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Utiliser des outils d’aide à la décision pour les patients en pratique clinique ?

Henrard G.

Minerva 2024 Vol 23 numéro 7 pages 167 - 171


Cette revue systématique avec méta-analyses de très bonne qualité montre que, chez les patients devant prendre une décision à propos d’un dépistage ou d’un traitement, par rapport aux soins usuels, l’utilisation d’outils d’aide à la décision pour les patients améliorent la congruence entre les choix posés et les valeurs des patients ainsi que leurs connaissances, la perception des risques et la participation à la prise de décision.

Cette revue systématique de la littérature de bonne qualité méthodologique incluant une méta-agrégation montre que la complexité de la gestion de la multimorbidité, ainsi que le modèle prédominant des soins chroniques ciblant une seule maladie présente des défis pour les soins infirmiers destinés aux personnes vivant avec une multimorbidité. La pertinence de la question de recherche est questionnable au vu de l’absence de définition de la complexité mais également au vu de l’absence de prise en compte des contextes de soins des études incluses pouvant influencer les modalités de travail et donc les croyances et attitudes des infirmières travaillant avec cette population.

Cette revue systématique de la littérature, méthodologiquement satisfaisante, recense un grand nombre d’applications digitales, dans le cadre d’une prise en charge de la parole. Si l’utilité pratique de cette revue pour le clinicien belge n’est pas évidente, elle met en lumière une intervention intéressante, qui gagnerait à être testée dans notre contexte de soin.

Cette synthèse méthodique qualitative, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que l’intelligence émotionnelle est essentielle à la pratique infirmière et peut influencer positivement le développement personnel, les relations interpersonnelles et les performances professionnelles. Cependant, la possibilité d’extrapoler les résultats de cette étude est limitée. Les futures études devront être géographiquement plus dispersées et impliquer tous les secteurs dans le domaine des soins infirmiers, ainsi que l’enseignement.

Cette étude qualitative de bonne qualité méthodologique montre que les médecins généralistes manquent d’assurance lorsqu’ils déterminent la vulnérabilité des patients âgés. Cette étude montre également que, dans leur évaluation de la vulnérabilité, les médecins généralistes prennent en compte à la fois des caractéristiques physiques et fonctionnelles et les conditions de vie.

Cette étude présentant des limites méthodologiques importantes n’apporte pas la preuve d’une supériorité des infiltrations épidurales de corticostéroïdes, seules ou en association au traitement conservateur par antalgiques et kinésithérapie, versus un traitement conservateur dans les cervico-brachialgies non aiguës. D’autres études seront nécessaires pour évaluer avec plus de précision l’efficacité des injections de corticostéroïdes et leur place dans la prise en charge de la douleur radiculaire cervicale de l’adulte. La balance bénéfice-risque doit toujours être discutée.

Cette étude qualitative de bonne qualité méthodologique montre que les étudiants en médecine (équivalent aux 3ème et 4ème masters), qui passeront en stage dans nos pratiques, manquent de formation quant à la gestion des symptômes non expliqués médicalement (MUS). Les solutions imaginées par les étudiants mettent en avant des méthodes interactives pour parfaire leur formation. Le « modèle de rôle » que nous jouons dans leur apprentissage est également important, mais cela doit inciter les maîtres de stage à être attentifs au désarroi de certains étudiants dans cette situation clinique caractérisée par la gestion de l’incertitude, lot quotidien du médecin généraliste.

Cette étude qualitative montre qu’il existe un écart important entre, d’un côté, ce que les parents savent et attendent d’un traitement de l’otite moyenne aiguë de leur enfant et, de l’autre côté, ce que recommandent les guides de pratique clinique. Cette étude souligne l’importance d’explorer et de discuter les idées, les préoccupations et les attentes des parents au sujet du traitement de l’otite moyenne aiguë de leur enfant.

Cette vaste étude qualitative, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre que le fait de consulter fréquemment le médecin généraliste et de prescrire trop d’antibiotiques en cas d’infection aiguë des voies respiratoires chez l’enfant sont des attitudes qui dépendent souvent de facteurs non médicaux, comme le sentiment de vulnérabilité des enfants, l’envie d’offrir aux enfants la meilleure sécurité possible, les expériences antérieures vécues par les parents et l’adéquation tant des parents que des médecins à un comportement socialement souhaitable.

Cette recherche qualitative aboutit à des résultats prévisibles, à savoir que les cliniciens de la première ligne de soins sont d’accord avec les guides de bonne pratique préconisant de ne pas prescrire d’antibiotiques en cas de bronchite aiguë et que le principal obstacle au respect de cette recommandation est la demande du patient, même s’ils signalent aussi que celle-ci est moins forte que par le passé. La plupart des solutions proposées sont ressenties comme nécessaires pour les autres soignants (par exemple le tri, le feed-back, l’aide à la décision). Cependant, prescrire des antibiotiques de façon adéquate dans la bronchite aiguë concerne aussi bien tous les cliniciens que les patients (pour lesquels un outil tel que disponible sur http://www.usagecorrectantibiotiques.be peut peut-être aider le clinicien).