Resultats par mot-clé : 'fièvre'


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Cette synthèse méthodique avec méta-analyses en réseau de bonne qualité méthodologique apporte des éléments intéressants sur l’efficacité relative des monothérapies et bithérapies antipyrétiques. Elle suggère que les schémas combinés ou alternés permettent une réduction plus rapide et plus durable de la fièvre que le paracétamol seul, avec un profil de tolérance comparable à court terme. Toutefois, elle est basée sur des études originales présentant des risques de biais importants, des définitions de la fièvre variables et parfois éloignées de la pratique clinique, des mesures de température non uniformes ainsi que la présence de co-interventions pouvant introduire des biais de confusion. Contrairement aux recommandations actuelles, les critères d’évaluation reposaient principalement sur la température corporelle plutôt que sur l’inconfort ressenti par l’enfant. En outre, l’évaluation s’arrêtait généralement à 4 ou 6 heures, sans réelle donnée sur la sécurité lors d’un usage répété. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour évaluer la sécurité des schémas combinés ou alternés lors d’un usage répété, et pour déterminer leur impact sur l’inconfort lié à la fièvre.

Cette méta-analyse de bonne qualité méthodologique mais basée sur des études de qualité méthodologique moyenne à médiocre montre une efficacité supérieure de l'ibuprofène pour le traitement de la fièvre chez les enfants de moins de 2 ans. Cependant, le faible nombre d'événements indésirables rapportés ne permet pas d'affirmer quelle molécule est plus sûre à utiliser. Par conséquent, de nouvelles concernant le profil de sécurité de ces deux molécules sont nécessaires pour se positionner et baser sa décision sur des preuves scientifiques solides. En ce qui concerne le profil analgésique, aucune différence statistiquement significative n’est mise en évidence entre les deux molécules.

Cette mise à jour d’une synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration permet de conclure que la prescription différée d’antibiotiques reste une stratégie acceptable pour limiter la consommation d’antibiotiques en cas d’infection aiguë non compliquée des voies respiratoires.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de bonne qualité méthodologique montre que, globalement, les thermomètres périphériques ne sont pas précis pour mesurer la température corporelle. Ils permettent de détecter la présence de fièvre chez un patient, mais ne permettent pas de l’exclure. Lorsque, pour le diagnostic et le choix du traitement, il est important de disposer d’une mesure exacte de la température, il convient de la mesurer au niveau rectal ou vésical. Sinon, avoir recours à un thermomètre calibré auriculaire ou oral peut éventuellement être envisagé.

Fièvre chez l’enfant : paracétamol et/ou ibuprofène ?

Vanwelde C.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 4 pages 49 - 50


Cette synthèse méthodique réalisée par un seul auteur n’a isolé que peu d’études avec de faibles populations, et n’apporte pas de preuves suffisantes d’une plus grande efficacité d’une association (simultanée ou alternative) de paracétamol et d’ibuprofène versus monothérapie sur le critère fièvre chez l’enfant ; les données sont insuffisantes pour la sécurité de cette association.

Utilité d’une CRP chez des enfants présentant de la fièvre ?

De Sutter A.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 8 pages 106 - 107


Cette étude montre que la seule mesure de la CRP n’apporte probablement qu’une information très limitée pour exclure ou confirmer une infection sévère. Ce test doit toujours être interprété dans le contexte des manifestations cliniques et n’est pas suffisamment exact pour exclure une infection sévère.

Antibiotiques pour traiter une OMA : plus efficace pour certains enfants ?

Chevalier P.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 3 pages 47 - 48


Cette méta-analyse montre qu’un traitement antibiotique en cas d’otite moyenne aiguë (OMA) apportera plus de bénéfice en termes de soulagement de la douleur et de chute de la fièvre chez des enfants soit âgés de moins de deux ans et qui présentent une OMA bilatérale soit chez des enfants de 0 à 12 ans présentant une otorrhée. Il n’est pas prouvé qu’un traitement par antibiotique d’une OMA en prévienne les (fort rares) complications.

Paracétamol et ibuprofène en alternance chez les enfants fébriles ?

Christiaens T. , Van Winckel M.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 1 pages 11 - 13


Cette étude montre que l’administration alternée de paracétamol (12,5 mg/kg/dose) et d’ibuprofène (5 mg/kg/dose) toutes les quatre heures durant trois jours entraîne une chute plus rapide de la température chez les enfants fébriles. Elle présente cependant des limites méthodologiques et d’autres études donnent des résultats contradictoires. Il est important d’apprendre aux parents/soignants que la température d’origine infectieuse n’est pas dangereuse. Le but de l’administration d’antipyrétiques est en premier lieu le confort, l’obtention ou non d’une chute de la température étant d’importance secondaire7. Les preuves sont insuffisantes pour recommander la prescription d’une administration alternée de paracétamol et d’ibuprofène chez des enfants fébriles. En raison d’un meilleur profil de sécurité, le paracétamol reste le premier choix.

Validité du thermomètre à infrarouges

Vermeire E.

Minerva 2003 Vol 2 numéro 4 pages 62 - 63


La mesure de la température rectale est fort différente de la mesure de la température auriculaire et les différences sont observées dans les 2 directions ! Pour une mesure fiable de la température corporelle, le thermomètre à mercure conventionnel ou le thermomètre digital sont plus indiqués que le thermomètre auriculaire à infrarouges.