Resultats par auteur


Wens J.
Vakgroep FAMPOP (Family Medicine and Population Health), Universiteit Antwerpen
7 article(s) - 12 analyse(s) brève(s)


Cette revue parapluie de synthèses méthodiques montre que l’incidence du délire diminue avec des interventions à plusieurs composantes chez les personnes âgées hospitalisées ou admises dans un établissement de soins de longue durée. Ces résultats sont difficilement extrapolables à la pratique en raison de l’hétérogénéité des interventions, des groupes de contrôle, des conceptions d’étude, des populations étudiées et des contextes. Comme c’est généralement le cas avec les revues parapluies, les résultats sont principalement des hypothèses pour une prochaine étude.

Cette étude qualitative canadienne, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, confirme les problèmes que connaissent des personnes en bonne santé âgées en moyenne de 66 ans concernant l’instauration d’un dialogue sur la planification anticipée des soins en médecine générale. Les patients se sentent souvent trop jeunes, ne sont pas (encore) prêts émotionnellement et ne voient pas ce point comme une priorité. Néanmoins, il semble que le médecin généraliste soit censé entamer une discussion sur la planification anticipée des soins et prévoir suffisamment de temps à y consacrer. Les médecins généralistes devraient également tenir compte du souci d’éviter que la planification anticipée des soins n’entraîne des tensions au sein de la famille.

Cette étude internationale, randomisée en grappe, contrôlée, de bonne qualité sur le plan méthodologique, n’a pas pu montrer d’amélioration du confort durant la dernière semaine de vie des résidents séjournant en maison de repos et de soins après une intégration progressive des soins palliatifs.

Cette étude d’observation, pour partie transversale et pour partie qualitative, montre que les patients souhaitent parler de leur fin de vie avec leur médecin généraliste, mais que les patients et les médecins généralistes citent souvent des thèmes différents comme pouvant être pertinents pour débuter un entretien sur la fin de vie.

Cette étude randomisée, contrôlée, menée en double aveugle montre que l’ajout de linagliptine à un traitement par metformine et empagliflozine chez des patients présentant un diabète de type 2 insuffisamment contrôlé conduit à court terme à une diminution statistiquement significative de l’HbA1c. La recherche doit se poursuivre pour savoir si cette triple thérapie se traduira aussi en avantages cliniquement pertinents à long terme.

Cette analyse de certains critères de jugement secondaires rénaux de l’étude EMPA-REG permet de conclure que l’utilisation de l’empagliflozine, versus placebo, chez les patients atteints de diabète de type 2 présentant un risque cardiovasculaire élevé, a un effet favorable sur la progression de la néphropathie. Une recherche plus approfondie est nécessaire pour savoir si ce traitement peut également prévenir la néphropathie et si les résultats favorables peuvent être extrapolés à tous les patients atteints de diabète de type 2.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que, chez les patients atteints d’un diabète de type 2, si un inhibiteur de la DPP-4 est associé à un sulfamidé hypoglycémiant, le risque d’hypoglycémie augmente de 50%. Il faut en tenir compte lorsqu’on ajoute un inhibiteur de la DPP-4 à un traitement par metformine + sulfamidé hypoglycémiant (9) ou à un traitement par sulfamidé hypoglycémiant seul si la metformine ne peut pas être utilisée.

Cette étude de suivi menée en ouvert au décours d’une étude clinique randomisée nous permet de conclure que tant les adaptations du mode de vie qu’un traitement par metformine font diminuer de manière significative l’apparition d’un diabète sucré de type 2 sur 15 ans chez les personnes présentant un risque élevé d’en développer un. Les résultats de l’étude de suivi suggèrent une plus-value des interventions à long terme sur le mode de vie pour la prévention du diabète de type 2. Chez les femmes, une diminution statistiquement significative des complications microvasculaires a également été observée avec les interventions sur le mode de vie.

Cette étude clinique randomisée de bonne qualité méthodologique montre qu’après un suivi médian de 3 ans sous empagliflozine ou placebo, une réduction statistiquement significative du critère de jugement cardiovasculaire combinant la mortalité cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et l’AVC non fatal, chez des patients atteints de diabète de type 2 présentant un risque cardiovasculaire élevé, est observée. Pour déterminer la place de cette molécule, il faudrait toutefois comparer l’empagliflozine aux autres antidiabétiques chez tous les patients atteints de diabète de type 2.

Les résultats d’un traitement intensif visant le contrôle de la pression artérielle et le contrôle de la glycémie diffèrent d’une étude à l’autre, mais il est vraisemblable qu’une approche multifactorielle rapide, ciblée et individualisée du diabète de type 2 apporte des avantages considérables sur le long terme.

Cette étude contrôlée randomisée multicentrique américaine menée chez des personnes en surcharge pondérale ou obèses et présentant un diabète de type 2 n’a pas pu montrer d’effet à long terme d’un changement intensif du mode de vie quant aux événements cardiovasculaires.

Les gliptines ont-elles un effet cardioprotecteur ?

Wens J.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 2 pages 21 - 22


Nous pouvons conclure de cette méta-analyse d’études portant sur l’effet des gliptines (alias inhibiteurs de la DPP-4) en monothérapie sur le contrôle de la glycémie par comparaison à d’autres antidiabétiques oraux que, sur le plan cardiovasculaire, les gliptines sont aussi sûres que les autres antidiabétiques oraux. Cette étude n’a pas pu montrer que les gliptines ont un effet protecteur sur le plan cardiovasculaire.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre qu’un programme d’exercices structuré peut faire descendre le taux d’HbA1c chez des patients présentant un diabète de type 2. La nature de l’effort physique fourni (aérobie, de résistance ou une association des deux) n’influence pas le résultat. Un programme de plus de 150 minutes par semaine apporte un bénéfice nettement supérieur à celui d’un programme moins intensif. Le bénéfice net d’un programme d’exercices dépend de la coexistence ou non d’autres interventions.

Un programme associant des exercices aérobies avec des exercices de résistance permet, versus absence de programme d’exercices, de faire diminuer (légèrement) le taux d’HbA1c chez des patients présentant un diabète de type 2, diminution significative relative non obtenue avec des programmes pour un seul des 2 types d’exercices.

Cette étude d’observation sur 10 nouvelles années après la fin de la RCT UKPDS montre qu’un traitement intensif de l’équilibre glycémique (valeur cible de glycémie à jeun < 110 mg/dl) versus traitement conventionnel durant la RCT (10 ans) a un effet favorable persistant en termes de prévention d’événements microvasculaires, bénéfice auquel s’ajoute à long terme une moindre incidence d’infarctus du myocarde et de la mortalité globale.

Insulinothérapie dès le diagnostic de diabète de type 2

Wens J.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 3 pages 28 - 29


Cette étude chez des patients diabétiques de type 2 nouvellement diagnostiqués montre un contrôle glycémique plus rapidement atteint avec un traitement par insuline (soit en perfusion sous-cutanée continue soit en injections multiples par jour) qu’avec des antidiabétiques oraux. A un an, significativement davantage de patients traités initialement par insuline présentent un contrôle glycémique optimal sans médicament. L’intensité du traitement initial, sa brièveté (maximum 24 jours) et l’évaluation limitée dans le temps (1 an) ne permettent pas de tirer actuellement des conclusions pour la pratique.

Intensité du contrôle glycémique et risque cardio-(micro et macro)vasculaire

Chevalier P. , Wens J.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 8 pages 124 - 125


Cette étude montre l’intérêt d’un traitement intensif du diabète de type 2 avec une forme à libération modifiée de gliclazide associée à d’autres antidiabétiques en visant une HbA1c = 6,5% en termes de prévention de la néphropathie, sans preuve d’un intérêt au point de vue macrovasculaire. Une autre étude au protocole semblable a été prématurément arrêtée en raison d’un risque de décès accru sous traitement intensif. Les recommandations demeurent donc identiques pour les patients présentant un diabète de type 2 : arrêt du tabac, alimentation adaptée et exercices physiques, contrôle de la pression artérielle, antiagrégant plaquettaire et statine si indiqué, équilibre glycémique visant une HbA1c < 7%.

Cette étude confirme, pour des patients diabétiques de type 2 à risque cardiovasculaire élevé (microalbuminurie constante), l’intérêt d’une prise en charge globale du diabète de type 2 incluant strictement tous les facteurs de risque cardiovasculaire. L’effet protecteur d’une telle prise en charge multifactorielle en termes de prévention d’événements cardiovasculaires observés après 7,8 ans se prolonge ensuite, avec, en outre, une diminution de la mortalité sur les 13,3 ans d’observation totale.

Cette étude effectuée dans le cadre du «Diabetes Prevention Program» constate qu'à peu près la moitié d'une population ayant une tolérance glucidique perturbée, présente un syndrome métabolique. Grâce à un programme intensif de modifications du style de vie (nourriture pauvre en calories et en graisses, activité physique avec effort modéré, telle que marche rapide durant au moins 150 minutes par semaine), après trois ans, une chute tant du nombre de nouveaux cas de syndrome métabolique que de ceux existant déjà est observée. La metformine à raison de 850 mg deux fois par jour donne un même effet, quoique moins important, que les adaptations du style de vie. Il persiste cependant encore des imprécisions concernant la valeur du syndrome métabolique en tant que marqueur du risque cardiovasculaire. Les facteurs de risque cardiovasculaires qui font partie des critères de définition du syndrome métabolique doivent être pris en charge en tant que tels et les adaptations du style de vie y jouent un rôle important. Le diagnostic du «syndrome métabolique» a actuellement peu d'impact sur la pratique clinique.