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estimation de Kaplan-Meier
L’estimation de Kaplan-Meier est une méthode (non paramétrique) développée par Kaplan et Meier (1958) pour construire des tables de survie. La méthode prend en compte le fait que certaines personnes ne peuvent pas être suivies jusqu’au moment où l’événement étudié se produit. Contrairement au modèle de Cox, qui est une forme d’analyse multivariée, la méthode de Kaplan et Meier n’introduit pas de covariables (analyse univariée).
courbe de survie
modèle de hasards proportionnels de Cox
Nombre de resultats : 14 article(s) - 4 analyse(s) brève(s)


Cette étude ne montre pas de différence sur le plan de la sécurité et de l’efficacité d’une administration de statine titrée avec un objectif cible du LDL-cholestérol < à 70 mg/dl par rapport à une stratégie fixe d’administration à haute dose chez des patients atteints d’une maladie coronarienne. Bien qu’une approche tenant compte de la réponse individuelle au traitement soit séduisante, sa plus-value réelle reste encore à démontrer.

Cette méta-analyse en réseau basée sur des données individuelles de patients provenant de quatre RCTs, qui ne sont pas parfaitement comparables sur le plan clinique ni d’un point de vue méthodologique, montre que, chez les patients présentant une fibrillation auriculaire, l’utilisation des anticoagulants oraux directs (AOD) à la dose « conforme à l’AMM» (dose standard) est associée à un moindre risque de thromboembolie systémique, par comparaison avec la warfarine, et ce sans différence quant au risque d’hémorragie majeure. Ces résultats favorables pour les AOD à dose « conforme à l’AMM » par rapport à la warfarine étaient constants chez les hommes et les femmes, et ils ne dépendaient pas de l’âge. En revanche, l’utilisation d’AOD à dose « hors AMM » (dose plus faible) était associée à davantage de thromboembolies que les AOD à dose « conforme à l’AMM », sans différence quant au risque d’hémorragie majeure.

Ce suivi prolongé de l’étude randomisée RESTART confirme les premiers résultats selon lesquels la reprise du traitement antiplaquettaire en dehors de la phase aiguë après une hémorragie intracérébrale n’entraîne pas d’augmentation de nouvelles hémorragies intracérébrales symptomatiques. Cependant, en raison du manque persistant de puissance statistique, des études randomisées et contrôlées plus importantes sont nécessaires pour le confirmer.

Cette étude randomisée, placebo-contrôlée, en double aveugle, qui a été menée en Irak en 2020 au milieu de la première vague de covid-19, est de faible qualité méthodologique en raison d’un manque de puissance. Elle n’est pas parvenue à montrer l’intérêt de la bétaméthasone intranasale dans l’anosmie liée au covid-19.

Cette étude de cohorte japonaise, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, comptant plus de 6000 personnes, dont les trois quarts prenaient des antihypertenseurs à l’inclusion, montre, après correction pour tenir compte de nombreux paramètres démographiques et cliniques pertinents et de la pression artérielle systolique conventionnelle, qu’une pression artérielle systolique nocturne plus élevée mesurée avec une méthode standardisée de mesure de la pression artérielle ambulatoire sur 24 heures est associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires. Par comparaison avec une diminution de 10 à 20% de la pression artérielle nocturne par rapport à la pression artérielle diurne (dippers), une augmentation de la pression artérielle nocturne par rapport à la pression artérielle diurne (risers) semble être associée à une augmentation statistiquement significative des événements cardiovasculaires. On ignore encore quelle est la valeur ajoutée de ces résultats d’un point de vue clinique pour la première ligne de soins. Il est donc conseillé d'attendre que des études randomisées contrôlées disposant d’un bon plan expérimental apportent des preuves suffisantes de tout bénéfice thérapeutique dans les différents sous-groupes de patients.

Le traitement antiplaquettaire doit-il être repris après une hémorragie intracérébrale ?

Scheldeman L. , Demeestere J.

Minerva 2021 Vol 20 numéro 4 pages 40 - 44


Cette étude randomisée, contrôlée, en ouvert, multicentrique, pragmatique, qui a été correctement menée, avec évaluation de l’effet effectuée en aveugle, suggère que, chez les patients qui ont fait une hémorragie intracérébrale sous traitement antiplaquettaire ou anticoagulation, le traitement antiplaquettaire peut être repris sans danger après la phase aiguë. En raison du risque élevé de biais de sélection et d’un manque de puissance de cette étude, ses résultats devront être confirmés par d’autres études randomisées contrôlées.

Cette étude d’observation menée sur plus de 110000 femmes, qui avaient subi une hystérectomie pour maladie bénigne, montre de nouveau que les femmes, dont un ou les deux ovaires ont été laissés en cours d’intervention, ont significativement moins de chances de nécessiter une hospitalisation pour cardiopathie ischémique. Elles présentent également moins de risques de cancer et de mortalité par cardiopathie ischémique ou cancer, versus les femmes ayant subi une ovariectomie bilatérale.

Les données de l’étude du BRCA1 and BRCA2 Cohort Consortium, dont la qualité méthodologique est relativement correcte, sont la meilleure source actuelle d’évaluation du risque de développer un cancer du sein et de l’ovaire chez la femme porteuse d’une mutation BRCA1 ou BRCA2 en tenant compte de l’histoire familiale et de la localisation du gène. Ce risque est élevé, voire très élevé (80% à 80 ans pour un premier cancer du sein) et relativement précoce. Elles sont très utiles, en 2018, pour informer correctement ces femmes.

Les résultats de cette RCT montrent que l’oxygénothérapie à long terme ne doit pas être prescrite systématiquement chez les patients BPCO en état stable présentant une hypoxémie modérée au repos ou la nuit et durant l’exercice si la désaturation n’était présente qu’à l’effort. Elle n’allonge ni la survie ni le moment de la première hospitalisation quelles qu’en soient les causes.

Cette RCT de bonne facture méthodologique montre qu’un traitement invasif en ajout à un traitement médicamenteux optimal est plus performant que le seul traitement médicamenteux optimal en termes d’évènements cardiovasculaires prévenus chez des octogénaires bien sélectionnés présentant un infarctus du myocarde sans élévation du segment ST (NSTEMI) ou, beaucoup plus rarement, un angor instable, mais en situation clinique stable.

Kératose actinique : efficacité du fluorouracil topique à long terme ?

Chevalier P.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 3 pages 77 - 80


Cette publication d’une RCT incluant des patients avec antécédents d’au moins 2 carcinomes kératinocytaires, montre l’efficacité de l’application d’une crème à 5% de fluorouracil durant 4 semaines sur le visage et les oreilles, versus placebo, en termes d’évolution du nombre de lésions de kératose actinique et de traitements complémentaires nécessaires, sur un suivi moyen de 2,6 ans, sans données pour le critère primaire de la recherche : la prévention d’un cancer de la peau non mélanocytaire.

Cette étude pertinente et méthodologiquement correcte indique que l’ajout d’un CT-scan abdominopelvien systématique dans le cadre d’un bilan complet suivant un premier épisode thromboembolique veineux non provoqué n’apporte pas de bénéfice en termes de détection de cancers occultes alors qu’il est responsable d’une forte irradiation.

Cette RCT de bonne qualité méthodologique mais incluant une population fort sélectionnée montre la plus-value de la poursuite au-delà d’un an d’une association antiagrégante plaquettaire (thiénopyridine + aspirine) versus aspirine seule chez des patients ayant subi l’implantation d’une endoprothèse coronaire pharmacoactive, bénéfice en termes de thrombose du stent et de prévention d’évènements cardio- et cérébrovasculaires, mais avec un risque hémorragique accru et sans bénéfice montré au point de vue mortalité de toute cause.

Dépression de la personne âgée : prise en charge coordonnée en première ligne

Foulon V. , Laekeman G. , Liekens S.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 6 pages 67 - 68

L’estimation du NST : pièges

Chevalier P.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 9 pages 116 - 116

Le fluconazole pour la candidose vulvovaginale récidivante

Van Royen P.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 8 pages 122 - 124


Cette étude montre l’efficacité, en termes de maintien de l’absence de symptômes, d’un traitement hebdomadaire par fluconazole oral durant six mois chez des femmes présentant une candidose vulvovaginale récidivante. A l’arrêt du traitement, le risque de récidive réapparaît.Cette étude n’apporte pas d’élément permettant un choix entre un traitement local ou oral.

Chirurgie conservatrice versus mastectomie radicale

Serreyn R. , Van den Broecke R.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 2 pages 22 - 24


Cette étude,avec un suivi de 20 ans,montre que la chirurgie conservatrice du sein est au moins aussi efficace que la mastectomie totale chez des femmes présentant un cancer du sein invasif. La chirurgie conservatrice est, pour ce motif, le traitement de choix. En cas de tumeur de taille plus importante ou de volume mammaire moindre, une chirurgie conservatrice avec reconstruction partielle peut garantir un bon résultat oncologique et esthétique. La radiothérapie postopératoire est nécessaire dans tous les cas pour obtenir une diminution significative du risque de récidive locorégionale.