Resultats par mot-clé : 'prévention secondaire'


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Cette étude randomisée contrôlée, pragmatique et ouverte de bonne qualité méthodologique démontre, après une période de 6 mois, que la consommation d’une à une tasse et demie de café par jour apporte un bénéfice statistiquement significatif dans la prévention des récidives de fibrillation ou de flutter auriculaire chez les patients ayant subi une cardioversion réussie en raison d’une fibrillation auriculaire persistante, et ce par rapport aux patients qui limitaient fortement leur consommation de café à deux tasses par semaine au maximum. Ces résultats se limitent toutefois à une population de personnes ne consommant pas de manière excessive du café ou des produits contenant de la caféine et ne présentant pas d’intolérance connue à la caféine.

Cette revue systématique avec méta-analyse montre un effet modeste de la colchicine sur la réduction des évènements cardiovasculaires chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires athéroscléreuses ou ayant des antécédents de ces mêmes maladies. Le bénéfice absolu en termes de critère de jugement composite, comprenant la mortalité cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde et l’AVC, faible (NNT de 114 sur près de 2 ans) et s’accompagne d’une augmentation des effets indésirables gastro-intestinaux nécessitant une hospitalisation. L'étude est de bonne qualité méthodologique, mais présente également des limites, telles que le faible nombre d'études incluses, ,des définitions différentes pour les critères de sécurité et la prédominance de quelques études de grande échelle.

Efficacité anti-carieuse de l’application topique de Fluorure Diamine d’Argent ?

Bogaerts P.

Minerva 2025 Vol 24 numéro 5 pages 98 - 102


Cette synthèse méthodique de la littérature d’excellente qualité méthodologique conclut à l’absence de preuve de bonne qualité quant à l’efficacité de l’application topique de Fluorure Diamine d’Argent (FDA). En dentition lactéale, on observe un niveau de preuve très faible concernant l’effet anti-carieux préventif et l’influence sur la progression des caries présentes, comparé au placebo ou l’absence de traitement. Le FDA pourrait offrir un bénéfice en prévention primaire et secondaire des caries radiculaires. Les auteurs de la revue Cochrane n’insistent cependant pas assez sur le public cible qui peut bénéficier du FDA. Des études supplémentaires sont nécessaires tant chez les jeunes enfants que chez des populations d’aînés en perte d’autonomie physique ou cognitive avant de penser à intégrer le FDA dans un éventuel programme de santé dentaire publique.

Cet essai clinique randomisé de très bonne qualité méthodologique montre qu’un programme personnalisé de remise à la marche associé à une formation spécifique permet de retarder significativement l’incidence de récidive de la lombalgie commune chez des patients adultes, sur un suivi de 1 à 3 ans. Cette intervention a également montré sa sécurité et sa rentabilité économique calculée en QALY (pour l’Australie). Cet essai permet de recommander une reprise progressive et personnalisée de la marche avec éducation. De plus, la mache est une activité physique très accessible et sûre.

Prévention du trouble de stress post-traumatique lié à l’accouchement.

Embo M.

Minerva 2024 Vol 23 numéro 10 pages 228 - 231


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre que de brèves interventions psychologiques de prévention secondaire (mises en œuvre peu après un accouchement traumatique) axées ou non sur les traumatismes réduisent modérément la gravité du trouble de stress post-traumatique lié à l’accouchement. Toutefois, les résultats de cette synthèse méthodique doivent être interprétés avec prudence en raison du petit nombre d’études sur les interventions préventives primaires (pendant la grossesse) et tertiaires (bien après la grossesse, lorsque les symptômes sont déjà présents) et de l’importante hétérogénéité statistique concernant les interventions préventives secondaires. Dans l’ensemble, la plupart des études présentaient également un risque élevé de biais en raison de l’insuffisance de la mise en aveugle des participants et des prestataires de soins. Étant donné l’importance croissante accordée aux « soins respectueux entourant la naissance », il est nécessaire de mener davantage de recherches sur le bien-être mental périnatal et sur la prévention du trouble de stress post-traumatique lié à l’accouchement.

Cette étude ne montre pas de différence sur le plan de la sécurité et de l’efficacité d’une administration de statine titrée avec un objectif cible du LDL-cholestérol < à 70 mg/dl par rapport à une stratégie fixe d’administration à haute dose chez des patients atteints d’une maladie coronarienne. Bien qu’une approche tenant compte de la réponse individuelle au traitement soit séduisante, sa plus-value réelle reste encore à démontrer.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de bonne qualité méthodologique montre que le traitement antiplaquettaire avec l’acide acétylsalicylique pour la prévention primaire chez les patients ayant une PA élevée ne modifie pas la mortalité et augmente le risque d'hémorragie majeure. Le traitement antiplaquettaire par l’AAS chez les patients ayant une PA élevée en prévention secondaire réduit probablement le risque d'événements non mortels et de tous les événements cardiovasculaires par rapport au clopidogrel qui augmente le risque d'événements hémorragiques majeurs. Il n'y a aucune preuve que l'anticoagulation orale avec la warfarine modifie la mortalité chez les patients ayant une PA élevée pour la prévention secondaire. En résumé, l’AAS n’a pas de place en prévention primaire chez le patient hypertendu. Il ne risque que d’exposer à des saignements majeurs.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de la Cochrane, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, montre qu’il existe des preuves solides pour recommander les inhibiteurs de la PCSK9 (évolocumab et alirocumab) à des personnes qui ne peuvent pas atteindre leurs objectifs lipidiques malgré une thérapie hypolipidémiante bien menée à dose maximale tolérée ; la pertinence clinique du bénéfice cardiovasculaire est toutefois à relativiser car limitée en termes absolus. Les preuves d’efficacité pour utiliser les inhibiteurs de la PCSK9 à la place des autres hypocholestérolémiants manquent, ce qui empêche la formulation des lignes de conduites claires à ce sujet. Enfin, il y a très peu de données probantes sur les problèmes d’innocuité potentiels.

Cette étude randomisée, contrôlée, menée en ouvert, bien conçue sur le plan méthodologique, l’évaluation de l’effet étant effectuée en aveugle, la durée du suivi étant de 7 ans, montre que le régime méditerranéen protège mieux qu’un régime pauvre en lipides contre les événements cardiovasculaires graves chez des patients atteints de coronaropathie stable connue.

Cette méta-analyse de données individuelles de participants n’a pas retrouvé de différence significative dans le délai de survenue d’une récidive dépressive entre l’intervention psychologique durant la décroissance de l’antidépresseur et le maintien de l’antidépresseur seul. Malgré les limites méthodologiques, cette étude, en accord avec les guides de pratique clinique belges, conforte les données invitant à laisser le choix au patient d’une prise en charge par antidépresseur seul au long court ou d’une décroissance posologique assortie d’une psychothérapie de type MBCT ou PCT.

Cette étude randomisée contrôlée, menée en simple aveugle avec une mesure de l’effet du critère de jugement principal qui n’a pas été effectuée en aveugle, montre que, chez les patients souffrant de lombalgie et de sciatique cliniquement prouvée depuis 36 jours en moyenne, après la première consultation chez le médecin généraliste l’orientation vers le kinésithérapeute pour de la gymnastique médicale spécifique basée sur les principes de Mc Kenzie (diagnostic mécanique et thérapie ajustée) et de la thérapie manuelle entraîne après 4 semaines et 6 mois une amélioration statistiquement significative de la douleur et des capacités fonctionnelles quotidiennes par rapport à la prise en charge classique. Contrairement à la différence après 4 semaines (critère de jugement secondaire), la différence après 6 mois (critère de jugement primaire) n'était pas cliniquement pertinente. Il n’y avait pas de différence quant à la qualité de vie à 6 mois et à 1 an, ni quant au recours aux structures de soins, ni quant aux jours de travail manqués à 1 an de suivi.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau, de bonne qualité méthodologique, montre que chez le patient présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire ou cérébrovasculaire (ce risque incluant la maladie coronarienne, le syndrome coronarien aigu, l’AIT, l’AVC et l’artériopathie périphérique), le ticagrélor associé à l’aspirine présente un avantage par rapport à l’aspirine utilisée en monothérapie en termes de prévention des AVC ischémiques, mais ce bénéfice va de pair avec une augmentation importante du risque de saignement, notamment intracrânien. La balance bénéfice-risque ne penche actuellement pas en faveur d’une utilisation systématique du ticagrélor en association à l’aspirine.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, de 17 études hétérogènes qui présentent souvent un risque élevé de biais montre, avec un niveau de preuve élevé, que la thérapie comportementale dialectique pendant les 12 premiers mois, par rapport à la prise en charge habituelle (améliorée), réduit le risque de récurrence d’automutilation chez les enfants et les adolescents. Aucun effet de la thérapie familiale n’a pu être montré par rapport à la prise en charge habituelle (améliorée), et ce avec un niveau de preuve modéré. D’autres interventions psychologiques spécifiques, y compris la thérapie comportementale individuelle, n’étaient pas meilleures que la prise en charge habituelle (améliorée), mais, en raison d’un manque d’études et du risque élevé de biais dans plusieurs études, nous ne pouvons pas tirer de conclusions définitives à ce sujet.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de bonne qualité méthodologique montre que chez des patients présentant un diabète de type 2, les gliflozines (i-SGLT2) ont des avantages modérés sur les événements cardiovasculaires indésirables majeurs athéroscléreux qui semblent limités aux patients atteints d'une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse établie. Les gliflozines ont des avantages plus importants sur la réduction des hospitalisations pour insuffisance cardiaque et la progression de la maladie rénale, indépendamment de la maladie cardiovasculaire athéroscléreuse existante ou des antécédents d'insuffisance cardiaque.

Cette étude randomisée, contrôlée, menée en ouvert dans un seul centre, qui a été correctement terminée précocement, montre que la thérapie par compression conduit à une diminution du taux de récidive de la cellulite chez des adultes présentant un œdème chronique des membres inférieurs et ayant des antécédents de cellulite. On ignore dans quelle mesure ce résultat est extrapolable au monde réel.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses, de bonne qualité méthodologique, montre que chez des patients présentant une maladie cérébrovasculaire, coronarienne ou artérielle périphérique, la monothérapie par inhibiteur de P2Y12 versus une monothérapie par aspirine est associée à une réduction statistiquement significative mais très limite du risque d'infarctus du myocarde et est associée à un risque comparable d'accident vasculaire cérébral dans le cadre de la prévention secondaire. Le bénéfice de la monothérapie par inhibiteur de P2Y12 est d'une pertinence clinique discutable, compte tenu du nombre élevé nécessaire de patients à traiter pour prévenir un infarctus du myocarde et de l'absence d'effet sur la mortalité toutes causes et vasculaire.

Cette étude clinique multicentrique en double aveugle, randomisée par blocs avec ratio 2 :1, contrôlée versus placebo et présentant quelques limites méthodologiques montre que l’utilisation de Lactobacillus crispatus CTV-05 (Lactin-V) selon un schéma précis, après un traitement d’une semaine à base de métronidazole, diminue statistiquement le nombre de récidives de vaginose bactérienne à 3 mois et probablement à 6 mois. L’impact du traitement sur la qualité de vie n’est malheureusement pas clair. Les effets indésirables sont très fréquents (87%) chez les patientes utilisant du Lactin-V mais non statistiquement différents du groupe placebo. Cette étude ne permet pas de situer l’intérêt du Lactobacillus crispatus CTV-05 versus prise en charge à base de métronidazole telle qu’actuellement recommandée.

Cette étude de cohorte de bonne qualité méthodologique mais ne présentant pas toutes les forces méthodologiques d’une RCT, montre que l’utilisation d’HBPM en thérapie transitoire lors de l’initiation d’un anticoagulant chez des patients présentant un accident vasculaire cérébral ischémique et une fibrillation auriculaire non valvulaire est statistiquement associée à un plus grand risque de survenue d’événements primaires (critère composite comprenant AVC, AIT, embolie systémique, saignement cérébral symptomatique et saignement extracérébral majeur) à 90 jours.

Cette étude prospective, de bonne qualité méthodologique, montre que l’abstinence d’alcool réduit les récidives d’arythmie chez des patients consommateurs réguliers souffrants de fibrillation auriculaire, ainsi que le pourcentage de temps en fibrillation auriculaire. Elle comporte cependant certaines limitations (petit échantillon, durée de l’étude raccourcie, population hétérogène, déclaration de la consommation d’alcool par les patients).

Cette analyse post-hoc de l’étude COMPASS, entachée d’importantes limitations sur le plan méthodologique, montre que chez les patients atteints d’une maladie cardiovasculaire stable sans AVC récent (< 1 mois) et sans antécédent d’AVC hémorragique, l’association d’une faible dose de rivaroxaban (2 x 2,5 mg/jour) et d’une faible dose d’aspirine (100 mg/jour), par comparaison avec l’aspirine seule, réduit le risque d’AVC ischémique sans augmenter le risque d’AVC hémorragique. Cet effet est le plus manifeste dans le sous-groupe de patients ayant des antécédents d’AVC ischémique.

Dans cette synthèse méthodique narrative, trois études randomisées contrôlées avec suivi de courte durée et risque élevé de biais dans différents domaines ont montré un effet des interventions encourageant l’observance, tant sur l’observance que sur les résultats cliniques, chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire due à l’athérosclérose. Les interventions consistaient en un texto qui devait faire penser au prochain moment de la prise des médicaments, une association fixe de plusieurs médicaments en un seul comprimé et un suivi par des professionnels de la santé.

Cette étude randomisée contrôlée, menée en ouvert, avec un possible risque de biais de détection, montre que, chez les patients présentant un risque accru de chutes, le programme d’exercices à domicile Otago, consistant en exercices d’entraînement de la force et en exercices d’équilibre, complété par des promenades et débuté après un traitement par un gériatre dans un centre de prévention des chutes, réduit le nombre de chutes de manière statistiquement significative.

Augmenter les apports hydriques pour prévenir les infections urinaires chez la femme

Ballout H. , De Jonghe M. , Leroy T.

Minerva 15 02 2020


Cette étude de bonne qualité méthodologie montre que recommander une augmentation de la consommation d’eau (3 * 500 ml/jour en plus de la consommation habituelle) associée à un coaching en hydratation sur une période de un an chez des femmes préménopausées présentant des cystites récidivantes et consommant peu de liquide est une mesure efficace pour diminuer la fréquence des récidives infectieuses ainsi que la consommation d’agents antimicrobiens. L’importance du coaching est impossible à déterminer précisément.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses d’études randomisées contrôlées hétérogènes montre qu’un traitement par association de deux antiagrégants plaquettaires pendant le premier mois après un AVC ischémique ou un AIT diminue le risque de récidive, avec un NNT de 28, sans augmentation du risque d’hémorragie majeure par comparaison avec l’aspirine en monothérapie. Une durée de traitement allant jusqu’à trois mois était également associée à une réduction du risque de récidive (NNT de 57), mais le risque d’hémorragie majeure était alors augmenté (NNH de 143). Une durée de traitement supérieure à trois mois ne réduisait pas le risque de récidive mais était associée à une importante augmentation du risque d’hémorragie majeure (NNH de 31).

Les résultats de l’étude dite NAVIGATE ESUS sont en faveur de la prévention secondaire de l’AVC ischémique récent de cause indéterminée par aspirine. Son comparateur, le rivaroxaban, un anticoagulant oral d’action directe, est associé à un risque accru statistiquement significatif d’hémorragie sévère.

Cette synthèse méthodique Cochrane avec méta-analyse montre qu’un traitement antihypertenseur médicamenteux après un AIT ou un AVC abaisse la probabilité de récidive d’AVC et de décès vasculaire. Il ressort des analyses de sous-groupes que l’effet n’est statistiquement significatif que chez les patients avec une pression systolique initialement plus élevée (> 140 mmHg) et lorsque l’on opte pour un diurétique ou un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine. L’utilité et la sécurité d’un traitement antihypertenseur intensif (avec valeur cible pour la pression systolique inférieure à 125 à 130 mmHg) ne peuvent pas être démontrées.

Cette RCT, aux limites méthodologiques importantes, semble montrer l’intérêt d’une association de rivaroxaban à faible dose (2 x 2,5 mg par jour) à de l’aspirine à enrobage gastrique 100 mg/j versus aspirine seule chez des sujets ayant une pathologie coronarienne ou une artériopathie périphérique stable, avec fréquemment d’autres risques cardiovasculaires, généralement polymédiqués et âgés, intérêt en termes de prévention d’un critère composite (décès cardiovasculaire, AVC ou infarctus du myocarde) mais au prix d’une augmentation du risque d’hémorragie majeure.

Cette étude randomisée, contrôlée, en double aveugle, multicentrique, multinationale nous permet de conclure que, chez les patients présentant un AIT avec risque élevé de récidive (score ABCD2 ≥ 4) ou un AVC ischémique mineur (score NIHSS ≤ 3), l’instauration précoce d’un traitement par association de deux antiagrégants plaquettaires, à savoir aspirine et clopidogrel, versus aspirine seule, dans la phase aiguë ou subaiguë, réduit le risque de récidive d’AVC, mais est aussi associée à un risque accru d’hémorragies majeures.

Ces trois synthèses méthodiques et méta-analyses Cochrane montrent qu’une augmentation de la consommation d’acides gras polyinsaturés (avec l’alimentation ou en supplément) n’a pas d’influence sur la mortalité globale et sur la mortalité cardiovasculaire, ni sur les événements cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Ces études étaient très hétérogènes sur le plan de la population d’étude et sur le plan de la conception de l’étude.

Cette RCT réalisée au Danemark montre l’intérêt, en prévention secondaire, d’un triple dépistage cardiovasculaire (anévrisme de l’aorte abdominale, artériopathie périphérique et hypertension artérielle), dépistage couplé à une prise en charge médicamenteuse et non médicamenteuse, chez des hommes âgés de 65 à 74 ans, en termes de mortalité globale, sans signe d’effet indésirable (qualité de vie, incident pathologique), avec un nombre nécessaire à dépister de 169 (avec IC à 95% de 89 à 1811).

Intérêt d’une antibioprophylaxie en cas de cellulite récidivante ?

Chevalier P.

Minerva 2018 Vol 17 numéro 7 pages 89 - 92


Cette synthèse méthodique montre l’intérêt d’un traitement prophylactique antibiotique (pénicilline V essentiellement, à dose faible de 2 x 400000 UI/j) durant 18 mois maximum, en prévention des récidives de cellulite des membres inférieurs chez des adultes en ayant présenté au moins 2 épisodes précédents. Un bénéfice n’est plus observé après l’arrêt de la prophylaxie. De nouvelles études orientées soins ambulatoires, de durées plus longues et avec une attention particulière à la résistance aux antibiotiques sont nécessaires.

Cette RCT montre que le patient ayant présenté une TVP symptomatique ou une embolie pulmonaire objectivement démontrée et traitée par anticoagulant pendant 6 à 12 mois peut poursuivre pour un an le traitement anticoagulant. Le rivaroxaban à 10 mg/j s’avère un choix plus efficace que l’aspirine et ce sans augmenter le risque d’hémorragie.

Une analyse de coût-efficacité d’une classe de médicaments ou d’un médicament est valide pour un contexte particulier. L’analyse de cette publication britannique en Health Technology Assessment des anticoagulants oraux (AODs versus AVK) illustre bien, au-delà des limites propres de cette analyse basée sur une méta-analyse en réseau ne comportant aucune comparaison directe entre AODs, les difficultés d’en tirer des conclusions pratiques valides pour la Belgique.

Cette synthèse méthodique, de bonne qualité méthodologique, montre que l’effet des régimes alimentaires à faible indice glycémique sur les événements cardiovasculaires n’a pas encore été examiné dans des études randomisées contrôlées. Une étude d’intervention de faible qualité n’a pas pu montrer d’effet favorable d’un indice glycémique faible sur les facteurs de risque cardiovasculaire.

Les résultats à 15 ans de suivi d’une RCT abordant l’intérêt d’un traitement invasif précoce versus stratégie non invasive spécifiquement chez des patients présentant un SCA sans élévation du segment ST montrent un bénéfice, en termes de délai de survenue d’un critère de jugement composite (décès ou infarctus du myocarde), du traitement invasif précoce versus traitement non invasif.

Amiodarone en prévention de la mort subite ?

Van Heuverswyn F.

Minerva 15 03 2017


Cette synthèse méthodique et méta-analyse de la Cochrane Collaboration montre, avec un niveau de preuves faible à modéré, que l’amiodarone, versus placebo et autres antiarythmiques, diminue le risque de mort subite cardiaque, de mortalité cardiaque et de mortalité globale en prévention primaire. Selon les éléments de preuve actuels, on ignore si, en prévention secondaire, l’amiodarone diminue ou augmente le risque de mort subite cardiaque ou de mortalité globale.

Cette méta-analyse sur données individuelles souligne l’intérêt de l’administration (très) précoce d’aspirine post AIT ou AVC non sévère en termes de prévention de tout AVC (particulièrement les plus sévères), d’AVC ischémique et d’infarctus du myocarde.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de la Cochrane Collaboration montre que les nouveaux anticoagulants oraux – inhibiteurs du facteur Xa et inhibiteurs directs de la thrombine – ont une efficacité et une sécurité similaires à celles des anticoagulants standards pour le traitement à long terme de l’embolie pulmonaire, que ce soit en termes de récidive de l’embolie pulmonaire, récidive de la maladie thromboembolique veineuse, apparition d’une thrombose veineuse profonde, mortalité globale ou survenue d’hémorragies majeures. Ils ont l’avantage de se prendre à dose fixe par voie orale sans nécessité de monitoring de tests de la coagulation mais ils ont l’inconvénient de ne pas avoir d’antidote spécifique et d’être associé à un coût plus élevé. Seules des données obtenues dans la vraie vie pourront nous conforter à utiliser ces médicaments et à condition que le coût lié à leur utilisation soit raisonnable.

Cette méta-analyse montre l’intérêt d’une association aspirine plus autre antiagrégant plaquettaire (ticagrélor, clopidogrel ou prasugrel) versus aspirine seule en traitement prolongé post infarctus du myocarde, traitement qui peut être envisagé chez de tels patients stabilisés et sans risque hémorragique accru.

Le nicotinamide (vitamine B3 ou PP) en chimioprévention du cancer cutané ?

Hoorens I. , Brochez L.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 4 pages 102 - 104


Cette RCT de bonne qualité méthodologique montre que le nicotinamide (vit B3 ou PP) à raison de 500 mg deux fois par jour pendant un an est efficace et sans danger pour la chimioprévention du cancer de la peau chez des patients présentant un risque élevé de cancer cutané. Il faut cependant poursuivre la recherche quant à l’efficacité et à la sécurité à long terme de cette molécule, ainsi que chez des patients présentant un faible risque de développer un cancer cutané.

Cette RCT montre l’intérêt de prolonger, au-delà des 6 mois initiaux, un traitement anticoagulant par AVK durant 18 mois chez des patients ayant présenté un premier épisode d’EP non provoquée, sans maintien du bénéfice observé après l’arrêt de ce traitement.

Prévention des récidives de diverticulite : la mésalazine non efficace

Chevalier P.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 3 pages 29 - 30


Ces deux RCTs au protocole identique et de bonne facture méthodologique globale (hors définition d’une diverticulite par manque de consensus) ne montrent pas de bénéfice d’un traitement prolongé (104 semaines) par mésalazine à différentes doses (de 1,2 g à 4,8 g par jour) en prévention d’une récidive de diverticulite.

Une faible dose de colchicine en prévention cardiovasculaire secondaire ?

Christiaens T.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 10 pages 119 - 120


Cette RCT menée en ouvert dans un groupe restreint de patients sélectionnés présentant une coronaropathie documentée à l’angiographie montre que la colchicine administrée comme traitement complémentaire à une statine, à un antiagrégant plaquettaire et à un antihypertenseur diminue le risque d’évènements cardiovasculaires. Les résultats impressionnants de cette étude demandent à être confirmés dans une RCT incluant un nombre de patients plus important et avec une évaluation correcte des critères de jugement forts (notamment la mortalité globale) et des effets indésirables à long terme.

Les statines modifient le risque cardiovasculaire. La réduction du risque relatif d’un critère de jugement le plus souvent composite est d’environ 25%, avec une dispersion certaine (en fonction de l’étude). Ces chiffres sont probablement aussi valables pour les femmes, mais, dans la plupart des études, les femmes sont sous-représentées, et le risque absolu d’événements cardiovasculaires est également plus faible chez elles. Par conséquent, le médecin devra discuter les désavantages et les avantages escomptés du traitement, et plus particulièrement encore avec sa patiente.

Traitement préventif secondaire d’une TEV : HBPM versus AVK

La rédaction Minerva

Minerva 28 05 2013


Cette mise à jour d‘une méta-analyse de bonne qualité ne montre pas de différence significative au point de vue efficacité (prévention d’une récidive de thromboembolie veineuse (TEV) ni sécurité entre un traitement par HBPM ou par warfarine sur 3 mois (plus rarement 6) chez des patients ayant présenté une TEV. Moins coûteux, les AVK restent un premier choix dans cette indication.

Cette étude montre la variabilité des dosages de la 25-hydroxyvitamine D selon le test utilisé et même en cas d’utilisation du même test. En l’absence d’un test de référence et de normes de 25-hydroxyvitamine D universellement admises, sans preuve également de l’utilité d’un traitement basé sur les résultats de cette mesure, il n’est pas possible d’établir des recommandations concernant un dépistage d’une déficience en vitamine D. L’administration de suppléments de vitamine D n’est prouvée utile que chez les femmes (fort) âgées institutionnalisées pour la prévention des fractures et (preuves plus faibles) pour la prévention des chutes chez les personnes &#8805; 65 ans à risque augmenté de chutes.

Clopidogrel ou aspirine + dipyridamole post AVC ?

Bogaert M. , Kaufman L.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 72 - 73


Cette étude ne peut montrer une non infériorité de l’association de 25 mg d’aspirine avec 200 mg de dipyridamole à libération modifiée BID versus 75 mg de clopidogrel QD en prévention de la récidive d’un AVC. Il n’y a pas de comparaison versus aspirine seule dont le bénéfice est bien évalué et certifié.

Dipyridamole et aspirine post AIT ou AVC

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 83 - 83


Cette nouvelle méta-analyse, sur données individuelles, ne montre pas de supériorité de l’association dipyridamole + AAS versus AAS seule post AVC dans tous les sous-groupes déterminés ; elle ne remet pas en cause nos précédentes réserves pour une ample plus-value dans l’ensemble de cette population post AIT ou AVC mineur.

Aspirine pour la prévention cardio-vasculaire : à quelle dose ?

Chevalier P. , De Meyere M.

Minerva 2007 Vol 6 numéro 8 pages 126 - 127


Cette synthèse méthodique montre l’absence d’intérêt d’administrer une dose quotidienne d’aspirine supérieure à 75 - 100 mg par jour en traitement préventif continu des événements cardio-vasculaires et des décès chez des sujets à haut risque cardio-vasculaire. Elle confirme et précise de précédentes méta-analyses et synthèses : une dose supérieure n’est pas plus efficace et expose davantage à un risque d’hémorragie sévère. Elle ne concerne que la prévention secondaire. En prévention cardio-vasculaire primaire, l’aspirine augmente le risque de saignement de manière comparable au bénéfice cardio-vasculaire préventif apporté.

Associer du dipyridamole à l’aspirine post événement ischémique cérébral?

Chevalier P.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 8 pages 114 - 116


Cette étude montre que l’ajout de dipyridamole à libération prolongée à l’aspirine pourrait apporter un bénéfice complémentaire à un nombre probablement restreint de patients ayant présenté un AVC mineur ou un AIT, en termes de morbidité cardiovasculaire mais pas en termes de mortalité cardiovasculaire ni de mortalité totale. Le fait que l’étude soit en protocole ouvert et l’absence de prise en compte des traitements associés rendent cependant ses conclusions plus fragiles. La prévention cardiovasculaire secondaire, après AVC ou AIT, doit comporter mesures hygiéno-diététiques, arrêt du tabagisme, prise en charge des autres facteurs de risque et administration d’aspirine dont le bénéfice est bien établi.

Cette étude montre, chez des patients présentant soit des facteurs de risque cardiovasculaires conséquents, soit une pathologie cardiovasculaire avérée que l’association de clopidogrel (75 mg par jour) à de l’acide acétylsalicylique (75 à 162 mg par jour) n’apporte aucun bénéfice mais augmente le risque de saignement.

En prévention secondaire, ajouter de l'aspirine au clopidogrel?

Bogaert M.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 6 pages 87 - 89


L’étude MATCH ne montre pas de réduction significative de survenue d’incidents vasculaires chez des patients venant de présenter un AVC ou un AIT et présentant au moins un autre facteur de risque, lors d’un ajout d’aspirine à un traitement préalable par clopidogrel.Cette association thérapeutique conduit cependant à une augmentation du risque de saignement majeur.

Warfarine ou aspirine pour la prévention de la récidive de l'AVC ischémique?

Hermans C.

Minerva 2004 Vol 3 numéro 6 pages 99 - 101


Chez les patients ayant présenté un AVC, sans sténose carotidienne, ni fibrillation auriculaire, ni allergie à l'aspirine, l'aspirine à une dose de 75 à 100mg/24h reste le premier choix pour prévenir une récidive d'AVC.

Numéro à thème 'Cholestérol et risque cardiovasculaire

La rédaction Minerva

Minerva 2004 Vol 3 numéro 4 pages 53 - 53

L'hormone parathyroïdienne prévient-elle les fractures liées à l'ostéoporose?

Vermeire E.

Minerva 2002 Vol 1 numéro 10 pages 42 - 43


L’hormone parathyroïdienne a un effet préventif démontré sur l’apparition des fractures vertébrales. Son risque de provoquer un ostéosarcome est encore insuffisamment prouvé chez l’homme. Un traitement avec l’HPT est actuellement à réserver à des centres spécialisés.