Revue Minerva volume 2 numéro 9 novembre 2003
Coxibs versus paracétamol dans la gonarthrose
Page 144 - 145
van Driel M.
Cette étude semble montrer qu’une dose élevée de rofécoxib (25 mg par jour) est plus efficace que du paracétamol (à 4 g par jour). La pertinence de cette différence observée reste cependant peu évidente et doit être confirmée par d’autres études. Les traitements de choix de la gonarthrose restent les exercices thérapeutiques et l’administration de paracétamol. En deuxième choix, un traitement par AINS à la plus petite dose efficace, peut être instauré. Un avantage des coxibs par rapport aux AINS classiques chez des patients arthrosiques en général n’est à ce jour pas suffisamment démontré.
Prévention des ulcères sous AINS: le célécoxib n'est pas plus efficace
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Chevalier P.
Le célécoxib et l’association de diclofénac avec de l’oméprazole réduisent de façon semblable le risque de récidive de complications d’ulcère gastro-duodénal (hémorragie) lors de la prise au long cours d’un AINS. Ce risque persiste cependant. La question essentielle reste de justifier l’indication formelle de cet AINS vu le risque d’effets indésirables gastriques, rénaux et cardiaques. Pour le traitement de la douleur provoquée par l’arthrose, le paracétamol et une mobilisation adéquate restent un premier choix.
AINS Cox 2 sélectifs: évaluation après cinq ans
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Chevalier P., Janssens I., van Driel M.
Cinq ans après l’introduction des AINS cox-2 sélectifs rofécoxib et célécoxib, les arguments font toujours défaut pour justifier une modification des recommandations pour le traitement de l’arthrose. Le paracétamol et la pratique d’exercices restent les premiers choix. En cas d’efficacité insuffisante, un AINS peut être employé à la dose efficace la plus petite possible garante d’un moindre risque de toxicité. Il n’existe pas de preuves scientifiques suffisantes pour favoriser les AINS cox-2-sélectifs, le risque de toxicité gastro-intestinale sévère n’est pas diminué et la toxicité cardiovasculaire conduit à la prudence. L’utilisation de tout AINS chez les patients présentant une co-morbidité ou prenant d’autres médicaments est à déconseiller. Une utilisation prolongée des AINS doit être de préférence évitée.
Les infiltrations d'acide hyaluronique sont-elles efficaces dans la gonarthrose?
Page 152 - 154
Luyten F.P.
Cette étude conclut à une efficacité semblable des infiltrations par acide hyaluronique et par AINS chez des patients présentant une arthrose du genou. Cette conclusion contraste avec les résultats d’autres études. En fonction du manque de preuve d’une supériorité convaincante par rapport au placebo et du prix sensiblement élevé des préparations, il n’existe actuellement pas de place déterminée pour les préparations d’acide hyaluronique dans l’algorithme de traitement des patients atteints de gonarthrose.
Protecteur de hanche et prévention des fractures
Page 155 - 156
Chevalier P.
Ces études montrent des résultats contradictoires quant à l’efficacité préventive des protecteurs de hanche. L’utilisation permanente d’un protecteur de hanche dans la prévention de la fracture de hanche chez des personnes à risque élevé de chute nécessite un encadrement important. Malgré la présence de celui-ci et la gratuité de l’appareillage, la compliance thérapeutique est faible et l’efficacité non formellement démontrée. La prévention des chutes reste essentielle pour la prévention des fractures de hanche chez les personnes âgées.