Resultats par élément du glossaire ( 29 )


différence absolue de risque
La différence absolue de risque est égale à la différence entre le risque de survenue d’un évènement dans le groupe exposé (dans une étude d’observation) ou le groupe intervention (dans une étude expérimentale) et ce risque dans le groupe non exposé ou le groupe contrôle. Si le risque diminue, cette différence de risque est appelée réduction absolue du risque (RAR) ; si le risque augmente, l’expression accroissement absolu du risque (AAR) est utilisée.
modification absolue de risque (MAR)
risque
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Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre que les informations apportées par les trois nouvelles études ne donnent pas d’argument nouveau pour étayer l’utilisation d’aspirine en prévention cardiovasculaire primaire.

Deux synthèses méthodiques avec méta-analyse permettent de conclure que les analogues du GLP-1 représentent une alternative sûre à l’insuline basale dans le schéma de titration du traitement hypoglycémiant chez les patients ayant un diabète de type 2. Les préparations de longue durée d’action se sont avérées plus efficaces que celles de courte durée d’action.

L’analyse à long terme conforte les conclusions précédentes. En cas de cancer de la prostate localisé à faible risque chez l’homme de moins de 75 ans, la prostatectomie radicale ne conduit pas à une diminution significative des mortalités totale et spécifique du cancer de la prostate. Elle est par contre associée à plus d’incontinence urinaire et de troubles sexuels.

Ces 2 RCTs au protocole identique, l’une post arthroscopie du genou, l’autre en cas d’immobilisation plâtrée d’une jambe pendant au moins une semaine, chez des sujets n’ayant pas d’antécédent de TEV, ne montre pas, versus absence d’anticoagulation, de bénéfice clinique de l’administration d’une HBPM en termes de prévention d’une TEV.

Cette RCT montre une non infériorité en efficacité préventive de récidive de l’édoxaban versus warfarine après un traitement initial d’une médiane de 7 jours par héparine chez des patients présentant une thromboembolie veineuse (récidive dans 20% des cas).

Aide à l’arrêt du tabagisme : quelle place pour la cigarette électronique ?

Laekeman G.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 4 pages 42 - 43


Cette étude pragmatique, de bonne qualité méthodologique, montre que les e-cigarettes contenant de la nicotine ne sont pas plus efficaces dans l’arrêt du tabagisme que les e-cigarettes placebo ou les patchs à la nicotine.

Comment appliquer les preuves à un cas clinique spécifique ?

Michiels B.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 4 pages 50 - 50

Prévention thromboembolique post PTH : aspirine efficace ?

Chevalier P.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 5 pages 58 - 59


Chez des patients subissant la mise en place programmée d’une prothèse totale de hanche, cette RCT de puissance limitée montre que l’aspirine à la dose de 81 mg/jour est non inférieure à une héparine de bas poids moléculaire (HBPM) administrée pendant 28 jours, après 10 jours d’administration initiale d’une HBPM.

Cette RCT conduite dans une population sélectionnée d'enfants référés en milieu (très) spécialisé montre qu’une prise en charge précoce (dans les deux semaines) d'enfants souffrant de toux chronique selon un algorithme clinique décisionnel peut augmenter plus rapidement le pourcentage d'enfants dont le score de toux sera amélioré.

Radiothérapie adjuvante : nécessaire après chirurgie conservatrice d’un cancer du sein invasif

Cocquyt V. , De Maeseneer D.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 6 pages 71 - 72


Cette mise à jour d’une précédente méta-analyse sur données individuelles montre qu’une radiothérapie après chirurgie mammaire conservatrice diminue de moitié le risque de récidive du cancer du sein, soit une réduction absolue de risque de 15% sur 10 ans. Le risque absolu est plus important chez les femmes jeunes à moindre risque de récidive. L’efficacité sur les décès par cancer du sein à 15 ans de suivi est moindre avec une réduction absolue de risque de 4%. Une radiothérapie adjuvante ne montre pas de bénéfice en termes de mortalité globale.

Utilité des statines chez des sujets à risque cardiovasculaire peu élevé

De Weirdt S. , Lemiengre M.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 4 pages 43 - 44


Cette méta-analyse montre qu’un traitement par statine diminue, chez des patients en forte majorité sans pathologie cardiovasculaire connue (à risque cardiovasculaire faible), le risque d’événements coronariens et d’AVC ainsi que la mortalité globale, sans diminuer la mortalité liée à un infarctus du myocarde ou par AVC. En chiffres absolus, l’ampleur d’efficacité est plus faible que lorsque le risque cardiovasculaire initial est plus élevé, ce qui augmente le coût par événement évité, base de la décision finale.

Conjonctivite aiguë en première ligne de soins : pas d’antibiotique ?

Chevalier P.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 2 pages 21 - 22


Cette méta-analyse montre, versus placebo, l’absence de preuve de l’intérêt d’un traitement antibiotique local en cas de conjonctivite infectieuse aiguë (moins de 4 semaines) en première ligne de soins, sauf peut-être un bénéfice statistique en cas de sécrétions purulentes et de rougeur oculaire cliniquement faible et de pertinence clinique douteuse. Versus absence de traitement, l’antibiotique local montre un faible bénéfice. Le placebo (larmes artificielles) a sans doute lui-même une certaine activité.

Tiotropium et BPCO : moins d'exacerbations ?

Chevalier P.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 6 pages 67 - 68


Cette RCT aux limites méthodologiques non acceptables montre un bénéfice statistiquement significatif mais de pertinence clinique très douteuse pour le tiotropium versus salmétérol chez des patients souffrant de BPCO avec exacerbations.

Traitement du pityriasis versicolor

Poelman T.

Minerva 2011 Vol 10 numéro 5 pages 62 - 63


Cette synthèse méthodique d’études de mauvaise qualité méthodologique montre que les différents traitements topiques et oraux sont plus efficaces qu’un placebo pour le traitement du pityriasis versicolor. Aucune conclusion ne peut être formulée pour le premier choix de traitement ni pour la durée de celui-ci. La littérature actuelle ne permet pas de conclusion quant à l’efficacité préventive de ces traitements.

HTA : inhibiteur calcique plutôt qu’un thiazide en ajout à un IEC ?

De Cort P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 9 pages 104 - 105


Cette étude chez des patients âgés présentant une hypertension artérielle systolique isolée et un risque cardiovasculaire accru montre un bénéfice de l’association d’amlodipine plutôt que d’hydrochlorothiazide à du bénazépril en termes de prévention d’événements cardiovasculaires. Ses limites méthodologiques et la différence observée entre les deux bras d’étude pour les chiffres de pression artérielle n’autorisent cependant pas de conclusion pour la pratique.

Traitement de l’hypertension : IEC ou sartan ?

De Cort P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 5 pages 58 - 59


Cette étude montre une absence de différence entre IEC et sartans pour le contrôle des chiffres tensionnels chez des patients présentant une hypertension essentielle. Une toux survient plus fréquemment sous IEC. L’effet relatif des IEC versus sartans pour d’autres critères, dont la mortalité et la morbidité cardiovasculaire, reste à préciser.

Cette étude effectuée en Chine montre qu’une intervention sur l’hygiène de vie (régime, exercices physiques ou les deux) chez des personnes avec intolérance glucidique permet un report d’apparition d’un diabète de type 2 déterminé sur des critères d’importance clinique variable. Une efficacité en termes de prévention de critères forts (événements cliniques cardiovasculaires, décès) n’est cependant pas encore prouvée.

Bénéfice cardiovasculaire d’un contrôle glycémique strict ?

Chevalier P. , Jandrain B.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 7 pages 94 - 95


Cette nouvelle RCT montre l’absence d’intérêt d’un traitement intensif visant une HbA1c plus basse chez des patients diabétiques de type 2 à risque cardiovasculaire (fort) augmenté en termes de prévention des événements cardiovasculaires. La prise en charge des autres facteurs de risque cardiovasculaire reste l’objectif premier par rapport à un taux d’HbA1c plus bas que 7%.

Nombre de sujets à traiter

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 24 - 24

Intérêt de la tibolone chez des femmes ménopausées âgées

Michiels B.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 1 pages 2 - 3


Cette RCT montre un effet favorable de la tibolone en termes de prévention de fractures vertébrales chez des femmes ménopausées âgées de plus de 60 ans et présentant une ostéoporose mais avec un risque accru de survenue d’un AVC. L’utilisation de la tibolone n’est donc pas indiquée.

Pratiquer une spirométrie pour influencer l’arrêt tabagique ?

Vandevoorde J.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 10 pages 154 - 155


Cette étude montre que le fait de communiquer au patient fumeur son âge pulmonaire estimé peut être bénéfique pour l’arrêt du tabac, dans le cadre d’une intervention structurée. Le fait de pratiquer une spirométrie et de commenter l’âge pulmonaire estimé en fonction du tabagisme, avec un rappel écrit quatre semaines plus tard, accompagné de recommandations pour l’arrêt, permet un arrêt du tabagisme un an après la spirométrie pour environ le double de patients que ceux recevant la même intervention mais sans la communication de l’âge pulmonaire. Il reste à comparer cette intervention bénéfique dans cette étude à d’autres interventions pour l’arrêt du tabagisme.

Prednisolone et/ou aciclovir pour la paralysie de Bell ?

Poelman T.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 9 pages 142 - 143


Cette étude randomisée, en double aveugle et versus placebo montre une guérison plus fréquente d’une paralysie de Bell après administration de prednisolone 2 x 25 mg par jour pendant 10 jours en cas d’initiation du traitement dans les 72 heures de début des symptômes. Aucun bénéfice n’est observé pour l’administration de l’aciclovir administré seul ou en ajout à la prednisolone.

Incontinence urinaire chez la femme : traitements non chirurgicaux

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 118 - 119


Cette synthèse de la littérature montre l’intérêt de la pratique d’exercices du plancher pelvien et vésicaux dans la récupération et le maintien d’une continence urinaire chez la femme. Certains médicaments peuvent également contribuer à diminuer le nombre d’épisodes d’incontinence mais leur bénéfice clinique reste à évaluer individuellement en fonction d’effets indésirables éventuels. Les études apportent trop peu d’arguments pour faire des recommandations générales, surtout pour l’association de traitements. Le choix doit être fait avec la patiente.

Warfarine ou aspirine pour la fibrillation auriculaire de la personne âgée ?

De Cort P. , Verhamme P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 6 pages 92 - 93


Cette étude BAFTA montre que l’administration de warfarine avec un INR cible de 2,5 (entre 2 et 3) est plus efficace que celle de 75 mg d’aspirine par jour, également dans une population âgée d’au moins 75 ans, en fibrillation auriculaire et ne présentant pas de contre-indication à un traitement anticoagulant oral.

Cette méta-analyse vient confirmer la plus grande efficacité des anticoagulants oraux en comparaison avec les antiagrégants plaquettaires en prévention de l’accident vasculaire cérébral (AVC) chez des patients présentant une fibrillation auriculaire non valvulaire. Le choix du traitement antithrombotique doit cependant tenir compte du risque absolu d’AVC, du risque de saignement et de la qualité du suivi de l’INR. Les recommandations actuelles s’en trouvent confirmées.

BPCO : pas de plus-value de l’association de tiotropium avec fluticasone et salmétérol

Sturtewagen J.P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 8 pages 116 - 117


Cette étude incluant des patients présentant une BPCO modérée ou sévère et prenant tous du tiotropium, ne montre pas de plus-value de l’ajout d’un deuxième bronchodilatateur et d’un corticostéroïde inhalé sur le nombre d’exacerbations, mais un bénéfice pour des critères secondaires. Le taux de sorties d’étude est important, surtout dans les groupes ne recevant pas de corticostéroïdes inhalés. Les guides de pratique pour la BPCO actuels restent d’application : suivant les besoins du patient, un anticholinergique ou un bèta-2-mimétique sera utilisé à partir du stade II de BPCO et un corticostéroïde inhalé à partir du stade III si des exacerbations fréquentes sont observées et ce dernier traitement ne sera poursuivi qu’en cas de réponse clinique favorable.

L’étude TORCH ne peut montrer, chez des patients atteints de BPCO, de diminution de la mortalité par un traitement associant salmétérol et fluticasone versus placebo ou versus monothérapie avec chacun de ces médicaments. Les recommandations en cours concernant l’usage de corticostéroïdes inhalés en cas de BPCO restent donc d’actualité. Il n’y a pas d’argument pour une administration systématique, à des patients atteints de BPCO, de préparations combinées de bèta2-mimétiques et de corticostéroïdes.

Prévention primaire de la morbi-mortalité cardio-vasculaire avec les statines

Lemiengre M.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 5 pages 76 - 78


Cette méta-analyse montre, chez des patients sans pathologie cardio-vasculaire connue, qu’un traitement par statines peut contribuer à réduire le risque cardio-vasculaire et cérébro-vasculaire, mais non la mortalité. L’efficacité des statines dépend du risque cardio-vasculaire initial et tout traitement doit être initié en fonction de celui-ci.

Traitement médical pour le passage d’une lithiase urétérale

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 3 pages 41 - 42


Cette méta-analyse montre, chez des adultes d’âge moyen (35 à 45 ans) présentant une lithiase majoritairement urétérale distale (dernier tiers) sans indication formelle d’intervention, que l’administration d’un antagoniste calcique (nifédipine) ou d’un alpha-bloquant (tamsulosine le plus souvent) permet un passage plus fréquent et aussi souvent plus rapide de la lithiase. Cette conclusion est basée sur des études de petite taille et demande donc confirmation dans de plus larges populations.

Sténose carotidienne asymptomatique et endartériectomie

Chevalier P. , Van Damme H.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 6 pages 89 - 91


Cette étude montre un bénéfice d’une endartériectomie carotidienne chez des patients âgés de moins de 75 ans asymptomatiques et présentant une sténose estimée par écho Duplex à plus de 70% (sans différence notable de bénéfice suivant le degré de sténose dans l’intervalle de 70 à 99%).Ce bénéfice n’apparaît qu’après un certain délai (suivi moyen de 3,4 ans dans l’étude), en raison du risque opératoire, dépendant, entre autres, de l’expérience du chirurgien dans le domaine. La décision d’un dépistage systématique et d’un traitement individuel reste cependant difficile, cette étude apportant trop peu de précision sur la population concernée et sur l’importance relative éventuelle des différents facteurs de risque cardiovasculaire.

Dépistage et thérapie brève d'une consommation abusive d'alcool

Aertgeerts B.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 8 pages 132 - 134


Cette méta-analyse conclut qu'un dépistage systématique, en pratique de médecine générale, d'un usage excessif d'alcool n'est guère efficace pour identifier les patients à prendre en considération pour une courte intervention. D'autres recherches sont nécessaires pour pouvoir recommander une stratégie faisable et efficiente en première ligne dans l'identification et la prise en charge de la problématique de la consommation d'alcool.

Traitement de la vaginite asymptomatique pendant la grossesse

Temmerman M. , Verstraelen H.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 7 pages 114 - 115


Cette étude montre qu’un court traitement avec de la clindamycine orale réduit le risque de fausse couche ou de naissance prématurée, chez les femmes enceintes présentant, lors d'un simple test de dépistage en début de grossesse, une flore vaginale perturbée ou une vaginite bactérienne démontrée. Les constatations de cette étude doivent être confirmées dans de grandes études multicentriques avant de pouvoir implanter une stratégie «screen and treat» en consultation prénatale.

Doxazosine et finastéride pour traiter l'hypertrophie bénigne de la prostate

Chevalier P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 6 pages 90 - 93


Cette étude montre qu’un traitement associant de la doxazosine et de la finastéride réduit globalement la survenue d’aggravation ou de certaines complications de l’HBP. Le traitement est fort coûteux pour le patient, non dénué d’effets indésirables, sur la qualité de vie entre autres, et efficace après plusieurs mois seulement. Sa place par rapport à un traitement chirurgical reste à déterminer.