Resultats par auteur


Habraken H.
Farmaka vzw
2 article(s) - 3 analyse(s) brève(s)


Il ressort de cette étude clinique pragmatique sur la réduction de l’utilisation chronique des benzodiazépines chez les personnes âgées que le pharmacien, après sélection rigoureuse, ne doit envoyer par la poste un livret d’information proposant un schéma de diminution progressive de la prise de benzodiazépines qu’à 4 personnes âgées, pour qu’après 6 mois, un patient arrête de prendre des benzodiazépines. Chez 13% des personnes âgées la prescription de benzodiazépines a été remplacée par une prescription d’antidépresseurs, ce qui n’est pas recommandé.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses d’études publiées et non publiées montre que, chez les patients atteints de dépression majeure modérée à sévère, l’agomélatine est plus efficace qu’un placebo, et ce de manière statistiquement significative. L’ampleur de l’effet est minime et n’atteint probablement pas le seuil de pertinence clinique. En outre, il ressort des données de pharmacovigilance que l’agomélatine est associée à une toxicité hépatique importante. En conséquence, la place de l’agomélatine est donc très incertaine comme traitement médicamenteux pour les patients atteints d’une dépression.

Cette étude avec randomisation par grappes montre l’efficacité et la sécurité de conseils individualisés associés soit à la délivrance d’instructions écrites, soit à un suivi en consultation toutes les 2 semaines par des médecins généralistes pour promouvoir et renforcer l’arrêt progressif des benzodiazépines chez les patients qui en consomment depuis plus de 6 mois.

L’agomélatine...

Habraken H.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 9 pages 105 - 105

Sédatifs chez les personnes âgées insomniaques

Declercq T. , Habraken H.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 8 pages 124 - 126


Cette méta-analyse montre qu’une utilisation à court terme d’un somnifère chez des personnes âgées apporte un bénéfice statistiquement significatif pour leur sommeil, mais que la pertinence clinique de ce gain est douteuse. L’effet limité ne contrebalance pas le risque d’effets indésirables. Chez les personnes âgées de plus de soixante ans, une prudence particulière est de mise en raison du risque accru de chutes et de troubles cognitifs.