Resultats par mot-clé : 'duloxétine'


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Cette étude contrôlée, randomisée, pragmatique, d’une durée de 12 mois, de bonne qualité méthodologique, montre que chez les patients souffrant de douleur chronique non liée au cancer les antalgiques opioïdes n’ont pas de supériorité d’efficacité pour la fonction liée à la douleur ni pour l’intensité de la douleur. Les effets indésirables sont significativement plus fréquents dans le groupe traité par opioïdes.

Cette méta-analyse en réseau confirme les précédentes données : l’intérêt des antidépresseurs dans le traitement du trouble dépressif majeur chez l’enfant et l’adolescent est mal prouvé, le risque (d’idéation) suicidaire est (très) mal rapporté pour la majorité de ces médicaments (mais avéré pour la venlafaxine), dans l’ensemble de la littérature disponible.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses (trop) ambitieuse centrée non pas sur un problème clinique mais sur une molécule (la duloxétine) montre une efficacité statistiquement significative de la duloxétine dans le traitement à court terme (12 semaines) des douleurs neuropathiques diabétiques et des douleurs liées à la fibromyalgie versus placebo. La dose de 60 mg par jour semble être la plus adaptée. Les effets indésirables de la duloxétine relevés sont fréquents, mais rarement graves et la balance bénéfice-risque de la molécule est difficile à évaluer.

Cette synthèse des études concernant les nouveaux antidépresseurs (ISRS, duloxétine, bupropione) chez les personnes âgées d’au moins 60 ans montre que leur efficacité n’est prouvée que chez les personnes souffrant de troubles dépressifs modérés à sévères (score de Hamilton ≥ 21) évoluant depuis plus de 10 ans. Dans les autres cas, une efficacité versus placebo n’est pas prouvée.

Duloxétine : intérêt versus autres antidépresseurs ?

La rédaction Minerva

Minerva 15 09 2013


Cette méta-analyse de bonne qualité confirme que la duloxétine ne possède pas d’efficacité antidépressive différente de celles des autres antidépresseurs (sans comparaison effectuée versus antidépresseurs tricycliques), mais que le bilan en termes d’effets indésirables n’est pas en sa faveur. Il n’existe donc pas d’argument pour en faire un choix de traitement de la dépression.

Nouveaux antidépresseurs : choix préférentiel ?

Chevalier P.

Minerva 28 06 2012


Contrairement à une précédente méta-analyse, celle-ci, de bonne qualité méthodologique, n’apporte pas de preuve d’une plus-value d’un antidépresseur de deuxième génération versus un autre en termes d’efficacité et de sécurité.

Cette étude rétrospective montre que le recours à des ISRS ou à d’autres antidépresseurs (récents) chez des personnes âgées est associé à plus d’effets indésirables qu’en cas d’emploi des antidépresseurs tricycliques classiques ou apparentés (exception faite de la trazodone qui présente plus d’effets indésirables).

Les exercices du plancher pelvien, éventuellement associés à un biofeedback, restent le premier choix pour le traitement de l’incontinence à l’effort chez la femme ; une évaluation coût-efficacité reste difficile.

Cette synthèse exhaustive confirme l’intérêt non prépondérant de la duloxétine dans le traitement de la dépression majeure et l’intérêt secondaire de la venlafaxine versus ISRS et ATC. Cette observation conforte les recommandations actuelles : choisir, si un antidépresseur est nécessaire, entre tricycliques (amitriptyline la mieux évaluée) et ISRS (sertraline la plus efficiente).

La duloxétine pour réduire la douleur liée à une fibromyalgie ?

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 18 - 19


Cette étude montre une efficacité statistiquement significative de la duloxétine dans le soulagement de la douleur de l’entité clinique fibromyalgie. La pertinence clinique de cet effet favorable versus placebo n’est pas certaine et semble diminuer avec la durée du traitement (évaluation limitée à 6 mois).

Incontinence urinaire chez la femme : traitements non chirurgicaux

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 118 - 119


Cette synthèse de la littérature montre l’intérêt de la pratique d’exercices du plancher pelvien et vésicaux dans la récupération et le maintien d’une continence urinaire chez la femme. Certains médicaments peuvent également contribuer à diminuer le nombre d’épisodes d’incontinence mais leur bénéfice clinique reste à évaluer individuellement en fonction d’effets indésirables éventuels. Les études apportent trop peu d’arguments pour faire des recommandations générales, surtout pour l’association de traitements. Le choix doit être fait avec la patiente.