Resultats par mot-clé : 'fragilité'


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Malgré l’importante hétérogénéité clinique en termes d’interventions et de populations étudiées, cette synthèse méthodique avec méta-analyse suggère que les exercices de mobilisation à plusieurs composantes ont un effet positif sur la fragilité des personnes âgées (certitude modérée des preuves). L’effet des interventions diététiques est moins clair, car une amélioration n’a été observée que dans deux études combinant des interventions portant sur les macronutriments et les micronutriments.

Cette étude contrôlée avec randomisation par grappes, avec protocole avec permutation séquentielle (« stepped wedge protocol »), montre que l’intervention de kinésithérapie centrée sur la personne, comparée à la kinésithérapie classique, a un effet statistiquement significatif sur l’activité physique, la mobilité, le degré de fragilité et la qualité de vie des personnes âgées fragiles vivant à domicile. La conception pragmatique garantit que les résultats correspondent bien à la pratique clinique. Cependant, les symptômes des patients ayant participé à cette étude ne sont pas clairement précisés, et l’on ne peut donc pas savoir pour quels groupes ce traitement est plus ou moins utile. Le taux élevé d’abandons dans le groupe intervention rend également le résultat moins robuste.

Cette étude randomisée contrôlée pragmatique montre que, dans une population âgée et fragile souffrant de fibrillation auriculaire et dont le traitement anticoagulant avec des antivitamines K a été bien géré pendant des années, la poursuite des antivitamines K est plus sûre que le passage à des anticoagulants oraux directs, en termes d’hémorragies majeures et d’hémorragies non majeures cliniquement significatives.

Cette étude de cohorte prospective, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre une augmentation significative des cas d’insuffisance rénale aiguë et de chutes au cours des 30 premiers jours suivant le début de la prise d’antihypertenseurs chez les personnes âgées de plus de 65 ans nécessitant des soins importants. En outre, les résultats montrent également, au cours de la même période, une augmentation significative du taux de fractures après les chutes chez les personnes âgées fragiles.

Cette revue méthodique avec méta-analyse en réseau étudiant l’efficacité d’interventions non pharmacologiques dans la prise en charge de la fragilité cognitive (entité clinique hétérogène combinant fragilité physique et déclin cognitif sans démence) montre que pratiquer de manière collective des exercices à composantes multiples semble être le plus bénéfique en termes de fonctions cognitives et d’état de fragilité et qu’une intervention nutritionnelle semble la plus efficace chez les patients hospitalisés. Les exercices aérobies et la double tâche sont également efficaces en termes de fragilité cognitive. Aucun élément ne montre un risque majoré en termes de sécurité. Cette étude présente plusieurs limitations appelant à la prudence quant à l’extrapolation de ses résultats (hétérogénéité importante entre les études, faible niveau de preuves de celle-ci et caractéristiques de la population étudiée).

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau portant sur des interventions non pharmacologiques chez les personnes âgées fragiles a été conçue correctement d’un point de vue méthodologique, mais l’interprétation des résultats nécessite de tenir compte d’un certain nombre de limites importantes, comme le faible niveau de preuve et la faible possibilité d’extrapolation aux cultures occidentales. Les résultats suggèrent que l’intervention qui contribue le plus à réduire la fragilité est l’entraînement en résistance. L’entraînement physique mixte et les exercices corps-esprit semblent également avoir un effet modéré. L’entraînement en aérobie et l’administration de compléments nutritionnels ont donné des résultats inférieurs à la moyenne dans cette analyse.

Cette revue systématique avec méta-analyse, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que, dans une certaine mesure, les exercices avec bande de résistance réduisent la fragilité (après 24 semaines) et les symptômes dépressifs (après 12 et 24 semaines) chez les personnes âgées fragiles. La force des preuves est faible en raison du risque élevé de biais des études randomisées contrôlées incluses, dû à l’absence de mise en aveugle des patients et des aidants proches, et en raison du risque possible de biais de publication. De plus, les études sont cliniquement très hétérogènes (elles diffèrent par le volume et la durée des exercices de résistance et par la manière de mesurer le résultat), ce qui rend difficile une interprétation correcte des résultats.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de la Cochrane, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre que l’entraînement à la mobilité entraîne une amélioration cliniquement pertinente de la mobilité chez les personnes âgées fragiles vivant à domicile. Les effets sur le fonctionnement, sur l’admission en établissement de soins, sur les chutes et sur la mortalité sont mal connus, de même que les éventuels effets indésirables. Les études incluses montrent une hétérogénéité clinique importante en termes de population étudiée, de groupe d’intervention et de groupe témoin et d’instruments de mesure utilisés, ce qui complique l’interprétation des résultats.