Resultats par mot-clé : 'thérapie cognito-comportementale'


Nombre de resultats : 9 article(s) - 11 analyse(s) brève(s) - 0 Synthèse(s)

Interventions autogérées par les patients pour réduire l'utilisation de sédatifs et améliorer le sommeil ?

Garcia Dos Santos C. , Mbairaroua J. , Szczepanski L. , De Jonghe M.

Minerva 08 05 2026


Cette étude contrôlée randomisée, ouverte, pragmatique, monocentrique et à trois bras montre qu'une intervention fondée sur des outils éducatifs et comportementaux est plus efficace que la distribution de brochures et les soins habituels pour réduire la consommation de benzodiazépines et de « Z-drugs » et améliorer le sommeil chez les personnes âgées. L'arrêt des benzodiazépines ou des médicaments de la classe Z n'était pas associé à une détérioration du sommeil ou à d'autres effets sur la santé, et les symptômes de sevrage étaient généralement absents ou légers. Cette étude est de bonne qualité méthodologique, avec une randomisation bien conduite, un contrôle des biais et une collecte de données objective. Malgré un rapport bénéfice/risque jugé positif, la pertinence clinique des résultats doit être étudiée plus en détail dans une population plus large.

Cette étude revue systématique avec méta-analyse montre que la thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie présente une efficacité et une acceptabilité élevées chez les populations atteintes de maladies chroniques, avec des tailles d’effet modérées à importantes qui semblent comparables à celles observées dans les populations sans maladie chronique. Cette méta-analyse est de bonne qualité méthodologique mais est basée sur des études originales présentant certaines limites méthodologiques qui doivent être prises en compte, notamment une hétérogénéité statistique élevée ainsi qu’un possible effet de petites études pouvant conduire à une surestimation des tailles d’effet.

Cette étude observationnelle de suivi de deux études randomisées contrôlées d’implémentation suggère que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour le traitement du trouble anxieux généralisé (TAG) est efficace à long terme (2 à 8 ans) avec un taux de guérison de 53%. Différentes stratégies d’implémentation ont abouti à des résultats similaires après le suivi. En d’autres termes, cela favorise la flexibilité clinique dans l’orientation du traitement. L’étude présente d’importantes limitations méthodologiques, notamment l’absence d’un groupe témoin sans traitement et une hétérogénéité significative entre les études initiales, ainsi qu’une généralisation limitée des résultats.

Cette étude clinique randomisée multicentrique, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, l’évaluation de l’effet étant effectuée en aveugle, suggère que la thérapie cognitivo-comportementale spécifique pour le deuil prolongé et un traitement de contrôle actif avec une thérapie cognitivo-comportementale et des éléments axés sur les solutions sont efficaces pour traiter le deuil prolongé et qu’aucune différence cliniquement pertinente ne peut être démontrée après un an de suivi. La thérapie cognitivo-comportementale s’est avérée supérieure pour les symptômes dépressifs et psychopathologiques généraux. Cependant, les traitements se chevauchent dans une large mesure (thérapeutes formés à la TCC, groupe témoin actif avec éléments de TCC), ce qui signifie que la différence réelle n’est pas claire et qu’une amélioration spontanée ne peut être exclue. Les critères d’exclusion utilisés et la population étudiée finale, principalement des femmes ayant suivi des études pendant un grand nombre d’années, non issues de l’immigration, limitent la possibilité de généraliser à des populations plus diverses présentant des comorbidités.

Bien que l’utilisation d’une méta-analyse en réseau pour cette étude puisse être remise en question du fait que les études incluses présentent une importante hétérogénéité clinique et statistique en termes de populations incluses et d’autres caractéristiques des études, les résultats indiquent que la thérapie cognitive-comportementale (TCC) est l’approche la plus efficace sur le long terme chez les patients pédiatriques présentant un trouble de stress post-traumatique.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau montre que l’entraînement d’endurance et fractionné d’intensité élevée chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection réduite apporte des améliorations significatives sur le plan du pic de VO2, du test de marche de six minutes et de la qualité de vie. L’entraînement aérobie fractionné d’intensité élevée était l’intervention la plus efficace pour la FEVG et pour le test de marche de 6 minutes. L’analyse fait preuve d’une solide qualité sur le plan méthodologique, mais les études sous-jacentes présentent une importante hétérogénéité clinique en termes d’interventions et de populations. De ce fait, même si cette méta-analyse fournit des informations précieuses sur les interventions non médicamenteuses dans l’insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection réduite, il convient d’être prudent lors de l’extrapolation à la pratique clinique générale. Même si les recommandations actuelles sont confirmées, d’autres études bien menées avec des rapports détaillés sont nécessaires pour étayer davantage la possibilité d’une application en clinique.

Cette revue systématique avec méta-analyse montre que la thérapie en réalité virtuelle (TRV) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) sont les interventions les plus efficaces pour réduire la détresse psychologique chez les patients atteints de cancer. De plus, les interventions narratives, la TRV et la TCC apparaissent comme les plus bénéfiques pour l'amélioration de la qualité de vie. Cette étude, de bonne qualité méthodologique, consolide ces approches numériques comme des alternatives viables aux soins traditionnels, offrant une accessibilité accrue et une réduction des barrières logistiques associées aux thérapies en présentiel.

Cet essai contrôlé randomisé de bonne qualité méthodologique démontre que la TCC-I autodirigée par une infirmière est efficace pour traiter l'insomnie chez les vétérans d'âge moyen et conduit à une amélioration significative et durable des symptômes du sommeil, de la dépression et de la fatigue. Cependant, en raison de l'inclusion limitée d'adolescents, de femmes et de personnes sans comorbidités, les résultats ne sont pas extrapolables à une population plus large.

Cette étude randomisée contrôlée montre que la thérapie d’acceptation et d’engagement (Acceptance and Commitment Therapy, ACT) numérique autoguidée chez l’adulte atteint de fibromyalgie a des effets positifs sur le sentiment subjectif d’amélioration, le fonctionnement, la douleur, la fatigue, les symptômes dépressifs et les compétences en ACT, telles que la flexibilité psychologique. Cependant, cette étude a sélectionné une population qui appliquait effectivement la thérapie, de sorte qu’on ne sait pas clairement dans quelle mesure les résultats sont réalisables dans la pratique. Des études avec une inclusion plus large et un suivi plus long sont certainement nécessaires pour estimer l’impact réel de l’intervention.

Cette étude randomisée contrôlée, menée en ouvert, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre que la thérapie par la conscience et l’expression des émotions est supérieure à la thérapie cognitivo-comportementale dans une population de vétérans âgés, essentiellement composée d’hommes, souffrant de douleurs chroniques. L’extrapolation à la population âgée générale souffrant de douleur chronique est rendue difficile en raison de la population spécifique étudiée, une population masculine présentant souvent également des troubles psychiatriques complexes. Il est donc certainement souhaitable de poursuivre les recherches sur l’utilisation de la thérapie par la conscience et l’expression des émotions comme alternative à la thérapie cognitivo-comportementale dans un groupe plus large de personnes souffrant de douleur chronique primaire.

Prévention du trouble de stress post-traumatique lié à l’accouchement.

Embo M.

Minerva 2024 Vol 23 numéro 10 pages 228 - 231


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que de brèves interventions psychologiques de prévention secondaire (mises en œuvre peu après un accouchement traumatique) axées ou non sur les traumatismes réduisent modérément la gravité du trouble de stress post-traumatique lié à l’accouchement. Toutefois, les résultats de cette synthèse méthodique doivent être interprétés avec prudence en raison du petit nombre d’études sur les interventions préventives primaires (pendant la grossesse) et tertiaires (bien après la grossesse, lorsque les symptômes sont déjà présents) et de l’importante hétérogénéité statistique concernant les interventions préventives secondaires. Dans l’ensemble, la plupart des études présentaient également un risque élevé de biais en raison de l’insuffisance de la mise en aveugle des participants et des prestataires de soins. Étant donné l’importance croissante accordée aux « soins respectueux entourant la naissance », il est nécessaire de mener davantage de recherches sur le bien-être mental périnatal et sur la prévention du trouble de stress post-traumatique lié à l’accouchement.

Cette méta-analyse en réseau par composantes a montré que la restructuration cognitive, la pleine conscience et la thérapie d’acceptation et d’engagement, la restriction de sommeil, le contrôle des stimuli et les modalités de traitement en face à face étaient les composantes les plus efficaces de la thérapie cognitivo-comportementale pour le traitement de l’insomnie chronique chez l’adulte. Malgré l’inclusion d’un grand nombre d’études, la prudence est de rigueur pour l’interprétation des résultats. Les composantes du traitement qui ont fait l’objet de l’étude sont souvent peu nombreuses, ne sont pas toujours clairement définies et se chevauchent fréquemment.

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau, bien construite méthodologiquement, montre que les interventions favorisant l’adaptation et encourageant le mouvement et l’activité sont les plus efficaces pour réduire la douleur et améliorer le fonctionnement physique des patients souffrant de douleurs chroniques secondaires de l’articulation temporomandibulaire. Des preuves de niveau modéré à élevé à ce sujet sont disponibles. Pour les autres traitements, la force des preuves est faible à très faible.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, ayant inclus des RCTs menées en ouvert, dans lesquelles l’évaluation de l’effet n’a pas été effectuée en aveugle ou dont l’insu est indéterminé, montre que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), associée ou non à de l’exercice, réduit, dans une mesure limitée, la peur de tomber chez les personnes âgées vivant à domicile. L’effet se maintient toutefois plus de 6 mois après l’intervention. On n’a observé ni diminution ni augmentation du nombre de chutes ou du nombre de personnes faisant une chute. Ces résultats appuient le recours à la TCC dans le cadre d’une approche multidisciplinaire de prévention des chutes.

Cette RCT en simple aveugle montre que la thérapie métacognitive (TMC) d’auto-assistance à domicile a un effet bénéfique sur la santé mentale des patients en réhabilitation cardiaque, en particulier pour ceux atteints de symptômes anxieux ou dépressifs. Une réduction de l’efficacité de la TMC d’auto-assistance à domicile en comparaison à une TMC encadrée par un professionnel impose de confirmer ces résultats dans une comparaison directe.

Cette revue systématique et méta-analyse montre que la thérapie cognitivo-comportementale numérique réduit la gravité des symptômes dépressifs et anxieux chez les adultes avec un diagnostic de dépression. Cependant, ces résultats doivent être interprétés avec prudence étant donné quelques lacunes importantes, notamment un risque élevé de biais de performance et de détection des études incluses, ainsi qu’un degré élevé d’hétérogénéité clinique et statistique. De plus, on ne sait pas dans quelle mesure les résultats peuvent être extrapolés aux patients des soins de première ligne en Belgique. Des recherches ciblées avec des résultats à long terme sont encore nécessaires.

Cette revue systématique avec méta-analyses présente une bonne qualité méthodologique. Elle présente aussi des limites, comme son incapacité à estimer précisément l'efficacité des psychothérapies. Elle montre cependant que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont efficaces pour le traitement de la dépression dans un grand nombre de contextes, et même plus efficaces à long terme que les traitements pharmacologiques. Retenons que la supériorité des psychothérapies sur les traitements médicamenteux reste significative lorsqu'on corrige pour le biais de publication et lorsqu’on ne retient que les études les plus fiables. Retenons aussi que les différences de résultats entre les TCC et les autres psychothérapies considérées ne sont pas statistiquement significatives.

Cette synthèse méthodique de 6 études randomisées contrôlées avec représentation narrative des résultats présente d’importantes lacunes méthodologiques. Hormis la faible qualité méthodologique des études sélectionnées, nous sommes confrontés à une description limitée des interventions et à une hétérogénéité importante des interventions et des critères de jugement. Les résultats suggèrent une éventuelle utilité des interventions de promotion de la santé pour favoriser la santé physique et mentale des membres du personnel infirmier dans les établissements résidentiels pour personnes âgées. Toutefois, cette revue de la littérature met principalement en évidence un manque de preuves scientifiques pour la sélection et la mise en œuvre d’un type spécifique d’intervention en promotion de la santé. Étant donné que la demande d’interventions de promotion de la santé pour les infirmier·ère·s qui prodiguent des soins aux personnes âgées reste très pertinente, il faut rapidement des études correctement menées d’un point de vue méthodologique, avec une question de recherche spécifique et des interventions et des critères de jugement clairement formulés.

Cette méta-analyse en réseau montre que l’association de traitements médicamenteux et non médicamenteux conduit à un taux d’abstinence plus important chez les patients BPCO fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer. Cette analyse ne nous permet toutefois pas de déterminer quelle combinaison est la plus efficace.

Cette méta-analyse en réseau montre que pour les patients souffrant de lombalgies chroniques non spécifiques, les interventions psychologiques combinées à la kinésithérapie sont plus efficaces que la kinésithérapie seule. Les programmes de formation à la douleur et les thérapies (cognitivo-) comportementales montrent les résultats les plus durables (au moins jusqu’à 12 mois post intervention) sur le fonctionnement physique et l’intensité de la douleur. Même si les données manquent quant à la compliance des patients par rapport à ce type d’intervention, en pratique l’accessibilité et la standardisation de ces thérapies en combinaison avec la kinésithérapie devrait être encouragée pour tous les patients lombalgiques à risque de chronicisation. Cette synthèse méthodique a cependant inclus quasi en totalité des essais avec des limites méthodologiques jugées préoccupantes. Cette méta-analyse en réseau n’échappe pas aux limites liées à sa conception.