Resultats par mot-clé : 'capacité physique'


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Cette étude multicentrique, ouverte, randomisée et contrôlée, conçue de manière méthodologiquement correcte, démontre qu'une approche neuroscientifique moderne de la douleur peut s'avérer potentiellement utile pour le traitement à long terme de la douleur chronique liée au coup du lapin chez l'adulte, bien qu'aucun effet sur le critère de jugement principal n'ait pu être démontré à court terme. L'étude a été menée dans un contexte de soins secondaires en Belgique, mais une extrapolation vers les soins primaires est probablement possible. Cela nécessite toutefois des recherches supplémentaires sur l'efficacité et la rentabilité de l'intervention dans un contexte de soins primaires.

Cette RCT de phase 3 menée en ouvert montre qu’un programme d’exercice structuré d’une durée de trois ans destiné à des personnes en bonne santé physique (ECOG 0-1) après un traitement chirurgical du cancer du côlon et une chimiothérapie adjuvante est associé à une survie sans maladie plus longue (NNT d’environ 16 d’une survie sans maladie sur 5 ans) et statistiquement significative et à une augmentation de la survie globale, bien qu’au prix d’une légère augmentation des effets indésirables musculo-squelettiques. Cependant, les limitations méthodologiques, la conception « en ouvert », une période d’inclusion prolongée sans que le nombre d’évènements prévu n’ait été atteint et le biais de sélection des participants en faveur des patients en meilleure condition physique limitent la possibilité d’extrapoler pour la pratique clinique.

Cette méta-analyse en réseau, globalement bien conduite méthodologiquement, ne montre pas de supériorité claire d’une classe médicamenteuse sur une autre pour la prophylaxie de la migraine. Les résultats reposent sur des critères cliniquement pertinents, mais la qualité méthodologique des études primaires reste variable, avec un risque de biais souvent lié aux données manquantes.

Cette sous-étude d’une vaste étude randomisée en double aveugle contre placebo avec un plan factoriel 2x2 montre que ni la vitamine D ni les acides gras oméga-3 n’ont d’effet positif sur les performances physiques de personnes en bonne santé âgées de 65 ans qui, souvent, prenaient déjà des suppléments de vitamine D et dont le taux sanguin de vitamine D initial était en moyenne d’environ 28 ng/ml. En outre, on peut également s’interroger sur la valeur méthodologique de cette sous-étude pour laquelle une taille d’échantillon distincte n’a pas été calculée.

Cet essai clinique randomisé de très bonne qualité méthodologique montre qu’un programme personnalisé de remise à la marche associé à une formation spécifique permet de retarder significativement l’incidence de récidive de la lombalgie commune chez des patients adultes, sur un suivi de 1 à 3 ans. Cette intervention a également montré sa sécurité et sa rentabilité économique calculée en QALY (pour l’Australie). Cet essai permet de recommander une reprise progressive et personnalisée de la marche avec éducation. De plus, la mache est une activité physique très accessible et sûre.

Cette RCT pragmatique montre qu’une formation en ligne à la pleine conscience, que ce soit en groupe ou supervisée individuellement (à son propre rythme), peut améliorer la fonction liée à la douleur et les symptômes comorbides (tels que la dépression) chez les vétérans souffrant de douleur chronique. L’étude repose sur une méthodologie solide. L’extrapolation des résultats à d’autres populations (par exemple, les vétérans n’ayant pas accès à Internet et à un GSM) n’est pas évidente. Par conséquent, et en raison de résultats contradictoires dans la littérature scientifique, il est nécessaire de poursuivre les recherches sur l’efficacité de la pleine conscience sur la douleur et les symptômes comorbides.

Cette revue systématique avec méta-analyse en réseau, bien construite méthodologiquement, montre que les interventions favorisant l’adaptation et encourageant le mouvement et l’activité sont les plus efficaces pour réduire la douleur et améliorer le fonctionnement physique des patients souffrant de douleurs chroniques secondaires de l’articulation temporomandibulaire. Des preuves de niveau modéré à élevé à ce sujet sont disponibles. Pour les autres traitements, la force des preuves est faible à très faible.

Cette RCT présentant à la fois des forces et des faiblesses méthodologiques montre que la thérapie avec des exercices supervisés et individualisés, sur une longue durée, est plus efficace que les soins habituels chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et présentant des limitations fonctionnelles sévères. Déjà recommandée chez les patients souffrant de PR avec une maladie stable et peu ou pas de comorbidités, la thérapie par exercices supervisés peut être étendue aux patients atteints de PR avec limitations fonctionnelles sévères en fonction des besoins et des demandes des patients.

Le suivi à 5 ans d’une RCT bien construite méthodologiquement montre que chez des patients âgés de 45 à 70 ans, qui présentent une déchirure méniscale, dégénérative, symptomatique et confirmée par une IRM, la kinésithérapie basée sur l’exercice n’est pas inférieure à la méniscectomie partielle arthroscopique pour la fonction du genou. Nous ne pouvons pas appuyer avec certitude que la kinésithérapie n’est pas moins efficace que la chirurgie arthroscopique dans cette indication car près d’1/3 tiers des patients du groupe kinésithérapie ont eu recours à une prise en charge chirurgicale, par arthroscopie ou intervention plus invasive, au cours du suivi à 5 ans.