Resultats par mot-clé : 'activité physique'


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Cet essai contrôlé randomisé montre qu’à la suite d’exercices physiques en aérobie, la fonction érectile des patients ayant été traités pour un cancer de la prostate s’est améliorée indépendamment d’une éducation psychosexuelle et d’autogestion. Toutefois, les limites méthodologiques de cette étude ne permettent pas de conclure avec certitude à l’efficacité du traitement proposé ni à sa pertinence clinique. La transposabilité au contexte belge est également questionnée. De nouvelles recherches devraient donc être menées avec des échantillons plus larges et une durée de suivi plus longue.

Cette étude clinique randomisée multicentrique fournit une première preuve que des entraînements spécifiques, stimulant le système neuromusculaire (entraînement sensorimoteur et entraînement par vibration du corps entier), réduisent l’apparition de la neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie de 50% à 70%. Cette étude, de bonne qualité méthodologique, présente des résultats prometteurs qui soutiennent l’intérêt de mener des recherches complémentaires, idéalement avec des échantillons plus importants, afin de confirmer l’hypothèse formulée et de l’affiner, notamment par des analyses stratifiées selon l’âge des patients.

Cet essai clinique contrôlé randomisé monocentrique montre qu’une intervention sur le mode de vie délivrée par des patients (intervention de mentors plus soutien entre pairs) a donné des résultats significativement meilleurs pour le maintien de la perte de poids et les facteurs de risque cardiovasculaire comparée au traitement standard de référence délivré par des professionnels. Cette étude présente une qualité méthodologique satisfaisante et suggère un potentiel de réduction substantielle des coûts pour le système de santé, ainsi qu’un gain de temps pour les professionnels de santé grâce au transfert partiel des activités de suivi vers des mentors patients formés. Toutefois, avant d’envisager une mise en œuvre à large échelle, des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats dans une population élargie et sur des critères de jugement cliniquement forts ainsi qu’en évaluer l’impact économique et organisationnel dans différents contextes de soins.

Cette RCT multicentrique de bonne qualité méthodologique, met en avant qu’à 6 mois, chez des patients de 50 ans et plus souffrant d’arthrose sévère de hanche, l’arthroplastie totale de la hanche semble plus efficace qu’un programme de renforcement musculaire pour diminuer leur douleur et améliorer leur capacité fonctionnelle. Les résultats sont à interpréter avec précaution en raison d’un potentiel biais de sélection des patients. À 24 mois, il n’y a plus de différence entre les deux groupes, mais 77% des patients participant aux exercices ont subi une PTH.

Cet essai clinique randomisé de très bonne qualité méthodologique montre qu’un programme personnalisé de remise à la marche associé à une formation spécifique permet de retarder significativement l’incidence de récidive de la lombalgie commune chez des patients adultes, sur un suivi de 1 à 3 ans. Cette intervention a également montré sa sécurité et sa rentabilité économique calculée en QALY (pour l’Australie). Cet essai permet de recommander une reprise progressive et personnalisée de la marche avec éducation. De plus, la mache est une activité physique très accessible et sûre.

Cette étude contrôlée avec randomisation par grappes, avec protocole avec permutation séquentielle (« stepped wedge protocol »), montre que l’intervention de kinésithérapie centrée sur la personne, comparée à la kinésithérapie classique, a un effet statistiquement significatif sur l’activité physique, la mobilité, le degré de fragilité et la qualité de vie des personnes âgées fragiles vivant à domicile. La conception pragmatique garantit que les résultats correspondent bien à la pratique clinique. Cependant, les symptômes des patients ayant participé à cette étude ne sont pas clairement précisés, et l’on ne peut donc pas savoir pour quels groupes ce traitement est plus ou moins utile. Le taux élevé d’abandons dans le groupe intervention rend également le résultat moins robuste.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses en réseau montre que les exercices combinés d’aérobie et de résistance sont la meilleure intervention physique pour gérer la fatigue liée au cancer. Les exercices combinés d’aérobie et de résistance, l’activité physique régulière et le yoga se sont avérés efficaces pour gérer la fatigue liée au cancer pendant qu’une personne suit un traitement contre le cancer. Après un traitement contre le cancer, les exercices combinés d’aérobie et de résistance se sont révélés efficaces. Cette revue systématique avec méta-analyse révèle les biais et les faiblesses des études contrôlées disponibles et n’apporte pas en fait d’élément probant nouveau.

Cette synthèse méthodique avec une présentation de manière narrative des résultats de six études cliniquement très hétérogènes, suggère qu’en termes de fonctionnement physique et de qualité de vie, les interventions d’ergothérapie basées sur le vieillissement actif et sur des activités significatives sont bénéfiques pour les personnes âgées en bonne santé qui résident en maison de repos et de soins. Cette étude ne nous permet toutefois pas d’évaluer quelles interventions et quels éléments d’intervention sont particulièrement efficaces. Il est donc certainement nécessaire de mener une étude randomisée, contrôlée avec des interventions clairement définies.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que les interventions comportementales administrées par des professionnels de santé visant une alimentation saine, l’augmentation de l’activité physique et la réduction des comportements sédentaires chez des patients sans risque cardiovasculaire connu produisent un petit bénéfice statistiquement significatif sur des critères de jugement intermédiaires concernant la santé (tension artérielle, LDL-cholestérol, poids, BMI, tour de taille) et un changement de comportement (apports nutritionnels, activité physique). Cette synthèse méthodique avec méta-analyse est de bonne qualité méthodologique, mais elle est basée sur des RCTs originales dont les informations rapportées sont insuffisantes en ce qui concerne la qualité méthodologique, les participants inclus, les aspects spécifiques des interventions et d’éventuels autres facteurs (par exemple psychosociaux, socioéconomiques) qui peuvent affecter les résultats observés. Il est certainement opportun d’organiser de nouvelles études à grande échelle correctement conçues avec un suivi à long terme.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que le mentorat par les pairs a un effet positif sur le niveau d’activité physique des patients atteints de cancer. Cependant, la taille de l’effet est modérée, et une analyse de sensibilité montre que le résultat n’est pas très robuste. La grande hétérogénéité clinique complique également l’évaluation de l'application des résultats pour la pratique.

Un programme multifactoriel de prévention des chutes contribue-t-il à éviter les chutes dans les maisons de repos et de soins ?

Sevenants S. , Milisen K. , Vlaeyen E.

Minerva 2022 Vol 21 numéro 10 pages 234 - 237


Cette étude contrôlée, randomisée en grappes et correctement menée d’un point de vue méthodologique montre que le programme multifactoriel de prévention des chutes Guide to Action for Care Homes (GtACH) réduit le nombre de chutes chez les résidents en maisons de repos et de soins sans diminuer l’activité physique ni accroître la dépendance à court terme (3 à 6 mois). L’accent a surtout été mis sur la conscientisation, la sensibilisation, l’évaluation, l’aide à la décision et l’aide à la mise en œuvre dans le contexte d’une MRS. Le programme de prévention des chutes a également présenté un bon rapport coût-efficacité dans le cadre du système de soins de santé du Royaume-Uni.

Cette synthèse méthodique, qui a inclus des études originales de qualité méthodologique indéterminée, suggère que le comportement désinhibé chez les personnes atteintes de démence est amélioré avec certaines approches pharmacologiques et qu’il l’est encore plus avec certaines approches non pharmacologiques. Ces résultats doivent être interprétés avec une grande prudence étant donné l’importante hétérogénéité entre les différentes études s’expliquant pas des différences cliniques, le manque d’études contrôlées contre placebo, le fait que la désinhibition n’a pas été examinée en tant que principal critère de jugement ou que des instruments moins adaptés ont été utilisés pour évaluer la désinhibition.

Cette étude clinique randomisée en double-aveugle dans un rapport de 2 : 1, de bonne qualité méthodologique, montre que le sémaglutide, un agoniste de la GLP-1, permet d’obtenir, en association avec des mesures diététiques et de l’exercice une réduction significative du poids après 68 semaines de traitement chez les adultes en surpoids avec comorbidités liées au poids ou obèses et sans diabète sucré. Les effets à long terme – maintien de la perte de poids, nécessité d’un traitement d’entretien, impact sur les comorbidités et la mortalité, effets secondaires tardifs – doivent être évalués pour introduire pleinement le médicament dans la pratique quotidienne.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de petites études randomisées et contrôlées suggère que chez des patients présentant un ulcère de jambe d’origine veineuse, des exercices spécifiques pour renforcer la pompe du mollet en plus de la thérapie par compression peuvent être utiles.

Cette étude de cohorte, basée sur les données rapportées par plus de 60000 sujets adultes, montre qu’une ou 2 séances par semaine d’activité physique durant le temps libre sont associées à une réduction de la mortalité toutes causes confondues, de la mortalité cardiovasculaire et de la mortalité liée au cancer, indépendamment du fait que l’on se conforme ou non aux recommandations actuelles concernant leur intensité et leur répartition sur la semaine.

Cette synthèse méthodique et méta-analyse montre que des séances de programmes d’exercices physiques intenses supervisés, de longue durée (3 mois minimum), améliorent les fonctions nécessaires aux activités quotidiennes et réduisent sans doute également le risque de chute chez les personnes âgées atteintes d’altération des fonctions cognitives qui vivent à domicile.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses montre qu’un degré élevé d’activité physique (60 à 75 minutes d’activité physique modérée par jour) peut neutraliser le risque accru de décès qui est associé au comportement sédentaire. Sur base de cette étude, il est donc recommandé d’être suffisamment actif lorsqu’il n’est pas possible d’éviter de longues périodes en position assise (au travail ou durant les transports).