Resultats par mot-clé : 'insuffisance cardiaque'


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Cette revue systématique et méta-analyse, qui s'appuie sur les données individuelles de patients issues de seulement deux études chinoises, montre qu'il n'existe pas de différence statistiquement significative dans la prévention d'un critère d'évaluation composite comprenant la mortalité totale, d'infarctus du myocarde, d’AVC et de revascularisation coronarienne entre, d'une part, un traitement fixe par statines à haute intensité et, d'autre part, des stratégies alternatives telles que l'ajustement posologique des statines à haute intensité en fonction des valeurs cibles de cholestérol LDL et le traitement combiné avec l'ézétimibe. Le chevauchement partiel entre les deux stratégies complique l'interprétation des résultats. Les stratégies alternatives ont toutefois permis de réduire le nombre de cas de diabète et d'arrêts de traitement pour cause d'intolérance. En raison de l'hétérogénéité clinique, cette étude ne permet pas encore de déterminer clairement quelle combinaison de quelle statine (à faible, moyenne ou forte intensité) et à quelle dose avec 10 mg d'ézétimibe est optimale, ni comment le titrage d'une statine doit être effectué de manière optimale.

Cette étude quasi-expérimentale montre que la restriction en sucre au cours des 1000 premiers jours suivant la conception est associée à un risque plus faible de morbidité cardiovasculaire à l'âge adulte. Bien qu'il s'agisse ici d'un échantillon très large avec des corrections approfondies et des contrôles supplémentaires des analyses, l'utilisation de la restriction en sucre comme indicateur de la consommation de sucre peut avoir introduit un biais et un effet de confusion résiduel lié à des facteurs historiques et contextuels n'est pas exclu.

Cette étude de cohorte observationnelle rétrospective montre que chez les patients atteints d’IC suivis en soins primaires, la continuité des soins définie comme la stabilité du médecin traitant et la cohérence du parcours de soins, avec le même médecin traitant, est associée à une diminution des hospitalisations et de la mortalité toutes causes à 1 an, tandis que l’interruption de cette continuité est associée à une augmentation significative des hospitalisations et de la mortalité, y compris cardiovasculaire et liée à l’IC. Cette étude a inclus une cohorte importante, a utilisé des critères d’évaluation cliniquement pertinents et s’est appuyée d’une définition originale et structurée de la continuité des soins. Toutefois ses résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de son design rétrospectif observationnel et de l’absence de données sur la sévérité clinique de l’insuffisance cardiaque.

Cette revue systématique et cette méta-analyse de 4 essais contrôlés randomisés en ouvert sur les données individuelles des patients concernés par la question montrent que chez les patients présentant un IMA avec une FEVG légèrement réduite (40-49%), sans antécédents ni signes cliniques d'insuffisance cardiaque, le traitement par bêta-bloquants a été associé à une réduction du critère composite incluant la mortalité toutes causes confondues, un nouvel infarctus du myocarde ou une insuffisance cardiaque. Ces résultats étendent les bénéfices connus de ces agents chez les patients présentant un infarctus du myocarde avec FEVG réduite au sous-groupe présentant une FEVG légèrement réduite. Cette conclusion mérite d’être prise en considération par le praticien dans le traitement chronique de la cardiomyopathie ischémique après un IMA, avec la prescription en chronique d’un bêta-bloquant oral pour une durée qui reste à établir.

Les auteurs concluent que « dans cette méta-analyse, indépendamment du sexe, du statut diabétique ou de la FEVG, les malades recevant un traitement par i-SGLT2 pour une IC ont une amélioration significative des paramètres de capacité fonctionnelle et de qualité de vie centrés sur le patient, mesurés par la VO2 de pointe, le TM6 et les scores KCCQ-12. Ces résultats suggèrent que les traitements par i-SGLT2 devraient être envisagés pour améliorer la capacité fonctionnelle et la qualité de vie, en plus de réduire le risque d'hospitalisation et de mortalité chez les patients atteints d'IC ». Pour Minerva, c’est une information importante à transmettre au patient lorsqu’un i-SGLT2 est introduit dans son traitement.

Les résultats de cet essai clinique randomisé multicentrique montrent qu'une consommation de liquides non restreinte n'a pas entraîné de différence significative sur l'état de santé des patients, comparée à une restriction à 1500 ml par jour. Cependant, la consommation libre de liquides a permis de réduire la sensation de soif. Aucun problème de sécurité n'a été observé avec la consommation libre de liquides, comme en témoignent l'absence de différences significatives concernant les évènements indésirables, notamment la mortalité, les hospitalisations pour insuffisance cardiaque ou les modifications du traitement médicamenteux. Ces résultats remettent donc en question la nécessité de restreindre la consommation de liquides chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque chronique stable et symptomatique.

Une étude dite à long terme sur la prise d’atorvastatine sans apport réel nouveau.

Sculier J.P.

Minerva 2025 Vol 24 numéro 9 pages 212 - 216


Ces observations apportent des preuves supplémentaires des effets à long terme des statines et ont des implications pour l'introduction précoce des statines afin de prévenir les évènements cardiovasculaires et la mortalité dans une population de patients britanniques hypertendus et avec une cholestérolémie < 6,5 mmol/l (< 251,35 mg/dl). Ces données ne changent pas les recommandations de la conférence de consensus de l’INAMI qui avaient inclus dans ces travaux les résultats de l’étude ASCOT.

Les résultats de cette étude multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo suggèrent que chez les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse, en surpoids ou obèses, pourraient bénéficier du sémaglutide, (moins d’évènements cardiovasculaires majeurs, moins d’insuffisance cardiaque, moins de mortalité cardiovasculaire et de mortalité toutes causes confondues) chez les patients avec et sans insuffisance cardiaque clinique, quel que soit le sous-type d'insuffisance cardiaque clinique ». Le profil de sécurité et les taux d'arrêt du sémaglutide étaient similaires chez les patients avec et sans antécédents d'insuffisance cardiaque, ainsi que pour tous les sous-types d'insuffisance cardiaque, ce qui conforte le rapport bénéfice/risque favorable du sémaglutide dans ces groupes de patients.

Cette synthèse méthodique Cochrane, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, de 4 RCTs menées en ouvert, avec un risque de biais limité, montre des gains statistiques limités en termes d’incidence des AVC et des évènements cardiovasculaires graves et de mortalité cardiovasculaire avec une pression artérielle cible < 140/90 mmHg par rapport à < 150-160/95-105 chez des personnes âgées ayant en moyenne 70 ans atteintes d’hypertension artérielle, avec ou sans antécédents cardiovasculaires stabilisés. En raison du manque d’informations dans les études incluses, nous ne pouvons rien conclure concernant le rapport entre les bénéfices du traitement et ses effets indésirables. Cette étude ne permet pas non plus de tirer de conclusion concernant la pression artérielle cible idéale chez les personnes âgées de plus de 80 ans, les personnes âgées fragiles et les personnes âgées présentant des comorbidités plus graves.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse en réseau montre que l’entraînement d’endurance et fractionné d’intensité élevée chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection réduite apporte des améliorations significatives sur le plan du pic de VO2, du test de marche de six minutes et de la qualité de vie. L’entraînement aérobie fractionné d’intensité élevée était l’intervention la plus efficace pour la FEVG et pour le test de marche de 6 minutes. L’analyse fait preuve d’une solide qualité sur le plan méthodologique, mais les études sous-jacentes présentent une importante hétérogénéité clinique en termes d’interventions et de populations. De ce fait, même si cette méta-analyse fournit des informations précieuses sur les interventions non médicamenteuses dans l’insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection réduite, il convient d’être prudent lors de l’extrapolation à la pratique clinique générale. Même si les recommandations actuelles sont confirmées, d’autres études bien menées avec des rapports détaillés sont nécessaires pour étayer davantage la possibilité d’une application en clinique.

Modèle prédictif pour un traitement hypoglycémiant optimal du diabète de type 2 ?

Michiels B.

Minerva 2025 Vol 24 numéro 6 pages 121 - 125


Cette étude de développement et de validation montre qu’un modèle basé sur des données cliniques recueillies de manière systématique peut prédire correctement l’effet hypoglycémiant de cinq classes pharmacothérapeutiques. Le modèle est utile pour sélectionner le traitement hypoglycémiant optimal afin de réguler la glycémie et de limiter le risque de complications chez les différents patients. L’étude est de bonne qualité sur le plan méthodologique, mais une certaine prudence est de rigueur pour sa mise en œuvre, en raison de ses limites, à savoir des biais d’observation, comme l’observance, le manque de validation pour les nouveaux analogues du GLP-1 et l’exclusion des patients de plus de 80 ans. Il faudra donc affiner le modèle dès que de nouvelles données seront disponibles. Le modèle développé ici peut compléter les guides de pratique clinique en prédisant la réponse glycémique individuelle.

Cette synthèse méthodique Cochrane avec méta-analyse, de bonne qualité méthodologique, a comparé l’effet d’une faible dose de thiazide ou de diurétique de type thiazidique comme traitement de premier choix de l’hypertension artérielle à celui d’autres classes de médicaments antihypertenseurs comme traitement de première intention. Aucune différence n’a pu être montrée en termes de mortalité globale. Une faible dose de thiazide ou de diurétique de type thiazidique était cependant associée à moins d’événements cardiovasculaires et nécessitait moins souvent l’arrêt du traitement à cause d’effets indésirables. Cette étude ne permet pas de savoir si ces résultats peuvent être généralisés aux patients atteints de comorbidité. La plupart des études incluses présentaient un risque élevé de biais dans un ou plusieurs domaines, notamment en raison du fait que le promoteur était une entreprise pharmaceutique.

Cette RCT correctement menée en ouvert auprès d’une large population chinoise montre que l’intensification du traitement de l’hypertension artérielle jusqu’à une valeur cible de pression artérielle systolique < 120 mmHg chez les personnes hypertendues à risque cardiovasculaire élevé permet d’obtenir des gains statistiquement significatifs en termes de prévention d’un critère d’évaluation composite combinant infarctus du myocarde, AVC, revascularisation coronaire ou non coronaire, mortalité cardiovasculaire, hospitalisation et soins d’urgence pour insuffisance cardiaque. La diminution est toutefois moins importante que prévu, et, en raison d’un manque de puissance, il n’est pas possible de se prononcer à propos de l’effet sur les composantes individuelles du critère de jugement principal, ni de se prononcer à propos de l’incidence des effets indésirables (graves) à long terme. Des recherches supplémentaires sont donc certainement nécessaires pour peser plus précisément les avantages et les inconvénients d’une valeur cible abaissée.

Cette MA en réseau de grande qualité factuelle confirme globalement l’efficacité des gliflozines et des incrétinomimétiques, avec un rapport bénéfices-risques favorable surtout chez les patients à haut risque CV. La finérénone est efficace chez les patients en insuffisance rénale, le tirzépatide est très efficace pour la perte de poids. En supposant optimal le traitement hypoglycémiant, une approche multifactorielle préventive reste la clé de voûte. Pour les patients à haut risque cardiovasculaire, il faut privilégier la prescription de gliflozines, avec un rapport bénéfices – risques plus favorable que les incrétinomimétiques. Si le poids est au centre de la problématique clinique, les incrétinomimétiques seront envisagés. La finérénone peut être envisagée en cas de maladie rénale. Il est trop tôt pour positionner le tirzépatide.

Cette RCT en double aveugle versus placebo, menée auprès de patients avec insuffisance cardiaque avec fraction d'éjection préservée (HFpEF) et obèses, montre que le sémaglutide à la posologie de 2,4 mg, administré une fois par semaine en sous-cutané, réduit significativement les symptômes cardiaques, les limitations physiques et la perte de poids à 52 semaines. Ces résultats suggèrent que le sémaglutide pourrait être une option thérapeutique importante pour cette population. Cependant, il est associé à plus d'interruptions de traitement liées principalement à des effets gastro-intestinaux. Les auteurs soulignent, par ailleurs, certaines limites de l'étude, notamment la durée de suivi limitée à un an, le faible nombre de participants non blancs et le manque d’évaluation des hospitalisations pour insuffisance cardiaque.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse d’études contrôlées randomisées montre que la télérevalidation chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque, par comparaison avec la prise en charge standard, est favorable pour la VO2 max, la fréquence cardiaque au repos, le test de marche de 6 minutes, la qualité de vie et le risque de réhospitalisation. Il ne semble y avoir aucune valeur ajoutée de la télérevalidation par rapport à la revalidation cardiaque supervisée classique, mais cette conclusion repose sur un nombre limité d’études. Dans l’ensemble, la synthèse méthodique et les études incluses sont de bonne qualité méthodologique. Toutefois, un biais de publication ne peut être exclu. En raison d’une importante hétérogénéité clinique entre les études, en termes de population étudiée, d’interventions et de critères de jugement, la méta-analyse ne permet pas de tirer de conclusions concrètes.

Cette méta-analyse collaborative n'apporte aucun élément nouveau quant à l'effet des gliflozines sur les critères de jugement cardiovasculaires. Par contre, elle apporte des arguments pour considérer que versus placebo, chez les patients en insuffisance rénale chronique avec albuminurie, dont la fonction rénale est entre 25 et 75 ml/min/1,73 m² de clairance, et traités par IEC ou sartan, les gliflozines, et plus particulièrement la dapagliflozine et l’empagliflozine, sont susceptibles de modifier (i.e. améliorer) l’histoire naturelle de la maladie rénale de patients diabétiques à haut risque cardiovasculaire, mais aussi de patients non diabétiques porteurs soit d’une maladie rénale chronique, soit en décompensation cardiaque, cela indépendamment de la nature de la maladie rénale ou de la fonction glomérulaire. En raison des faiblesses méthodologiques relevées, la comparaison précise des RR calculés par la méta-analyse reste fragile et la généralisation à l’ensemble des insuffisances rénales, indépendamment de la cause, est risquée.

Pour les auteurs de cette étude, chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque et dont la fraction d'éjection est légèrement réduite ou préservée, la dapagliflozine a entraîné une diminution du risque du composite principal (aggravation de l'insuffisance cardiaque ou décès d'origine cardiovasculaire), une aggravation moindre des événements d'insuffisance cardiaque et des décès d'origine cardiovasculaire, et une diminution de la charge des symptômes, sans excès d'événements indésirables. Ces données fournissent des preuves supplémentaires à l'appui de l'utilisation d'un i-SGLT2 comme traitement essentiel chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque, indépendamment de la présence ou de l'absence de diabète sucré de type 2 ou de la fraction d'éjection ventriculaire gauche. Pour Minerva, si la dapagliflozine a un effet positif sur la fonction cardiaque chez le patient en insuffisance cardiaque, la grande hétérogénéité de la population incluse dans l’essai clinique analysé ne permet de dégager des indications très précises sur le moment où ce médicament peut être introduit. Les effets secondaires doivent de plus être mieux connus dans ce contexte particulier.

Les auteurs de cette méta-analyse en réseau classent les gliflozines préférentiellement à la finérénone dans le traitement de l’insuffisance rénale du patient diabétique de type 2 déjà traité par IEC ou sartan. Les limites de cette étude ne permettent pas cette assertion de classement : les preuves d’efficacité portent pour la finérénone, sur des patients micro-albuminuriques, mais pour la canagliflozine et la dapagliflozine sur des patients macro-albuminuriques. Leur prescription éventuelle doit tenir compte d’effets indésirables éventuellement sévères : hyponatrémie, hyperkaliémie, hypotension pour la finérénone ; excès d’amputations, acido-cétoses, infections génitales (y compris gangrène de Fournier), hypotension orthostatique pour les gliflozines.

Cette synthèse méthodique et cette méta-analyse basées sur les données individuelles de 10369 patients, issus d’études correctement menées d’un point de vue méthodologique, démontrent que la précision diagnostique du NT-proBNP avec valeur seuil fixe varie d’un sous-groupe de patients à l’autre. La valeur prédictive négative d’une valeur seuil de < 300 pg/ml était inférieure chez les personnes âgées et chez les patients souffrant d’obésité ou ayant des antécédents connus d’insuffisance cardiaque. Il s’est avéré utile de prendre des valeurs seuils liées à l’âge pour établir le diagnostic d’insuffisance cardiaque aiguë chez les personnes âgées. La précision diagnostique d’un outil d’aide à la décision intégrant le NT-proBNP en tant que valeur continue, parmi d’autres variables cliniques de l’insuffisance cardiaque (âge, eGFR, hémoglobine, BMI, rythme cardiaque, pression artérielle, œdème périphérique, BPCO et maladie cardiaque ischémique) s’est avérée plus cohérente dans tous les sous-groupes. On ne sait pas clairement si les résultats de cette méta-analyse basée sur des études menées aux urgences peuvent être extrapolés aux services de première ligne. Il convient de mener d’autres études contextualisées pour le savoir.

Cette RCT en ouvert, qui a été correctement menée d’un point de vue méthodologique, avec un suivi d’un an, n’a montré aucune réduction de la mortalité toutes causes confondues et du nombre d’hospitalisations ou de visites aux urgences pour insuffisance cardiaque avec une restriction alimentaire en sel (sodium) par comparaison avec un régime alimentaire normal chez des patients ambulatoires atteints d’insuffisance cardiaque chronique. Cependant, étant donné que la taille d’échantillon proposée n’a pas été atteinte et que la différence calculée de consommation de sodium entre le groupe intervention et le groupe témoin était limitée, l’étude n’a pas suffisamment de puissance pour permettre de tirer des conclusions définitives. Nous attendons les résultats d’autres RCTs en cours pour confirmer ou modifier les guides de pratique clinique si nécessaire.

Chez les patients avec une insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée, il n'y a pas de différence de variation du pic de VO2 à 3 mois ni à 12 mois entre ceux assignés à un entraînement par intervalles à haute intensité par rapport à un entraînement continu modéré, et aucun des deux groupes n'atteint la différence cliniquement importante minimale prédéfinie par rapport au groupe contrôle pris en charge selon les GPC en cours. Ces résultats ne soutiennent ni l'entraînement par intervalles à haute intensité ni l'entraînement continu modéré par rapport à l'activité physique basée sur ces GPC.

Cette étude de suivi d’une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, correctement menée d’un point de vue méthodologique, montre que l’instauration immédiate d’un traitement par ramipril nécessitant une titration, comparé à un placebo, après un infarctus du myocarde chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque entraîne un gain de survie jusqu’à 15 ans après le début du traitement.

Cette étude de cohorte japonaise, qui a été menée correctement d’un point de vue méthodologique, comptant plus de 6000 personnes, dont les trois quarts prenaient des antihypertenseurs à l’inclusion, montre, après correction pour tenir compte de nombreux paramètres démographiques et cliniques pertinents et de la pression artérielle systolique conventionnelle, qu’une pression artérielle systolique nocturne plus élevée mesurée avec une méthode standardisée de mesure de la pression artérielle ambulatoire sur 24 heures est associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires. Par comparaison avec une diminution de 10 à 20% de la pression artérielle nocturne par rapport à la pression artérielle diurne (dippers), une augmentation de la pression artérielle nocturne par rapport à la pression artérielle diurne (risers) semble être associée à une augmentation statistiquement significative des événements cardiovasculaires. On ignore encore quelle est la valeur ajoutée de ces résultats d’un point de vue clinique pour la première ligne de soins. Il est donc conseillé d'attendre que des études randomisées contrôlées disposant d’un bon plan expérimental apportent des preuves suffisantes de tout bénéfice thérapeutique dans les différents sous-groupes de patients.

L’étude analysée est un modèle mathématique qui suggère mais ne démontre pas, dans l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection systolique diminuée, un avantage d’un traitement ajoutant à une approche de base (une combinaison d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion ou un sartan et un β-bloquant) une association de trois médicaments d’autres classes, l’éplérénone (un ARM), l’association sacubitril–valsartan (un IRAN) et la dapagliflozine (un iSGLT2). De plus, au niveau des études individuelles, il y a des problèmes pour savoir si certains de ces médicaments ont un effet réellement nouveau ou un rapport bénéfices – risques acceptable. Cette étude permet de soulever cependant des hypothèses à tester par des essais cliniques randomisés rigoureusement conduits.

Que penser de la prise d’au moins un antihypertenseur au coucher ?

Van der Linden L.

Minerva 2020 Vol 19 numéro 8 pages 94 - 97


Cette étude randomisée contrôlée menée en ouvert nous permet de conclure que, chez les patients chez qui un monitoring de la pression artérielle en ambulatoire a permis de constater une hypertension artérielle, l’administration d’au moins un antihypertenseur au coucher réduit le risque d’événements cardiovasculaires majeurs par rapport à la prise de tous les antihypertenseurs dès le réveil. Outre le fait que l’intervention n’a pas été menée en aveugle, cette étude présente encore d’autres problèmes méthodologiques importants, tels que le manque de clarté dans le recrutement, dans la randomisation et dans le protocole de traitement, la correction des résultats en fonction des différences post-hoc des caractéristiques de base et l’absence de correction pour tenir compte de la multiplicité des tests. Les réductions exceptionnellement fortes des événements cardiovasculaires doivent donc être remises en question.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses de la Cochrane avec une méthodologie très correcte mais incluant de nombreuses études avec des biais méthodologiques difficilement évaluables ou importants met en évidence que l’utilisation des antagonistes des récepteurs aux minéralocorticoïdes permettrait de diminuer les hospitalisations pour insuffisance cardiaque chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque avec une fraction d'éjection préservée (ICFEP), tout en augmentant le risque d’hyperkaliémie. Le rôle bénéfique des bêta-bloquants n’est toujours pas clairement démontré. Il est actuellement clairement démontré que les IECA et les ARA n’apportent pas de bénéfice clinique en cas d’ICFEP. Les résultats relatifs aux INAA sont encore attendus.

Les résultats de cette mise à jour Cochrane montrent que la réadaptation cardiaque entraîne une amélioration clinique de la qualité de vie liée à la santé et réduit le risque d'hospitalisation, et que ces avantages semblent être cohérents pour toutes les caractéristiques du programme de réhabilitation (y compris à domicile et dans un centre dédicacé) et confortent les recommandations fournies dans les directives cliniques internationales en vigueur. L'offre de réadaptation basée sur l'exercice devrait être faite en tenant compte de la préférence du patient pour le cadre de sa mise en œuvre.

Cette étude randomisée contrôlée menée en deuxième ligne montre qu’une approche intensive de soins individualisés chez des patients atteints d’insuffisance cardiaque chronique n’apporte pas d’avantage supplémentaire sur le plan des coûts des soins de santé et d’autres paramètres en matière de santé. Les résultats de cette étude d’efficience au regard du coût ne peuvent toutefois pas être extrapolés à notre contexte de soins car le groupe témoin a aussi bénéficié d’un suivi multidisciplinaire après l’hospitalisation.

Cette étude cas-témoins sur échantillon, montre chez les patients BPCO, durant les 30 premiers jours de l’initiation d’un traitement par bronchodilatateurs de longue durée d’action, une association statistique avec des événements cardiovasculaires graves. L’association ne se retrouve pas pour les utilisateurs de plus longue durée.

Cette RCT, en protocole ouvert et aux limites méthodologiques et d’indépendance soulignées, montre un bénéfice d’une ablation par cathéter versus traitement médical chez des patients en insuffisance cardiaque présentant une fibrillation auriculaire (résistante à un traitement par médicaments antiarythmiques) en termes de cas de décès (principalement cardiovasculaires) et d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque épargnés.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyses n’apporte pas d’élément réellement probant pour montrer l’intérêt des différents médicaments proposés pour traiter une insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection du ventricule gauche préservée. Elle confirme une preuve (de niveau limité : 1 petite RCT) de l’intérêt des bêta-bloquants en post infarctus avec FEVG d’au moins 40%.

Cette synthèse méthodique avec méta-analyse de six études randomisées contrôlées, montre que l’utilisation prophylactique d’un défibrillateur cardioverteur implantable (DCI) chez des patients présentant une insuffisance cardiaque non ischémique symptomatique entraîne non seulement une diminution de la mort subite cardiaque mais aussi une diminution de la mortalité cardiovasculaire et de la mortalité globale.

Cette étude randomisée contrôlée multicentrique menée en ouvert montre que l’adaptation du traitement en fonction du taux de NT-pro-BNP n’est pas plus efficace que la prise en charge standard optimale sur le plan des hospitalisations pour insuffisance cardiaque et sur le plan de la mortalité cardiovasculaire durant le suivi des patients présentant une insuffisance cardiaque chronique sévère.

Cette analyse secondaire des données individuelles de patients de deux études randomisées contrôlées montre que, chez les patients à risque élevé qui sont traités avec un médicament agissant au niveau du système rénine angiotensine, une valeur cible pour la pression artérielle se situant entre 120 et 140 mmHg pour la pression artérielle systolique et entre 70 et 80 mmHg pour la pression artérielle diastolique a été associée à la plus faible incidence des critères d’évaluation cardiovasculaires.

Cette étude contrôlée randomisée multicentrique, de méthodologie correcte, n’a pas pu montrer que la CPAP réduisait le nombre d’événements cardiovasculaires chez les patients ayant un SAOS et des antécédents de coronaropathie ou de maladie cérébrovasculaire.

Cette étude de bonne qualité méthodologique montre que l’utilisation préventive d’un défibrillateur cardioverteur implantable (DCI) chez des patients présentant une insuffisance cardiaque non ischémique symptomatique n’entraîne pas une diminution de la mortalité globale, mais bien une diminution de la mort subite cardiaque. Tous les patients recevaient toutefois un traitement pharmacologique optimal et, au besoin, une thérapie de resynchronisation cardiaque (cardiac resynchronization therapy, CRT), ce qui a pu masquer l’effet relatif spécifique du DCI.

Cette méta-analyse, montre, elle aussi, que la valeur cible de 140/90 mmHg est sûre pour le traitement de l’hypertension artérielle chez les patients atteints de diabète sucré.

Cette RCT montre l’intérêt de l’administration de rosuvastatine 10 mg/j chez des sujets présélectionnés, sans anamnèse d’évènement cardiovasculaire, à risque cardiovasculaire intermédiaire à élevé, avec cholestérolémie dans les normes, en termes de prévention d’évènements cardiovasculaires sur une période de suivi d’environ 5 ans, avec absence de différence en termes de mortalité globale.

Les résultats à 10 ans de suivi de cette RCT montrent des résultats enfin significativement favorables (non significatifs à 56 mois) pour l’ajout d’une intervention de pontages coronariens à un traitement médical optimal versus traitement médical seul chez des patients avec ischémie coronarienne et diminution de la fraction d’éjection ventriculaire gauche, en termes de décès de toute cause.

Cette méta-analyse menée de manière rigoureuse sur données individuelles de patients montre que les bêta-bloquants diminuent le risque de mortalité globale et d’hospitalisation chez les patients en rythme sinusal qui souffrent d’insuffisance cardiaque avec diminution de la fraction d’éjection, indépendamment de l’âge et du sexe. Ce résultat confirme les recommandations des guides de pratique clinique d’instaurer et de titrer les bêta-bloquants (start low and go slow) également chez les patients âgés et les femmes.

Bêta-bloquants après un infarctus du myocarde : utiles ?

Christiaens T. , Poelman T.

Minerva 2016 Vol 15 numéro 10 pages 246 - 249


Cette synthèse méthodique avec méta-analyse montre qu’avec le traitement actuel de reperfusion et de prévention secondaire par des antiagrégants et des hypolipémiants, les bêta-bloquants ne paraissent pas utiles durant la phase aiguë et les premières semaines qui suivent un infarctus du myocarde. La recherche doit néanmoins se poursuivre pour connaître l’effet du traitement à long terme des bêta-bloquants.

Bien que le risque cardiovasculaire accru dans la population qui ne présentait pas de diabète sucré est probablement déterminé, dans une mesure limitée, par l’hypertension artérielle, une diminution du critère de jugement composite comprenant la morbidité cardiovasculaire et la mortalité cardiovasculaire ainsi que la mortalité globale lorsque la valeur cible pour la pression artérielle systolique est 120 mmHg au lieu de 140 mmHg est observée dans cette RCT. Cet avantage est toutefois associé à une augmentation des effets indésirables tels qu’insuffisance rénale aiguë, hypotension, syncope et troubles électrolytiques. Une recherche complémentaire est nécessaire pour déterminer les groupes de patients pour qui le rapport bénéfices/risques cliniques est favorable.

Cette méta-analyse, de bonne qualité méthodologique, renforce les faits probants confirmant qu’il n’y a pas de réel premier choix pour instaurer un traitement pharmacologique de l’hypertension artérielle chez les patients atteints de diabète de type 2. Le médecin généraliste choisira le médicament le mieux adapté au profil de comorbidités de son patient.

Cette étude de cohorte suggère que les fluctuations de la pression artérielle constituent un facteur de risque supplémentaire de mortalité et de morbidité cardiovasculaires chez les personnes hypertendues. La recherche doit se poursuivre pour déterminer l’utilité clinique de ce facteur de risque potentiel.

Les récentes études d’observation et synthèses méthodiques avec méta-analyses montrent le plus souvent une augmentation de la mortalité totale sous digoxine. Dans les études d’observation, le risque est d’autant plus faible que la correction tenant compte des facteurs de confusion est meilleure. Les RCTs n’ont, quant à elles, pas montré d’augmentation de la mortalité. Les preuves actuelles ne nous permettent donc pas de déconseiller formellement l’utilisation de la digoxine dans certains cas.

Planification de soins personnalisés en cas de maladie chronique ?

Boeckxstaens P.

Minerva 2015 Vol 14 numéro 10 pages 124 - 125


Cette synthèse méthodique, d’une excellente qualité sur le plan méthodologique, montre, sur la base d’un nombre limité d’études hétérogènes, que la planification de soins personnalisés, versus la prise en charge habituelle, conduit à une petite amélioration des critères de jugement physiques et psychiques chez les patients atteints d’une affection chronique, principalement de diabète sucré. L’effet sur l’état de santé subjectif et sur les capacités d’autonomie n’est pas clairement démontré. Etant donné le petit nombre d’études, il est impossible de déterminer quelles interventions sont les plus efficaces pour quels patients.

Cette synthèse méthodique de la Cochrane Collaboration de bonne qualité méthodologique montre qu’en cas d’HTA, les inhibiteurs du système rénine-angiotensine ne montrent pas de différence significative versus les autres classes d’antihypertenseurs sur la mortalité globale. Les thiazides diminuent le risque d’insuffisance cardiaque et d’accident vasculaire cérébral versus les inhibiteurs du système rénine-angiotensine. Les thiazides faiblement dosés restent donc le traitement de premier choix de l’HTA non compliquée.

Cette analyse méta-épidémiologique repose sur un nombre total faible d’études, dans différents domaines. Elle suggère une efficacité similaire en termes de mortalité de la pratique d’exercices physiques versus interventions médicamenteuses dans les domaines de la réhabilitation post AVC, de la prévention secondaire post pathologie coronarienne et dans le prédiabète.

Cette méta-analyse montre un risque cardiovasculaire accru avec les différents COXIBs et avec le diclofénac, un risque d’insuffisance cardiaque avec tous les AINS (non sélectifs ou COXIBs), un risque de complications gastro-intestinales supérieures moindre avec les COXIBs et avec le diclofénac qu’avec l’ibuprofène ou avec la naproxène.

Malgré ses limites méthodologiques importantes, cette méta-analyse confirme qu’une diminution des chiffres tensionnels avec un traitement antihypertenseur chez des patients âgés > 65 ans hypertendus montre une efficacité sur des critères forts : mortalité globale et cardiovasculaire, AVC et insuffisance cardiaque. Ce bénéfice est proportionnel à la diminution de la PAS, et dans une moindre mesure à celle de la PAD. Cette étude ne permet pas de conclure quant aux valeurs cibles à atteindre dans cette catégorie d’âge avec un traitement antihypertenseur.

Patients à haut risque cardiovasculaire sans insuffisance cardiaque : IEC ou sartan ?

De Jonghe M.

Minerva 2014 Vol 13 numéro 3 pages 36 - 37


Cette synthèse méthodique avec méta-analyses présentant des limites méthodologiques montre que pour des patients à haut risque cardiovasculaire (CV) sans insuffisance cardiaque (IC), les IECs réduisent le risque de mortalité globale, la survenue de nouveaux épisodes d’IC et de diabète. Les IECs et les sartans réduisent le risque de survenue d’un critère de jugement composite (mortalité CV, infarctus du myocarde et AVC).

Cette méta-analyse d’études de cohortes prospectives suggère que l’incidence de l’insuffisance cardiaque diminue avec une consommation modérée de café (± 4 tasses par jour) mais les chiffres sont de pertinence clinique douteuse.

Cette étude montre que, chez des adultes >40 ans immobilisés pour une pathologie médicale, un traitement par rivaroxaban durant 10 jours n’est pas inférieur à de l’énoxaparine, mais qu’il provoque par contre davantage de saignements majeurs ou cliniquement pertinents. Le traitement de 25 jours supplémentaires avec du rivaroxaban étant comparé à un placebo après les 10 jours d’énoxaparine, aucune conclusion pratique n’est possible à ce terme.

Les gliptines ont-elles un effet cardioprotecteur ?

Wens J.

Minerva 2013 Vol 12 numéro 2 pages 21 - 22


Nous pouvons conclure de cette méta-analyse d’études portant sur l’effet des gliptines (alias inhibiteurs de la DPP-4) en monothérapie sur le contrôle de la glycémie par comparaison à d’autres antidiabétiques oraux que, sur le plan cardiovasculaire, les gliptines sont aussi sûres que les autres antidiabétiques oraux. Cette étude n’a pas pu montrer que les gliptines ont un effet protecteur sur le plan cardiovasculaire.

Un test BNP pour le diagnostic de l’insuffisance cardiaque chronique ?

Koeck P.

Minerva 2012 Vol 11 numéro 3 pages 36 - 37


Cette étude conclut que la détermination de la BNP a une valeur diagnostique en ajout à l’anamnèse et à l’examen clinique pour le diagnostic d’une insuffisance cardiaque chronique en médecine générale. Cette étude ne permet pas de calculer la force excluante de ce test ni de la RX Thorax ni de l’ECG.

Cette méta-analyse montre que l’ajout de spironolactone, d’éplérone ou de canrénoate à un traitement de base chez des patients présentant une insuffisance cardiaque sévère ou une dysfonction ventriculaire gauche après infarctus du myocarde, fait diminuer la mortalité globale de 20%. L’initiation d’un tel traitement doit être réservée à des patients rigoureusement sélectionnés avec surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie pour l’initiation et la titration des doses.

Cette méta-analyse confirme que les bêta-bloquants ont une efficacité significative en termes d’amélioration de la survie chez des patients avec insuffisance cardiaque chronique, avec une ampleur pouvant être liée à l’importance de la diminution de la fréquence cardiaque.

Insuffisance cardiaque : exercices physiques bénéfiques et sans danger ?

Van Royen P.

Minerva 2010 Vol 9 numéro 4 pages 50 - 51


Cette RCT montre qu’un programme d’exercices physiques chez des patients avec insuffisance cardiaque âgés d’environ 60 ans améliore la survie et diminue les hospitalisations (preuve de pertinence clinique douteuse) et améliore l’état de santé auto-évalué (preuve solide). De tels programmes doivent être individualisés et supervisés.

Rosiglitazone : encore une place ?

Chevalier P.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 83 - 83


Nos précédentes analyses dans Minerva et d’autres données récentes sont rejointes par un consensus international de diabétologie qui recommande de ne plus utiliser la rosiglitazone au vu de ses risques et des alternatives possibles.

Acides gras polyinsaturés et insuffisance cardiaque (étude GISSI-HF)

Brohet C.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 6 pages 70 - 71


Cette étude ne montre pas de bénéfice important de l’administration d’1g d’acides gras polyinsaturés (oméga 3) chez des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque symptomatique pour les critères primaires (mortalité d’une part, mortalité ou hospitalisation cardiovasculaire d’autre part). Ces résultats rejoignent ceux d’une méta-analyse qui concernait l’ensemble de la prévention cardiovasculaire (primaire et secondaire).

Cette méta-analyse ne montre pas de plus-value, en prévention de l’insuffisance cardiaque, des bêta-bloquants versus autres médicaments pour faire baisser la pression artérielle chez des hypertendus. Comme conclu précédemment, le praticien envisagera avec prudence l’utilisation de bêta-bloquants en premier choix pour le traitement de l’hypertension primaire chez des personnes (fort) âgées.

Pharmacien et patient insuffisant cardiaque

Laekeman G.

Minerva 2009 Vol 8 numéro 5 pages 66 - 66


Cette étude montre la plus-value possible d’une intervention directe d’un pharmacien au niveau d’un patient insuffisant cardiaque en termes de preuve pour la morbidité. La faisabilité de tels soins pharmaceutiques en Belgique doit encore être évaluée.

Risque cardiovasculaire du célécoxib

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 9 pages 136 - 137


Cette méta-analyse, basée sur des données individuelles, montre une augmentation de risque de survenue d’un incident cardiovasculaire chez des patients prenant du célécoxib au long cours (au moins 3 ans). Ce risque est nettement plus important chez des personnes à risque cardiovasculaire initialement élevé (diabète, antécédent cardiovasculaire, plus de 75 ans et un autre facteur de risque par exemple). Elle n’apporte pas d’élément concernant la sécurité cardiovasculaire du célécoxib à des doses inférieures à 400 mg par jour. A la lumière de ces observations qui confirment les précédentes, le praticien pèsera soigneusement le bénéfice potentiel d’un traitement par célécoxib par rapport aux risques encourus par son patient.

Rosiglitazone : risque cardiovasculaire confirmé

Chevalier P.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 4 pages 64 - 64


La conclusion de Minerva est confirmée : le praticien est invité à la plus grande prudence dans l’utilisation de la rosiglitazone qui n’a pas fait la preuve de sa supériorité par rapport à d’autres antidiabétiques oraux et présente un risque accru d’infarctus du myocarde et d’insuffisance cardiaque. La metformine reste le premier choix du traitement du diabète de type 2 avec un bénéfice cardiovasculaire montré.

Intérêt des médicaments antidiabétiques en cas d’insuffisance cardiaque

Chevalier P. , Jandrain B.

Minerva 2008 Vol 7 numéro 4 pages 56 - 57


Cette synthèse méthodique, ne permettant que des méta-analyses fort partielles d’études en majorité d’observation, montre que la metformine est le seul médicament antidiabétique qui ne soit pas associé à une nuisance chez des patients diabétiques présentant une insuffisance cardiaque. Sauf pour la rosiglitazone, pour laquelle une augmentation de risque est montrée pour les hospitalisations pour insuffisance cardiaque mais pas pour la mortalité globale, les données de la littérature sont actuellement insuffisantes pour déterminer la meilleure approche du contrôle glycémique chez de tels patients.

Amiodarone ou défibrillateur interne en cas d’insuffisance cardiaque chronique?

Van Cleemput J.

Minerva 2006 Vol 5 numéro 1 pages 3 - 6


Cette étude montre que l’administration d’amiodarone n’améliore pas la survie de patients présentant une insuffisance cardiaque de classe II ou III et une fraction d’éjection ventriculaire &#8804;35%. L’amiodarone n’a donc plus sa place dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique légère à modérée. Les défibrillateurs internes à synchronisation automatiques (DISAs) peuvent réduire la mortalité pour cette catégorie de patients mais la détermination du type de patient tirant un intérêt maximal de ce traitement par rapport à son coût le plus favorable doit encore faire l’objet d’études.

L'activité physique peut-elle améliorer la survie en cas d'insuffisance cardiaque?

Fagard R.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 7 pages 106 - 108


Cette méta-analyse montre qu’un entraînement physique supervisé pour des patients présentant une insuffisance cardiaque stable sur dysfonction systolique améliore leur survie.

Captopril et valsartan après un infarctus du myocarde avec insuffisance cardiaque

Boland B. , Chevalier P.

Minerva 2005 Vol 4 numéro 2 pages 31 - 33


Cette étude montre que, chez des patients présentant une insuffisance cardiaque après un infarctus du myocarde, le valsartan n’est pas inférieur au captopril, mais que leur association, sans apporter de bénéfice supplémentaire, provoque plus d’effets indésirables. En complément des autres traitements classiques du post-infarctus (aspirine,ß-bloquant, statine), un IEC reste donc le traitement de référence dans cette indication, un sartan pouvant être une alternative en cas d’intolérance.

Le losartan comparé au captopril dans la décompensation cardiaque

Lemiengre M.

Minerva 2002 Vol 1 numéro 7 pages 14 - 15


Les IEC, éventuellement en association avec les bêta-bloquants, restent donc le premier choix dans le traitement de la décompensation cardiaque chronique. Chez les patients qui ne tolèrent pas un IEC, le Losartan peut constituer une alternative pour bloquer le système rénine-angiotensine-aldostérone.