Resultats par mot-clé : 'vitamine D'


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Cette sous-étude d’une vaste étude randomisée en double aveugle contre placebo avec un plan factoriel 2x2 montre que ni la vitamine D ni les acides gras oméga-3 n’ont d’effet positif sur les performances physiques de personnes en bonne santé âgées de 65 ans qui, souvent, prenaient déjà des suppléments de vitamine D et dont le taux sanguin de vitamine D initial était en moyenne d’environ 28 ng/ml. En outre, on peut également s’interroger sur la valeur méthodologique de cette sous-étude pour laquelle une taille d’échantillon distincte n’a pas été calculée.

Intérêt de la vitamine D chez les patients prédiabétiques en prévention du diabète ?

Vanhaeverbeek M.

Minerva 2024 Vol 23 numéro 7 pages 161 - 163


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de bonne qualité montre que l’incidence du diabète de type 2 chez des patients prédiabétiques est diminuée par l’ajout de vitamine D. Cependant, l'ampleur réelle de l'effet reste incertaine et les conditions cliniques des patients étudiés ne sont pas encore suffisamment claires.

Cette revue systématique avec méta-analyse montre qu’il n'existe aucune preuve que le traitement à la vitamine D prévienne les décès toutes causes confondues, les décès cardiovasculaires ou les fractures chez les adultes atteints d'IRC de stade 3 à 5. Un traitement à la vitamine D active pourrait améliorer les troubles du métabolisme minéral osseux, mais l'effet est incertain. La thérapie à la vitamine D réduit la PTH et les phosphatases alcalines sériques chez les patients atteints d'IRC, mais les composés actifs augmentent le risque d'hypercalcémie. Un risque significatif d’hypercalcémie a été mis en évidence. Cette revue systématique avec méta-analyse, avec ses biais et la faiblesse des études contrôlées disponibles, n’apporte pas en fait d’élément probant nouveau en faveur de traitement plus systématique à la vitamine D en cas d’IRC.

Cette étude randomisée contrôlée, multicentrique, en double aveugle, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, de conception selon un plan factoriel, montre que la vitamine D3, des acides gras oméga-3 et des exercices de renforcement musculaire, seuls ou en association n’ont pas d’effet, après trois ans, sur la pression systolique et diastolique, la performance physique, les fonctions cognitives, l’incidence des fractures autres que les fractures vertébrales et les infections chez les personnes âgées de 70 ans et plus qui sont en bonne santé.

Cette synthèse méthodique et méta-analyse correctement conduite montre que la prise de vitamine D3 n’a pas d’influence sur la mortalité totale. Cependant, la prise de vitamine D3 semble bien, à court terme, réduire la mortalité par cancer. L’ampleur de l’effet était toutefois modeste, et d’autres études avec la mortalité par cancer comme principal critère de jugement et un suivi suffisamment long devront encore confirmer ce résultat.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse incluant trois études randomisées contrôlées chez des patients BPCO, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, permet de tirer comme conclusion que l’ajout systématique de vitamine D ne réduit pas le nombre d’exacerbations modérées à sévères, par comparaison avec un placebo. Dans un sous-groupe de petite taille composé de patients avec un taux sérique de 25-hydroxyvitamine D < 25 nmol/l, une diminution statistiquement significative de l’incidence des exacerbations modérées à sévères de BPCO a néanmoins été observée par rapport à un placebo. Une étude randomisée, contrôlée, correctement conduite, avec stratification en fonction d’un taux sérique de 25-hydroxyvitamine D < 25 nmol/ et y compris un grand groupe d'individus ayant un taux sérique de 25-hydroxyvitamine D <25 nmol/l doit encore être menée pour confirmer ce résultat.

Cette synthèse méthodique nous permet de conclure que tant l’intervention multifactorielle que les programmes d’exercices ont un effet préventif chez les personnes âgées présentant un risque accru de chute. Les programmes d’exercices montrent le meilleur niveau de preuve. Avec le supplément de vitamine D, aucun effet favorable sur les chutes n’a pu être montré chez les personnes âgées qui ne souffrent pas d’ostéoporose ou d’un déficit en vitamine D.

Cette méta-analyse en réseau de méthodologie correcte suggère une certaine efficacité pour les AINS, notamment autre que l’aspirine, dans la prévention secondaire en cas de première tumeur colique traitée curativement. Ces résultats doivent être confirmés. Dans l’état actuel de nos connaissances, il convient de continuer l’aspirine à faible dose chez ce type de patients si elle a été prescrite en prévention cardiovasculaire secondaire.

Calcium et risque cardiovasculaire ?

Chevalier P.

Minerva 15 11 2017


Une synthèse de bonne qualité de l’ensemble des publications (RCTs et études d’observation) évaluant la sécurité de l’administration de calcium (alimentaire et suppléments) à une dose quotidienne maximale de 2000 à 2500 mg ne montre pas d’association avec un risque de pathologie cardiovasculaire accru, chez des adultes généralement en bonne santé.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses sur base de données individuelles de patients montre que les suppléments de vitamine D peuvent prévenir les infections aiguës des voies respiratoires. Les patients qui en bénéficient le plus sont ceux qui présentent un déficit grave en vitamine D et ceux qui reçoivent une dose quotidienne ou hebdomadaire sans dose bolus. Cette étude ne permet pas de s’exprimer sur l’intensité de l’effet dans d’autres sous-groupes.

Traitements topiques du psoriasis du cuir chevelu

Lambert J.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 10 pages 254 - 257


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses, correcte sur le plan méthodologique mais incluant des études de qualité méthodologique faible, montre que l’utilisation de corticostéroïdes (très) puissants est plus efficace et plus sûre que les analogues de la vitamine D pour le traitement topique du psoriasis du cuir chevelu. L’association de corticostéroïdes et d’analogues de la vitamine D n’apporte pas de net avantage cliniquement pertinent. Pour les autres traitements topiques, il n’existe que peu de faits probants. Des études cliniques randomisées bien conçues et menées sur le long terme sont nécessaires pour examiner l’effet sur la prévention des récidives, sur la qualité de vie et sur la sécurité des corticostéroïdes de différents niveaux de puissance avec divers types de vecteurs pharmacologiques.

Cette RCT montre l’absence d’intérêt d’administrer des doses de vitamine D permettant d’atteindre un taux de 25(OH)D ≥ 30 ng/ml dans une population de femmes ménopausées âgées de moins de 75 ans et non ostéoporotiques. Elle confirme indirectement l’absence d’intérêt d’un dosage systématique (non ciblé) du taux sanguin de vitamine D.

Cette étude montre la variabilité des dosages de la 25-hydroxyvitamine D selon le test utilisé et même en cas d’utilisation du même test. En l’absence d’un test de référence et de normes de 25-hydroxyvitamine D universellement admises, sans preuve également de l’utilité d’un traitement basé sur les résultats de cette mesure, il n’est pas possible d’établir des recommandations concernant un dépistage d’une déficience en vitamine D. L’administration de suppléments de vitamine D n’est prouvée utile que chez les femmes (fort) âgées institutionnalisées pour la prévention des fractures et (preuves plus faibles) pour la prévention des chutes chez les personnes &#8805; 65 ans à risque augmenté de chutes.

L’administration de suppléments de vitamine D3 chez des personnes (en forte majorité des femmes) âgées vivant en institution semble bénéfique en termes de mortalité, en plus de son intérêt pour la prévention des fractures.

Trop de calcium = danger pour le cœur ?

Chevalier P.

Minerva 28 11 2011


Le risque cardiovasculaire de l’administration de suppléments calciques chez des femmes âgées reste mal établi, que ce soit en monothérapie ou en association avec de la vitamine D. D’autre part, ces études ne tiennent pas compte du bénéfice potentiel de l’administration de calcium et de vitamine D en termes de fractures prévenues, fractures pouvant entraîner des décès (cardiovasculaires ou autres). Cette administration reste recommandée chez les personnes présentant un déficit avéré ainsi que chez les personnes très âgées et les personnes âgées vivant en institution chez lesquelles un déficit est fréquent, de même avec les médicaments contre l’ostéoporose (p.ex. des bisphosphonates).

Cette étude montre dans une population de femmes âgées de 70 à 90 ans ayant précédemment chuté et avec faiblesse musculaire et moins bonne mobilité initiale, chez lesquelles le taux de 25-OH-vitamine D est < 24 ng/ml, que l’administration quotidienne de 1 000 UI de vitamine D2 avec 1 gr de calcium améliore leur force musculaire et leur mobilité. Elle confirme l’absence de preuve de l’intérêt d’une administration systématique de vitamine D à toute personne âgée.

Prévention des fractures : vitamine D avec ou sans calcium ?

Chevalier P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 8 pages 92 - 93


Cette méta-analyse de bonne qualité, sur données individuelles, montre l’intérêt de l’administration de calcium et de vitamine D quotidiennement chez des personnes âgées, en prévention des fractures, particulièrement de la fracture de hanche.

Prévention des chutes et vitamine D (suite)

Chevalier P.

Minerva 27 05 2010


Cette étude conforte l’intérêt de l’administration d’une dose suffisante de vitamine D (700 à 1 000 UI/j) pour prévenir les chutes chez les personnes âgées ; cette administration avec un complément calcique prévient aussi les fractures (6).

Analogues de la vitamine D dans l''insuffisance rénale chronique

Verpooten G.A.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 78 - 79


Cette méta-analyse souligne que l'usage systématique de stérols et des nouveaux analogues de la vitamine D en cas d'insuffisance rénale chronique n'apporte pas de bénéfice en termes de mortalité et s'accompagne d'un risque majoré d'hypercalcémie.

Cette synthèse méthodique, avec des sommations réduites à quelques résultats, présente des limites méthodologiques importantes. De bonnes preuves d’une plus-value bénéfices/risques ne sont disponibles que pour la prévention des fractures chez les femmes ostéoporotiques à haut risque de fractures, avec de l’alendronate ou du risédronate en plus d’un traitement par calcium et vitamine D. Les comparaisons entre différents médicaments sont insuffisantes. Pour des groupes à risque spécifiques, comme les patients présentant une ostéoporose cortico-induite ou les hommes ostéoporotiques, les preuves sont limitées.

Efficacité de suppléments calciques pour prévenir les fractures

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 10 pages 156 - 157


Cette méta-analyse montre l’intérêt de l’administration de calcium à une dose d’au moins 1 200 mg par jour à des personnes âgées de plus de 50 ans (forte majorité de femmes) en prévention de fractures ostéoporotiques. La place de cette administration de calcium versus un apport alimentaire accru et spécifiquement en prévention primaire (absence de fracture) ou secondaire, n’est pas précisée par cette méta-analyse. L’association de vitamine D (800 UI par jour) n’apporte pas de bénéfice complémentaire notable, mais reste cependant recommandée chez les patients institutionnalisés. Un programme de prévention des fractures chez des personnes âgées doit également inclure la prévention des chutes.

Le rôle de la vitamine D dans la prévention des fractures

Chevalier P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 3 pages 41 - 43


Cette méta-analyse de bonne qualité montre l'efficacité d'une administration d'un supplément quotidien de vitamine D sous la forme de colécalciférol (avec du calcium dans la majorité des études) chez des femmes âgées institutionnalisées ou non pour la prévention d'une première fracture, de hanche ou non vertébrale en général. Une dose quotidienne de 700 ou 800 UI par jour semble nécessaire mais la dose optimale est probablement dépendante du taux sanguin initial en vitamine D. Pour les hommes, les preuves manquent.