Resultats par mot-clé : 'risque'


Nombre de resultats : 14 article(s) - 15 analyse(s) brève(s) - 0 Synthèse(s)


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que la prophylaxie par antibiotiques est associée à un risque significativement plus faible d’endocardite infectieuse après un acte dentaire invasif chez des personnes à haut risque. Elle ne montre pas de bénéfices de la prophylaxie par antibiotiques chez les patients à risque modéré ou faible d’endocardite infectieuse. Ces résultats s’appuient sur des études observationnelles dont la qualité méthodologique est globalement bonne. En raison de l’importante hétérogénéité clinique des études incluses, une seule méta-analyse a pu être réalisée, mais quatre études ont été menées par un même auteur sur deux populations.

Cette étude de cohorte prospective, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre une augmentation significative des cas d’insuffisance rénale aiguë et de chutes au cours des 30 premiers jours suivant le début de la prise d’antihypertenseurs chez les personnes âgées de plus de 65 ans nécessitant des soins importants. En outre, les résultats montrent également, au cours de la même période, une augmentation significative du taux de fractures après les chutes chez les personnes âgées fragiles.

Une petite consommation régulière d’alcool ne réduit pas le risque de mortalité

Sculier J.P.

Minerva 2023 Vol 22 numéro 9 pages 197 - 198


Pour les auteurs, une consommation quotidienne d'alcool faible ou moyenne n'est pas associée de manière significative au risque de mortalité toutes causes confondues, tandis qu'un risque accru est évident à des niveaux de consommation plus élevés, en commençant à des niveaux plus faibles pour les femmes que pour les hommes. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aurait pas d’effet protecteur de l’alcool consommé à faibles doses contre les complications cardiovasculaires. Il conviendrait de conduire si possible le même type d’analyse pour ce contexte précis.

Pour les auteurs de cette étude de suivi à long terme de 2 essais randomisés, l'utilisation de CEE, par rapport à un placebo, chez les femmes ayant déjà subi une hystérectomie, est significativement associée à une incidence et une mortalité par cancer du sein plus faibles, alors que la prescription de CEE plus MPA, par rapport à un placebo, chez les femmes qui avaient un utérus intact, est significativement associée à une incidence plus élevée du cancer du sein, mais à aucune différence significative dans la mortalité par cancer du sein. Pour Minerva, ces traitements hormonaux doivent être évités en raison d’une balance bénéfice/risque défavorable et la recommandation de 2013 sur le traitement hormonal de substitution reste valable.

Relation dose-réponse entre l’activité physique et le risque de dépression

Kos D.

Minerva 2022 Vol 21 numéro 10 pages 242 - 245


Cette synthèse méthodique et cette méta-analyse, correctement menées d’un point de vue méthodologique, laissent entrevoir qu’une augmentation du volume d’activité physique jusqu’à atteindre le niveau d’activité recommandé de 8,8 mMET-h/sem atténue significativement la dépression et les symptômes dépressifs. Cette méta-analyse ne tient toutefois pas compte de la qualité méthodologique des études incluses, ne donne pas d’informations sur la causalité de la relation entre activité physique et dépression, ni sur les facteurs de confusion éventuels, comme le contact social.

En conclusion, la perception émergeante au sein des soignants et plus particulièrement des médecins généralistes en formation de l’impact environnemental des médicaments est une réelle opportunité pour renforcer un processus déjà bien ancré d’un point de vue politique et des acteurs du traitement de l’eau et des sols. Le rôle des soignants est important dans le choix des médicaments à proposer aux patients et relève de leur responsabilité sociale quant au fait de porter cette thématique dans le domaine public. Exiger que l’impact environnemental des médicaments deviennent un critère de jugement aussi important que ceux relatifs à l’efficacité, à la sécurité et à la qualité de vie liée aux soins serait un idéal pour donner les moyens au professionnels de la santé de discuter avec leurs patients de cette thématique sur base de faits probants, étudiés scientifiquement. Enfin, ce sujet éclaire l’importance de veiller à favoriser une démarche globale et pluridisciplinaire des politiques quant à leur impact sur la santé.

Cette synthèse méthodique et méta-analyse d’études observationnelles hétérogènes dont la plus vaste a été retirée en raison d'une analyse imprécise des données, suggère une corrélation entre l’hypertension artérielle liée à l’effet blouse blanche non traitée et des événements cardiovasculaires mortels et non mortels et la mortalité globale. Avec cette étude nous ne pouvons donc pas ignorer un risque cardiovasculaire potentiel de l’hypertension artérielle liée à l’effet blouse blanche. Des groupes à risque plus spécifiques devront être suivis sur une plus longue période avant de pouvoir tirer des conclusions définitives à ce sujet. Cependant, cette étude ne dit absolument rien sur l’utilité d’un traitement antihypertenseur médicamenteux chez les patients présentant une hypertension artérielle liée à l’effet blouse blanche. Des études randomisées contrôlées disposant d’un bon plan expérimental devront être menées pour cela.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, portant sur 26 études observationnelles de qualité méthodologique variable totalisant près de 30000 patients montre qu’il existe une association entre la prise d’antiacides (IPP principalement) et la colonisation par des germes multirésistants, même après correction pour tenir compte d’un grand nombre de facteurs de confusion. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, cette méta-analyse apporte déjà un argument supplémentaire pour une prescription plus rationnelle des IPP.

Cette étude, basée sur une modélisation mathématique sans considération des rapports coûts-bénéfices, suggère que l’âge auquel il convient d’interrompre le dépistage du cancer du col de l’utérus varie en fonction de la technique utilisée. En cas d’utilisation de la cytologie seule, le dépistage pourrait être poursuivi jusque 75 ans. En cas d’utilisation de la détection d’HPV oncogènes, avec ou sans cytologie, le dépistage pourrait être arrêté à 55 ans si le dernier test est négatif. L’âge limite de 64 ans actuellement proposé en Belgique pourrait être rediscuté à la lumière de ces observations.

Cette analyse secondaire d'une cohorte de l'essai de dépistage du cancer PLCO – la plus grande de ce type à ce jour – montre que le taux de base du PSA chez les hommes âgés de 55 à 60 ans est associé à un risque significatif à long terme de cancer de la prostate. Les auteurs proposent une modification des futures pratiques de dépistage basées sur le niveau de base de PSA pour réduire le besoin de biopsie de la prostate et de surdétection de cancers cliniquement indolents, leurs résultats suggérant que le dépistage répété peut être moins fréquent chez les hommes âgés de 55 à 60 ans avec un taux bas de PSA de base < à 2,00 ng/ml et doit peut-être être arrêté chez ceux qui ont des niveaux de base de PSA < à 1,00 ng/ml.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre que les informations apportées par les trois nouvelles études ne donnent pas d’argument nouveau pour étayer l’utilisation d’aspirine en prévention cardiovasculaire primaire.

Cette synthèse méthodique montre que le risque de transmission du VIH entre une personne séropositive qui prend correctement ses médicaments antiviraux et un partenaire sexuel séronégatif est négligeable.

Malgré 5 ans d’hormonothérapie adjuvante, un cancer du sein à récepteur hormonal positif peut récidiver avec un risque non négligeable jusqu’à 20 ans au moins après le début du premier traitement. Ce risque associé à une mortalité notable est essentiellement dépendant du statut T et N de la tumeur initiale.

Cette étude randomisée, contrôlée, en double aveugle, multicentrique, multinationale nous permet de conclure que, chez les patients présentant un AIT avec risque élevé de récidive (score ABCD2 ≥ 4) ou un AVC ischémique mineur (score NIHSS ≤ 3), l’instauration précoce d’un traitement par association de deux antiagrégants plaquettaires, à savoir aspirine et clopidogrel, versus aspirine seule, dans la phase aiguë ou subaiguë, réduit le risque de récidive d’AVC, mais est aussi associée à un risque accru d’hémorragies majeures.

Cette synthèse méthodique et méta-analyse montre que, dans l’année qui suit l’arrêt des antidépresseurs chez les patients atteints de trouble anxieux, la récidive est plus fréquente et plus rapide.

Cette RCT, qui évalue l’intérêt d’un nouveau vaccin contre le zona dans une population âgée d’au moins 70 ans, montre des résultats favorables en termes de prévention du zona et d’une neuropathie post-herpétique (dont l’incidence est globalement très très faible). Nous ne disposons toujours pas de résultats au-delà de 4 ans de suivi ni chez les personnes immunodéprimées.

Le développement d’un modèle de risque de développer un cancer bronchique améliore modestement la sélection des sujets à dépister en termes de prévenir un décès par cancer bronchique. Ce modèle développé aux Etats-Unis n’est pas validé pour une population européenne.

Une méta-analyse sommant les résultats d’études (RCTs) avec des populations hétérogènes et (résultats) parfois différents est, finalement, moins utile pour le praticien quand il doit proposer une décision à un patient précis qu’il pourra peut-être plus facilement faire correspondre à ceux qui sont inclus dans une RCT précise, avec des résultats alors potentiellement plus applicables à ce patient. Cette réflexion est bien illustrée par les méta-analyses actuelles concernant les NACOs.

Cette étude cas-témoins sur un échantillon, avec d’éventuels facteurs de confusion résiduels, montre une association entre la prise d’antihistaminiques H2 ou d’IPP et l’apparition d’un déficit en vitamine B12. Cependant, nous ignorons encore quelles en sont les conséquences cliniques.

Médicaments et grossesse : un défi sur le plan scientifique et émotionnel

Lemiengre M.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 10 pages 118 - 118

Préhypertension : risque d’AVC augmenté ?

De Jonghe M. , Fraipont B.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 9 pages 114 - 115


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique mais dont les résultats ne sont pas facilement extrapolables montre un lien significatif entre préhypertension (bas grade et haut grade) et risque d’AVC.

Cette méta-analyse de 15 741 patients présentant un anévrisme de l’aorte abdominale d’un diamètre situé entre 3 cm et 5,5 cm montre que l’intervalle actuellement observé pour les contrôles échographiques peut être allongé. L’importante hétérogénéité statistique entre les 18 études incluses demande une recherche plus approfondie concernant le suivi de l’anévrisme de l’aorte abdominale dans des populations de patients particulières.

Prophylaxie en cas de risque élevé de contracter une infection à VIH

De Man J.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 6 pages 67 - 68


Cette méta-analyse d’études randomisées contrôlées, bien élaborées conclut que la prophylaxie avant exposition (PrEP) a un effet protecteur chez les personnes courant un risque élevé d’exposition au VIH. La plupart des études ont été menées dans des pays africains.

Cette méta-analyse vient confirmer la plus grande efficacité des anticoagulants oraux en comparaison avec les antiagrégants plaquettaires en prévention de l’accident vasculaire cérébral (AVC) chez des patients présentant une fibrillation auriculaire non valvulaire. Le choix du traitement antithrombotique doit cependant tenir compte du risque absolu d’AVC, du risque de saignement et de la qualité du suivi de l’INR. Les recommandations actuelles s’en trouvent confirmées.

Substitution hormonale: non efficace sur l’incontinence urinaire?

Chevalier P.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 8 pages 120 - 122


Cette étude sur une population importante montre une aggravation d’une incontinence existante et la survenue plus fréquente d’une incontinence urinaire chez des femmes ménopausées prenant un traitement hormonal substitutif (estrogènes conjugués équins seuls ou associés à de la médroxyprogestérone). Une efficacité éventuelle d’autres estrogènes, par voie systémique ou autre, dans des types d’incontinence bien précisés par examen urodynamique reste à étudier.

Le café protège-t-il du diabète?

Laekeman G.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 7 pages 102 - 104


Cette étude d’observation conclut qu’il existe une relation dose dépendante inverse entre la consommation de café et la survenue d’un diabète sucré de type 2. Une quantité minimale de cinq tasses (pour les femmes) ou de dix tasses (pour les hommes) de café par jour diminue le risque de diabète de type 2. La consommation de café peut par contre augmenter le risque cardiovasculaire.

Les voyages en avion augmentent-ils le risque de thrombo-embolie veineuse?

Poelman T.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 5 pages 76 - 78


Cette synthèse méthodique et les études complémentaires n’apportent pas de preuve d’une augmentation de risque de thrombo-embolie lors d’un voyage en avion. Plusieurs études livrent cependant des arguments d’une augmentation de risque en cas de voyage prolongé (> 8 heures), particulièrement chez des passagers présentant d’autres facteurs de risque. Les mesures d’hygiène sont à recommander surtout chez ce type de passagers. L’intérêt du port de bas de contention ou de l’administration préventive d’anticoagulants est insuffisamment démontré.

Traitement hypocholestérolémiant en 2004

Lemiengre M.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 4 pages 58 - 68

Evaluation du risque cardiovasculaire: tour d'horizon des différentes tables de risque

Chevalier P.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 4 pages 54 - 58