par la pandémie à SARS-CoV-2, présentant quelques limites méthodologiques inhérentes à ce choix méthodologique, montrent que les patients s’en montrent satisfaits, notamment pour certains motifs comme le renouvellement de prescription de médicaments, le suivi d’un problème de santé déjà connu, la reconduction d’un certificat médical. Par contre, beaucoup sont plus réticents notamment s’ils sentent qu’ils doivent être physiquement examinés. Les patients approuvent que ces consultations soient justement rétribuées. À l'avenir, les patients veulent que le choix du type de consultation corresponde à leurs besoins, circonstances et préférences.

Cette étude qualitative canadienne, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, confirme les problèmes que connaissent des personnes en bonne santé âgées en moyenne de 66 ans concernant l’instauration d’un dialogue sur la planification anticipée des soins en médecine générale. Les patients se sentent souvent trop jeunes, ne sont pas (encore) prêts émotionnellement et ne voient pas ce point comme une priorité. Néanmoins, il semble que le médecin généraliste soit censé entamer une discussion sur la planification anticipée des soins et prévoir suffisamment de temps à y consacrer. Les médecins généralistes devraient également tenir compte du souci d’éviter que la planification anticipée des soins n’entraîne des tensions au sein de la famille.

Efficacité (modérée) d’une revue médicamenteuse interdisciplinaire axée sur le patient

Van Leeuwen E. , Christiaens T.

Minerva 2020 Vol 19 numéro 4 pages 38 - 42


Cette étude randomisée contrôlée, correctement menée sur le plan méthodologique, nous permet de conclure que, chez les personnes âgées qui prennent au moins sept médicaments par jour, une revue médicamenteuse axée sur les objectifs de soins personnels du patient a eu un petit effet positif sur la qualité de vie. Le nombre de problèmes de santé ayant un impact sur la vie quotidienne du patient a également diminué, et on a observé une légère diminution de la prise de médicaments. L’intervention était toutefois complexe, et elle a été réalisée par des pharmaciens et des médecins généralistes ayant de l’expérience et qui bénéficiaient aussi d’un bon soutien. Il est donc difficile d’extrapoler les résultats aux soins de santé de première ligne en Belgique.

Cette étude d’observation, pour partie transversale et pour partie qualitative, montre que les patients souhaitent parler de leur fin de vie avec leur médecin généraliste, mais que les patients et les médecins généralistes citent souvent des thèmes différents comme pouvant être pertinents pour débuter un entretien sur la fin de vie.

Cette étude randomisée, contrôlée, menée chez des adultes souffrant de dépression majeure en première ligne montre que l’activation comportementale proposée par des intervenants sans formation thérapeutique poussée est aussi efficace et efficiente que la thérapie cognitivo-comportementale proposée par des psychothérapeutes professionnels.

Cette étude clinique contrôlée, randomisée, menée en simple aveugle, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, permet de conclure qu’il n’y a pas de raisons de conseiller spécifiquement une solution de réhydratation orale préventive chez les enfants en bonne santé âgés de 6 mois à 5 ans qui pèsent plus de 8 kg et qui sont amenés aux urgences pour une gastroentérite aiguë avec peu ou pas de signes de déshydratation. Encourager à prendre suffisamment de liquides, avec du jus de pomme dilué puis et une boisson appréciée, n’était pas inférieur à une solution de réhydratation orale pour prévenir la nécessité d’une réhydratation intraveineuse.

Antagonistes calciques pour le syndrome de Raynaud ?

Chevalier P.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 1 pages 22 - 25


Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration, basée sur une faible population malgré la fréquence annoncée de l’affection, montre un bénéfice (très) limité de la nifédipine pour réduire le nombre d’accès de phénomène de Raynaud primaire.

Pronostic

Lemiengre M.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 10 pages 244 - 245


Cette étude qualitative montre qu’il existe un écart important entre, d’un côté, ce que les parents savent et attendent d’un traitement de l’otite moyenne aiguë de leur enfant et, de l’autre côté, ce que recommandent les guides de pratique clinique. Cette étude souligne l’importance d’explorer et de discuter les idées, les préoccupations et les attentes des parents au sujet du traitement de l’otite moyenne aiguë de leur enfant.

L'oxycodone en cas de douleur cancéreuse chez l’adulte ?

Devulder J.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 2 pages 39 - 42


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de la Cochrane Collaboration conclut à l’absence de différence quant au soulagement de la douleur et quant à la prévention des effets indésirables entre l’oxycodone et les autres opioïdes forts en cas de prise en charge de la douleur cancéreuse chez l’adulte (niveau de preuves très faible).

Cette étude montre que même si les patients ont exprimé leurs souhaits concernant leur fin de vie, il n'en est pas tenu compte lors d'une hospitalisation urgente, principalement en raison de l'absence de documents. Les médecins généralistes ont un rôle important à jouer dans le respect des souhaits des patients. Pour remplir ce rôle, le médecin de famille peut demander à connaître les souhaits, les inquiétudes et les idées du patient concernant la fin de vie, les consigner dans un document clair, de préférence standardisé, et les communiquer aux autres prestataires de soins en cas de transfert ou d’admission dans un établissement. Les instances publiques, elles aussi, peuvent exercer un rôle en informant la population de l’existence et de l’importance de la planification anticipée des soins.

Le choix du patient déterminant pour l’efficacité du traitement

Desplenter F. , Laekeman G.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 9 pages 105 - 105

Le docteur m’a bien visité

Chevalier P. , Laperche J.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 13 - 13

Ibuprofène local ou oral : la préférence du patient

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 6 pages 96 - 96


La prise en compte des croyances, préoccupations et attentes des patients à propos de leur traitement est essentielle pour la décision du traitement, entre autres pour la perception d’efficacité de ce traitement par le patient. La tolérance des patients et/ou leur acceptation/banalisation d’effets indésirables pour un traitement qu’ils jugent leur être bénéfique doivent nous inciter à plus de vigilance à ce propos.

Ibuprofène local ou oral pour une gonarthrose douloureuse ?

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 5 pages 78 - 79


Cette étude aux nombreuses limites méthodologiques montre, pour une population sélectionnée de patients présentant une gonalgie et non à risque de complications sous AINS, l’absence de différence d’efficacité entre un traitement oral et un traitement local par AINS. Elle montre aussi l’absence de bénéfice pour le résultat de la moyenne du score WOMAC (douleur, ankylose, capacités fonctionnelles et évaluation globale) pour les deux traitements au terme d’un an, par rapport aux données initiales.

Kinésithérapie brève ou classique pour les cervicalgies non aiguës?

Vanwelde C.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 9 pages 140 - 142


Cette étude au protocole de non infériorité, effectuée chez des patients présentant des cervicalgies subaiguës ou chroniques, ne peut montrer qu'une intervention cognitivo-comportementale courte (une à trois sessions) soit au moins aussi efficace qu'un traitement de kinésithérapie traditionnelle (de cinq sessions). Cette étude ne possède pas la puissance nécessaire pour permettre des conclusions quant à une différence d'efficacité.