Resultats par mot-clé : 'prise de décision'


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Cette RCT pragmatique avec randomisation en grappes montre qu’un outil d’aide à la décision qui intègre un arbre décisionnel clinique, un test CRP sur le lieu de l’intervention (point of care test, POCT) et des conseils de sécurité permet de réduire le nombre de prescriptions d’antibiotiques pour les enfants présentant une maladie aiguë en première ligne de soins, sans effets néfastes sur la guérison ou sur le recours aux soins. Cette étude est de bonne qualité méthodologique, et elle soutient la mise en œuvre de cet outil dans la pratique. Une analyse coûts-avantages planifiée doit néanmoins encore montrer sa faisabilité.

Cette étude pragmatique, de bonne qualité méthodologique, montre qu’attirer l'attention des cliniciens sur les dommages possibles, les normes sociales et leur réputation permet une réduction de la surmédicalisation. Cette étude apporte des éléments concrets pour guider les politiques de réduction de la surmédicalisation en soins primaires. L’implémentation à grande échelle de ces processus sera néanmoins compliquée à mettre en œuvre.

Utiliser des outils d’aide à la décision pour les patients en pratique clinique ?

Henrard G.

Minerva 2024 Vol 23 numéro 7 pages 167 - 171


Cette revue systématique avec méta-analyses de très bonne qualité montre que, chez les patients devant prendre une décision à propos d’un dépistage ou d’un traitement, par rapport aux soins usuels, l’utilisation d’outils d’aide à la décision pour les patients améliorent la congruence entre les choix posés et les valeurs des patients ainsi que leurs connaissances, la perception des risques et la participation à la prise de décision.

Cette nouvelle étude prospective descriptive, présentant des failles méthodologiques importantes mais dont les résultats sont corroborés par d’autres études, montre que l’intuition du médecin généraliste est un indicateur valable pour la recherche d’un cancer ou d’une maladie grave. En particulier, l’absence de sentiment d’alerte en faveur d’une telle maladie a et une spécificité de 80% à 2 et 6 mois et une valeur prédictive négative de près de 98% à 2 mois et 95% à 6 mois.

Comment les professionnels de santé de première ligne reconnaissent-ils et évaluent-ils l’intuition des patients, et comment cette intuition influence-t-elle leur raisonnement clinique et leur action ?

Cette étude qualitative, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, dans laquelle des médecins généralistes ont été interrogés sur l’importance qu’ils accordaient à la discussion et à l’intégration des objectifs des patients dans leur politique en matière de médicaments chez les patients atteints de multimorbidités a révélé trois styles de médecins généralistes : le style « directif » qui tient peu compte des préférences du patient, le style « tacite » qui prend en compte les objectifs généraux du patient sans vérification préalable auprès du patient, et le style « axé sur les objectifs » dans lequel les médecins généralistes osent s’écarter des guides de pratique clinique existants lors de la prise de décision conjointe en fonction des objectifs et des préférences spécifiques du patient. Ce dernier style est le plus proche des principes des soins axés sur les objectifs du patient.

Cette étude contrôlée, randomisée, pragmatique, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre qu’un parcours de soins dirigé par un(e) infirmier/ère pour la planification anticipée des soins, intégré aux soins de première ligne et facilité par l’échange électronique de données sur les patients entre l’infirmier/ère et le médecin généraliste, est efficace pour favoriser la discussion et l’enregistrement des éléments liés à la planification anticipée des soins.

Cette étude qualitative de documents d’enregistrement sélectionnés pour l’euthanasie aux Pays-Bas suggère qu’une accumulation de troubles liés à l’âge conduisant à une demande d’euthanasie et de suicide assisté est souvent liée à la dimension psychosociale et existentielle de la souffrance. Les résultats de cette étude unique invitent à la réflexion sur notre attitude face aux troubles liés à l’âge qui engendrent des souffrances (insupportables), à la fois selon une approche médicale spécifique et une prise en charge sociale.

Cette étude qualitative canadienne, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, confirme les problèmes que connaissent des personnes en bonne santé âgées en moyenne de 66 ans concernant l’instauration d’un dialogue sur la planification anticipée des soins en médecine générale. Les patients se sentent souvent trop jeunes, ne sont pas (encore) prêts émotionnellement et ne voient pas ce point comme une priorité. Néanmoins, il semble que le médecin généraliste soit censé entamer une discussion sur la planification anticipée des soins et prévoir suffisamment de temps à y consacrer. Les médecins généralistes devraient également tenir compte du souci d’éviter que la planification anticipée des soins n’entraîne des tensions au sein de la famille.

Cette étude d’observation, pour partie transversale et pour partie qualitative, montre que les patients souhaitent parler de leur fin de vie avec leur médecin généraliste, mais que les patients et les médecins généralistes citent souvent des thèmes différents comme pouvant être pertinents pour débuter un entretien sur la fin de vie.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse d’études randomisées, contrôlées, qui a été menée correctement, montre que les aides à la décision assurent une meilleure information des patients, une meilleure connaissance de leurs valeurs et de leurs préférences (preuve de qualité élevée). Elle montre aussi que les aides à la décision peuvent garantir un rôle plus actif des patients lors de la prise de décision et une meilleure évaluation par les patients des risques réels des différentes options stratégiques (preuve de qualité moyenne). Les résultats de cette synthèse méthodique ne permettent toutefois pas de se prononcer sur le type d’aide à la décision qui est le plus efficace ou dans quel contexte on obtient le meilleur résultat.

Intégrer l’EBM par un apprentissage en spirale ?

Poelman T.

Minerva 2018 Vol 17 numéro 6 pages 73 - 74

Le travail clinique débute quand les preuves manquent…

De Cort P. , Poelman T.

Minerva 2018 Vol 17 numéro 2 pages 22 - 23


Cette RCT concernant des personnes fort âgées présentant une démence avancée, institutionnalisées depuis environ 2 ans, bénéficiant du soutien d’un représentant légal, montre un intérêt limité d’une intervention comportant un outil d’information (vidéo) du représentant légal accompagné d’une concertation avec les soignants en termes d’amélioration de la communication concernant les soins de fin de vie et de réduction des hospitalisations.

Détermination d’un seuil cliniquement pertinent pour le nombre de sujets à traiter

Michiels B.

Minerva 2017 Vol 16 numéro 6 pages 158 - 159

Pronostic

Lemiengre M.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 10 pages 244 - 245


Cette vaste étude qualitative, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre que le fait de consulter fréquemment le médecin généraliste et de prescrire trop d’antibiotiques en cas d’infection aiguë des voies respiratoires chez l’enfant sont des attitudes qui dépendent souvent de facteurs non médicaux, comme le sentiment de vulnérabilité des enfants, l’envie d’offrir aux enfants la meilleure sécurité possible, les expériences antérieures vécues par les parents et l’adéquation tant des parents que des médecins à un comportement socialement souhaitable.

Le dépistage des maladies sauve-t-il des vies chez les adultes asymptomatiques ?

Crismer A.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 7 pages 79 - 80


Cette synthèse méthodique, malgré ses limites méthodologiques, montre une réduction de la mortalité spécifique pour les maladies avec issue fatale grâce à certains tests de dépistage actuellement disponibles. Une réduction de la mortalité globale est cependant très rare ou inexistante. Cette synthèse confirme ce qui a déjà été discuté par ailleurs et n’apporte pas d’éléments nouveaux. Elle contribue à souligner l’importance d’évaluer la balance bénéfices/risques avant de proposer un nouveau test de dépistage et à exiger son évaluation continue dans l’intérêt des patients.

Les résultats de cette étude qualitative montrent que les guides de bonne pratique doivent s’appuyer sur la propre expérience du médecin et sur les spécificités, y compris contextuelles, de la pratique en première ligne. Les guides de bonne pratique doivent aussi comporter des méthodes d’apprentissage actives qui encouragent le dialogue et la réflexion. Un accès facile à des guides de bonne pratique concis et la possibilité de recevoir un feed-back concernant ses propres résultats sont des facteurs favorisants.

Cette étude étatsunienne d’observation confirme l’intérêt potentiel d’une prise de décision partagée suite à l’identification de « red flags » contextuels permettant de bâtir un plan de soins individualisé, en termes d’amélioration de différents critères d’objectifs de soins (critères intermédiaires et non évènements cliniques « forts »).

Prise de décision partagée : moins de prescriptions d’antibiotiques ?

Adriaenssens N.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 4 pages 47 - 48


Cette étude avec randomisation par grappes ayant inclus 9 pratiques de formation de médecine générale au Canada conclut qu’un programme de formation pour les médecins généralistes ciblant le processus de décision partagée, composé d’un module en ligne et d’un atelier interactif, contribue, à court terme, à ce que les patients avec une infection aiguë des voies respiratoires, optent moins pour des antibiotiques, et ce sans influence négative sur leur bien-être.

Cette étude montre la variabilité des dosages de la 25-hydroxyvitamine D selon le test utilisé et même en cas d’utilisation du même test. En l’absence d’un test de référence et de normes de 25-hydroxyvitamine D universellement admises, sans preuve également de l’utilité d’un traitement basé sur les résultats de cette mesure, il n’est pas possible d’établir des recommandations concernant un dépistage d’une déficience en vitamine D. L’administration de suppléments de vitamine D n’est prouvée utile que chez les femmes (fort) âgées institutionnalisées pour la prévention des fractures et (preuves plus faibles) pour la prévention des chutes chez les personnes ≥ 65 ans à risque augmenté de chutes.

Aide électronique à la décision médicale

De Jonghe M.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 2 pages 14 - 15


Cette étude montre qu’un système informatique d’aide à la décision basé sur une alerte automatique plutôt qu’à la demande améliore significativement la performance médicale tant pour le dépistage par le calcul du risque cardiovasculaire que pour le traitement des dyslipidémies. Des études démontrant l’intérêt sur la survenue d’événements cliniques de tels supports sont cependant nécessaires.