Resultats par mot-clé : 'SARS-COV-2'


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Cette étude de petite taille mais de bonne qualité méthodologique montre la supériorité à court terme d’un traitement kiné de revalidation par réentrainement physique sur un traitement kiné classique en ce qui concerne l’amélioration de la dyspnée chez les patients souffrant de covid long suite à un épisode de covid-19 sévère. Elle ne montre cependant pas de plus grande amélioration de leur qualité de vie.

Les auteurs de l’étude COVID-OUT, d’excellente qualité méthodologique, concluent à l’efficacité de l’usage préventif de la metformine chez les adultes obèses ou en surpoids atteints de covid-19 en vue d’éviter l’apparition d’un covid long. De sérieuses réserves concernant l’analyse des résultats et leur interprétation mettent en doute cette conclusion ou la rendent prématurée. Il est nécessaire de mener une nouvelle étude portant sur la survenue d’un covid long comme critère de jugement principal, utilisant une définition précise et standardisée du covid long.

L’infection par le SARS-CoV-2 confère-t-elle une protection contre une réinfection ?

Michiels B.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 8 pages 176 - 178


Cette revue systématique actualisée, qui a été menée correctement, montre que le degré de protection contre la réinfection par le SARS-CoV-2 après une primo-infection par un variant pré-Omicron est élevé, mais diminue avec le temps. La protection est plus faible contre la réinfection par un variant Omicron. De plus, la protection contre la réinfection avec des sous-variants Omicron est plus élevée après une primo-infection avec un variant Omicron qu’avec les variants pré-Omicron. Pour tous les variants, la protection conférée par une primo-infection est robuste contre l’hospitalisation et contre le décès.

Place de la revalidation pulmonaire chez les patients atteints de covid-19

Denis B.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 3 pages 58 - 61


Cette revue systématique montre une efficacité à court terme de la revalidation pulmonaire sur la tolérance à l’effort, la fatigue et la dyspnée chez les patients atteints de covid-19, sans amélioration de leur qualité de vie. Ses limitations méthodologiques ainsi que le haut risque de bais des études sur lesquelles elle repose dégradent fortement la validité de ses conclusions. Celles-ci doivent être confirmées par des études menées plus rigoureusement sur davantage de patients et comportant un suivi des patients à distance de l’intervention. En ce qui concerne les patients atteints de covid-19 aigu il manque des études évaluant l’efficacité de le revalidation sur base de critères de jugement cliniques forts.

Cette revue systématique présente des faiblesses méthodologiques. Elle conclut que les données solides manquent pour recommander l’utilisation des corticostéroïdes inhalés dans les formes légères de covid-19, mais les auteurs prévoient d’intégrer aux versions futures les résultats d’essais randomisés contrôlés actuellement en cours.

L’aspirine contre la covid ?

Laekeman G.

Minerva 21 10 2022


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que l’aspirine réduit le risque de décès chez les patients atteints de covid-19, et ce sans augmenter le risque d’hémorragie. Vu que le risque de biais de sélection est élevé, que la plupart des études observationnelles sont rétrospectives, que l’hétérogénéité statistique entre les études est importante et qu’il y a un risque de biais de publication, la force des preuves est faible ou très faible selon le cas. En outre, l’hétérogénéité des études sur le plan clinique est très importante, et il n’est donc pas possible d’extrapoler les résultats.

Cette étude de non-infériorité, qui a été correctement menée, montre que l’administration simultanée d’un vaccin contre la covid-19 et d’un vaccin contre la grippe ne pose pas de problème de sécurité. Cependant, l’étude n’a pas été conçue pour démontrer la non-infériorité de l’efficacité.

Protection vaccinale et immunité « naturelle » face à la covid-19 : équivalence ?

Mouillet M.

Minerva 2022 Vol 21 numéro 5 pages 92 - 95


Cette revue systématique avec méta-analyse de qualité modérée, voire faible, présentant de possibles biais de sélection et une hétérogénéité non négligeable et non quantifiée, met en avant une équivalence possible entre protection conférée par la vaccination contre la covid chez une personne naïve et protection conférée par un épisode antérieur. Ce résultat semble compatible avec l’estimation de cette dernière protection dans la littérature. Enfin, il semble possible que la vaccination, chez des patients ayant déjà eu un épisode de la covid, présente un avantage statistiquement significatif mais très léger quantitativement.

Cette revue systématique avec méta-analyses montre que plusieurs mesures barrières, notamment le lavage des mains, le port de masque et la distanciation physique, sont associées à des réductions de l'incidence de la covid-19. Cette analyse de bonne qualité méthodologique, la meilleure actuellement disponible sur le sujet, apporte des niveaux de preuve suffisants pour recommander leur usage dans un contexte épidémiologique lié à ce type d’infection.

Cette étude randomisée, placebo-contrôlée, en double aveugle, qui a été menée en Irak en 2020 au milieu de la première vague de covid-19, est de faible qualité méthodologique en raison d’un manque de puissance. Elle n’est pas parvenue à montrer l’intérêt de la bétaméthasone intranasale dans l’anosmie liée au covid-19.

Cette revue systématique avec méta-analyse de qualité correcte mais présentant une hétérogénéité non négligeable confirme la fiabilité importante du prélèvement combiné nasal et gorge. Elle confirme également que les prélèvements nasaux ou salivaires ont une place en tant qu’alternative (sous réserve de l’impact du variant omicron sur la fiabilité des prélèvements nasaux). Enfin, elle écarte le prélèvement pharyngé seul comme option en raison de son manque d’efficacité.

Cette revue systématique de bonne qualité méthodologique montre l’absence d’efficacité de l’azithromycine dans le traitement du covid-19, avec une plus grande certitude pour les patients hospitalisés que pour les patients traités en ambulatoire. Ces conclusions sont néanmoins limitées par son caractère probablement éphémère : le nombre d’études sur lesquelles elle s’appuie (11 RCTs) est largement inférieur au nombre d’études en cours ou terminées mais non encore publiées qu’elle a répertoriées (34 RCTs). La méta-analyse pointe par ailleurs la quasi-absence de recherche clinique sur l’efficacité d’autres antibiotiques que l’azithromycine dans le traitement de cette affection ou portant sur l’usage prophylactique des antibiotiques contre le covid-19.

Cette étude de bonne facture méthodologique ne montre aucune efficacité de la colchicine chez les patients covid-19 traités en ambulatoire et à risque de développer une forme sévère. Elle suggère tout au plus la possibilité d’une réduction modeste et imprécise du taux d’hospitalisation chez ceux dont le diagnostic est confirmé par PCR, sur base d’une analyse secondaire potentiellement biaisée et utilisant un critère de jugement composite inadapté.

Cette étude observationnelle prospective montre que, lors d’une épidémie de covid-19 dans une MRS, la répétition fréquente d’un test antigénique rapide peut être utile pour détecter rapidement les patients atteints de covid-19 qui sont contagieux.

L’intérêt de cette revue systématique réside surtout dans son inventaire descriptif, détaillé et critique, des données disponibles sur l’effet de l’hydroxychloroquine chez les patients covid-19, dans la mise en évidence du peu d’études randomisées de qualité à ce sujet et dans la discussion approfondie sur les effets arythmogènes de l’HCQ (les auteurs sont intensivistes). Mais elle est d’un intérêt limité pour la pratique clinique : elle suggère prudemment que l’HCQ pourrait ne pas être efficace dans le traitement des patients covid-19 hospitalisés ni dans celui des cas-contact et conclut à la nécessité de ne continuer à traiter ces patients que dans le cadre de nouvelles études randomisées de bonne qualité. Elle n’apporte pas non plus de données sur l’efficacité de l’administration précoce d’HCQ aux patients non hospitalisés qui représentent la grande majorité des patients covid-19 suivis en première ligne de soins. La saga de l’hydroxychloroquine semble donc enfin se terminer et il faut se demander s’il n’est pas temps d’arrêter de mobiliser encore des ressources dans de nouvelles études évaluant son efficacité dans le traitement du covid-19. Il est interpellant de constater l’abondance de méta-analyses (une trentaine !) publiées en moins d’un an à ce sujet en contraste avec le nombre modeste de RCTs qui les alimentent. Beaucoup d’entre elles sont redondantes ou de faible qualité méthodologique et biaisées, au risque de semer la confusion chez les cliniciens plutôt que de les éclairer sur les décisions à prendre dans leur pratique.

La précision des tests diagnostiques pour le dépistage de la covid-19

Michiels B.

Minerva 2021 Vol 20 numéro 2 pages 14 - 18


Cette synthèse méthodique et méta-analyse confirme la place du test RT-PCR comme test le plus précis pour confirmer ou exclure une covid-19, bien que la valeur diagnostique chez les patients ambulatoires paucisymptomatiques et chez les patients asymptomatiques n’ait pas été suffisamment étudiée. La valeur du test RT-PCR n’a pas été étudiée au-delà de son objectif diagnostique. Le scanner thoracique et les tests immunologiques sériques n’ont pas leur place dans le diagnostic de la covid-19.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse correctement conduite, basée uniquement sur des études d’observation, montre que le maintien d’une distance de plus d’un mètre et le port d’un masque et d’une protection oculaire sont efficaces pour prévenir la transmission des coronavirus chez les personnes exposées (il s’agissait principalement de milieux à haut risque tels que des hôpitaux et des familles dont un membre était atteint d’une infection à coronavirus avérée) (avec un niveau de preuve modéré à faible). Les effets indésirables de ces mesures n’ont pas été étudiés de façon systématique. L’utilité de ces mesures dépend du contexte et du risque a priori.